
L'Anses et le Keml ont récemment souligné la présence de plus de mille substances allergisantes dans les vêtements en cause dans nombre d'allergies cutanées. Ils proposent aujourd'hui une restriction conséquente de ces susbtances. Explications.
Plus de mille substances allergisantes dans les vêtements
Peut-être avez-vous déjà connu cette sensation en mettant votre nouveau pantalon : des cuisses rouges ayant tendance à enfler et des douleurs ? Vous avez peut-être développé une allergie à certaines substances présentes dans les textiles d'habillement. Puisque ce n'est guère un cas isolé, l'agence de sécurité sanitaire française (Anses) a étudié les substances chimiques présentes dans certains vêtements pouvant être à l'origine d'allergies cutanées. L'agence Suédoise des produits chimiques (Keml) a, quant à elle, réalisé une analyse des options de gestion des risques concernant les substances sensibilisantes cutanées dans les textiles.L'Anses a notamment testé des articles textiles d'habillement neufs et de chaussures en cause dans des plaintes de clients. Les produits contenaient notamment : - De la 1,4-paraphénylène diamine (PPD), substance sensibilisante cutanée reconnue, dans 20% des articles textiles d'habillement, - Du chrome, pour 20% des produits, - Des nonylphénols (NP) et des nonylphénols éthoxylates (NPEO) pour 20% des articles testés, - Mais aussi des métaux lourds (cobalt, cuivre, plomb...) dans 16% des produits.
Il est dès lors plus aisé de comprendre que, chaque année, entre 40 000 et 180 000 Européens développent des allergies aux substances chimiques présentes dans certains vêtements.
https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2019/03/06/menage-et-declin-fonction-pulmonaire/
Demande de restriction et d'interdiction de ces substances allergisantes
Face à de tels résultats et des allergies cutanées en augmentation, l'Anses et le Keml ont récemment émis une proposition auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Elle recommande la restriction d'un millier de substances "classées comme sensibilisant cutané" mais aussi 25 substances de la famille des colorants dispersés ayant des propriétés sensibilisantes.Après une évaluation des risques afin de déterminer les concentrations maximales à ne pas dépasser pour la protection des consommateurs, l'Anses et le KEML préconisent :
L'interdiction
Des colorants dispersés avec des propriétés sensibilisantes dans les articles finis en textile, cuir, fourrures et peauxLa restriction
De la concentration des substances sensibilisantes aux seuils suivants :- 1 mg/kg pour les composés du chrome VI (textile, cuir, fourrures et peaux) ; - 130 mg/kg (textile) et 110 mg/kg (cuir, fourrures et peaux) pour le nickel et ses composés ; - 70 mg/kg (textile) et 60 mg/kg (cuir, fourrures et peaux) pour le cobalt et ses composés - 75 mg/kg pour le formaldéhyde (textile, cuir, fourrures et peaux) ; - 250 mg/kg (textile) et 210 mg/kg (cuir, fourrures et peaux) pour la 1,4 paraphénylène diamine ; - 130 mg/kg (textile) et 110 mg/kg (cuir, fourrures et peaux) pour les autres substances classées sensibilisantes cutanées.
Conseil du jour : pensez bien à laver TOUS les vêtements neufs susceptibles d'entrer en contact avec la peau en suivant les recommandations de lavage préconisées par le fabricant. N'oubliez pas qu'avant d'arriver dans la boutique de votre quartier, ce jean a très souvent parcouru des milliers de kilomètres.
https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2019/04/01/dioxyde-de-titane-dans-deux-tiers-des-dentifrices/
Sources
- Anses, Communiqué, - Anses, Rapport de l'expertise collective, - France Inter.Chez la femme, le cancer du sein est le premier en termes de mortalité et d’incidence et la prise de poids est fortement associée au risque du cancer du sein. Ainsi, ce cancer est plus fréquent chez les femmes en surpoids et obèses. Mais par quel mécanisme ? Une des pistes : les acides gras sanguins circulants stimulent la prolifération et croissance des cellules cancéreuses. Une piste intéressante à explorer en vue d’identifier des solutions contre ce cancer.
Ces hormones qui ne nous veulent pas que du bien, malgré elles !
Les hormones sont des "messagers" qui transmettent des informations d’un organe à un autre, en restant dans le milieu intérieur de l’organisme (circulant dans le sang pour transmettre l’information). Et on le sait, les hommes et les femmes ont des hormones sexuelles, c’est-à-dire produites par les organes sexuels. Œstrogènes et progestérone sont deux hormones sexuelles d’une importance capitale chez la femme: (elles interviennent dans le développement du cycle menstruel, agissent au niveau des seins pour leur développement et la préparation à la lactation... Ces hormones se lient à des récepteurs présents au niveau de la membrane des cellules du sein. Malheureusement, ces hormones peuvent stimuler le développement de cellules cancéreuses en se liant également aux récepteurs présents sur ces cellules toxiques. On est en présence d’un cancer dit hormono-dépendant.Acides gras libres et cellules cancéreuses sensibles aux hormones : un duo de choc
Chez la femme en surpoids ou obèse ménopausée, une récente étude a montré que les acides gras - les constituants permanents des lipides - circulants librement dans le sang sont absorbés par les cellules cancéreuses du sein possédant des récepteurs d’œstrogènes. Une fois qu’ils ont pénétré dans la cellule, ces acides gras activent des voies permettant la croissance, la survie et la prolifération de ces cellules cancéreuses.Cette découverte apporte une meilleure connaissance des mécanismes mis en jeu entre cancer du sein et obésité. L’étude en question, publiée dans Cancer Research, a comparé des échantillons de sang de deux types de populations : une population de femmes en bonne santé et une population de femmes ayant développé un cancer du sein. Les tests comparatifs ont montré que : - Les femmes en surpoids ou bien les femmes ayant développé un cancer du sein présentent toutes des concentrations sanguines élevées en certains types d’acides gras. Ces acides gras sont des métabolites de la décomposition de lipides provenant du tissu adipeux ; - In vitro, les cellules cancéreuses se développent rapidement en présence de ces mêmes acides gras ; - In vitro toujours, ces acides gras semblent augmenter l’agressivité du cancer, en activant une voie enzymatique stimulant la croissance des cellules cancéreuses - L’effet ci-dessus observé est corrélé de façon positive à la concentration d’acides gras : plus ils sont en concentration importante, plus la voie enzymatique est stimulée.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2019/02/04/liens-entre-alimentation-et-cancer/
Acides gras et cancer du sein : tous n'ont pas le même effet
L’étude montre que certains acides gras augmentent la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses chez la femme en surpoids ménopausée. Mais attention, cela ne veut pas dire qu il faut supprimer la consommation de graisses ! Car tous les acides gras n’auront pas le même effet :- l’effet protecteur de l’acide oléique (issu de l’huile d’olive) sur le cancer du sein est observé dans les pays méditerranéens, et non ailleurs. Ce serait en réalité dû non pas à l’acide oléique lui-même mais à d’autres constituants de l’huile d’olive (composés phénoliques) ou à un comportement, alimentaire et non alimentaire, plus sain associé à une consommation importante d’huile d’olive ; - les résultats des études sur la consommation d’acides gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6) ne montrent pas de résultats clairs et ne permettent pas d’en tirer des conclusions. Les oméga-6 sembleraient être plutôt protecteurs, mais les études restent encore trop contradictoires ; - les acides gras polyinsaturés à longue chaîne (EPA/DHA, issus de la consommation de poisson gras notamment) semblent diminuer le risque de cancer du sein ; - les acides gras trans (présents notamment dans les produits ultra transformés) seraient associées à un risque plus élevé de cancer du sein.
Pour prévenir le cancer du sein, ayez les bons réflexes alimentaires
Le Fonds Mondial De Recherche sur le Cancer (FMRC ou en anglais WCRF pour world Cancer Research Fund) a établi des liens entre alimentation et cancer du sein en 2007 pour les réactualiser en 2017 . Pour prévenir l’apparition du cancer du sein, voici les principales recommandations : - Etre à son poids de forme. Éviter la surcharge pondérale et l’excès de graisse abdominale ; - Limiter les boissons alcoolisées ; - Limiter les aliments à forte densité calorique ; - Favoriser l’activité physique et la lactation.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/03/14/quelle-alimentation-pour-minimiser-les-risques-de-cancer-ou-bien-de-rechute/
Sources
- Organisation Mondiale de la Santé, - Réseau NACRe -INRA, - Anses, - Cancer Research, - Institut National du Cancer, - Fonds Mondial De Recherche sur le Cancer, - Santé blog.Prescriptions d'inhibiteurs de la pompe à proton : trop nombreuses, trop coûteuses et peu justifiées
Lors des Journées francophones d’hépatologie-gastro-entérologie et d’oncologie digestive (JFHOD 2019), une équipe a présenté une étude dont certains résultats ont étonné, notamment sur le taux de prescriptions d’IPP (inhibiteurs de la pompe à proton).
Le Dr Philippe Tuppin, épidémiologiste à la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam), a mené une étude à partir du système national des données de santé (SNDS) de l’année 2016 avec des gastro-entérologues de l’hôpital Avicenne (Bobigny, 93), pour estimer le poids économique des médicaments gastro-intestinaux. "L’analyse a pris en compte les médicaments remboursés pour des symptômes gastro-intestinaux parmi 57,5 millions de personnes soit 86 % de la population."
Trop de prescriptions d'inhibiteurs de la pompe à proton
Les résultats montrent que 24 % des patients avaient une prescription d’IPP. Rappelons que les inhibiteurs de la pompe à proton ou IPP, sont prescrits en cas d’ulcère mais ils sont aussi utilisés contre la dyspepsie non ulcéreuse, les œsophagites et la prévention des lésions gastriques induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Viennent ensuite les prescriptions pour troubles fonctionnels intestinaux (20 %), 10 % pour des laxatifs, 10 % d’anti-diarrhéiques.Trop coûteuses
Le remboursement des IPP représente un coût de 423 millions d’euros contre 47 millions pour le remboursement des prescriptions contre les troubles fonctionnels intestinaux ; 72 millions pour les laxatifs et 76 millions pour les anti-diarrhéiques. Ils sont en général prescrits selon les recommandations, c’est-à-dire chez les nourrissons de 0 à 1 an (5 %), chez les adultes en cas d’utilisation chronique d’anti-inflammatoire (62 %) et chez les plus de 75 ans mais ils sont aussi prescrits en cas d’insuffisance rénale terminale, prescription discutable par rapport aux recommandations actuelles.Et pas toujours recommandées
Selon l’ANSM, dans la plupart des cas les IPP sont prescrits en prévention des lésions gastroduodénales dues aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez des patients ne présentant pas de facteur de risque justifiant une protection gastrique systématique ». L’agence tient à préciser que « l’intérêt de la prévention des lésions gastroduodénales en cas de prise d’AINS, chez l’adulte, n’est établi qu’en présence de facteurs de risque » précis. Les patients doivent : être âgés de plus de 65 ans ; avoir un antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal ; être traités par antiagrégant plaquettaire, anticoagulant ou corticoïde.Et l’agence de conclure : « Il est important de ne pas banaliser l’utilisation des IPP. En effet, bien que les IPP soient généralement bien tolérés à court terme, leur utilisation au long cours n’est pas sans risque. »
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2019/01/25/ulcere-gastroduodenal/
Des effets secondaires à prendre en compte
Les effets secondaires connus des IPP, au bout d’un an de prise régulière sont assez bien connus. Il s’agit d’un risque plus élevé de fractures osseuses (chez les personnes à risques : + de 65 ans, ostéoporose connue, antécédents familiaux de fractures…), d’infections digestives et pulmonaires, de carence en vitamine B12 (risques de troubles neurologiques, cognitifs ou hématologiques) et/ou en magnésium, de cancers gastriques. Enfin, on mentionne aussi un effet rebond acide qui se « définit comme une augmentation de la sécrétion acide à l’arrêt des IPP (…) pouvant contribuer à la dépendance au traitement » (3).Cette étude nous rappelle bien que les médicaments ne doivent pas être utilisés à tort. Citons à cette occasion un Professeur de pharmacologie de Lausanne, Georges Peters (1920-2006), «Si un médicament n’a pas d’effet secondaire, c’est qu’il n’a pas d’effet primaire ».
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/04/10/mauvais-usage-medicaments-comment-y-remedier/
Sources
- Agence Nationale de la Sécurité du Médicament, - Association Française de Formation Médicale Continue en Hépato-Eh oui, les poumons aussi ont leur propre microbiote ! Après le microbiote intestinal, le microbiote vaginal, LQDP vous dévoile aujourd’hui tout sur le microbiote pulmonaire.
Un microbiote pulmonaire : un dogme est tombé…
Depuis 2007, l’Institut national de la santé des Etats-Unis, a pour projet d’établir une cartographie microbienne de l’humain. Divers organes ont été étudiés : tube digestif, appareil génital, peau, bouche… Les poumons, longtemps considérés comme stériles, avaient été laissés de côté pour les investigations. En effet, il a toujours été enseigné qu’un poumon sain était un poumon stérile. Ce qui est totalement faux ! Les poumons eux aussi contiennent des micro-organismes ! Et ceux-ci ne sont pas forcément à l’origine d’une infection, bien au contraire, ils participent à la régulation et à la physiologie respiratoire.Cette découverte a été possible grâce aux études centrées sur les pathologies respiratoires chroniques. Les chercheurs ont eu la bonne idée de prendre des sujets sains comme témoins pour comparer les bactéries et autres micro-organismes qu’on pouvait retrouver dans les poumons des malades.
https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2019/02/19/2-000-nouvelles-especes-bacteriennes/
Un microbiote colonisé par des bactéries…qui n’aiment pas l’oxygène
Ce microbiote est très difficile à étudier car les poumons sont difficiles d’accès et cela nécessite d’effectuer des prélèvements invasifs, soit par bronchoscopie soit par lavage broncho-alvéolaire. De plus, le risque de contamination oropharyngée est fort et peut donc biaiser l’étude du microbiote pulmonaire. Malgré tout, les chercheurs ont découvert que ce microbiote quoique peu abondant était d’une rare complexité et très varié ! Et cette biodiversité est due aux origines diverses des bactéries qui colonisent les poumons : elles peuvent provenir de la sphère bucco-dentaire, de l’air que l’on inhale, des voies digestives. Et le plus surprenant, c’est que dans ce microbiote pulmonaire, on retrouve en forte proportion des bactéries anaérobies strictes, c’est-à-dire qui ne tolèrent pas l’oxygène. Un comble quand même pour ce sanctuaire de l’oxygénation !Quel lien entre microbiote pulmonaire et pathologies respiratoires ?
Ces bactéries anaérobies pourraient jouer un rôle essentiel à la bonne santé de nos poumons. Le microbiote pulmonaire résulte d’un équilibre dynamique. L’accumulation de perturbation, au fil des années jouerait un rôle dans la survenue de maladies respiratoires, comme par exemple l’asthme, la broncho-pneumopathie chronique obstrusive (BPCO) voire même la mucoviscidose !https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/11/21/la-bpco-un-fleau-encore-meconnu/
Les chercheurs ont aussi découvert que chaque symptôme pulmonaire peut être associé à une signature microbienne caractéristique ! En ayant cela en tête, l’étude du microbiote pulmonaire pourrait devenir un véritable outil de diagnostic, de prévention, de suivi des maladies respiratoires.
Au vu des pathologies respiratoires qui émergent de plus en plus (BPCO, asthme, etc), ces nouvelles recherches sur le microbiote pulmonaire pourraient ouvrir de belles perspectives pour mieux comprendre ces maladies et surtout les prévenir !
Sources
- BPCO Association, Dossier : le microbiote respiratoire, kezaco ?, - Biocodex, Microbiota Institute, Le microbiote pulmonaire, - Le Figaro, De bonnes bactéries aussi dans nos poumons ?Les enfants suivis pour une maladie rare en pédiatrie connaissent souvent une période de transition sensible voire difficile lors du passage à la médecine adulte. La suite Necker est une application créée par des adolescents et des soignants pour les aider à devenir autonomes.
La transition, un moment délicat
L’adolescence est une période sensible durant laquelle le patient va passer de l’enfance à l’âge adulte. C’est la transition. Lors de cette période, le jeune va se poser beaucoup de questions, « Quel médecin va me suivre ? ». Il peut aussi avoir tendance à se sentir moins entouré qu’en pédiatrie. A toutes ces raisons peuvent s’ajouter une envie de se démarquer, de vivre normalement, comme les autres, de prendre plus de risques (nourriture déséquilibrée, alcool, sexe…) voire même de moins suivre son traitement et de ne plus aller aux consultations. Il disparaît donc des services de soins réguliers mais souvent réapparaît aux urgences lorsqu’il est tard. Ce phénomène est bien connu des soignants et c’est pourquoi l’hôpital Necker a créé des espaces pour aider l’enfant à devenir un adulte patient, responsable.La suite Necker : un site Internet, une application et un lieu d’échange
Ainsi, « La Suite Necker » est un espace unique dans l’enceinte de l’hôpital Necker qui aide les adolescents à mieux vivre leur transition. Le coordinateur du projet Transition, le Dr Nizar Mahlaoui, pédiatre à Necker explique : « Pour faciliter cette transition, nous avons donc réfléchi à des propositions. Tout d’abord nous avons décidé d’améliorer les échanges entre pédiatres et médecins pour adultes. Puis nous allons développer des outils pour les professionnels de santé mais aussi pour les patients : un site internet, accessible par tous et une appli smartphone “Noa”. Enfin, nous proposons “La Suite Necker”, un lieu d’échange, pour les adolescents. »Pour en savoir plus sur la suite Necker
Un espace ouvert et accessible à tous
L’espace transition « La Suite Necker » répond à 3 objectifs : « aider les jeunes à devenir autonomes avec leurs maladies ; les préparer à leurs transferts vers un hôpital d’adultes, tout en les aidant à préparer leur avenir professionnel et personnel ». « La Suite » travaille en lien étroit avec les services cliniques de l’hôpital Necker. Les patients peuvent venir à La Suite adressés pas les médecins, infirmières ou assistantes sociales mais ils peuvent aussi se présenter par eux-mêmes. »4000 futurs adultes
Ce projet est le seul proposé en France par le nombre de patients qu’il concerne mais il prend aussi en compte que la transition se prépare longtemps avant le passage à l’adolescence. « Ce projet est unique en France et tout à fait original car il n’a jamais été mené à l’échelle d’un grand hôpital et pour un grand nombre de patients atteints de maladies rares ou chroniques (Necker suit 4000 jeunes de 13 à 25 ans atteints de maladies rares ou chroniques) un projet qui accompagne les adolescents et les jeunes adultes pendant plusieurs années avant le passage en médecine adulte. » Ce projet a été développé également par les patients.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2019/01/08/adolescence-avec-une-mici/
Un exemple de consultation, la gynécologie
« La Suite » propose des consultations, de gynécologie, par exemple. Pour beaucoup de patientes, il s’agit de la première fois, elles ont donc besoin de médecins qui peuvent répondre à toutes les questions qu’elles se posent sur la sexualité avec leurs pathologies, (prendre la pilule avec un traitement n’est pas forcément indiqué). La Dr Sabrina da Costa, pédiatre gynécologue explique : « L’adolescence est une période de transition au cours de laquelle, les jeunes vivent des bouleversements physiques et psychiques pouvant être à l’origine de nombreuses questions. Mon rôle est d’y répondre en abordant les spécificités en rapport avec leurs maladies. Nous pouvons aborder tous les sujets, infections sexuellement transmissibles, la contraception doit prendre en compte les contre-indications en lien avec la maladie et les interactions avec le traitement mais aussi la mise en place d’un suivi gynécologique, la fertilité et les potentielles grossesses futures. »Selon un rapport de MariH (maladies rares immunohématologiques), la transition se fait dans la plupart des cas lors d’une consultation directe avec le médecin d’adulte, sans courrier spécifique (43 %). Si la plupart du temps cette transition est satisfaisante (62 %) c’est parce qu’elle s’effectue dans le même hôpital (pour 56% des patients).
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