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Les aliments ultra-transformés (AUT) reviennent sur le devant de la scène. Après, les AUT et les cancers, voici les AUT et la mortalité. En effet, une nouvelle étude a montré une corrélation possible entre la consommation d’aliments ultra-transformés et des décès survenus chez des participants de la cohorte Nutri-net santé. Explications.

Aliments ultra-transformés, de quoi parle-t-on ?

Les aliments ultra-transformés ont été définis en 2009 par des épidémiologistes brésiliens, et notamment par le Pr Montero de l’université de Sao Paulo. Ce sont des formulations industrielles élaborées par recombinaison d’ingrédients et/ou d’additifs d’utilisation strictement industrielle, plus de 4 ou 5 additifs dans un produit en fait un AUT.

Cette expression est donc utilisée pour décrire un groupe d’aliments non pas en fonction de sa valeur nutritive mais de son degré de transformation. Il existe 4 groupes d’aliments : - les aliments frais ou peu transformés, comme les fruits, légumes et légumineuses frais. Œufs, céréales (pâtes, riz…) ; - les ingrédients culinaires transformés (food ingredient), comme les condiments, les amidons, le beurre et les huiles végétales ; - les aliments transformés (processed food), commeles aliments en conserve, les aliments fumés, les fromages, les pains ; - les aliments ultra-transformés (ultraprocessed food), dont le produit final comprend au moins 4 ingrédients ajoutés : additifs alimentaires, protéines hydrolysées, amidons modifiés et/ou huiles hydrogénées, comme les barres chocolatées, les paquets de gâteaux industriels, les viennoiseries, les céréales du petit-déjeuner.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/27/aliments-ultra-transformes-aut/

Aliments ultra-transformés et cancers du sein, des poumons…

L’industrie agro-alimentaire est de plus en plus attaquée. Des études scientifiques de plus en plus nombreuses montrent que certains produits sont dangereux pour la santé des consommateurs. Épidémie d’obésité, de diabète... tout cela serait aussi dû à notre consommation de produits ultra-transformés.

Anthony Fardet, chercheur au département de nutrition humaine, Inra et université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand écrit dans un article :  « Lorsque les aliments ultra-transformés constituent la base de nos régimes alimentaires, nous créons un terrain favorable au développement des maladies chroniques (…) l’adhésion massive à des régimes à base d’aliments ultra-transformés (comme le régime omnivore de type occidental, dit « Western Diet », riche en énergie et aliments raffinés ultra-transformés) observée dans certaines grandes villes augmente les risques d’obésité, de diabète de type 2 (le diabète non insulinodépendant), de maladies cardiovasculaires et de cancers (parmi les enjeux majeurs de santé publique), mais aussi de mortalité . »

Des études scientifiques ont montré également qu’il existe une corrélation entre la consommation de ces aliments et l’augmentation du risque de cancer. En 2018 déjà, une étude française qui a été très critiquée par l’Industrie agro-alimentaire publiait une étude qui montrait qu’ « une augmentation de 10 % de la proportion d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire est associée à une augmentation de 11 % du risque global de cancer (…) et de 12 % du risque de cancer du sein (…). ». Anthony Fardet précise bien les résultats de cette étude : « Cette étude montre une association et non une loi de cause et d’effets. Ce qui est éthiquement impossible car pour démontrer la cause et l’effet, il faudrait prendre une population assez nombreuse, entre 50 et 100 000 personnes, leur faire manger pendant 30 ans une nourriture qu’à base de produits ultra-transformés et voir l’apparition des cancers par rapport à un groupe témoin. Donc, on se base sur des études d’association qui est le cas de cette étude, qui montre une corrélation. Pour chaque 10 % d’augmentation en poids de produits ultra-transformés on a un risque accru de 10 % des cancers globaux  et des cancers du sein et inversement pour chaque augmentation de 10 % en produits peu transformés on a une réduction des cancers globaux de 9 %. Ce qui est intéressant, c’est que cette étude est basée sur la cohorte Nutri-net, dans laquelle les participants ont un niveau socio-économique plus élevé que la moyenne. Il y a plus de femmes qui sont souvent plus soucieuses de leurs santé que les hommes et un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne. Ceci nous laisse donc penser que les résultats auraient pu être plus élevés, s’ils avaient été mesurés parmi une population moyenne plus représentative des français ou plus pauvre, consommant plus de produits ultra-transformés. »

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2018/09/18/les-aliments-ultra-transformes-aut-responsables-de-cancers-mais-pas-coupables/

En 2017, une étude montrait les méfaits d’une alimentation trop riche en acides gras saturés sur le risque de développer un cancer du poumon. Les résultats sont tout aussi inquiétants : « les individus ayant les régimes alimentaires les plus riches en graisses et en acides gras saturés présentent un risque accru de cancer du poumon de 14%, comparativement à ceux optant pour une alimentation pauvre en graisses. »

Aliments ultra-transformés et hausse de la mortalité ?

La dernière étude parue montre cette fois une corrélation entre produits ultra-transformés et mortalité. Cette étude éditée en février 2019 dans une revue américaine montre le suivi épidémiologique de 44 551 volontaires de plus de 45 ans entre 2009 et 2017, dans le cadre de l'étude Nutr-iNet Santé, « une association statistiquement significative » entre une hausse de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et un accroissement de la mortalité, toutes causes confondues et après prise en compte de nombreux facteurs socio-démographiques et de modes de vie (niveau d’étude, revenu, activité physique, consommation d’alcool, antécédents familiaux de pathologies chroniques…).

Les chercheurs font remarquer que même si « les AUT sont en général denses en énergie, riches en sucres, sel et en gras, et pauvres en fibres et vitamines.(…) l'association persiste après prise en compte de ces aspects nutritionnels (…). Ce qui signifie que d'autres mécanismes pourraient être invoqués. » En bref, on ne peut uniquement incriminer la composition des AUT. La mortalité serait liée également à d’autres facteurs comme : - une présence fréquente d’additifs, le dioxyde de titane, certains émulsifiants, par exemple. Les auteurs de l’étude précisent bien « sauf rares exceptions pour quelques substances, il n’existe pas d’étude évaluant l’exposition chronique aux additifs et les liens avec le risque de pathologies chroniques chez l’homme.De plus, les potentiels effets cocktails dus à l’exposition simultanée à plusieurs additifs alimentaires sont encore moins connus. » ; - la présence de composés néoformés suspectés d’être cancérogènes et génotoxiques ; - certains plastiques et encres des emballages, en contact avec les aliments, seraient des perturbateurs endocriniens. (7)

Les AUT, mortels ?

Ce ne sont pas ces produits qui sont mortels, mais l’utilisation qu’on en fait qui est dangereuse.

Anthony Fardet précise : « On peut consommer des produits ultra-transformés, de temps en temps, ça ne pose aucun problème pour la santé. Je préconise de ne pas dépasser plus de 15 % calories quotidiennes, c’est-à-dire pas plus de 2 portions par jour, idéalement. Il faudrait utiliser ces produits pour ce qu’ils ont été conçus initialement. C’est-à-dire pour être conservés longtemps, pour leur praticité, pour dépanner (…) par contre, ils sont en train de devenir la base de l’alimentation dans les pays anglo-saxons, en Amérique du nord et du sud et dans les pays émergents. En France, on est à 36 % voire plus dans la population adulte. C’est là que ça commence à poser de vrais problèmes. D’autres études lancent des signaux d’alerte et montrent que quand on dépasse un certain seuil de calories ultra-transformées, on augmente les risques de certaines maladies chroniques, obésité, diabète de type 2 et peut-être de cancer. »

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/12/27/acides-gras-satures-mauvais-pour-la-sante/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

- JAMA Internal Medicine, - Reporterre, - The British Medical Journal, - Medscape, - Que Choisir, - Youtube.

Les plantes auraient un nombre conséquent de vertus, notamment curatives, favorisant de fait le marché de la phytothérapie qui ne cesse de croître. Mais qu'est-ce que la phytothérapie ? Et comment en faire bon usage ?

Quelles plantes sont les plus utilisées pour leurs bienfaits ?

Près d'un Français sur deux reconnaît faire usage des plantes au quotidien, majoritairement via des huiles essentielles ou des compléments alimentaires.

Face à la multitude de compléments alimentaires disponibles sur le marché, favorisez ceux ne contenant ni OGM ni adjuvants, conçus avec une gélatine végétale et certifiés par la Commission Européenne pour leurs bienfaits avérés sur la santé, comme les compléments alimentaires naturels Naturamind.

Le stress et les troubles de l'humeur font partie des raisons pour lesquelles les Français font appel aux compléments alimentaires à base de plantes, comme la mélisse, la rhodiole, le griffonia, la valériane ou encore l'aubépine. Cette dernière par exemple est employée pour calmer le stress et la tachycardie, car c'est une plante cardio-régulatrice dont on utilise la feuille et la fleur pour réduire les palpitations.

Fortement liée à la gestion du stress, la qualité du sommeil est également une des préoccupations majeures de la population française. Certaines plantes permettraient d'atténuer les insomnies comme le tilleul, la valériane, la passiflore ou bien la camomille. L'OMS, Organisation Mondiale de la Santé, a d'ailleurs admis l'efficacité de la camomille pour réduire le temps d'endormissement. Quant à la passiflore, l'Allemagne a fait de cette plante un sédatif agréé et même recommandé en cas de stress et d'insomnie légère.

Nombreuses sont les personnes à faire appel aux compléments alimentaires à base de plantes pour retrouver la ligne.

Si les plantes ne font pas maigrir, en tant que compléments alimentaires elles aident fortement à la perte de poids en favorisant l'élimination de l'eau ou bien sont associées à un fort pouvoir de satiété grâce à leur richesse en fibres. Le fenouil et la reine des prés sont notamment très utilisés pour leurs effets drainants, quand l'ispaghul et le konjac sont les plantes les plus reconnues pour leur effet coupe-faim. Le konjac par exemple renferme du glucomannane, une fibre soluble, et face à un corps liquide, elle absorbe près de 100 fois son volume d'eau, procurant ainsi un effet de satiété presque immédiat. Un effet qui lui vaut une renommée considérable au Japon et en Asie du Sud-Est.

Origines et bienfaits des plantes sur la santé

De l'Antiquité à nos jours

Depuis l'Antiquité et des millénaires durant, les plantes ont constitué les premiers médicaments. Diverses civilisations ont fait appel aux plantes pour se soigner, comme la Chine impériale, la Grèce antique ou encore l'Égypte antique. En France, l'une des premières et des plus connues des occurrences de la phytothérapie a eu lieu sous Charlemagne, qui exhorta les monastères et les abbayes à cultiver les plantes médicinales. Aujourd'hui reconnue comme une médecine dite douce, l'Organisation Mondiale de la Santé admet la phytothérapie comme l'ensemble des « produits médicinaux qui contiennent comme principes actifs exclusivement des plantes (parties aériennes ou souterraines), d'autres matières végétales ou des associations de plantes, à l'état brut ou sous forme de préparations ».

Avec l'avènement des médicaments, la phytothérapie a été délaissée pendant plusieurs décennies. Mais depuis les années 90, les plantes médicinales reviennent sur le devant de la scène à la faveur d'un désir de médecine plus naturelle dans la population, d'où leur omniprésence en pharmacie, en commerces spécialisés ou encore en grandes surfaces.

La phytothérapie clinique individualisée a aussi permis aux plantes médicinales de redorer leur blason, associant la connaissance scientifique de leurs composés et la compréhension de leurs effets thérapeutiques sur certaines pathologies. La phytothérapie clinique individualisée nécessite le recours à un professionnel de santé formé afin de recommander les plantes appropriées à une visée thérapeutique particulière.

Utilisations de la phytothérapie

Aujourd'hui, la phytothérapie est reconnue par l'Académie de Médecine. Son efficacité est avérée grâce aux principes actifs des plantes, et les risques moindres par rapport aux médicaments. La pharmacovigilance dans ce domaine relève moins de 1 % d'effets indésirables signalés par l'ANSM en 2015.

On distingue aujourd'hui 3 types de matières premières d'origine végétale sous l'appellation phytothérapie : - Les plantes médicinales ; - Les préparations à base de plantes ou préparations extractives ; - Les substances végétales.

Les modes d'utilisation de la phytothérapie et les principes d'extraction sont aujourd'hui très nombreux. On dénombre entre autres : - L'infusion, qui libère les principes actifs grâce au contact de plantes avec de l'eau portée à ébullition ; - La décoction, où les plantes elles-mêmes (ou leurs racines, écorces, etc.) sont portées à ébullition ; - Les huiles essentielles, pour application locale. Elles sont obtenues par distillation de la plante dans de l'eau et contiennent une forte concentration en principes actifs sélectionnés ; - La teinture, un mélange de plantes fraîches et d'alcool ayant macéré durant 3 semaines. Il s'agit d'une solution hydro-alcoolique à diluer dans l'eau ; - Les gélules et poudres en compléments alimentaires, permettant une forte concentration en principes actifs et aujourd'hui très répandues ;

Des précautions à l'égard de la phytothérapie ?

Il est important de comprendre qu'en raison de la présence des principes actifs des plantes, un risque d'effet cocktail est possible, impliquant certains effets secondaires.

Pourquoi ? Tout simplement car les principes des plantes peuvent interagir avec certains médicaments. À titre d'exemple, le millepertuis est réputé pour son action contre la dépression légère ou les troubles du sommeil, mais interagit potentiellement avec les contraceptifs oraux, les traitements contre le VIH ou les anti-rejets.

Si vous lisez sur la toile qu'une plante peut être recommandée pour ses bienfaits, sachez que toutes les parties de la plante ne se valent pas, comme le sureau dont la fleur a un effet diurétique alors que le fruit permet de lutter contre le rhume.

Il convient de rappeler que la pharmacopée française a établi une liste des plantes à visée thérapeutique (environ 400), dont la vente est réservée aux pharmaciens. Mais 148 de ces plantes peuvent être vendues hors de la pharmacie du fait de leur usage cosmétique ou alimentaire. Même si les plantes médicinales ne sont pas soumises à ordonnance, n'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien quant aux doses, aux précautions d'emploi et à la durée du traitement.

Sources :

- Institut Européen des Substances Végétales ; - OMS ; - ANSM ; - Le Quotidien du Pharmacien ; - Légifrance

L’antibiorésistance se développe et le sujet devient un problème de santé publique. Selon les chiffres de 2015, 125 000 patients déclareraient une infection due à une bactérie résistante par an en France et l’antibiorésistance serait responsable de 5 543 décès. Autant d’hospitalisations et de décès qui pourraient être évités et dont le nombre risque d’augmenter si l'on ne change pas nos pratiques vis-à-vis des antibiotiques.

La lutte contre l’antibiorésistance s’organise !

Face à cette émergence de l’antibiorésistance, plusieurs approches sont possibles : - Raisonner l’usage des antibiotiques ; - Trouver des solutions de substitutions : nouveaux antibiotiques, phages... ; - Comprendre les mécanismes de résistance des bactéries pour les contourner.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/09/18/les-phages-attaquent/

C’est sur ce dernier point que des chercheurs de l’Université d’Hamilton au Canada ont orienté leurs investigations.

Quand les antibiotiques attaquent, les bactéries contre-attaquent

Ils se sont intéressés à une classe d’antibiotiques en particulier, les polymyxines, qui sont des molécules efficaces même dans certaines situations d’infections causées par des bactéries multi-résistantes. Il s’agit donc d’antibiotiques utilisés en dernier recours de traitement.

Or, des cas de résistance aux polymyxines commencent à émerger, remettant en cause notre capacité à traiter ces mêmes infections.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/11/16/antibioresistance/

Les scientifiques ont donc cherché à comprendre quels changements ayant lieu dans les bactéries entraînaient l’apparition de cette antibiorésistance.

La résistance des bactéries face aux antibiotiques élucidée

En travaillant dans des conditions in vitro, les chercheurs ont réussi à identifier les facteurs responsables de l’antibiorésistance.

Il était connu que cette molécule exerce son activité antibiotique en se fixant sur la paroi des bactéries et en y créant des pores. Ces micro-trous déstabilisent l’intégrité de la bactérie ce qui entraîne sa destruction.

Deux mécanismes différents pourraient alors expliquer la résistance à l’antibiotique : - Une diminution de la charge électrique présente naturellement à la surface de la bactérie. L’attraction de la molécule antibiotique est alors réduite. - Un épaississement de la membrane bactérienne, qui rend sa perforation plus difficile.

Ainsi, en étudiant la capacité des bactéries à faire évoluer leur charge électrique et l’épaisseur de leur membrane, il serait possible de prédire les capacités de résistance des bactéries ciblées par les polymyxines.

Sources

- Khondker A, Dhaliwal AK, SaemS, Mahmood A, Fradin C, Moran-Mirabal J, Rheinstädter MC.  "Membrane charge and lipid packing determine polymyxin-induced membrane damage.", Communications Biology,  2019, 2(67), - The Lancet, - Ministère des Solidarités et de la Santé, - Pourquoi Docteur.

[Ceci est un article sponsorisé]

Au vapoteur débutant, le monde des liquides pour cigarette électronique semble un labyrinthe inextricable. Parce que réussir votre sevrage avec la e-cigarette passe aussi par le plaisir des papilles, voici de quoi trouver votre chemin.

Pour en savoir plus :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/03/24/faut-il-bruler-la-cigarette-electronique/

Qu’est-ce qu’il y a dedans ?

La loi française est impitoyable, l’étiquetage est détaillé. Le e-liquide, c’est d’abord une base neutre : propylène glycol et glycérine végétale. On y ajoute des arômes, de la nicotine, parfois des additifs frais ou sucrés, et dans certains cas, de l’eau.

Propy quoi ?

Le propylène glycol exalte les arômes, la glycérine végétale apporte du moelleux. Le dosage varie. Plus la résistance de votre atomiseur présente une valeur haute, moins elle supportera une proportion importante de glycérine.

Arômes naturels ou artificiels ?

Les deux, mon général. L’un n’est pas meilleur que l’autre, et on les mélange souvent pour obtenir des goûts réalistes ou des composés savoureux.

Nicotine ?

Elle est indispensable au début du sevrage. On choisit un taux élevé pour commencer et on diminue naturellement, sans manque. Les gros fumeurs s’intéresseront aux liquides qui contiennent des sels de nicotine. Ils délivrent la même dose que les autres, mais plus efficacement.

Français ou étrangers ?

Les liquides français sont au top ! Que ce soit sur le plan sanitaire ou aromatique, nos petits flacons sont fiables.

En boutique ou sur internet ?

Dans les premiers temps, un passage en boutique permet de goûter à une vaste gamme avant d’acheter. Une fois qu’on sait ce qu’on aime, l’internet, avec son choix immense et ses prix bas, fait figure d’Eldorado. LQDP a trouvé pour vous un site de e liquide pas cher et de bonne qualité.

Un dernier conseil. Variez les plaisirs. Commencez avec deux flacons différents, tant par le goût que par le taux de nicotine. L’un vous tentera le matin et le soir, l’autre ira mieux pour la journée. Et n’hésitez pas à les mélanger pour obtenir un troisième parfum.

Il ne vous reste plus qu’à choisir le goût de vos futurs nuages !

Depuis quelques décennies maintenant, l’axe microbiote-intestin-cerveau est de plus en plus étudié. Car si le microbiote était peu considéré jusqu’à présent, il apparaît que les bactéries du microbiote joueraient un rôle clé à la fois au niveau intestinal ainsi qu’au niveau du cerveau. Alors, quel est l’impact de ces bactéries sur nos organes ?

Les bactéries produisent des métabolites d’une grande utilité

Des souris dépourvues de germes bactériens (= axéniques) présentent des troubles du développement neural. Pourquoi ? Car certaines cellules du tube neural utilisent les acides gras à chaînes courtes issus de la fermentation des bactéries pour leur maturation. Si pas d’acides gras à chaînes courtes, pas de maturation. Il semblerait ainsi que les métabolites produits agissent localement au niveau de cellules du système endocrinien ou du système immunitaire.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/12/11/bacteries-dans-le-cerveau/

Les premières années de vie déterminantes

Jusqu’aux trois ans de l’enfant, le développement cérébral ainsi que le développement de son microbiote intestinal sont importants. Tout d’abord, on sait que le type d’accouchement a une influence sur le développement du microbiote de l’enfant. Les enfants nés par voie basse entrent directement en contact avec le microbiote vaginal, ainsi qu’avec des germes fécaux. Ces derniers viendraient renforcer l’immunité chez le nouveau-né.

En revanche, les enfants nés par césarienne présentent un risque plus élevé d’être sujets à l’asthme, à des maladies inflammatoires chroniques intestinales, ou à des maladies liées à l’immunité.

L’allaitement joue un rôle dans le développement du microbiote intestinal : les enfants allaités ont un microbiote plus dense en Bifidobactérium. Les oligosaccharides présents dans le lait maternel favoriseraient en effet le développement du microbiote intestinal chez l’enfant. Et toujours chez l’enfant, il a été montré que le microbiote intestinal a son rôle à jouer dans les performances cognitives.

Pour en savoir plus sur le microbiote du nouveau-né

Malheureusement tout n’est pas encore bien compris dans cette relation microbiote intestinal et cerveau. Mais il faut savoir quela communication entre les intestins et le cerveau est bi-directionnelle : des signaux vont du sens intestin vers le cerveau et inversement. Et le microbiote agirait sur le cerveau avec au moins deux façons identifiées : - Via les neurones du système nerveux entérique (système nerveux propre à l’intestin) - Via le nerf crânien X

Des facteurs perturbant le microbiote auraient un impact sur le fonctionnement cérébral

On sait que certains facteurs extérieurs viennent perturber l’équilibre du microbiote intestinal. C’est le cas par exemple des antibiotiques. Alors, c’est quoi le rapport avec le cerveau ? Eh bien des études ont montré que la prise d’antibiotiques diminue la quantité de certains métabolites cérébraux (comme la sérotonine). Et l’antibiothérapie augmenterait également l’anxiété et la dépression. Inversement, des patients atteints de pathologies cérébrales ont un microbiote intestinal altéré et souffrent généralement de troubles du transit intestinal. Enfin des études cliniques suggèrent que des perturbations de l’axe microbiote-intestin-cerveau seraient associées à des pathologies comme l’autisme, le déficit de l’attention, la maladie de Parkinson ou bien même l’Alzheimer. Si on transfère du microbiote intestinal de souris dépressives à des souris axéniques, ces dernières vont voir leur humeur et leur comportement modifiés. A l’inverse, des probiotiques administrés à des sujets sains ont la capacité à influencer l’activité du cerveau.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/11/16/les-antibiotiques-cest-la-panique/

Pour chouchouter une bonne relation intestin-microbiote-cerveau, quel réflexes avoir ?

Le Dr Mayer, gastro-entérologue spécialisé dans la relation intestin-cerveau-microbiote, propose quelques pistes pour un microbiote en pleine forme, et ce, en vue d’un fonctionnement cérébral optimal : 1- Mangez des fibres, bien entendu ! 2- Limitez les graisses animales : celles-ci favorisent l’inflammation, et diminuent la sensibilité du nerf vague au niveau intestinal. Du coup, il y a une perte de la sensibilité aux signaux de la satiété

3- Évitez les additifs alimentaires : ceux-ci sont associés à une augmentation du taux de Bacteroides et Clostridiales. Ces bactéries produisent à leur tour des métabolites qui augmentent la résistance à l’insuline. Les émulsifiants provoquent une inflammation intestinale, altérant comme les graisses animales les signaux de satiété. 4- En cas de stress ou d’anxiété, privilégiez les aliments fermentés pour enrichir le microbiote. 5- Mangez à l’abri du stress ! Un état émotionnel négatif (stress, colère, tristesse) réduit la diversité des bactéries du microbiote. Celles-ci sont agressées par des acides de l’estomac, ce qui rend la paroi intestinale poreuse. Donc le sujet sera inévitablement exposé à une inflammation intestinale 6- Évitez le grignotage : jeûner permet de « nettoyer » l’intestin de métabolites indésirables. Et de fait, le nerf vague sera plus à même de ressentir les signaux de satiété. 7- Effectuez une activité physique : en bougeant, on limite le stress et donc on favorise une meilleure diversité du microbiote intestinal.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/07/19/bienfaits-sport-sur-microbiote-intestinal/

Sources

- NCBI, - Univadis, - Gut Microbiota For Health, - Sciences et avenir, - Sciences et avenir.