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Les bactéries du microbiote vaginal sont essentielles pour nous protéger contre les invasions. Tout déséquilibre du microbiote vaginal cause des perturbations. Lesquelles exactement ?

La médecine vous fascine et vous aspirez à approfondir vos connaissances sur la médecine ? Mais, vous avez peur de vous ennuyer en lisant l'encyclopédie ? LQDP a trouvé ce qu'il vous faut : L'incroyable histoire de la médecine du Pr Fabiani et du dessinateur Philippe Bercovici.

Santé publique France publie chaque année ses recommandations pour une hygiène de vie optimale, en termes d'alimentation et d'activité physique notamment. Qu'évoquent les recommandations nutritionnelles 2019 ? LQDP fait le point.

Les recommandations nutritionnelles 2019 en 3 axes

Afin de faciliter le suivi desdites recommandations par le plus grand nombre, Santé publique France a souhaité simplifier ses recommandations. Aujourd'hui, 3 orientations sont à envisager – augmenter, aller vers, réduire – et non plus des objectifs. Anne-Juliette Serry, responsable de l'Unité Alimentation et Activités physiques à Santé publique France constate d'ailleurs que "ces formulations sont perçues moins contraignantes par le grand public. Elles suscitent un changement progressif, s'adaptant au rythme de chacun." Car il est temps d'agir, à l'heure où près de la moitié des adultes français sont en surpoids ou obèses.

Santé publique France préconise quelques conseils généraux : - privilégier la variété, prendre le temps de manger et de déguster ; - favoriser le fait maison ; - surveiller la quantité et la taille des portions consommées ; - privilégier les producteurs locaux, les fruits et légumes de saison, et les aliments bio.

Pour une alimentation locale et de saison, rien de mieux qu'adhérer à une AMAP :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/01/02/au-nom-dune-consommation-locale-et-raisonnee-adherez-a-une-amap/

Outre ces recommandations hygiéno-diététiques, le rapport s'articule autour de 3 orientations plus détaillées :

1- Augmenter

- Les fruits et légumes

Nous ne consommons pas suffisamment de fruits et de légumes. 5 portions par jour sont recommandées, qu'elles soient issus de produits frais, surgelés ou en conserve.  Attention néanmoins aux fruits séchés (raisins secs, dattes...) qui sont très sucrés, donc à consommer occasionnellement.

- Les légumes secs

Et ce, au moins 2 fois par semaine. Ne lésinez pas sur les lentilles, les haricots ou les pois chiches, riches en protéines. Ils peuvent aisément remplacer la viande.

- Les fruits à coque non salés

Noix, noisettes, amandes... si vous avez un petit creux, favorisez les fruits à coque plutôt que ce bon vieux croissant au beurre. Car leurs atouts nutritionnels sont nombreux : riches en oméga-3, en protéines végétales... Ils restent néanmoins caloriques, donc limitez-vous à une petite poignée par jour.

2- Aller vers

- Les féculents complets

Veillez à consommer au moins 1 féculent par jour. Quand ils sont à base de céréales, Santé publique France recommande de les favoriser complets pour faire le plein de fibres. Faites place dans les placards aux pâtes complètes, au pain complet ou au riz complet donc.

- Le poisson

Le poisson vous veut du bien. Donc, n'hésitez pas à en manger au moins 2 fois par semaine, dont 1 poisson gras (saumon, sardine, maquereau) riche en oméga-3. Le poisson peut être consommé sous toutes ses formes (frais, surgelés ou en conserve).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/2017/11/17/du-poison-dans-nos-assiettes-au-nom-des-omega-3/

- L'huile de colza, de noix et d'olive

Les matières grasses ajoutées tant appréciées (huile, beurre et margarine) peuvent être consommées chaque jour mais en petites quantités. Il faut privilégier l'huile de colza, de noix et d'olive, riches en oméga-3. Le beurre est à consommer de préférence cru.

- Les produits laitiers

Les recommandations sont claires : 2 produits laitiers par jour, à alterner pour varier les plaisirs. Si la crème fraîche et le beurre sont issus du lait, ils sont néanmoins riches en graisses et ne sont pas comptés comme des produits laitiers. Les desserts lactés ne comptent pas non plus car trop sucrés avec trop peu de lait.

3- Réduire

- L'alcool

Certains vont être vraiment malheureux mais il est recommandé de ne pas dépasser 2 verres par jour et surtout pas tous les jours. Pour votre santé, il est chaudement recommandé d'avoir des jours sans consommation d'alcool et de ne pas dépasser 10 verres standard par semaine.

- La viande et la charcuterie

Favorisez la viande blanche et limitez les autres viandes (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) à 500 g par semaine. Pour information, 500 g de viande, cela représente 3 à 4 steaks. Quant à la charcuterie, essayez de ne pas dépasser les 150 g par semaine, en privilégiant le jambon blanc ou de volaille.

- Les boissons sucrées, les aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés

Limitez-les autant que possible et n'oubliez pas que l'eau est la seule boisson recommandée. Si vous ne pouvez vous empêcher de boire un soda ou un jus de fruit, pas plus d'un verre par jour. Pour les gourmands, Santé publique France préconise de limiter les céréales du petit-déjeuner sucrées, les gâteaux, le chocolat, les glaces, les biscuits apéritifs et les plats préparés industriels. On sait, c'est triste mais c'est pour votre santé.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/27/aliments-ultra-transformes-aut/

Et le sport alors ?

Il faut augmenter l'activité physique pour atteindre les 30 minutes d'activité physique par jour. Or, il suffit parfois de modifier les habitudes du quotidien pour atteindre ces 30 minutes : se rendre au travail à vélo, oublier l'ascenseur, délaisser le bus pour la marche à pied... Les occasions sont nombreuses, la santé n'attend pas !

Sources

- Santé publique France, - Le Quotidien du Médecin.

Le corps médical préconise l'activité physique en prévention du diabète gestationnel. Mais est-ce suffisant ?

Vous avez sûrement une amie qui poste sans cesse une photo de son repas sur les réseaux sociaux. Comme cette amie, nombre de digital natives postent leurs repas, sur Instagram notamment. Un centre d'intérêt partagé par beaucoup, qui peut amener à nouer des liens, à  redécouvrir une alimentation saine. Instagram pour lutter contre les troubles alimentaires ?

L'ère de la healthy food

C'est la grande tendance sur Instagram. Le hashtag #healthyfood compte plus de 56 millions d'abonnés quand #healthyeating s'approche des 28 millions. Les photos – et les recettes – d'entrées toujours plus attrayantes ou de desserts toujours plus sains mais gourmands font partie de notre fil d'actualité. Si quelques années en arrière c'était davantage la vie privée qui était exhibée, il semble qu'aujourd'hui ce soit notre assiette qui fascine les foules. Somme toute une théâtralisation de l'alimentation quotidienne, une réelle mise en scène.

Cette phase préparatoire – choisir la bonne assiette, la bonne lumière, assortir les couleurs – peut constituer une réelle motivation quotidienne pour nombre d'entre nous et une source de bien-être. Lamia Sadoun, Pascale Ezan et Valérie Hemar-Nicolas ont d'ailleurs étudié cette scénographie 2.0 de l'alimentation sur Instagram. Elles soulignent que "ce réseau social est très prisé par les jeunes, qui y partagent des visuels, échangent des commentaires autour de leur repas, de recettes culinaires dans lesquels se laissent voir des motivations hédonistes." Si le plaisir dans l'assiette paraîtrait presque accessoire – car usuel – pour certains, il s'agit pour d'autres d'un véritable pas en avant après un rapport altéré à l'alimentation.

Un trouble alimentaire trop souvent méconnu :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2019/01/24/hyperphagie/

Instagram pour lutter contre les troubles alimentaires

Eric Nunès est allé à la rencontre de certaines “instagrameuses” ayant mis en avant leur nouvelle alimentation après une période de troubles alimentaires pour Le Monde. On découvre alors Doriane, jeune étudiante parisienne qui a souffert d'anorexie. Elle partage volontiers ses repas sur la toile maintenant qu'elle est venue à bout de son trouble des conduites alimentaires (TCA). Et c'est grâce à ce réseau social qu'elle est parvenue à vaincre ce trouble, comme elle le rapporte à Eric Nunès : "je contactais des filles qui postaient sur le sujet, les échanges, l'entraide, ça m'a permis d'en sortir." Si, lorsque certains prennent une photo de leur repas sain et 100 % bio, c'est parfois par simple volonté d'acquérir plus de visibilité. Pour d'autres comme Doriane, le dessein est tout autre : "je veux montrer qu'on peut sortir de l'anorexie, manger équilibré. Je sais que celles qui traversent cette épreuve ont de nombreux doute, en partageant je peux les aider, je me dis que je sers à quelque chose."

Eric Nunès révèle également l'histoire de Morgane, jeune femme disqualifiée le jour des championnats de France de karaté pour 500 g de trop. Elle qui attendait ce jour comme une consécration, Morgane pèse 78 kg lors de la pesée des championnats, alors qu'elle concourt dans la catégorie des moins de 78 kg. Meurtrie par cet affront que lui fait son corps, elle suit un régime draconien, accompagné de ses carences. La jeune femme va aujourd'hui mieux elle aussi, et c'est une nouvelle fois grâce à Instagram. Elle entretient des rapports fréquents avec sa communauté, lui permettant d'échanger sur la nutrition, l'activité physique ou bien l'équilibre alimentaire. Ces échanges l'ont beaucoup aidée : "j'ai eu une série de déclics, des rencontres avec des gens avec lesquels j'échange tous les jours."

Une dérive possible ?

Lamia Sadoun, Pascale Ezan et Valérie Hemar-Nicolas mettent en garde contre cette mise en scène de notre healthy food. Car "la culture de l'équilibre alimentaire, la culture du manger sain, [...] peut engendrer de l'orthorexie. C'est-à-dire une forme de contrôle obsessionnel pour une alimentation saine."

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/psycho/2018/09/25/lorthorexie-lobsession-de-manger-sain/

Sources

- Eric Nunès pour Le Monde, 17 janvier 2019, - Pascale Ezan, Valérie Hémar-Nicolas et Lamia Sadoun, "Comportements alimentaires, vie étudiante et réseaux sociaux"

Crédit photo : food_trucs