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La rectocolite hémorragique (RCH) est une pathologie qui atteint le côlon et le rectum. Très douloureuse, cette pathologie n’est pas sans conséquence sur le mode de vie : régime strict avec une hygiène de vie très contraignante. Mais l’espoir reste possible : des greffes fécales de donneurs pourraient induire une rémission chez les patients, ouvrant des perspectives intéressantes pour soigner les patients !

Des greffes fécales en anaérobiose ouvrent un réel espoir pour soigner les patients atteints de RCH

Les résultats sont là : une greffe fécale effectuée dans un milieu sans oxygène (dit milieu anaérobie) donne lieu à une rémission de la rectocolite hémorragique, avec un taux de rémission de 32 %. Ce résultat est intéressant lorsque l’on compare à des témoins (c’est-à-dire des patients à qui on a donné des placebos), où le taux de rémission est de seulement 9%. Cette étude, dirigée par le gastro-entérologue Sam Costello, a été conduite sur 73 patients atteints de RCH.

Pour le moment, la transplantation fécale n’est pas autorisée pour soigner la RCH. Elle est actuellement seulement utilisée pour soigner les infections récidivantes à Clostridium difficile. Bien que prometteuse, la transplantation doit pour le moment être pratiquée que dans le cadre de recherche expérimentale. Car les recherches évoluent ! Il y a quelques années, la transplantation fécale était utilisée avec des selles fraîchement émises et donc réutilisées dans des délais courts. Puis des selles congelées ont été utilisées avec des résultats intéressants également. Maintenant, l’étude du milieu montre son importance : la recherche est loin de nous avoir tout dévoilé, et d’autres études sont nécessaires pour pérenniser les résultats d’une part et pour optimiser les conditions d’utilisation de la greffe fécale d’autre part.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/12/21/le-microbiote-fecal/

Le milieu anaérobie : le point clé de cette étude

Le point clé de cette étude est le contexte dans lequel s’est effectuée la greffe fécale : le milieu sans oxygène. Si la « bactériothérapie » ou « fécothérapie » semble de plus en plus prometteuse pour soigner ce type de pathologie, les conditions de greffe fécale ne sont pas toujours identiques d’une étude à l’autre. Contrairement à la plupart des études déjà réalisées pour faire des greffes fécales à des patients atteints de RCH, ici la greffe fécale a été effectuée avec des selles traitées par un traitement anaérobie. Ce milieu sans oxygène permet de sélectionner certaines bactéries et donc de mieux cibler le type de bactéries qui resteront pour la greffe fécale. Très porteuse, cette étude a déjà abouti à une collaboration avec un laboratoire pharmaceutique pour développer ce type de greffe fécale en milieu sans oxygène.

La rectocolite hémorragique : une pathologie difficile

La RCH se caractérise par des poussées évolutives douloureuses, associées à des saignements dans les selles, et des périodes de rémission. Des troubles du transit sont présents également, avec également douleurs abdominales, crampes, fatigue, anémie, fièvre, perte de poids… La gravité d’une crise pourrait se classifier de la façon suivante : - Légère : on va aux toilettes moins de 4 fois par jour, avec ou sans pertes de sang ; - Modérée : on va aux toilettes de 4 à 6 fois par jour, et le patient se sent mal. Il peut y avoir des saignements ; - Grave : on va aux toilettes plus de 6 fois par jour, il y a émission de selles très liquides avec pertes de sang. D’autres symptômes sont associés (fièvre, anémie, etc…).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/17/rch/

Les traitements médicaux ont principalement pour but d’atténuer les douleurs et les symptômes associés à cette pathologie. Car c’est là toute la difficulté de cette pathologie : il n’existe pas de traitement curatif. Le principal traitement de laRCH  est basé sur la diététique, avec un régime sans résidus strict. Cela permet de mettre le côlon au repos et d’éviter toute agression de celui-ci. Dans les formes les plus lourdes, une alimentation entérale voire même parentale sera proposée au patient.

Sources

- JAMA Network, - Association française de formation médicale continue en hépato-gastro-entérologie, - Physiothérapie pour tous, - Pourquoi Docteur, - Bases physiopathologiques de la diététique, module BP6, Caron F. et Gandonnière J.C., Cours CNED BTS Diététique 2ème année, 2013.

On va enfin avoir une bonne excuse à nos rondeurs : la GÉ-NÉ-TI-QUE !! Arrêtons de culpabiliser parce qu’on a mangé 2 carrés de chocolat (ou plus) ou parce qu’on a bu 2 verres d’alcool (ou plus). Car les faits sont là : la génétique pourrait en partie expliquer les surpoids. On va pouvoir dire que c’est la faute à nos aïeuls (oui oui la faute à). Car c’est prouvé : les personnes minces, qui ont un patrimoine génétique de personnes minces, seraient plus qu’avantagées et moins disposées à prendre du poids. Et ça, c’est pas juste !

Les personnes minces moins disposées à la prise de poids

Alors que de nombreuses études ciblent le surpoids ou l’obésité, peu d’études encore s’intéressent aux personnes minces et à leur patrimoine génétique. On le sait, il existe des gènes qui pré-disposent au surpoids. Certes. Mais qu’en est-il pour les personnes minces et sveltes ? Eh bien, après avoir récolté de nombreuses données génétiques, des chercheurs ont proposé un indice qui mesure le risque génétique. Et bingo ! Les personnes obèses ont un indice de risque génétique plus élevé que les personnes minces (ou tout du moins dont le poids est normal). Et inversement : les personnes minces ont un indice de risque génétique plus faible. En d’autres termes : plus vos aïeuls sont minces, plus vous avez des chances d’être mince. Alors retournez dans vos vieux albums photos, observez vos parents, grands-parents et autres ascendants, et faites vous une idée de ce qui vous attend (ou de ce qui attend votre conjoint(e) : il est peut-être encore temps de fuir !). Et la mauvaise nouvelle, c’est que tout individu est programmé pour avoir un certain nombre d’adipocytes, donc les dés sont lancés très tôt.

Surpoids et obésité : des pathologies plus complexes qu’il n’y paraît

On le sait, l’obésité et le surpoids sont des pathologies qui ne cessent de prendre de l’ampleur depuis quelques décennies : à l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975. En 2016, presque 2 milliards d’adultes étaient en surpoids, dont 650 millions en obésité. Et attention, ces pathologies concernent de plus en plus les enfants et adolescents. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), ces pathologies sont principalement liées à deux facteurs : - Une surconsommation d’aliments (qui plus est, d’aliments de mauvaise qualité nutritionnelle) ; - Une diminution de l’activité physique et un accroissement de la sédentarité.

Et le calcul est simple : si les apports caloriques sont trop conséquents et la dépense énergétique trop faible, il y a fatalement une prise de poids. CQFD ! Oui mais, cela ne semble pas si simple que ça. Certaines personnes peinent à perdre du poids, malgré de faibles apports et une activité physique importante. Car cela peut tout simplement être lié à la génétique. Mais la richesse et l’environnement alimentaire prennent de plus en plus le dessus sur ce qui est génétiquement programmé. Car l’offre alimentaire est telle que cela influe trop notre comportement alimentaire. On mélange les notions d’envie et de faim, il y a confusion entre les besoins physiologiques (faim) et l’aspect psychologique (envie, les émotions qui nous poussent à manger, la solitude qui se comble en mangeant plus, etc…).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2019/02/05/manger-ses-emotions/

D’autres raisons peuvent expliquer une non perte de poids :

- L’aspect hormonal : par exemple, les hormones thyroïdiennes ont un impact sur le poids. De même, le niveau de stress (et donc de cortisol) peut amener à un excès de stockage. - Une mauvaise idée de votre équilibre alimentaire : vous avez l’impression de bien manger, mais en réalité si on regarde de plus près, votre alimentation pourrait être plus variée et diversifiée, moins riche également. Parfois, à tort, on supprime une catégorie d’aliments de peur de prendre du poids. Mais cela influe alors sur l’équilibre alimentaire et sur la perte de poids. N’hésitez pas à vous rapprocher de professionnels de santé pour leur demander conseil. - Vous ne buvez pas assez : l’eau aide à éliminer. Vérifier que vos apports d’eau sont compris entre 1 l et 1.5 l par jour. - Le sommeil : avoir un bon sommeil aide à être à votre poids de forme car un mauvais sommeil influe sur le métabolisme de base. - Le stress et les émotions fortes : la prise de nourriture répond plus à des besoins psychologiques, émotionnels, hédonistes et psychoaffectifs. Et dans ce cas, comme dit plus haut, la prise alimentaire est déconnectée des besoins physiologiques, elle devient déraisonnée. - Les moyens de contraception. - Certaines circonstances : une grossesse, le sevrage tabagique, un deuil, des difficultés personnelles ou professionnelles : autant de facteurs et d’étapes de notre vie qui pourraient avoir un impact sur notre prise alimentaire.

Donc difficile de dire que c’est facile de bannir le surpoids et l’obésité quand on voit tous les paramètres qui peuvent avoir un impact sur la prise de poids. Le plus important est de vous sentir bien dans votre peau et de vous rapprocher de professionnels de santé pour une prise en charge si vous en ressentez le besoin !

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2019/01/04/obesite-au-dela-de-l-impasse/

Sources

- OMS, - Pourquoi Docteur, - « Régimes », Modules R3, Bousquet R., Meilhat C., et Piasecki S., Cours du CNED du BTS Diététique 2ème année, 2012/

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