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« Des pâtes, des pâtes, des pâtes » : tels les Tuche qui demanderaient des frites, nous allons pouvoir taper du poing à table pour manger des pâtes, comme les enfants qui demandent des pâtes à chaque repas. Et surtout le soir ! Car si l’on conseille effectivement de manger léger le soir pour mieux dormir, il semblerait que manger des pâtes le soir soit recommandé pour favoriser le sommeil !

Des pâtes pour bien dormir, contre le stress et l’insomnie

Une étude américaine a constaté dans une récente étude que la consommation de pâtes au dîner favorise un meilleur sommeil. À vous les pâtes, les coquillettes et les spaghetti ! Alors, comment ces pâtes peuvent elles avoir un impact sur le sommeil ? Elles aideraient à lutter contre le stress et l’insomnie via une régulation hormonale et en mettant en jeu des neuro-médiateurs. La consommation de pâtes favoriserait en effet la synthèse de l’insuline, une hormone synthétisée par le pancréas. L’insuline favorise, entre autres, l’absorption d’acides aminés contenus dans les pâtes, comme le tryptophane. Et celui-ci permet la synthèse de la sérotonine, un neuro-médiateur qui régule l’humeur et la mélatonine, l’hormone du sommeil.

Des pâtes oui, mais attention aux règles diététiques !

Une règle en diététique est de manger plus léger le soir que le midi. Car cela aide effectivement à mieux dormir, et aussi parce que le soir, nous dépensons moins d’énergie que la journée. Mais ne manger que des légumes et un yaourt est aujourd’hui révolu. Un repas légèrement plus conséquent est autorisé, notamment en intégrant une source de protéines (viande, œuf, poisson) et un peu de pâtes. Si l’étude montre qu’il est recommandé de manger des pâtes le soir pour mieux dormir, il est nécessaire de ne pas dépasser les 80 g par repas, et nature ! Donc pas de pâtes carbonara, ou de pâtes bolognaises, mais des pâtes al dente avec une légère noix de beurre, tout simplement (et allez, ok pour un léger saupoudrage de gruyère !).

Et bien évidemment, des pâtes intégrales qui aident à mieux réguler la glycémie durant la nuit, et al dente pour un plus faible indice glycémique !

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2017/12/11/tout-savoir-sur-lindice-glycemique-en-7-points/

Et n’hésitez pas à rajouter des légumes dans vos pâtes pour l’apport en vitamines et en fibresÉventuellement, les pâtes peuvent être remplacées par du riz, de l’épeautre, du quinoa ! En clair, des glucides à indice glycémique bas pour le soir sont intéressants pour bien dormir.

Un bon et long sommeil pour maîtriser au mieux son poids

Dormir 7 heures par nuit permet de mieux récupérer et il a été démontré que ce long sommeil aide à réguler les hormones de la faim. Ainsi, un sommeil récupérateur aide à mieux maîtriser son poids. Un sommeil de moindre quantité ou de moindre qualité est associé à un indice de masse corporelle plus élevé. Et donc cela expose à un risque de surpoids voire d’obésité, et toutes les complications liées à cet excès de poids (diabète, maladies cardiaques, etc…). Et pourquoi ça ? Car la nuit, le corps produit une hormone de la satiété, la leptine. Et le jour, c’est l’inverse : le corps produit davantage d’hormones de la sensation de faim, la ghréline. Une perturbation du sommeil, des réveils nocturnes répétitifs ou des nuits plus courtes perturbent ces mécanismes de synthèse d’hormones impliquées dans le comportement alimentaire. Et un sommeil de moindre qualité augmente l’appétit, et donc augmente la consommation d’aliments, comparé à des personnes qui dorment bien.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2019/02/09/pourquoi-jai-toujours-faim-decouvrez-comment-reactiver-lenzyme-de-la-satiete/

Sommeil et choix alimentaires

De même, des spécialistes du sommeil suggèrent que la qualité du sommeil a un impact sur nos choix alimentaires : après une bonne nuit de sommeil, on s’oriente vers un petit déjeuner moins calorique. Alors que qu’une petite nuit de sommeil nous guide vers des aliments plus gras et plus sucrés. Donc non seulement on perturbe la synthèse de certaines hormones, mais en plus on mange plus calorique… Et en plus (car ce n’est pas fini), moins on dort, plus on augmente notre exposition aux aliments. Car la nuit, il est bien rare de prendre ses baskets pour aller courir ! Donc moins d’activité physique pour les petits dormeurs, (qui sont plus fatigués), et plus de prise alimentaire dans la journée. Décidément ! Donc si votre sommeil est trop perturbé, revoyez votre structure des repas, cela pourra vous aider à mieux dormir. Et n’hésitez pas à en discuter avec des professionnels de santé !

Sources

- The Talking Democrat, - Pourquoi Docteur, - Medisite, - Madame le Figaro.

Les compléments alimentaires sont de plus en plus utilisés et représentent un budget de 2 milliards d'euros en 2018 en France. Les principaux domaines d'utilisation sont : le sommeil/stress, la digestion et la vitalité. Néanmoins, leur utilisation ne serait pas si anodine pour la santé. Une récente étude pointe du doigt ces compléments alimentaires car leur utilisation semble inutile, voire dangereuse pour la santé.

Compléments alimentaires : des effets indésirables par pagaille !

Le magazine 60 millions de consommateurs pointe l’effet néfaste des compléments alimentaires sur la santé, et ce sur plusieurs populations :

Chez l’enfant

Les compléments alimentaires riches en oméga-3 sont bourrés d’additifs. Ces derniers sont utilisés en vue de masquer le goût de poisson du complément. De même, d’autres compléments enrichis en vitamine D donnés à des enfants pourraient induire une hypervitaminose chez l’enfant. Celle-ci est fortement probable du fait que la plupart des enfants se voient prescrire une ampoule de vitamine D durant l’hiver. Une hypervitaminose en vitamine D crée des maux de têtes, des crampes musculaires, des tremblements, des troubles de la mémoire, et plus grave : une calcification des tissus.

Chez les adultes

Chez les jeunes étudiants qui travaillent la nuit et qui utilisent de la caféine en complément alimentaire pour lutter contre le sommeil, ces mêmes compléments nuiraient à la mémoire. Et en cas de surdosage, ces compléments impliqueraient nausées, céphalées et troubles cardiaques.

Chez les seniors

Les compléments alimentaires utilisés à des fins d’amélioration de la mémoire ou des fonctions cognitives ne montrent pas d’effets bénéfiques réels sur la santé mentale des seniors. Or ces compléments contiennent souvent des cocktails de plantes. Et certaines d’entre elles, comme le ginkgo biloba, pourraient interagir avec des traitements médicamenteux comme des anti-coagulants du patient.

Chez des populations particulières

Très récemment, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a émis un avis sur les compléments alimentaires composés de glucosamine et de chondroïtine sulfate. Ces deux molécules sont présentes dans les tissus cartilagineux et conjonctifs de notre organisme. Elles assurent l’élasticité des tendons et de la peau. La commercialisation des compléments alimentaires contenant ces deux composés vantent l’effet de ceux-ci pour le confort articulaire. Mais des effets négatifs ont été signalés suite à l’ingestion de ces compléments : douleurs abdominales, démangeaisons, hépatites, éruptions cutanées, etc… Ces effets ont été constatés en particulier chez : - Les personnes diabétiques, - Les personnes allergiques aux crustacés ou aux insectes, - Les personnes sous certains médicaments (anti-vitamine K), - Les personnes asthmatiques, - Les femmes enceintes ou allaitantes.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/2019/01/29/supplementation-en-vitamine-d-ou-en-omega-3-inutile/

Les compléments alimentaires, qu’est-ce que c’est ?

Selon l’ANSES, les compléments alimentaires se définissent par des produits concentrés en nutriments ou toute autre substance. Ces denrées alimentaires complètent donc le régime alimentaire d’une personne, pour leur effet nutritionnel ou physiologique. L’objectif de leur utilisation est multiple : - Mincir, - Se relaxer, - Affronter des hivers vigoureux, - Lutter contre la fatigue, - Améliorer sa digestion, - Avoir de beaux cheveux…

Leur utilisation fait l’objet d’une demande auprès de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Malheureusement, leur mise sur le marché ne nécessite pas de contrôle ni d’expertise aussi précis et rigoureux que les médicaments. C’est l’industriel qui commercialise le complément alimentaire qui est responsable de la non-dangerosité du compléments alimentaires, ainsi que de la sécurité de l’informateur et de l’information au grand public.

L’ANSES rappelle que pour la population générale, les carences en vitamines et minéraux sont très rares (mise à part la vitamine D). Ainsi, dans le cadre d’une alimentation équilibrée, la consommation de compléments alimentaires n’est pas nécessaire.

Pour des régimes spécifiques, des complémentations peuvent être utilisées, comme c’est le cas pour les végétariens, souvent carencés en vitamine B12. De même, des régimes excluant les produits de la mer peuvent exposer à des carences en acides gras poly-insaturés (comme l’EPA et le DHA, 2 acides gras dits essentiels car non synthétisables par l’organisme). Dans ce cas alors, les compléments alimentaires peuvent s’avérer intéressants. Mais cela nécessite l’avis et l’autorisation d’un professionnel de santé.

L’ANSES recommande en outre pour le consommateur :

- De limiter des prises de compléments sur le long terme, sans avis médical, - De limiter l’association de compléments et d’aliments concentrés en un même nutriment (risque d’apport excessif), - De limiter la combinaison de plusieurs compléments alimentaires, - De se fier aux consignes d’utilisation du complément alimentaire, - De signaler tout effet indésirable à un professionnel de santé, - De surveiller la source et l’origine des compléments alimentaires, le mieux étant de choisir ceux surveillés par les pouvoirs publics.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2019/02/20/signalement-sante-gouv-fr-signalez-tout-evenement-sanitaire-indesirable/

Pour les professionnels de santé, l’ANSES recommande : - De questionner leur patient sur la prise de compléments alimentaires, - De signaler auprès des organismes impliqués dans la nutrivigilance (comme l’ANSES) tout effet indésirable susceptible d’être lié à la prise de compléments alimentaires.

Enfin, l’ANSES recommande pour les industriels : - De signaler les effets indésirables susceptibles d’être présents suite à l’ingestion de compléments alimentaires.

Compléments alimentaires et médicaments : quelle différence ?

La limite entre compléments alimentaires et médicaments est claire. Et vous allez voir que les médicaments sont soumis à une réglementation plus rigoureuse que les compléments alimentaires : - Comme dit plus haut, le complément alimentaire complète le régime alimentaire en vue d’améliorer l’état nutritionnel ou physiologique d’une personne. Sous forme de pilule, gélule, poudre, liquide, la mise sur le marché nécessite en amont une demande auprès de la DGCCRF. Cette institution gère alors la mise sur le marché, et l’ANSES rendra éventuellement des avis sur l’innocuité des composés du compléments alimentaires. - Un médicament a des propriétés curatives ou préventives à l’égard de pathologies. Un médicament peut être administré en vue d’établir un diagnostic également. Ils peuvent avoir une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. La mise sur le marché d’un médicament nécessite une autorisation de mise sur le marché (AMM). L’agence Européenne des Médicaments (EMA) viendra évaluer l’efficacité et l’innocuité du médicament. De même, l’Agence nationale de sécurité du médicament et de la santé (ANSM) expertisera le médicament.

La mise en place des compléments alimentaires sur le marché est donc plus souple que pour un médicament. Sauf que de nombreux composés incertains, avec des effets néfastes sur la santé ou bien pouvant interférer avec la prise de médicaments ne sont pas toujours mise en avant par les industriels. Donc prudence et vigilance pour toute utilisation de compléments alimentaires ! Et surtout, demandez l’avis de professionnels de santé !

Sources

- ANSES, - Ordre national des pharmaciens, - ANSES, - 60 millions de consommateurs, - Sciences et Avenir, - Docteur Clic, - Sciences et Avenir.

Les statistiques sont sans appel : près de 80% de femmes ont déjà fait un régime dans leur vie, et au moins 30 % d'entre elles ont réalisé 5 types de régimes alimentaires au cours de leur vie ! Et le fait le plus alarmant, c’est que dès l’âge de 10 ans, la petite fille commence à s’inquiéter de son poids. Sauf que ces régimes à répétitions sont néfastes pour le système cardiaque. Et oui, la perte de poids, puis la reprise de poids ne font pas bon ménage avec une bonne santé cardiaque.

L’effet yo-yo augmente le risque de maladies cardiaques

Des femmes ayant perdu 4,5 kgs avant de les reprendre sur l’année qui suit sont plus exposées à des risques de troubles cardiaques. Les femmes ayant connu des épisodes en dents de scie au niveau du poids ont 65% de chance en moins de contrôler les principaux facteurs de risque cardiovasculaire.. C’est une récente étude américaine qui a publié ces résultats. Et une étude coréenne menée sur plus de 6 millions de personnes va même un peu plus loin : les chercheurs ont constaté que plus cet effet yo-yo est récurrent, plus les risques de troubles cardiaques augmentent. Les personnes dont le poids variait (de façon positive ou négative), voyaient leur risque de décès prématuré accru de 127%, leur risque de crise cardiaque augmenté de 43% et d'accident cardio-vasculaire de 41%.

Néanmoins, cette étude ne permet de conclure sur l’effet de ce yo-yo en fonction de l’âge. Car l'un des objectifs prioritaires de l’équipe de recherche qui a effectué cette étude est d’évaluer le risque de cet effet yo-yo s’il apparait précocement dans la vie de la femme. Affaire à suivre, donc ! Si l’étude américaine a été faite sur des femmes, les hommes ne sont pas épargnés non plus. L’effet yo-yo chez les hommes a également un impact sur leur santé cardiovasculaire, et ceux qui connaissent des épisodes en dents de scie voient également leur risque doublé.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/03/27/coeurs-de-femmes-mesdames-vous-n-etes-pas-egales-aux-hommes-face-a-la-detection-des-maladies-cardiovasculaires/

En quoi l’effet yo-yo est-il néfaste pour le cœur ?

Les effets yo-yo ont un impact sur le métabolisme de l’organisme, la pression artérielle et le cholestérol. Des études montrent par exemple que l’effet yo-yo augmente le « mauvais » cholestérol (les LDL-cholestérol), au détriment du « bon cholestérol » (les HDL-cholestérol). Et ce déséquilibre entre bon et mauvais cholestérol n’est pas sans risque pour le cœur, car cela induit le phénomène silencieux d’athérosclérose. Et qui dit athérosclérose dit risque d’infarctus, risque d’AVC, risque de pression artérielle et toutes autres maladies cardiaques. Et il n’y a pas que sur le cœur qui en pâtit. L’effet yo-yo augmente le risque d’obésité. Car plus on « joue » avec son poids, plus l’organisme diminue son métabolisme de base, et donc stocke plus facilement. Et c’est là que petit à petit, on reprend plus que ce que l’on a perdu, et c’est une histoire sans fin.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/20/tout-savoir-sur-latherosclerose/

Pour conclure sur ce sujet, nos conseils, vous les connaissez sûrement déjà... Pour perdre du poids, il faut prendre son temps et faire un véritable travail d’endurance. L’idée est de modifier ses habitudes alimentaires pour apprendre à manger de tout, en quantité raisonnable ; et de diversifier et de varier son alimentation pour éviter les frustrations alimentaires. Et l’objectif est de modifier son mode de vie, et de garder vos nouvelles habitudes alimentaires pour toute la vie ! Pour s’affranchir de cet effet yo-yo et conserver votre poids de forme une bonne fois pour toute !

Sources

- American Heart Association, - Pourquoi Docteur, - Medisite, - Maxisciences, - Santé Magazine, - Elle.

Vous avez plus de 74 ans, ou votre mère les a fêtés depuis un certain temps et vous pensez que vous et votre famille êtes enfin libérées du cancer ? Vous êtes victime d’une idée reçue !

Cancer du sein : il n'y a pas d'âge pour le dépistage

Savez-vous que chaque année, en France, 58 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués ? Qu’en dépit des progrès thérapeutiques, la maladie cause toujours 12 000 décès ? Enfin, que 45 % des femmes atteintes ont plus de 65 ans ? C’est pour faire baisser ces chiffres alarmants que le Collège national des gynécologues et obstétricien français (CNGOF) et la Ligue nationale contre le cancer alertent médecins et patientes sur l’utilité de continuer le dépistage du cancer après 74 ans avec une campagne dont le message est clair : Trop vieille pour ça ? Seuls les autres le croient. 

A cet âge, les femmes ne reçoivent plus de courrier du dépistage organisé, les invitant à faire un dépistage et surtout leur médecin traitant ne leur en parle plus. Rappelons qu’un cancer du sein traité au tout début progresse très lentement, son pronostic est favorable. Mais s’il est découvert tardivement, les défenses immunitaires étant moins efficaces chez la femme âgée, elles favorisent le développement de la tumeur. C’est ainsi qu’une étude menée parmi 7965 patientes traitées au CHU de Strasbourg entre 2001 et 2017, montre que lorsqu’une femme de 75 ans consulte pour une tumeur du sein, il n’est pas rare que celle-ci mesure entre 3 et 5 cm. Et ce n’est pas tout ! Les cancers diagnostiqués parmi ces femmes présentent des atteintes ganglionnaires et des métastases. En bref, plus la maladie est découverte tardivement, plus elle est grave ! L’âge avançant, il est important de prendre la tumeur à temps. A 78 ans comme à 35 « la précocité du diagnostic est le meilleur garant de l’amélioration du pronostic », résume Carole Mathelin, chef du service de sénologie au CHU de Strasbourg et responsable de la commission sénologie au CNGOF. 

L’examen conseillé est une palpation et une mammographie tous les 2 ans. En cas de doute, une échographie sera réalisée. 

Cancer du sein : il n'y a pas d'âge pour le dépistage © CNGOF - Ligue nationale contre le cancer

Jamais « trop vieille pour ça ? »

Autre idée préconçue, lorsqu’on vous diagnostique un cancer à 75 ans ou plus, ne vous demandez pas si votre cancérologue pense qu’un traitement vaut encore la peine, car à partir du moment où l’espérance de vie est estimée à plus ou moins dix ans, il n’y a aucune raison de ne pas traiter a priori. Petite remarque : à 75 ans, il vous reste encore au moins 10 ans à vivre… 

D’après le dossier de presse du CNGOF.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/11/26/une-radiotherapie-1-minute-cancer-sein/

L’été approche, et ça c’est une bonne nouvelle ! L’hiver est passé par notre corps, entre les raclettes et les tartiflettes, et ça c’est la mauvaise nouvelle. Il va falloir rentrer dans vos vêtements d’été, se montrer en maillot, et là, c’est le drame, l’angoisse, la pa-ni-que ! Vous souhaitez vous jeter corps et âme dans un régime hypocalorique ? Alors, avant cela, lisez cet article, et voyez ce qu’il en est.

Un régime hypocalorique, c’est quoi ?

Un régime hypocalorique est un régime dont l’apport calorique journalier est contrôlé ou limité. L’objectif est donc de créer un déséquilibre entre la dépense énergétique et les apports, en vue d’initier une perte de poids. Et donc avec ce déséquilibre, on tente de piocher dans les réserves du corps, et idéalement les réserves de graisse (forcément !). Mais attention, un régime hypocalorique (appelé aussi régime à calorie limitée) doit répondre à plusieurs critères : - Progressif : 2-4 kgs /mois, pour éviter le fameux effet yo-yo ; - Durable : l’objectif n’est pas de reprendre du poids par la suite, car l’effet yo-yo est néfaste pour la santé ; - Sans fatigue : il faut manger de tout, en quantité raisonnable. Exclure une famille d’aliments engendre des carences alimentaires, à l’origine, entre autres, de fatigue. - Avec un comportement alimentaire adapté : il est nécessaire de manger à sa faim au moment du repas pour éviter les fringales en dehors des repas. - Sans danger pour la santé : ne pas faire des régimes extrêmes pour éviter des perturbations des constantes sanguines. Et des régimes hypocaloriques, vous en trouverez des milliers ! Mais entendons-nous bien : d’un point de vue diététique, quand on parle de régime hypocalorique, on entend équilibre alimentaire, diversité et variété. Manger de tout, en quantité raisonnable.

Et les principes sont faciles : - Manger de tout en petite quantité (on le dit, on le répète, mais c'est volontaire !) ; - Limiter sucres, matière grasses d’origine animale et alcool ; - Boire beaucoup d’eau ; - Et bouger (même de la marche suffit !).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/28/8-astuces-anti-fringales-et-se-jeter-sur-le-paquet-de-bonbons/

Quels sont les bienfaits d’un régime hypocalorique ?

Quand on veut entreprendre un régime hypocalorique, c’est qu’on veut perdre des kilos superflus. Que vous soyez en surpoids ou en obésité, le fait de retrouver un poids de forme ne pourra qu’être bénéfique pour votre santé. Et ce régime est souvent préconisé pour des personnes atteintes de diabète, des patients hypertendus, pour éviter les risques de problèmes articulaires, limiter les risques de pathologies cardiaques...! Et les bienfaits de ce régime sont donc sans appel ! Car en se basant sur de l’équilibre alimentaire et sur un mode de vie sain, on limite les carences et la fatigue. Et s’il n’est pas trop hypocalorique, on limite la reprise de poids par la suite.

Alors pourquoi les régimes hypocaloriques sont-ils parfois décriés ?

Eh bien, comme de nombreuses choses, il y a régime hypocalorique et régime hyperrestrictif. Et ce n’est vraiment pas la même chose ! Si on régime hypocalorique est bien maîtrisé, c’est parfait. Mais s’il y a des abus et qu’on tombe dans les extrêmes, cela ne sera pas sans conséquence pour l’organisme : - Tout d’abord, un régime hypocalorique peut être « trop » hypocalorique. C’est-à-dire qu’on apportera un niveau trop faible en calories sur la journée. En général, on préconise une diminution des apports caloriques entre 20 et 30% des apports caloriques théoriques. Au-delà, il y a de grand risque de fatigue, de carences, et de ne pas tenir sur le long terme. Et surtout : de tout reprendre, voire plus, dès que vous remangerez un peu plus. - On recommande en outre de ne pas descendre en dessous de 1200 kcal pour les femmes et de 1400 kcal pour les hommes. Car le risque serait alors de perdre non seulement de la graisse, mais également de la masse musculaire. Et s’il y a de la fonte musculaire, les carences à la fois en micronutriments et en macronutriments sont déjà présentes. - Des privations excessives limitent l’épanouissement social. On refuse des invitations, on limite ses sorties, et cela pousse la personne à se renfermer. Il y a alors un risque de frustration, de culpabilité au moindre petit écart, et à terme un risque de dépression. - Les régimes hypocaloriques se basant exclusivement sur la consommation d’une famille d’aliments sont également dangereux pour la santé. Le fameux régime à base de chou, ou les régimes à base de protéines par exemple ne peuvent s’inscrire sur le long terme sous peine de tout reprendre plus qu’il ne faut dès lors qu’on reprend une alimentation « normale ». Et le risque est de perturber également les constantes biologiques et de générer d’énormes carences.

Dans la même série :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/obesite/2019/03/20/stagnation-du-poids/

Sources

Régime, Emilie Frédot, Tec et Doc, édition Lavoisier, 2011, - E-santé.fr, - Le Figaro Santé, - E-santé.fr.