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Le sucre, difficile d'y échapper. Il est partout : dans nos desserts, dans les viennoiseries qui nous font tant plaisir mais aussi dans des aliments que nous n'oserions même pas soupçonner. Or, le sucre ajouté a des conséquences sur le poids, sur la santé, et sur ce ventre que nous essayons de maintenir plat. LQDP vous explique pourquoi.

L'Homme et ses deux réservoirs d'énergie

Nous disposons de deux formes distinctes d'énergie corporelle à savoir le tissu adipeux (le gras) et le sucre. Le tissu adipeux regorge de réserves d'énergie : des dizaines de milliers de calories sont disponibles, y compris chez les personnes au poids normal. Quant au sucre, les cellules du pancréas (dites cellules bêta) sécrètent l'insuline nécessaire à l'assimilation du glucose par l'organisme, qui le stocke sous forme de glycogène, majoritairement dans les muscles mais aussi dans le foie voire sous forme de graisses (triglycérides) dans le tissu adipeux. Le glycogène, vous en avez déjà sûrement entendu parler à propos de l'activité physique : c'est cette fameuse réserve qui nous permet de faire un exercice, mais sur une durée limitée (le mur auquel sont souvent confrontés les coureurs après 35 kilomètres de course). Donc, quand les réserves en glycogène sont trop peu conséquentes, l'effort ne peut plus être maintenu.

Le glycogène et les réserves du tissu adipeux sont quotidiennement sollicitées par l'organisme, qui brûle en continu des calories dans des proportions variables. La pratique d'une activité physique a en effet un impact sur le ratio glycogène/tissu adipeux : plus nous nous adonnons à une activité physique, plus notre organisme puisera dans nos réserves en glycogène. Là, vous allez émettre une objection : pourquoi faire plus de sport si cela ne nous permet pas de brûler davantage les réserves de notre tissu adipeux ? Explications.

Excès de sucre et accumulation des graisses

Si nous n'avons guère de limites quant à l'ingestion de produits sucrés, notre organisme ne peut stocker en continu du glycogène : son réservoir est vite rempli. L'activité physique va permettre à nos muscles de consommer du glycogène, permettant ainsi de dégager un espace de stockage aux sucres alimentaires. Mais sans activité physique, le sucre ne sera pas stocké sous forme de glycogène. Il sera transformé en gras par notre foie, pour ensuite s'accumuler disgracieusement dans notre tissu adipeux. Ainsi, le sucre en quantité déraisonnable favorise inéluctablement une prise de masse grasse.

Rappelons en outre qu'un apport important en sucre va littéralement épuiser les cellules du pancréas en charge de produire l'insuline nécessaire à l'assimilation du glucose. Et à mesure que ces cellules vont s'épuiser en tentant de sécréter davantage d'insuline, vous allez développer un état de résistance à l'insuline pour devenir hyperinsulinémique, favorisant de fait l'apparition d'un diabète de type 2 car vos cellules bêta ne sécréteront pas suffisamment d'insuline. Vous l'aurez compris : le sucre oui, mais en quantité limitée (et c'est encore mieux avec du sport) !

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/11/14/indice-glycemique-et-indice-insulinemique/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

- Entretien accordé par le Pr Jean-Pierre Després pour Le Journal de Québec, - Le Figaro Santé.

Comme chaque année, alors que le printemps est à notre porte, nous décidons de nous reprendre en main. Nous enfilons les baskets et veillons à alléger notre assiette. Mais quel acte est-le plus efficace pour une perte de poids : manger moins ou faire plus de sport ?

Alimentation et activité physique : deux fondamentaux pour perdre quelques kilos

Nous en avons conscience : une alimentation saine et équilibrée ainsi que la pratique d'une activité physique contribuent tous deux à une bonne santé, voire à une perte de poids. Ils sont indissociables et entrent tous deux en compte dans la balance énergétique. Notre corps consomme continuellement de l'énergie, davantage encore lors d'une activité physique, et l'alimentation lui en apporte très régulièrement. Ces deux facteurs sont la clé d'un poids équilibré, ainsi que le rappelle le Pr Bengt Kayser à Planète Santé : "le poids découle d'une équation entre, d'un côté, les apports énergétiques issus de ce que nous mangeons et buvons chaque jour, et de l'autre, les dépenses énergétiques cumulées par le corps pour son fonctionnement et l'activité physique qui lui est demandée."

A contrario, un manque d'activité physique et un nombre de calories quotidiennes trop conséquent déséquilibrent notre balance énergétique. Résultat ? Un stockage sous forme de graisses, une prise de poids, nous dirigeant lentement mais sûrement vers un syndrome métabolique. Or, la balance énergétique d'une grande partie de la population française est déséquilibrée : nous favorisons la quantité au détriment de la qualité dans nos assiettes et la course à pied est pour beaucoup un souvenir lointain.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/11/27/syndrome-metabolique/

Perte de poids : manger moins ou faire plus de sport ?

Pour perdre quelques kilos à l'approche des beaux jours, que faudrait-il favoriser ? Le Pr Bengt Kayser a tranché : "si l'objectif est de perdre du poids, les deux leviers sont primordiaux, mais il faut surtout manger moins et différemment." Mais pourquoi ? Ainsi que le rappelle le Dr Dimitrios Samaras à Planète Santé, "l'activité physique agit sur le substrat énergétique, autrement dit, sollicite les réserves du corps, que sont le glycogène du foie et des muscles, ainsi que les graisses. Mais ces pertes sont indirectes, limitées - surtout si l'alimentation est inchangée - et chronophages, car elles nécessitent d'intensifier fortement l'activité physique sur de longues périodes." Si le sport est inéluctablement associé à une bonne santé, pour se délester de ses kilos en trop, mieux vaut miser sur une alimentation saine et équilibrée. L'une de nos lectrices, Alexandra, a longtemps favorisé la course à pied et la natation sans surveiller son alimentation. Elle se livre à LQDP :

"Je faisais près de 4 heures de sport chaque semaine, mais pour me féliciter d'avoir couru ou nagé, je me faisais plaisir avec des repas gras et copieux. Malgré la pratique d'une activité physique régulière, je ne suis parvenue à perdre qu'un petit kilo en 6 mois. Puis, je suis allée consulter une diététicienne dont le premier conseil a été radical : elle m'a demandé de noter tout ce que je mangeais et buvais, chaque jour, heure par heure."

Il n'en fallait pas plus pour la diététicienne d'Alexandra de comprendre pourquoi elle ne perdait pas de poids. Malgré ses heures de sport hebdomadaires, elle grignotait chaque jour à son bureau, mangeait en quantité trop conséquente et ne se privait jamais de ses deux ou trois bières chaque soir, parfois accompagnées de quelques verre de vin. En limitant ses mauvaises habitudes, la perte de poids a pu démarrer, sereinement.

Ne pas délaisser le sport pour autant

Si le sport ne s'avère pas être la meilleure option dans une quête de perte de poids, il reste essentiel ! Aujourd'hui, l'Organisation Mondiale de la Santé préconise 150 minutes d'activité physique modérée par semaine (marche, vélo..), mais en allant au-delà, les bienfaits sont multiples et participent à la perte progressive de la masse grasse. En pratiquant une activité physique intense (course, natation...) en plus d'une activité modérée, la sensation de satiété va s'améliorer, la perte de masse musculaire liée à l'âge va s'estomper, le corps va puiser dans les graisses, et notre métabolisme de base va aller vers davantage d'efficience. Cela signifie que le corps d'une personne sportive va consommer plus de calories, naturellement.

Sport et équilibre alimentaire doivent idéalement être entrepris en même temps. Le Dr Samaras est formel : "entreprendre des efforts sur l'alimentation est beaucoup plus puissant si on accroît son activité physique en même temps."

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2019/02/09/pourquoi-jai-toujours-faim-decouvrez-comment-reactiver-lenzyme-de-la-satiete/

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Sources

- Organisation Mondiale de la Santé, - Planète Santé.

Aurait-on découvert une nouvelle piste pour guérir l’obésité, l’hypertension ou le diabète ? C’est l’espoir que suscite une étude menée par une équipe de chercheurs du Massachusetts General Hospital dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, le 30 janvier 2019.

L’obésité, l’hypertension et le diabète sont des maladies chroniques responsables d’une mortalité toujours plus importante parmi les personnes malades. Ainsi, selon le site de la Fédération des diabétiques « Ces trois épidémies, diabète, hypertension artérielle et obésité majorent les risques de maladies cardiovasculaires et sont, parmi les maladies chroniques, responsables des 2/3 de la mortalité mondiale. »

État des lieux

Si nous étudions les chiffres uniquement en France, selon Santé publique France, 54 % des hommes et 44 % des femmes entre 18 et 74 ans, sont en surpoids ou obèses (IMC ≥25). Chez les enfants et adolescents entre 6 et 17 ans, la prévalence du surpoids (obésité incluse) est estimée à 17 %, dont 4 % d’obèses. Ajoutons qu’en novembre 2018, des chercheurs montraient que l’obésité durant l’adolescence multiplierait par 4 le cancer du pancréas, un des cancers les plus agressifs et les plus meurtriers qui existe. Il touche chaque année en France plus de 10 000 nouvelles personnes (autant d'hommes que de femmes). La durée médiane de survie au moment du diagnostic n'est que de 4,6 mois.

La prévalence de l’hypertension, selon l’étude Esteban réalisée par Santé publique France en 2014-2016, est estimée à 30,6 % chez les adultes de 18 à 74 ans résidant en France métropolitaine. Seule une personne hypertendue sur deux (55,5 %) avait connaissance de sa maladie et un peu moins d’une personne hypertendue sur deux (47,3 %) était traitée par un médicament à action antihypertensive. Parmi les personnes traitées, la moitié d'entre elles (49,6 %) avaient une pression artérielle contrôlée.

L’hypertension artérielle (HTA) entraîne des anomalies structurales des artères qui irriguent le cerveau, le cœur, les reins et autres organes et augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie ischémique, d’artériopathie des membres inférieurs et d’insuffisance rénale chronique.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/05/lhypertension-arterielle-la-maladie-silencieuse-des-pays-developpes/

Enfin, dernière maladie chronique et pas des moindres : le diabète, aussi appelé épidémie silencieuse. La prévalence du diabète traité est estimée en 2013 à 4,7 % de la population. La fréquence du diabète ne cesse d’augmenter depuis les premières estimations établies en 2000 à partir des données de l’Assurance maladie. Toutefois, cette progression enregistre un ralentissement : le taux de croissance annuel est ainsi passé de 5,1 % sur la période 2006-2009 à 2,4 % sur la période 2009-2013.

Protéine intégrine beta7 : un espoir pour la fin des maladies chroniques ?

Les résultats de la petite étude du Massachussetts sont porteurs d’espoir. En effet, les chercheurs ont identifié le rôle d’une protéine produite par les cellules immunitaires proches de l’intestin dans le stockage des graisses au cours de la digestion.

En l’absence de cette protéine appelée intégrine beta7, les souris quels que soient leurs régimes alimentaires ne prennent pas de poids. Bertille Dutheil souligne pour Sciences et Avenir que « Les souris sans intégrine beta7 convertissaient une plus large part de leur nourriture en énergie, et leur métabolisme de base (la quantité de calories nécessaire au fonctionnement au repos de leur organisme) était plus élevé. Elles étaient également plus tolérantes au glucose, et avaient de plus bas niveaux de triglycérides que les souris contrôles. »

Cet effet positif est également valable dans le cadre d’un régime très gras, riche en sel et en sucre, « favorisant des symptômes de diabète et de maladies cardiovasculaires. » Les souris sans intégrine beta7 « restent minces, supportent le glucose et ne développent ni hypertension ni maladies associées»

Si l'impact sur le métabolisme de l'intégrine beta7 est lié au fait qu'elle est abondamment synthétisée par le groupe de lymphocytes T, les interrogations restent multiples. Possédons-nous tous le même nombre desdits lymphocytes ? Ou la fonction des  lymphocytes T peut-elle se modifier ? Enfin, serait-il possible de traiter ces maladies chroniques en inhibant l'action des lymphocytes et de l'intégrine béta7 ? Autant de questions qui restent aujourd'hui en suspens, sur lesquelles travaillent aujourd'hui une multitude de chercheurs.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2019/01/09/bacteries-de-notre-microbiote-intestinal-contre-le-diabete/

Sources

- Nature, - Sciences et Avenir, - Fédération Française des Diabétiques, - Le Quotidien du Médecin, - Santé Publique France, - Sciences et Avenir, - Santé Publique France.

À l'échelle mondiale, le nombre de cas d'obésité a presque triplé depuis 1975 : en 2016, 650 millions de personnes étaient obèses. Une véritable pandémie dont on entend beaucoup parler mais qu'on comprend trop peu. Trop d'interrogations persistent aujourd'hui dans la pensée commune. Mais LQDP a trouvé ses réponses dans Obésité : s'enrober ou s'en tirer ?

Obésité : tout n'est pas qu'une histoire d'alimentation

Saviez-vous que l'obésité est officiellement reconnue comme une maladie métabolique chronique ? Même si nombreux n'admettent pas l'obésité telle une maladie, les auteurs Suren Budhan, médecin et chercheur en nutrition, et Jean-Loup Bascands, directeur de recherche Inserm, rappellent qu'il s'agit bel et bien d'une maladie métabolique car "elle affecte les réactions biochimiques qui permettent le fonctionnement du corps et la régulation de la dépense énergétique." Mais il s'agit aussi d'une maladie dite chronique car elle évolue lentement, accompagnée de son lot de complications.

Les recherches actuelles tendent à démontrer que les personnes en surpoids ou obèses ne seraient pas les seules responsables de leur état de santé. Bien d'autres facteurs doivent être pris en compte, les facteurs génétiques ou environnementaux notamment. Tout ne peut pas être mis sur le dos de l'alimentation. Par exemple, une personne a 2 à 8 fois plus de risque d'être obèse lorsque des membres de sa famille le sont également. Faut-il penser que l'incidence génétique prévaut sur les autres facteurs ? Non plus ! Ainsi que le soulignent les auteurs, "un groupe familial ne partage pas que des gènes, il partage également des modes de vie et des habitudes alimentaires." L'obésité résulte avant tout d'une combinaison de ces facteurs, pas seulement du poids de la génétique ou de l'alimentation.

Quand la génétique a commencé à s'en mêler

D'ailleurs, les premières preuves du lien entre obésité remontent à 1994, quand une mutation génétique (le gène ob), potentiellement source d'hyperobésité, est découverte chez des souris obèses. Trois ans plus tard, la même mutation génétique est découverte chez une jeune fille présentant une obésité massive. Ce que nous apprennent les auteurs de cet ouvrage est que ladite mutation du gène ob est corrélée à un déficit en leptine (l'hormone de la satiété), d'où un besoin de manger constant. Si le déficit en leptine ne concerne qu'une infime partie des cas d'obésité, ce fut néanmoins la première démonstration du lien entre obésité et génétique. Depuis, les recherches qui tendent à souligner les liens étroits entre génétique et obésité se multiplient. Suren Budhan et Jean-Loup Bascands soulignent d'ailleurs que, selon les études, nos gènes contrôlent 30 à 80 % de la variation de la masse corporelle et du tour de taille.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/10/19/moi-en-double-le-poids-psychologique-de-lobesite/

Quid du mode de vie et de l'environnement ?

Notre société a connu de tels bouleversements que nos vies n'ont plus rien à voir avec celles de nos aïeuls. Notre rythme alimentaire subit aussi de plein fouet ces bouleversements : avec notre vie professionnelle, ou personnelle, il nous est parfois difficile de prendre trois repas par jour à heures fixes. Un imprévu, un apéritif qui s'éternise, une panne de réveil : faire l'impasse sur un repas est fréquent. Pour rattraper ce repas perdu, nous avons tendance à grignoter, parfois continuellement, favorisant de fait un plus grande quantité de calories avalées. Et ces petites collations que nous nous autorisons sont de plus en plus denses en calories, et proposées dans des portions toujours plus conséquentes, bouleversant ainsi nos quantités d'apports en glucides, protéines et lipides.

Il nous est davantage difficile encore de manger sereinement, en prenant le temps. Et, vous vous en doutez, un sandwich ingurgité entre deux rendez-vous ne permettra pas à notre cerveau de recevoir les signaux de satiété nécessaires. Donc nous mangeons plus. L'environnement dans lequel nous évoluons a un impact conséquent sur la prise de poids, et nous avons très souvent tendance à l'oublier. Cette course contre la montre permanente a en outre un impact sur notre activité physique. Nous manquons de temps, nous favorisons la voiture, l'ascenseur, et nous n'osons même plus envisager d'aller courir une heure après avoir passé huit heures assis sur une chaise, face à notre écran. La sédentarité est clairement en cause dans l'augmentation constante de personnes en surpoids ou obèses.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/10/30/la-sedentarite/

Obésité : s'enrober ou s'en tirer ?

Les auteurs font la part belle aux traitements et perspectives de l'obésité. L'une des voies les plus usitées reste aujourd'hui le régime, parfois drastique. Or, se mettre au régime pour perdre du poids se solde régulièrement par un échec. Après une période de privation trop conséquente, la restriction cognitive, survient très régulièrement une perte de contrôle alimentaire. Puis, lors du retour à une alimentation dite normale, notre organisme va recommencer à stocker, par peur d'une nouvelle restriction. Les kilos perdus sont repris et d'autres les accompagnent. Reprendre en main son alimentation ne signifie pas privation. Il faut réapprendre à manger et redécouvrir ce qu'est l'équilibre alimentaire, connaître les proportions adaptées, et comprendre nos sensations alimentaires. Mais il est parfois difficile d'y parvenir seul, un accompagnement est donc nécessaire. Et les perspectives d'accompagnement sont multiples et devraient encore évoluer face à l'accroissement incessant de l'obésité.

Concerné ou non, il faut comprendre l'obésité. Pour ne plus émettre de jugements au coin de la rue ou lorsque vous faites vos courses, pour saisir les raisons pour lesquelles l'obésité est vraiment le fléau de ce siècle. Après avoir lu, relu, re-relu Obésité : s'enrober ou s'en tirer ?, nous avons compris.

Obésité : s'enrober ou s'en tirer ? © Les éditions Le Muscadier - Inserm

Suren Budhan et Jean-Loup Bascands, Obésité : s'enrober ou s'en tirer ?, les éditions Le Muscadier en partenariat avec l'Inserm, 2019, 9,90 €. Disponible en librairie ou sur le site de la Fnac.

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Aujourd’hui, le monde compte 422 millions de diabétiques et la France, à elle seule, près de 5 millions, soit 8% de la population ! L’augmentation de la sédentarité combinée à une alimentation déséquilibrée favorise le développement du diabète de type 2. Le diabète de type 2 peut être à l’origine de graves complications : athérosclérose, infarctus du myocarde, néphropathie… Pour enrayer cela, l’Assurance maladie a créé en 2008 Sophia : le service d'accompagnement des personnes diabétiques. LQDP revient sur ce dispositif qui vous a peut-être échappé !

2008, naissance de Sophia : le service d’accompagnement des personnes diabétiques

Ce nom de Sophia ne vous dit peut-être rien mais c’est pourtant le nom du projet d’accompagnement des personnes diabétiques, lancé par l’Assurance Maladie en 2008. Et ce nom n’est pas anodin car avec ce prénom féminin court et universel, l’Assurance maladie a voulu lancer une invitation personnifiée pour un service humain indispensable pour améliorer l’état de santé et la qualité de vie des patients diabétiques. Sophia, c’est le fruit d’un travail mené, depuis 2006, en concertation avec les associations de patients diabétiques et les médecins. Le diabète est la première pathologie étudiée mais Sophia n’était pas destinée qu’à cette maladie chronique. En effet, elle a été choisie à l’époque, en priorité car le diabète était en forte croissance et représentait donc un enjeu majeur en terme de santé publique.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/30/comment-prevenir-ou-lutter-contre-au-diabete/

Qu’est-ce que Sophia concrètement ?

Véritable relais du médecin traitant dans la prise en charge des maladies chronique comme le diabète par exemple, Sophia vous accompagne pour mieux comprendre votre diabète, prévenir les éventuelles complications, apprendre à surveiller votre glycémie, à gagner en autonomie dans votre pathologie… Sophia est donc un service à distance qui vous proposera de l’information pour comprendre votre pathologie, au travers de journaux, de témoignages, de conseils, de livrets repères… De plus, des infirmiers-conseillers en santé se tiennent à votre disposition pour répondre à vos interrogations. Un suivi personnalisé peut également vous être proposé en fonction de vos besoins et de vos difficultés concernant la gestion de votre diabète. Un site de coaching vous permettra également de centraliser les informations relatives à votre diabète et son suivi médical : résultats d’examen, prochains rendez-vous médicaux, questions/réponses de vos infirmiers-conseillers en santé

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/sante-connectee/2018/03/23/les-3-applis-pour-simplifier-le-quotidien-des-personnes-souffrant-de-diabete/

Qui sont les personnes concernées par Sophia ?

Toutes les personnes atteintes de diabète de type 2 ne sont pas forcément concernées par ce service gratuit et sans engagement de l’Assurance maladie. Pour en bénéficier, il faut : • Être pris en charge en ALD (Affection de Longue Durée) pour le diabète ; • Avoir plus de 18 ans ; • Bénéficier d’au moins 3 prescriptions par an de médicaments pour traiter son diabète ; • Avoir déclaré un médecin traitant.

Si vous remplissez ces critères, vous pouvez vous inscrire au programme Sophia, via votre compte Améli, via un module d’inscription ou via courrier. Votre médecin traitant peut également vous inscrire à votre demande.

Qu’est-ce que Sophia peut vous apporter ?

10 ans après le lancement de Sophia, c’est l’heure du bilan ! Aujourd’hui, ce sont près de 820 000 adhérents qui sont concernés par cet accompagnement. Depuis son lancement, 3 évaluations médico-économiques ont déjà été réalisées. Leur but était d’estimer l’impact de ce service sur l’observance de la réalisation des examens recommandés dans le cadre du suivi du diabète. De plus, ces évaluations avaient aussi pour objectif d’observer l’impact de Sophia sur les dépenses de soins des patients diabétiques. Et les résultats sont plutôt encourageants : • 85% des adhérents déclarent que Sophia les aide à mieux comprendre leur pathologie et ses complications éventuelles ; • 73% des adhérents déclarent manger plus équilibré ; • 63% des adhérents déclarent mieux suivre leur traitement médicamenteux ; • Diminution des hospitalisations et des complications liées au diabète à partir de la sixième année d’accompagnement

Depuis son lancement, le service Sophia s’est étoffé : maintenant ce même service est décliné pour les personnes souffrant d’asthme. Nous n’avons aucun doute que ce service aura des résultats tout aussi encourageants que ceux précédemment présentés.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/11/09/5-types-diabete/

Sources :

- Ameli.fr, Service sophia pour les personnes diabétiques - Dossier de presse « Sophia, le service d’accompagnement de l’Assurance Maladie pour les personnes atteintes de maladies chroniques » - Ameli.fr, Service sophia pour les personnes asthmatiques