
Si l'alimentation végétalienne a le vent en poupe, c'est qu'elle comporte de nombreux bienfaits nutritionnels. Zoom sur 5 superaliments de l'alimentation végétale (pour en connaître plus sur cette dernière, consultez cet article), qu’il est recommandé d’intégrer à votre programme alimentaire dès aujourd'hui.
5 superaliments vegan
1 - Les baies d’aguaymanto
Les baies d’aguyamanto sont connues pour leurs propriétés diurétiques. Cela s'explique par leur forte teneur en alcaloïdes et en potassium avec près de 155 mg de potassium pour 100 grammes. C'est pourquoi elles sont excellentes pour les voies urinaires ainsi que pour le système digestif.Elles sont aussi consommées en prévention de nombreuses maladies. En réalité, en éliminant l'acide urique, ces baies permettent de diminuer les risques de rétention d'eau, de calculs rénaux ainsi que de rhumatisme. Enfin, leur teneur en vitamine C et en caroténoïdes est très importante, ce qui en fait un aliment incontournable.
2 - L'acérola
L'acérola est un aliment essentiel pour limiter les pics d'insuline et ralentir l'arrivée du sucre dans le sang. Elle lutte ainsi contre une possible prise de poids ainsi que contre le diabète de type 2.En outre, l'acérola contient de nombreux antioxydants, notamment des bio flavonoïdes et des caroténoïdes, ce qui permet de réduire l'action des radicaux libres et de lutter contre le vieillissement. Enfin, sa teneur en vitamine C stimule la production de globules blancs, ce qui permet une meilleure défense contre les agents infectieux.
3 – La spiruline
La spiruline est un complément alimentaire classé parmi les superaliments, notamment pour sa teneur en protéines. En effet, elle contient près de 65 % de protéines. Elle est ainsi optimale pour une meilleure reconstruction musculaire, et on la conseille avant tout aux sportifs végans.Elle ralentit également le vieillissement de l’organisme et améliore la qualité de notre peau et de nos cheveux, par sa teneur en antioxydants. Enfin, sa teneur en iode permet d'accélérer le métabolisme et de lutter contre la prise de poids. Pour profiter des bénéfices de la spiruline, il existe différentes formes. Il est recommandé de consommer la spiruline sous forme de comprimés : 3 à 4 comprimés par jour seront parfaits pour bénéficier de tous les bienfaits nutritionnels que la spiruline propose.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/reportage/2018/09/05/baobab-spiruline-graines-de-chia-super-recettes-pour-des-superaliments/
4 - Le cacao
Les fèves de cacao sont idéales pour réguler le niveau de cholestérol et la tension artérielle. Tout le système immunitaire est stimulé si vous consommez des fèves de cacao de manière régulière.Par ailleurs, leur teneur en antioxydants permet de protéger l'organisme contre le vieillissement. Enfin, le flavanol de cacao contribue à une sensation de bien-être et à une meilleure stimulation du flux sanguin.
5 - Les baies d’açaï
Originaire du Brésil, l’açaï est une source de bonnes graisses, à savoir des acides gras insaturés à hauteur de 6 % et une teneur en protéines plutôt importante, à savoir 2,5%.Ces baies contiennent seulement 3 % de glucides, et leur indice glycémique est faible ce qui permet de lutter contre la prise de poids. Enfin, c'est une des meilleures sources d'antioxydants pour réduire l'action des radicaux libres sur l'organisme.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/reportage/2018/02/20/notre-top-5-des-antioxydants/
Certains objets du quotidien sont de véritables nids à bactéries. On les utilise pourtant chaque jour, sans même y penser. Nous avons déniché 5 objets et outils du quotidien parmi les plus sales mais, autant vous le dire de suite, il y a des bactéries partout !
1- L'éponge
Une équipe de microbiologistes allemands a étudié la diversité bactérienne des éponges utilisées en cuisine. Surprise : elles concentrent 50 milliards de bactéries de 118 espèces distinctes pour chaque centimètre cube. Oui, autant de bactéries sur une surface aussi petite. Mais cette éponge est en contact avec tous vos contenants, donc tous vos aliments, on l'utilise à plusieurs reprises chaque jour et surtout, on la pose sur le bord de l'évier sans même l'essorer. Or, l'humidité est le terrain idéal pour une invasion bactérienne. On peut parfois lire qu'un passage à la machine à laver permet d'anéantir les bactéries d'une éponge. Or, les bactéries les plus résistantes au lavage sont aussi celles qui recolonisent cette surface le plus rapidement.2- Le Frigo
Une étude commandée par Microbian Europe révèle qu'un frigo contient en moyenne plus de 750 fois la concentration de bactéries identifiée comme sûre. Les bactéries sont inhérentes à l'Homme, nos mains en sont recouvertes. Aussi n'est-il guère étonnant que ces bactéries se retrouvent dans le frigo. Les différences de température facilitent notamment la prolifération de bactéries, d'où la sempiternelle consigne de votre mère : "ne laisse pas le frigo ouvert trop longtemps." La zone la plus concentrée en bactéries est... le bac à légumes, ces derniers étant les plus à risques. Dans votre bac à légumes – dont on ne soupçonnait guère la pathogénicité –, on dénombre près de 129 000 bactéries au centimètre carré. On retrouve parfois des bactéries comme les salmonelles ou la fameuse Escherichia coli.3- Le téléphone
En moyenne, 1 479 familles de bactéries sont présentes sur l'écran de notre smartphone. Et là, vous êtes en train de nous lire, les doigts sur l'écran.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/12/11/7-fois-plus-de-bacteries-sur-le-telephone-que-sur-la-cuvette-des-toilettes/
4- Le canard du bain
L'institut de recherche sur l'eau de Suisse a étudié la diversité bactérienne de ces canards en plastique dont vos enfants raffolent. L'institut a comparé des canards déjà utilisés, plongés dans une eau propre ou salie, et des canard neufs, plongés dans une eau propre, et d'autres dans une eau usagée (savon, sueur...). Les résultats font froid dans le dos : entre 5 et 75 millions de cellules ont été retrouvées sur chaque centimètre carré. La totalité des canards exposés à une eau salie contenait des germes, potentiellement pathogènes dans 80 % des canards étudiés. Des bactéries pathogènes ont été détectées (les légionelles par exemple) mais aussi d'autres connues pour leur résistance (l'espèce Pseudomonas aeruginosa).[embed]https://www.youtube.com/watch?v=FRa3p3zdK5s&frags=pl%2Cwn[/embed]
5- Les rondelles de citron
Là, on reconnaît ne pas y avoir songé en amont. Mais les Américains l'ont fait ! Une équipe de chercheurs a analysé la peau et la pulpe de 76 citrons en provenance d'une vingtaine d'établissements. Mauvaise surprise (encore) : 70 % des échantillons favorisaient la prolifération des bactéries. Pire : ces échantillons ont été collectés avant qu'un client ne touche sa boisson. Lesdites bactéries proviendraient donc du personnel et du lieu... Pensez-y la prochaine fois que vous trouverez des cacahuètes sur votre table.Des bactéries partout mais pas nécessairement pathogènes
Rien ne sert de paniquer et de tenter – en vain – de désinfecter votre intérieur. Sur plus de 13 000 espèces bactériennes scientifiquement reconnues, seulement 150 sont considérées comme pathogènes pour l'Homme. Leur pathogénicité dépend en outre de leur concentration, ou de l'état de santé de la personne qui y est confrontée.Puis, les bactéries sont essentielles au bon équilibre de tout organisme vivant. On commence à le savoir, notre corps abriterait 100 000 milliards de bactéries. Et ces bactéries sont certes partout mais agissent comme des barrières, empêchant les germes pathogènes de s'en installer. Elles activent aussi certains récepteurs de l'immunité, donc inutile de commencer la chasse aux bactéries.
Pour tout savoir sur les bactéries dans votre intestin :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/
Sources
- Institut de recherche sur l'eau, - FranceInter, - Daily Mail.Chaque matin, votre mère vous intimait l'ordre de prendre votre petit-déjeuner pour bien démarrer la journée. Les études étaient unanimes : le petit-déjeuner est nécessaire à une alimentation équilibrée. Mais si cette allégation était en fait erronée ?
De l'importance du petit-déjeuner ?
Les recommandations nutritionnelles ont longtemps insisté sur l'importance du petit-déjeuner. Des études datant des années 70 et 80 ont mis au cœur des leurs préoccupations ce "repas le plus important de la journée". Elle signalaient notamment que l'absence de petit-déjeuner était liée à une surcompensation énergétique dans la journée. Ou que c'était ce repas qui détenait le pouvoir de satiété le plus conséquent, et que faire l'impasse avait des répercussions sur la sensation de faim. Puis vint l'ère du scandale et des lanceurs d'alerte. Ces derniers ont révélé que de nombreuses études vantant les bienfaits du petit-déjeuner avaient été commanditées et financées par Kellogg's et autres fabricants de céréales au succès mondial. Julia Belluz souligne d'ailleurs pour Vox qu'aucune étude n'a rééllement démontré les bienfaits sur la santé du petit-déjeuner.Puis, il y a petit-déjeuner et petit-déjeuner. Celui qui contient des (vrais) fruits, des produits frais et des aliments à l'indice glycémique bas ou modéré. Puis, il y a ceux composés d'aliments ultra-transformés, comme les céréales industrielles, les gâteaux et autres pâtisseries qui ravissent certes votre palais, mais beaucoup moins votre santé.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/11/les-petits-dejeuners/
Le petit-déjeuner n'aurait aucun impact sur le poids
Face à ces doutes croissants quant à l'absence de bienfaits du petit-déjeuner, une équipe australienne a réalisé une méta-analyse de plusieurs essais cliniques : 7 d'entre eux étudiaient l'impact du petit-déjeuner sur le poids, et 10 observaient l'effet de ce repas sur la consommation énergétique quotidienne. Résultat : "il n'y a aucune preuve pour soutenir la thèse que le petit-déjeuner favorise la perte de poids ou que ne pas en prendre mène à une prise de poids." La majorité de ces essais ont été menés sur des personnes en surpoids, chez qui l'absence de petit-déjeuner n'a pas conduit à une prise de poids, balayant ainsi le mythe de la surconsommation énergétique le reste de la journée. Quant aux personnes consommant un petit-déjeuner durant l'étude, elles n'ont pas perdu de poids.Néanmoins, l'équipe australienne relève que ce repas conduit à une augmentation de l'apport énergétique quotidien, avec une augmentation moyenne de 259,79 kcal par jour. De nouvelles recherches devraient voir le jour car les auteurs de cette méta-analyse n'excluent nullement les risques de biais. Ils soulignent en outre que les suivis n'ont pas été menés à long terme.
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Sources
- British Medical Journal, - Journal International de Médecine, - Vox, - Slate.Annoncer une mauvaise nouvelle à un patient est un choc pour ce dernier. Si la HAS a publié des recommandations pour aider les médecins à faire face à ce genre de situations, il n’existe pas de manuels pour aider les proches. Comment doit-on réagir ? Comment soutient-on un proche malade ? Toutes ces questions n’ont aucune réponse mais elles en ont paradoxalement une multitude car ce qui est alors mis en question c’est la relation entre le proche et le malade. Petit tour d’horizon des choses à faire ou à ne pas faire.
Ne pas être seul
Apprendre une mauvaise nouvelle est un choc pour la personne. Psychologiquement elle doit faire face à un deuil et les réactions sont les mêmes chez chacun face à cette nouvelle. « Recevoir un diagnostic grave revient à faire face à un deuil : celui de la bonne santé que l’on avait, celui de la vie sans soins, sans inquiétude d’une mort proche… Les réactions des personnes qui encaissent une annonce de maladie grave correspondent d’ailleurs à ce que la psychiatre Elisabeth Kübler Ross a étudié en détail dans les années 60, les « cinq phases du deuil » : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. »Dans cette situation, il est donc nécessaire qu’un proche soit présent. Tout d’abord, beaucoup ont besoin qu’un proche soit à leurs côtés pour entendre cette nouvelle, pour ne pas se sentir seul. Le proche doit accepter la réaction du malade, colère, abattement, prostration… C’est un état de choc, on ne sait jamais quelle sera la réaction du patient. Léon R. (45 ans, Marseille), « lorsque j’ai appris que j’avais un cancer de la gorge, j’ai eu envie de tout casser autour de moi. J’ai pris le premier objet qui se présentait et je l’ai envoyé sur le mur. C’était une statuette en verre. Heureusement, je n’ai pas blessé le médecin assis en face de moi. ». Lorsque la personne est hors d’elle, le proche doit prendre le relais. Il est ainsi présent pour recueillir toutes les informations dont le malade aura besoin lorsqu’il aura passé l’état de choc. Pour Isabelle T. (52 ans, Paris), la présence de son amie l’a beaucoup aidée à ce moment-là. « Lorsque mon médecin m’a appris que j’avais un cancer du sein, mon cerveau n’a plus fonctionné. Je n’entendais plus rien, je voyais à travers une sorte de nuage blanc. ».
Le proche, véritable relais
Dans ce cas, c’est le proche qui prend le relais en posant les questions, en prenant des notes. Car lorsque le malade refait surface, il pose des questions mais aura manqué des informations importantes. « Mon amie a tout de suite senti que j’étais absente, elle a posé des questions, pris des notes. Quand, j’ai refait surface j’ai repris l’entretien mais tout ce qui m’a échappé, elle a pu me le dire. ». L’amie d’Isabelle, Elisabeth D., a aussi été choquée.« Lorsqu’Isabelle m’a demandé de l’accompagner chez son médecin, je me doutais qu’elle allait apprendre une mauvaise nouvelle, elle aussi d’ailleurs, tous les examens qu’elle avait subis allaient dans ce sens. Aucune de nous n’a été surprise, Isabelle a été très choquée. A la sortie du cabinet, je lui ai tenue la main. Je lui ai juste dit que je serai là. Nous sommes rentrées chez elle ensuite sans un mot. J’étais désarmée, en colère. ».
Le proche n'est pas toujours la personne la plus adaptée pour parler des maux d'un ami malade. Il peut alors être intéressant de l'orienter – sans le délaisser – vers une association de patients.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/07/apssii-combat-sii-colopathie-fonctionnelle/
Comment soutenir un proche malade : l’absence ou le silence
Etre aidant demande beaucoup d’empathie et de finesse. Il ne faut pas minimiser la situation, « des tas de gens s’en sortent » voire promettre que tout ira bien, personne ne sait ce que sera demain. Il ne faut ni manifester un effroi démesuré « Oh, mon Dieu ma pauvre chérie, mais c’est tragique ! » ni fuir le malade. Caroline V. (36 ans, Chartres) raconte que quand elle a appris sa maladie, elle était seule mais l’amie à qui elle a tout de suite fait part de cette nouvelle lui a répondu : « Bouge pas Nounours, j’arrive ! ». Ce petit nom affectueux qu’on ne lui avait jamais donné a réussi à la faire sourire. « Je ne pensais pas que j’étais encore capable de sourire à ce moment-là ! »Le soutien des proches est important quelle que soit la phase de la maladie. Nadia D. (70 ans) se souvient « Il y a 22 ans exactement, on m’a diagnostiqué un cancer du sein. Ma famille m’a beaucoup soutenue. Mais j’ai été très surprise par la réaction de mes amies. Lorsque j’ai annoncé ma maladie, beaucoup ne m’ont plus jamais contactée. Pourtant, j’en connaissais certaines depuis plus de 40 ans, nous avions fait nos études ensembles. Elles avaient tellement peur d’attraper cette maladie, qu’elles ont préféré me laisser seule ! ». L’abandon des proches est très dur mais le silence peut être pire.
Déborah S. (45 ans, Paris). « Lorsque j’ai appris que j’avais un cancer de l’utérus, j’ai été choquée et vraiment bouleversée. Je venais de me marier et avec mon mari nous voulions vraiment un enfant. Je me souviens que quand je l’ai annoncé à mon mari, il s’est assis a regardé le sol et n’a rien dit durant environ 5 min. J’étais sûre qu’il allait me quitter ! J’ai vécu les 5 min les plus angoissantes de ma vie !». Le silence est terrible car porteur de non-dit et d’incompréhension. Chacun le traduit comme il peut et souvent on se trompe.
Soyez discret !
Après l’annonce, évitez la classique phrase, au moment de la quitter : « tu m’appelles dès que tu as besoin de moi » car vous mettez la personne en position de demande et cela peut la gêner. La personne qui a reçu cette nouvelle, mettra quelques jours avant de digérer cette nouvelle. Ne vous choquez pas si elle ne vous appelle pas tout de suite. Signifiez-lui que vous êtes là. Montrez-vous présent par de petits signes. Les textos sont très pratiques pour ça. « Dispo pour un café ? », « Tu veux venir déjeuner ? », etc. Surtout ne demandez pas à chaque fois « Comment vas-tu ? », vous remettriez dans ces cas-là la maladie au centre de la conversation. Sacha B. (35 ans, Paris) se rappelle « Quand j’ai appris que j’avais un cancer, à chaque fois que je voyais des amis, des connaissances qui étaient au courant, leur première question était de me demander comment j’allais. Je savais que ça partait d’un bon sentiment mais à chaque fois, je repensais à ma maladie et cette question me faisait l’effet d’un coup de poing dans le ventre. ». Quoi de mieux que pouvoir s’échapper durant quelques heures de la maladie ?Rappelez-vous toujours que vous aidez une personne et non une maladie. Ce rôle est très important pour éviter au malade l’isolement et la vulnérabilité et l’aider à mieux faire face.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/03/30/get-upn-go-appli-pour-aider-les-patients-atteints-de-cancer-et-leurs-proches/
Sources
- Haute Autorité de Santé, - Hizy.Pour la première fois, des travaux scientifiques récents révélent le fonctionnement de l'enzyme de la satiété. Surnommée NAPE-PLD, cette enzyme voit sa mission altérée par une alimentation trop grasse. Résultat : plus on mange gras... Plus on a faim !
Pourquoi cette enzyme de la satiété ne fait pas toujours son travail ?
L'enzyme de la satiété – de son vrai nom "N-acyl phosphatidylethanolamine phospholipase D" –, est une substance produite par l’intestin pour transmettre la sensation de satiété au cerveau (la sensation de ne plus avoir faim).
Le fonctionnement de l'enzyme de la satiété, dite NAPE-PLD
En effet, quand le fonctionnement du corps est régulé normalement, une enzyme de l’intestin envoie un message au cerveau pour signifier qu’il a assez mangé. Ce message de satiété adressé par l’axe intestin-cerveau garantit un bon équilibre alimentaire. Or, les travaux de l'équipe de recherche de Patrice Cani (Louvain Drug Research Institute, université catholique de Louvain, UCL) révèlent que cette enzyme dysfonctionne chez les personnes en surpoids ou obèses. Le message « je n’ai plus faim » n’arrive plus au cerveau. Conséquence, le surpoids augmente et l'obésité guette. Votre question "Mais pourquoi ?" est légitime et les chercheurs viennent de trouver la réponse.
La faute au gras
De fait, l’équipe de recherche a découvert qu’un régime riche en graisses entraine la baisse d’activité de l'enzyme NAPE-PLD. De fait, "lorsque vous mangez, en particulier des graisses, elles sont détectées par l'enzyme. Et ce sont les molécules produites par cette enzyme qui vont transmettre au cerveau le message d’arrêter de manger", explique Patrice Cani. "Mais nous avons découvert que lorsque vous avez un régime riche en graisses en continu, l’activité de l’enzyme baisse, ce qui entraîne une altération de l’axe intestin-cerveau. On continue à manger et on perd la régulation de l’appétit", poursuit le chercheur.Le cercle vicieux
L'enzyme NAPE-LD est porteuse du message de satiété. Comment ? Elle produit de la N-acyléthanolamine (NAE), un type d'acide gras qui a pour fonction de réguler le métabolisme du glucose et des lipides, la prise de nourriture et l'inflammation par le biais de divers récepteurs. Ainsi, grâce à notre enzyme et à ses acides gras, l'intestin active les neurones anorexigènes (qui font cesser la prise de nourriture) dans l'hypothalamus (zone du cerveau). Ces neurones ont, en plus, pour effet de faire dépenser plus d’énergie au repos. Or, chez les personnes en surpoids ou obèses, ces acides gras sont dégradés. Du coup, l'action de l'enzyme NAPE-LD diminue ou cesse carrément. Résultat : le cerveau ne sait pas qu'il doit envoyer le message d’arrêter de manger, on mange plus et on dépense moins d’énergie, donc, on grossit. https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/10/19/reduction-de-l-absorption-des-graisses/Des souris incapables de s'arrêter de manger
C’est en menant des expériences sur des souris que les scientifiques ont mis au jour les effets de cette enzyme. Les souris qui n’ont plus cette enzyme dans l’intestin développent un foie gras, deviennent obèses et dépensent moins d’énergie. « Si on expose les souris dépourvues de cette enzyme à un régime riche en gras, elles n’arrivent plus à s’arrêter de manger la nourriture grasse. Elles mangent donc beaucoup plus que les souris normales » explique Patrice Cani. En clair, plus de coupe-faim naturel ! Le cerveau ne reçoit plus le message d’arrêter de manger.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/pas-de-regime/2019/05/06/comment-les-hormones-influencent-le-comportement-alimentaire/
Un espoir pour tous ceux qui luttent contre le surpoids ?
"On a donc mis le doigt sur un mécanisme clé dans la régulation du métabolisme. Cela ne va pas empêcher les personnes en surpoids ou obèses de manger, mais cela permet d’expliquer pourquoi elles ont tout le temps faim, et de chercher des solutions", se félicite Patrice Cani. Pour autant, à l’heure où rien qu’en France, près de la moitié des adultes sont en surpoids ou obèses, la découverte du rôle de l'enzyme NAPE-LD fournit des pistes thérapeutiques essentielles dont certaines solutions sont déjà à l’étude dans les laboratoires. "Ce mécanisme est une cible pour développer de futures interventions, notamment thérapeutiques", confirme le chercheur.Trois pistes à l'essai
Première piste : administrer aux patients les molécules produites par cette enzyme pour réduire l’appétit. Deuxième piste : activer ou réactiver l’enzyme pour augmenter la production des molécules, et donc ses effets. Troisième piste : empêcher la dégradation de ces molécules. "Dans le cadre de notre étude, on a notamment injecté la bactérie Akkermansia qui permet de restaurer le dialogue entre l’intestin et le cerveau. Une start-up essaye de développer cette piste. Elle espère proposer un complément alimentaire d’ici 3 ans", conclut Patrice Cani.Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
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