
« Que ton alimentation soit ta première médecine », disait Hippocrate, médecin grec de l'Antiquité (5e siècle av. J.-C.), affirmant ainsi la primauté de l'alimentation dans la santé. Cette citation reste d’actualité mais encore faut-il savoir quels aliments consommer pour quelles parties de notre corps.
Le cerveau d'Einstein ? Pensez oméga 3 et polyphénols
Les oméga 3 et les polyphénols favorisent votre cerveau à avoir les idées géniales de Woody Allen et vos articulations à acquérir la souplesse d’une ballerine de l’opéra. N’hésitez donc pas à consommer des poissons gras (hareng, maquereau, sardine, saumon, thon), de l’huile de colza ou de noix. De la margarine riche en oméga 3. Des graines de lin, de chia ou de chanvre. Des fruits et légumes variés, du thé, du cacao ou du chocolat noir. Et pour, vous, les futures ballerines mangez des fruits rouges (cassis, cerises, framboises, mûres myrtilles… frais, congelés en jus, entiers, vous avez le choix !!)À découvrir : Les graines de chia, vous pouvez vous jeter dessus !
Antioxydants et vitamines pour le teint toujours frais de Scarlett Johansson
Si vous ne voulez pas que votre miroir vous renvoie des rides toujours plus marquées, privilégiez les antioxydants des fruits et légumes. Insistez sur la vitamine C que vous trouverez dans les agrumes (oranges, citrons pamplemousses...), mais aussi les fraises, cassis, poivrons, choux.... ajoutez un soupçon de vitamine E en savourant des kiwis, mûres, pêches, avocats, courgettes... Enfin saupoudrez de bêtacarotène avec les abricots, mangues, melons, carottes...Sur le même sujet : Le top 5 des antioxydants.
Vous voulez le corps de Schwarzennegger ou de Rocky ? Protégez vos os avec le calcium
En leur donnant des produits laitiers sous toutes les formes (lait, fromages, yaourts…) ; mais aussi des oranges et certains légumes verts comme le cresson, les épinards les brocolis ou les choux verts. Développez vos muscles avec un bon apport de protéines. Mangez de la viande, du poisson, des œufs mais aussi des légumes secs comme des lentilles, haricots rouges ou blancs, pois cassés (Non, s’ils sont bien préparés, vous ne souffrirez pas de gaz intempestifs ! Renseignez-vous et apprenez à les préparer !).Si vous voulez la crinière d’un lion ou la chevelure de Vénus sortant des eaux de Botticelli, pensez vitamine B
Aussi, nourrissez vos cheveux grâce aux vitamines B en insistant sur les œufs, la viande, le poisson, des fruits et légumes secs, des produits céréaliers complets. La levure de bière ou de germe de blé vous aideront également.Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Sources
- NotreTemps.com.Immuno quoi ? Si ce nom ne vous dit rien, c'est (presque) normal. Il s'agit en fait de composants du système immunitaire nous permettant de lutter contre de multiples agents infections. Quel lien existe-t-il entre les immunoglobulines A et le microbiote intestinal ? On vous explique tout.
Les immunoglobulines A et le microbiote intestinal
Les immunoglobulines (Ig) sont des composants essentiels de notre système immunitaire qui permettent à notre organisme de lutter contre les agents infectieux et autres corps externes susceptibles d’être néfastes pour notre organisme. Parmi les différentes classes d’Ig, les immunoglobulines A (ou IgA) sont connues pour leur rôle de protection de la barrière intestinale. Ces IgA, surtout présents dans les sécrétions, empêchent aux composés externes de passer de l’intestin vers la circulation sanguine. Ceci est particulièrement vrai vis-à-vis des bactéries pathogènes présentes dans notre intestin.Une déficience en IgA en cause dans l'altération du microbiote intestinal
Depuis longtemps, le monde médical avait observé que les personnes déficientes en IgA présentaient des infections au niveau des muqueuses intestinales et respiratoires ainsi que des troubles intestinaux. Cependant la gravité des symptômes était moins importante que ne le laissait présager le rôle des IgA. En comparant le microbiote intestinal de personnes présentant cette déficience en IgA avec celui de personnes en bonne santé, des chercheurs de l’Inserm et de l’AP-HP ont élucidé plusieurs mystères entourant encore les IgA.À découvrir : Bien comprendre le rôle du microbiote intestinal.
Ainsi, les chercheurs ont observé que la déficience en IgA entraîne une modification du microbiote intestinal. Les bactéries pathogènes sont sur-représentées. Alors que les bactéries considérées comme bénéfiques sont sous-représentées chez les personnes déficientes en IgA.
Les IgM au secours des IgA
En outre, ils ont relevé que chez ces personnes, l’intestin était colonisé par des bactéries de la partie haute de notre système digestif (bouche et pharynx). Étonnant car ces bactéries sont habituellement absentes de la partie intestinale. Enfin ils ont découvert que lors d’une déficience en IgA, un autre type d’immunoglobulines, les IgM, prennent le relais pour compenser l’absence d’IgA. Ce qui explique la moindre gravité de la maladie.À découvrir : le microbiote influencerait-il l'immunothérapie ?
Cette étude, publiée récemment, a ainsi permis de découvrir une nouvelle fonction des IgA : au-delà de leur rôle immunitaire, nos immunoglobulines organisent notre microbiote pour toujours mieux nous protéger contre les infections.
Sources
- Communiqué de presse de l’Inserm. - Sciences et avenir. - Fadlallah et al., « Microbial ecology perturbation in human IgA deficiency. », Sci Transl Med., 2018, 10(439).Les personnes souffrant du syndrome de l'intestin irritable (SII), ou colopathie fonctionnelle, sont contraints de faire face à un sentiment de solitude et à un manque de reconnaissance. Depuis plusieurs années, l'Association des Patients Souffrant du Syndrome de l'Intestin Irritable (APSSII) est aux côtés de ces patients pour changer le regard sur cette maladie et en accroître la reconnaissance. Mais aussi pour faire avancer la recherche.
La genèse de l'APSSII
L'APSSII a été créée en 2010 à l'initiative de Mme Suzelle Façon, une patiente souffrant du SII et actuelle présidente, accompagnée du Pr Jean-Marc Sabaté. l'APSSII a vu le jour suite à un constat : - avant 2010, il n’y avait pas d’association de patients souffrant du SII. - une pathologie peu ou pas reconnue par les autorités de santé car considérée sans gravité. - un manque de reconnaissance généralisé lié à un manque d'information. - un faible soutien à la recherche en France dans cette pathologie et aucun soutien institutionnel.À découvrir : Bien comprendre le SII et ses symptômes
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/02/20/le-sii-est-une-maladie-chronique-et-taboue-qui-empoisonne-la-vie-de-tous-ceux-qui-en-sont-atteints-parlons-en/
Les missions de l'APSSII
1 - Informer et sensibiliser
Des supports d'information sont à disposition de tous. Les malades, leurs proches, les professionnels de santé mais aussi le grand public ont accès à : - un bulletin d'information (APSSII'Mag). - une bande dessinée (Le Syndrome de l'intestin irritable) qui explique ladite pathologie et les difficultés que rencontrent les malades au quotidien, aussi bien dans la sphère privée que professionnelle. (bande dessinée réalisée en partenariat avec les éditions Chepe, grâce au soutien du laboratoire Shire). - une affiche informative sur l'inconfort digestif. Ayant pour dessein de sensibiliser le grand public ainsi que les professionnels de santé, elle peut - et doit - être affichée dans les cabinets et services médicaux. - une information grâce aux réseaux sociaux, sur Twitter et Facebook, où il s'agit de partager son histoire, son expérience, ses bons comme ses mauvais moments.De plus, l'APSSII organise chaque année des rencontres, des réunions d'information ainsi qu'une Journée annuelle de l'APSSII conviant malades, proches et professionnels de santé. Le maître mot est le partage : partage des causes, du vécu ou encore de l'altération de la qualité de vie.
2 - Donner la parole aux malades
Des services gratuits d'échange et d'information existent pour les adhérents de l'association : - un site internet (www.apssii.org), - une ligne téléphonique (07.83.25.82.60), - un forum privé d'échange, - Des rencontres entre adhérents à Paris et en province grâce à la mise en place de relais bénévoles dans l'ensemble des régions françaises.3 - Devenir le porte-parole des patients
Représenter les personnes souffrant du SII auprès des pouvoirs publics, des institutions, des médias... Quiconque pouvant être impliqué dans la connaissance ou le traitement du SII.4 - Transmettre les avancées de la recherche
Faire la promotion et développer les travaux de recherche fondamentale, biologique et thérapeutique sur le SII. Et transmettre les résultats de ces recherches et expérimentations. Car tous les patients n'ont pas connaissance des protocoles auxquels ils peuvent participer ou des nouvelles avancées de la recherche.À découvrir : Vous souffrez du SII ? L'alimentation a un rôle à jouer !
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/02/27/la-colopathie-fonctionnelle-ou-syndrome-intestin-irritable/
5 - Participer à la mise en place de structures de proximité
Pour que chacun et chacune, peu importe la ville dans laquelle ils résident, aient accès à des structures locales permettant la diffusion de l'information.Les recherches menées par l'APSSII
Comprendre les besoins des personnes souffrant du SII : 2013
Ce fut la première enquête menée par l'APSSII auprès de ses adhérents. Le but ? Comprendre les conséquences de la maladie et les relations patients/professionnels de santé. Il s'agissait en outre de comprendre les attentes des patients par rapport à la maladie mais aussi vis-à-vis des professionnels de santé. Et les résultats furent édifiants : plus de 90 % des patients sondés désiraient voir leur état de santé s'améliorer. De plus, ils étaient dans l'attente de voir s'accroître les connaissances sur le SII dans l'espoir d'avoir des traitements plus adaptés, pour diminuer le coût global de la prise en charge. Cette enquête souligne ainsi la conséquente altération de la qualité de vie du patient. Et, autre résultat à relever, 86,3 % des malades espéraient une meilleure reconnaissance de cette pathologie dans le cadre professionnel et privé.Mesurer le coût global du SII : depuis 2014
L'association dirigée par Suzelle Façon est partenaire de la toute première étude française visant à établir le coût global du SII (étude sur le « Suivi Epidémiologique et Coût au cours du Syndrome de l'Intestin Irritable »). Cette étude a pour dessein de suivre en situation réelle le coût global lié au SII. Aussi convient-il de distinguer les coûts directs, depuis les examens, les consultations et les hospitalisations, jusqu'au remboursement ou non des traitements, en passant par les frais liés aux traitements alternatifs. Puis, calculer les coûts indirects que l'on peut imputer au SII, comme les arrêts de travail ou la perte de productivité. Des coûts mesurés selon l'évaluation du rôle des facteurs liés à la maladie comme le type de SII, sévérité et ancienneté de la maladie. Et du type de prise en charge - centres experts, hôpital, ville.Mesurer l'impact du SII sur la sexualité et sur la qualité de vie du conjoint : 2016
Une enquête réalisée auprès des adhérents de l'APSSII et leurs conjoints, présentée lors des JFHOD 2018. Parmi les colopathes, deux femmes sur trois et un homme sur deux ont estimé avoir une sexualité altérée.À découvrir : Tous les résultats de l'étude menée sur SII et sexualité
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/04/04/des-troubles-sexuels-averes-chez-la-majorite-des-personnes-souffrant-du-syndrome-de-lintestin-irritable/
Et une écrasante majorité des conjoints interrogés (92 %) estiment que le SII est une vraie maladie. En outre nombre de conjoints ne pensent pas que le SII est un prétexte pour éviter les relations sexuelles.
Étudier les liens entre alimentation et symptômes du SII : 2017
Fin 2017, Alantaya et l'APSSII ont lancé une étude visant à établir les liens entre alimentation et symptômes du SII. Patience, les résultats ne sont pas encore connus.Découvrez davantage d'informations sur cette étude

Page 118 sur 214