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Une récente étude souligne que les personnes dormant moins de 6 heures par nuit s'exposent à davantage de risques cardiovasculaires, notamment l'athérosclérose. Explications.

Santé cardiovasculaire et sommeil : une alliance nécessaire

Une étude publiée le 14 janvier 2019 par l'American College of Cardiology avait pour dessein de mesurer l'impact du sommeil sur le risque cardiovasculaire. Pour ce faire, ils ont suivi 3 974 employés de banque à qui ils ont confié un dispositif permettant de mesurer la qualité et la quantité du sommeil. L'étude a ensuite classé les participants à l'étude dans 4 groupes distincts selon le nombre d'heures de sommeil : - moins de 6 h par nuit, - entre 6 et 7 h par nuit, - entre 7 et 8 h par nuit, - plus de 8 h par nuit.

Tous ont dû passer une échographie cardiaque en 3D mais également un scanner cardiaque.

Au terme de l'étude, les participants qui dorment en moyenne moins de 6 h par nuit augmentent de 27 % le risque d'athérosclérose par rapport à ceux dormant entre 7 et 8 h. Pour rappel, l'athérosclérose correspond à l'accumulation de lipides, de glucides complexes, de sang et produits sanguins, de tissus fibreux et de dépôts calcaires au niveau des artères. Sans symptômes cliniques évidents ou longtemps imperceptibles, l'athérosclérose est pourtant impliquée dans de nombreuses maladies cardiovasculaires comme l'infarctus du myocarde ou l'accident vasculaire cérébral. Notre mode de vie actuel serait très fortement lié à l'incidence de l'athérosclérose...

Pour en savoir plus :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/04/20/tout-savoir-sur-latherosclerose/

La qualité du sommeil a aussi un impact sur notre santé cardiovasculaire

L'équipe de recherche a en outre analysé la qualité du sommeil des participants et l'impact sur la santé cardiovasculaire. Un sommeil de qualité médiocre serait associé à un risque accru de 34 % de maladie cardiovasculaire. D'ailleurs, l'équipe des Drs. Gottlieb et Bhatt a pu constater que la consommation d'alcool et de caféine était plus conséquente chez les participants au sommeil court ou perturbé. En guise de conclusion, les docteurs rappellent que le manque de sommeil peut avoir de graves répercussions sur la santé et qu'il est nécessaire de "placer le sommeil  [...] aux côtés du régime alimentaire et de l'exercice en tant que pilier essentiel d'un mode de vie sain."

Sources

- American College Of Cardiology, - Journal of the American College of Cardiology.

Des essais vont bientôt démarrer au Royaume-Uni afin de vérifier si un simple test de l'haleine pourrait détecter certains cancers. Ce test permettrait de dépister un cancer à un stade précoce, mais serait également peu invasif et très peu coûteux. Décryptage.

Le test de l'haleine au service d'un dépistage précoce

Une équipe de chercheurs de l'université de Cambridge vont entamer sous peu les essais cliniques afin de déterminer si un simple test de l'haleine pourrait permettre de dépister certains cancers comme les cancers du sein, du pancréas, de la prostate, de l’œsophage... Cet essai va analyser les échantillons de souffle de 1500 personnes ayant des symptômes pouvant être interprétés comme des prodromes du cancer par rapport à des personnes saines. Une sorte de biopsie respiratoire en somme. Dans quel but ? Comparer le souffle des personnes à qui sera diagnostiqué un cancer par rapport à ceux dont les symptômes ne sont pas ceux d'un cancer pour déterminer s'il existe une composition spécifique chez les personnes atteintes d'un cancer.

Ce test va analyser et comparer des molécules nommées composés organiques volatils (COV). Ces dernières sont libérées quand des cellules de notre organisme produisent des réactions biochimiques. En effet, quand un cancer se développe, l'activité desdites cellules se modifie tout comme leur structure. Une distinction des COV qui pourrait, à terme, permettre aux médecins de détecter un cancer.

L'essai va débuter avec des patients chez qui un cancer de l’œsophage ou de l'estomac est suspecté. Puis viendront des potentiels cas de cancers de la prostate, des reins, de la vessie, du foie et du pancréas. Le principe ? Les patients devront respirer durant 10 minutes dans l'outil test, puis leur échantillon sera envoyé au laboratoire de biopsie Owlstone Medical. Le Pr Fitzgerald, responsable de l'étude, estime que "nous avons besoin de développer de nouveaux outils, comme ce test respiratoire, qui pourraient aider à détecter et à diagnostiquer un cancer plus tôt, donnant ainsi aux patients les meilleurs chances de survivre ».

© Owlstone Medical Ltd

Le test de l'haleine un jour dans le cabinet de votre médecin ?

Au Royaume-Uni, près de la moitié des cancers ne sont détectés qu'à un stade avancé, compliquant de fait le traitements des patients. Ce test d'haleine permettrait ainsi de détecter en amont un cancer pour un traitement optimal. Billy Boyle, le CEO d'Owlstone Medical, souligne que les tests d'haleine constituent un "potentiel croissant » pour "aider les médecins à détecter et traiter les maladies, parallèlement aux tests de sang et d'urine ».

S'il ne s'agit aujourd'hui que d'une étude pilote, les espoirs de développer un outil de dépistage peu invasif et à moindre frais sont bel et bien présents. D'autant plus que ce test, qui rappelle l'éthylotest, pourrait être effectué directement dans le cabinet du médecin. Ce dernier pourrait ainsi revoir l'interprétation de certains symptômes bénins, car nombreux sont ceux, comme les brûlures d'estomac ou les problèmes digestifs, qui ne sont jamais considérés comme les symptômes d'un cancer alors que c'est parfois le cas.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/04/13/vers-un-depistage-organise-du-cancer-du-col-de-luterus-et-pris-en-charge-a-100/

Sources

- Cancer Research UK, "Clinical trial launches to develop breath test for multiple cancers », - Pourquoi Docteur.

« Pourquoi êtes-vous venu aux urgences ? » « Où avez-vous mal ? », « Je vais prendre votre pouls. » Autant de questions qu'il est impératif que le patient comprenne afin d'y répondre pour que le personnel soignant pose un diagnostic pertinent. TraLELHo traduit 50 phrases en 195 langues pour aider la prise en charge d'un patient. Explications.

Avez-vous un traitement en cours ? Você esta fazendo algum tratamento (brésilien), Czy bierze pan (polonais) ?

« On perdait beaucoup de temps dans le diagnostic car on avait du mal à poser les bonnes questions, à avoir les réponses », se rappelle Marion Verdaguer, infirmière de nuit aux urgences du CHU de Rennes. « On faisait souvent à ces patients plus d'examens qu'aux autres. Ils étaient aussi très mal à l'aise » du fait de l'impossibilité de se comprendre et de se faire comprendre. »

De fait, le jour, des traducteurs sont régulièrement sollicités pour aider les soignants. Ils sont moins disponibles au milieu de la nuit. Quotidiennement confronté à des patients ne comprenant pas et ne parlant pas la langue française, cette infirmière a alors imaginé, conçu et développé TraLELHo, le premier traducteur universel pour hôpitaux.

TraLELHo, le traducteur pour les étrangers à l'hôpital

Marion Verdaguer a donc compilé et classé les 50 phrases essentielles en 8 thèmes : circonstances, douleur, neuro, respiratoire, digestif... Elle a ensuite créé le site et, au fil des mois, ajouté des traductions.

Très facile et libre d'accès, il suffit de cliquer sur le drapeau de son pays et de choisir la phrase souhaitée : la traduction s'affiche.

TraLELHo TraLELHo, en tchèque

« Je me sers du site quasiment tous les soirs », observe l'infirmière, toujours unique responsable du site.

Elle a également rédigé des fiches spécialisées à l'usage des soignants et des patients pour la radiologie, la pédiatrie, l'anesthésie et le bloc opératoire ainsi que le secrétariat. » Pour permettre d'approfondir l'échange et le dialogue patient-soignant, elle a complété le site avec un traducteur automatique de texte libre.

TraLELHo, extrait de la fiche pédiatrie en éthiopien TraLELHo, extrait de la fiche pédiatrie en éthiopien

 

Bénévole, Marion Verdaguer veut absolument que l'accès au site TraLELHo demeure gratuit et sans publicité. Le service communication du CHU contribue à faire connaitre cette formidable initiative et des dons via PayPal pour son maintien et son développement (nouvelles traductions ou éventuelles corrections) sont acceptés.

Décerné en 2017 par l'ARS de Bretagne, le label « Droits des usagers de la santé » met également en avant cette initiative innovante et citoyenne.

Autre initiative citoyenne pour les jeunes adultes :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2019/01/08/take-care-le-premier-serious-game-dedie-a-la-sante-pour-les-16-25-ans/

En 2018, 124 médecins, généralistes, cardiologues, pédiatres, urgentistes, etc. dénoncent dans un blog relayé par une tribune publiée dans Le Figaro, les thérapies alternatives, les considérant comme inefficaces voire dangereuses et coûteuses. Ceci relance une querelle commencée depuis 200 ans environ : l’homéopathie est-elle efficace ? Le débat reste ouvert.

Homéopathie et médecine conventionnelle, une éternelle querelle ?

« Fondée à la fin du XVIIIe siècle par le médecin allemand Samuel Hahnemann, l’homéopathie est la médecine alternative la plus vieille à s’être installée en Europe. » Cette médecine a été très vite contestée. Dès 1835, une étude très sérieuse montrait que l’homéopathie était inefficace. Plusieurs centaines de travaux indépendants plus tard, la plus grande revue de la littérature scientifique existante a été publiée en 2015 par le Conseil national de la recherche médicale australien (National Health and Medical Research Council, ou NHMRC) après trois ans d’un processus rigoureux de relecture des études portant sur le sujet. La conclusion est claire « Le NHMRC a ainsi étudié 57 méta-études publiées entre 1997 et 2013 et recouvrant 176 études scientifiques sur 61 maladies ou problèmes de santé. Pour 13 problèmes de santé, l’homéopathie n’a pas eu plus de résultats qu’un placebo. (…) Les effets de l'homéopathie n'ont été démontrés pour aucun des 61 problèmes de santé étudiés. » Pourtant, ce rapport très négatif, et abondamment relayé par les médias, s’oppose à un autre rapport édité en 2011 par des scientifiques suisses. Il soutient l’homéopathie et dénonce des pratiques illégales de la part des australiens. Des « irrégularités majeures ont été révélées depuis, dont un premier rapport dissimulé au grand public. En 2016, une plainte formelle a donc été déposée à l’Ombudsman du Commonwealth. » L’homéopathie est donc une médecine qui cristallise depuis longtemps bien des passions…

Allopathie versus homéopathie

La médecine traditionnelle s’enseigne mais surtout elle est basée sur des faits, ce qu’on appelle l’evidence-based medicine, les constatations, observations. Lorsqu’une molécule est remboursée, c’est parce qu’elle a dû passer des études (de phase 1,2 et 3), elle a prouvé de façon scientifique qu’elle avait un effet avant d’arriver sur le marché. La pratique de la médecine est donc encadrée, mais pas l’homéopathie.

A la suite de la tribune du Figaro, le principe du remboursement de l’homéopathie par la Sécurité sociale a été remis en question. Rappelons que le remboursement de l’homéopathie représente chaque année 129 millions d’euros, les traitements sont remboursés jusqu’à 30 % voire 90 % en Alsace-Moselle. Ce principe est important car, non seulement, il donne à la molécule ou à la pratique une certaine crédibilité, « si c’est remboursé c’est que ça marche ! », mais en plus, il sous-entend dans l’esprit des patients que cette pratique est reconnue par l’Etat. C’est Agnès Buzyn qui a décidé de réfléchir à cette question de façon sereine, le 27 novembre 2018, au micro de la matinale de France Inter, elle déclare « le problème de l’homéopathie c’est qu’elle n’a jamais été évaluée comme les médicaments. On a décidé de rembourser l’homéopathie sans aucune évaluation scientifique, donc peut-être l’homéopathie pourrait rentrer dans le droit commun et être évaluée. Si elle est utile, elle restera remboursée et si elle est inutile, elle arrêtera de l’être. » C’est la Haute Autorité de santé qui devra se prononcer. La Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS est très claire, « peu importe comment ça marche mais si ça marche ça doit pouvoir être démontré. Peut-on démontrer une plus-value significative pour le patient ? » La réponse devrait être donnée en avril 2019. En attendant, lorsqu’on demande aux représentants des principaux syndicats des médecins français, ils sont d’accord pour dire que l’homéopathie apporte bien une plus-value aux patients.  Ainsi, pour le Dr Jean-Paul Ortiz de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) « On sait que ça donne des résultats… », « L’homéopathie rend service, beaucoup de patients se sentent soulagés », rappelle le Dr Philippe Vermesch du Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Et de conclure, « La question est celle du bien-être. Le but de la médecine est-il de prescrire des traitements prouvés scientifiquement ou de soulager les patients ? » Pour conclure, ce débat montre bien une chose, aujourd’hui, on ne sait toujours pas si l’homéopathie fonctionne !

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/23/syndrome-intestin-irritable-medecines-alternatives/

Les principes de l’homéopathie

Selon la tribune des 124, « L’homéopathie, comme les autres pratiques qualifiées de "médecines alternatives", n'est en rien scientifique. Ces pratiques sont basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risques. ». Il est vrai que cette « médecine » repose sur trois principes qui ne sont pas scientifiques. Le premier de tous, l’individualisation. On ne soigne pas une maladie mais un patient dans sa globalité. C’est le principe qui est le moins contesté. Ce serait même une bonne chose pour les homéopathes dont la consultation dure plus longtemps qu’avec un généraliste. Les homéopathes estiment que le patient reçoit plus d’écoute et de soutien, ainsi que moins de principes actifs ayant des effets secondaires, face à une médecine conventionnelle décrite ou perçue comme surmédicalisée et antipathique.

Deuxième principe, le semblable guérit le semblable. Plus simplement, on guérit le mal par le mal. Ce principe fait réagir bon nombre de scientifiques pour qui ce principe n’a jamais été démontré de façon scientifique. Enfin, troisième et dernier principe, la dilution. Ce principe sert à fabriquer les petites granules d’homéopathie dont la recette est particulière. Une goutte de principe actif est diluée dans 99 gouttes d’eau, c’est le 1 CH, il reste 1% du produit de départ. Ensuite, on reprend une goutte de ce mélange qu’on mélange à 10000 autres gouttes, c’est le 2 CH. 5 CH, c’est une goutte de l’ingrédient de départ dans l’équivalent d’une piscine olympique, 12 CH, c’est une goutte dans toutes les mers du globe. 15 CH, elle est diluée dans l’équivalent de 50 fois le volume de la terre. Et Henri Broch, biophysicien qui s’attache à dénoncer les dérives de l’homéopathie de conclure, « A 12 CH, il y a zéro molécule du principe actif. Ce que vous prenez ce sont des granules de sucre. » Ce que concède la présidente de la société savante d’homéopathie, la Dr Hélène Roux, « Oui, à 12 CH, il n’y a plus rien qu’on puisse détecter. Mais, elle précise. Il ne faut pas confondre l’information et le support. Une radio émet de la musique, quand vous la démontez, vous ne voyez pas l’orchestre mais pourtant vous entendez de la musique. La radio c’est le support, la musique, c’est l’information ».

Des granules au placebo

Les granules ne contiennent donc aucun principe actif. Pourtant, elles sont efficaces ! Ce qui fait dire à Henri Broch, pourtant détracteur de cette médecine, « l’homéopathie, ça marche mais pas pour les raisons invoquées. Ça ne fonctionne pas grâce à la granule, il n’y a rien dedans, c’est une certitude expérimentale. Lorsqu’on prend une granule, notre corps ou notre cerveau vont produire des molécules particulières qui vont entraîner la guérison ». C’est ce qu’on appelle l’effet placebo.

Cet effet a été étudié par Fabrizio Benedetti, professeur de physiologie et de neurosciences (université de Turin, Italie). « Le placebo n’est pas un faux traitement ou un faux médicament. Donner un placebo à un patient, induit dans son cerveau une attente positive active qui le poussera à produire des substances proches du cannabis ou de l’opium. » Notre corps est donc capable de fabriquer ses propres médicaments mais il en produit en fonction de la confiance qu’on accorde à notre médecin ou à ses prescriptions. « Si l’attitude du médecin et sa conviction sont importantes, le médicament ou l’injection sont aussi très importants. Car il existe des preuves qui montrent qu’une injection placebo est plus puissante qu’un comprimé placebo parce que les patients pensent qu’une injection est plus puissante qu’un comprimé. On a aussi la preuve que 2 pilules placebo sont plus efficaces qu’une et que trois sont meilleures que 2. » Cet effet placebo, les homéopathes le réfutent. Cette médecine qui est pratiquée depuis 200 ans n’existerait plus si elle reposait uniquement sur cet effet. Mais le Pr Bruno Flissard avance un argument  qui remet la médecine classique au même rang que l’homéopathie en ce qui concerne l’utilisation de l’effet placebo. Selon lui, il faudrait abandonner le mot de placebo. « Un patient qui a une douleur au dos à qui on prescrit du paracétamol, c’est logique car le paracétamol est un antalgique. Mais cette molécule n’est pas efficace contre le mal de dos. Donc, le médecin a prescrit un placebo légitime car reconnu et remboursé par la Sécurité Sociale. C’est là une injustice contre l’homéopathie, car finalement les médecins prescrivent des placebos tous les jours sans s’en rendre compte. »

À qui le dernier mot ?

Au-delà de cette éternelle querelle ne pourrions-nous pas laisser un parti qui jusqu’à présent n’a pas pu dire grand’chose ou qu’on n’a pas beaucoup écouté, les patients. Car, après tout, ce sont encore nous qui décidons de choisir une pratique plutôt qu’une autre. Lorsqu’un patient décide de suivre un traitement homéopathique en plus du conventionnel, qui peut l’en empêcher ? L’homéopathie lorsqu’elle est pratiquée par un médecin généraliste qui s’est spécialisé en homéopathie n’a aucune raison de disparaître. Le représentant des médecins généralistes français (MG France), le précise, « (…) Il y a plein de généralistes qui font de l’homéopathie. Je pense qu’ils le font de façon honnête, que c’est une corde supplémentaire à leur arc, que c’est pour eux un moyen supplémentaire de prendre en charge leurs patients. »

En oncologie, c’est une bonne complémentation à la médecine conventionnelle. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de malades en chimiothérapie sont assistés par de l’homéopathie qui permet de soulager certains effets secondaires qui sont durs à vivre constamment comme les nausées, la fatigue, etc. Il est vrai qu’on ne peut pas prouver scientifiquement que l’homéopathie est efficace, mais si ça fonctionne ? Pourquoi devrions-nous arrêter de prendre de l’arnica quand ça nous empêche d’avoir des bleus ? Certains vous diront qu’il n’y a que la foi qui sauve. Que les granules n’ont aucun principe actif. Certes, c’est prouvé. Mais en attendant, les effets secondaires sont inexistants. Face à des traitements aux effets secondaires parfois dangereux, il est concevable que des patients décident d’abord d’essayer l’homéopathie. Enfin, prenons exemple sur la Suisse qui a décidé de laisser le dernier mot à la population. En 2009, les Suisses ont été appelés à décider si les médecines complémentaires devaient être inscrites ou non dans leur constitution. Résultat, 67 % ont dit oui !

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecines-douces-alternatives/medicines-alternatives/2018/05/02/medecines-complementaires-mici-crohn-rch/

Sources

- Le Figaro, - Le Monde, - Le Quotidien du Médecin, - Collectif FakeMed, - Bornhöft G et al., "Effectiveness, safety and cost-effectiveness of homeopathy in general practice - summarized health technology assessment.", , juin 2006, 13 Suppl 2, 19-29, - Syndicat Professionnel des Homéopathes du Québec, - Enquête de santé, "Homéopathie, bientôt la fin ?",

Après les Américains, c’est au tour des Suédois de se pencher sur la question du risque de cancer chez les personnes atteintes de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Au cœur du sujet cette fois : le cancer colorectal.

Facteurs de risque du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent en France. Si son évolution passe souvent inaperçue dans les premiers temps de développement de la tumeur, plusieurs facteurs de risque peuvent inciter à son diagnostic :

• L’âge (le risque augmente avec l’âge), • Une prédisposition génétique, • L’existence d’une MICI (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique), • Des antécédents familiaux de cancer colorectal, • Le mode de vie (consommation excessive de viande rouge ou de boissons alcoolisées, tabagisme, obésité).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2019/01/14/4-cancers-sur-10-pourraient-etre-evites/

MICI et cancer colorectal : un risque plus élevé

Chez les patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique, un risque accru de cancer colorectal est reconnu. Ce risque est variable selon les personnes et dépend de l’âge du début de la MICI, de la localisation et de l’étendue des lésions, du type de lésions observées, …

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/03/14/il-agit-dans-lombre-personne-ne-veut-en-entendre-parler-le-cancer-colorectal/

Pourquoi ce risque accru ? Parce que classiquement, un cancer colorectal se développe à partir de polypes. Les polypes sont des excroissances bénignes que l’on peut observer au niveau de la muqueuse colorectale. Rien de grave à ça si ce n’est que certains types de polypes peuvent dégénérer et se transformer en lésions cancéreuses. Pour les personnes atteintes de MICI, la présence de lésions liées à la maladie favorise le développement de lésions cancéreuses.

Ainsi, on estime que le risque de cancer colorectal augmente dans la population souffrant de MICI après 6 à 10 ans d’évolution de la maladie.

De l’importance d’une bonne coloscopie

La coloscopie est l’examen de référence dans le dépistage du cancer du côlon. Elle permet notamment d’identifier les polypes et de les enlever (ils sont ensuite analysés pour vérifier leur caractère bénin).

Néanmoins le suivi par coloscopie n’exclut pas la possibilité de développer un cancer entre deux examens. Ceci peut être lié à un développement rapide de la tumeur ou à des lésions cancéreuses non identifiées lors de l’examen par exemple.

Afin de quantifier ces situations, une équipe de recherche de l’université de Stockholm s’est penchée sur les cas de cancers colorectaux post-coloscopie, autrement dit les cancers détectés dans les 3 ans suivants une coloscopie au cours de laquelle aucun cancer n’était détecté. Pour cela, ils ont étudié l’ensemble des cas de coloscopies réalisées en Suède entre 2001 et 2010, soit 348 232 examens effectués chez 270 918 patients. Ces patients ont été répartis en trois groupes : ceux souffrant de maladie de Crohn (5.4% de cette population), ceux souffrant de rectocolite hémorragique (9,8% de cette population) et ceux ne souffrant pas de MICI. Il ressort de leur analyse que le risque de développer un cancer colorectal post-coloscopie est près de 4 fois plus important en cas de maladie de Crohn et près de 6 fois plus important en cas de rectocolite hémorragique en comparaison avec les situations sans MICI.

Pour les chercheurs, ces résultats démontrent l’importance d’adapter les stratégies de dépistage chez les patients souffrant de MICI.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/04/24/chiffres-cancer-france-recommandations/

 

Sources :

Stjärngrim J. et al., "Rates and characteristics of postcolonoscopy colorectal cancer in the Swedish IBD population: what are the differences from a non-IBD population ?" Gut, décembre 2018, - Univadis, Fiche Mémo de l’HAS, "Cancer colorectal : modalités de dépistage et de prévention chez les sujets à risque élevé et très élevé". Mai 2017, Site de l’Inca. "Le cancer du côlon : points clés", Site du CREGG. "Questions autour du cancer".