
Dans le cadre du dernier Comité interministériel pour la Santé, une mesure concernant la prévention du cancer du col de l'utérus a vu le jour. Il s'agit d'une prise en charge intégrale du dépistage du cancer du col de l'utérus.
Origines du cancer du col de l'utérus
Le cancer du col de l’utérus est très souvent provoqué par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Ces virus se transmettent par voie sexuelle. De manière générale, le corps parvient à s'en débarrasser. Mais il arrive que ces infections persistent et provoquent des lésions au niveau du col de l'utérus. Et ce sont ces lésions qui peuvent évoluer à terme vers un cancer.
Des solutions existent
On dénombre deux moyens complémentaires de limiter ce risque. Tout d'abord, la vaccination anti-HPV pour les jeunes filles à partir de 11 ans. Ou le frottis de dépistage.
À découvrir sur le même sujet : le frottis, pour quoi faire ?
Malgré une recommandation d'un frottis du col de l'utérus tous les trois ans, près d'une femme sur trois ne le réalise pas. Et chaque année 3 000 femmes sont touchées, pour plus de 1 000 décès.
Ce qui va changer dans le cadre du dépistage du cancer du col de l'utérus
Vers un dépistage organisé
Le dépistage du cancer va devenir un dépistage organisé, comme c'est déjà le cas pour le cancer du sein et du côlon-rectum. Cela signifie que toutes les femmes de 25 à 65 ans n'ayant pas réalisé de frottis au cours des trois dernières années seront personnellement invitées à le faire. D'ailleurs, il est recommandé même après la ménopause et en l'absence de relation sexuelle. Car aujourd'hui, ce sont près de 40 % des femmes qui ne réalisent pas ledit dépistage. Avec cette mesure de dépistage organisé, le comité interministériel pour la Santé espère atteindre 80 % des femmes.
À découvrir sur le même sujet : où en est-on du dépistage du cancer du sein ?
Une prise en charge à 100 %
Jusqu'à présent, l'Assurance maladie en prenait en charge 70 %, d'où un faible taux de dépistage. Mais c'est a priori terminé puisqu'il est question d'une prise en charge intégrale. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a d'ailleurs précisé sur France Inter que "toutes les femmes qui n’auront pas fait de frottis pendant trois ans seront amenées à faire un frottis pris en charge à 100% par la sécurité sociale ».

Sources
- Institut national du cancer. - Santé publique France. - "Vers la généralisation du dépistage organisé du cancer du col de l'utérus », Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n° 2-3, janvier 2017.
Définition de l'hémochromatose
L’hémochromatose est définie par une absorption excessive du fer alimentaire au niveau du duodénum (partie initiale de l’intestin grêle). Il s’agit de la première maladie génétique en France touchant approximativement 1 Français sur 300. Cette absorption massive du fer induit son accumulation dans certains organes de l’organisme (foie, pancréas, coeur, etc). Il s’ensuit des conséquences graves pour l’organisme car le fer ne peut ressortir de l’organisme.Diagnostic et traitement
Cette maladie est souvent diagnostiquée tard car les signes cliniques n’évoquent pas en premier lieu l’hémochromatose : fatigue régulière, douleurs articulaires, perte de libido, sécheresse de la peau, troubles cardio-respiratoires…Les conséquences sont diverses : cirrhose, cancer du foie, diabète, pathologies cardio-vasculaires...Découvrez une conséquence de l'hémochromatose : le diabète de type 2
Le traitement consiste à effectuer des saignées régulières pour désaturer l’organisme du fer. Ceci permet d’atténuer les signes cliniques. Il s’agit du principal traitement pour améliorer l’état général du patient.
5 conseils alimentaires à suivre
L’alimentation aura un faible impact sur cette maladie, mais il est tout de même important de suivre quelques conseils généraux :1 - Limitez votre apport en fer
Limitez votre consommation d’abats, de viande rouge, de palourdes, d’huîtres et de moules. Il n’est pas nécessaire de les supprimer car ils apportent des minéraux.À découvrir sur le même sujet : doit-on continuer à manger de la viande ?
2 - Le café et le thé ? Vous pouvez y aller
Les tannins présents dans cette boisson limiteraient l'absorption du fer.3 - Évitez les compléments alimentaires
Oubliez ceux riches en zinc, en fer et en vitamine C.4 - Limitez votre consommation d'alcool
Ceci épargnera le foie qui est souvent touché par l’accumulation du fer.À découvrir sur le même sujet : l'alcool face à ses 4 vérités
5 - Consommez des aliments riches en fibres
Ne lésinez pas sur la consommation d’aliments riches en fibres (fruits et légumes, aliments complets, les légumineuses, graines oléagineuses). Ceux-ci contiennent des éléments (phytates, oxalates) qui piègent le fer, limitant son absorption. D’autres composés, les oxalates, diminueraient également l’absorption du fer.Sources
- Association Hémochromatose Ouest. - Association Hémochromatose France. - E. Fredot, Nutrition du bien portant, Bases nutritionnelles de la diététique, Editions Tec et Doc, Lavoisier, 2007.Page 137 sur 214