
Le régime cétogène fait beaucoup parler actuellement ! Pourquoi ? Car de récentes études montrent son effet bénéfique dans des pathologies comme le diabète ou l’épilepsie. Mais, car il y a toujours des mais en matière d'alimentation, ce régime fait polémique. Alors, pourquoi tant de haine envers ce régime ?
Le β-butyrate, un corps cétonique au cœur de la polémique
Le β-butyrate, petite molécule clé du régime cétogène, est produit lors de la production des corps cétoniques. Ceux-ci sont créés lorsqu’on adopte le régime cétogène (ou également le régime « low carb »). Pour rappel, le régime cétogène limite fortement la consommation de glucides (notamment les féculents), et favorise les protéines et les graisses. Or, les cellules du cerveau et du cœur demandent comme source d’énergie principalement des glucides. Donc comme l’alimentation en apporte peu dans le cadre de ce régime, ces cellules vont faire appel à d’autres substrats, issus de la dégradation des acides gras. Et ce fameux β-butyrate va être l’un des principaux substrats utilisés par ces cellules.Ce β-butyrate ne diffère que très peu du butyrate produit par des bactéries coliques lors de la fermentation. Ce butyrate a des effets anti-inflammatoires et d’autres propriétés intéressantes (il agirait également dans le contrôle du poids). De fait, des chercheurs se sont penchés sur le β-butyrate pour voir si les effets sont similaires. Et là, surprise, ce β-butyrate ne montre pas d’effet anti-inflammatoire. L’effet observé est même pro-inflammatoire. Les recherches effectuées ont également montré que le β-butyrate n’a pas les mêmes effets que le butyrate libéré par les bactéries au niveau des gènes.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/12/12/corps-cetoniques/
Des effets bénéfiques, mais...
Certes, le régime fonctionne : il fait maigrir ! Ça c’est la bonne nouvelle. Et outre l’effet sur le poids, ce régime est prometteur pour améliorer le quotidien des malades chroniques : diabète, maladie d’Alzheimer, épilepsie, AVC, sclérose en plaques…De plus, certaines études suggèrent que l’absence de sucre dans ce régime permettrait de ralentir la croissance de tumeur, car les cellules cancéreuses se nourrissent plus de sucres que d’acides gras. Que de bonnes nouvelles donc !... Des carences
En revanche, l’ANSES souligne que ce régime ne suit pas les recommandations alimentaires et apporte donc des carences. C’est le cas par exemple du calcium : il est observé une diminution de la masse osseuse, avec une perte de 1 à 2 % de la densité minérale osseuse. Par ailleurs, peu d’études cliniques ont étudié l’effet de ce régime sur le statut vitaminique ou minéral. Donc prudence avec ce régime quant à vos apports en certaines vitamines et sels minéraux. Du fait de l’apport excessif en protéines, un bilan rénal doit être effectué au cours de ce régime. Ce bilan est obligatoire pour toute personne présentant des risques d’insuffisance rénale, avant même d’initier ce régime.Et des effets secondaires gênants
Et il faut également faire attention aux surplus de lipides apportés ! Car il est nécessaire de bien choisir les protéines et les graisses du régime cétogène, sous peine de voir son bilan sanguin qui explose en cholestérol ou autres marques de risques de maladies cardiaques. Enfin ce régime est pauvre en fibres ! Et on le sait, les fibres, c’est bien pour le transit. C’est bien également pour notre microbiote intestinal. Donc ce régime induit des perturbations du transit, que ce soit vers de la constipation (manque de fibres) ou des diarrhées (excès de graisses). Outre l’aspect nutritionnel, il y a cette fameuse céto-grippe, vous connaissez ? C’est la dure adaptation à ce régime. Et cette phase d’adaptation s’accompagne d’effets secondaires à ne pas négliger : vertige, fatigue, nausées, maux de tête…Alors attention, ce régime n’est pas anodin. Que ce soit à visée thérapeutique ou pour perdre du poids, ce régime ne s’effectue que sur quelques mois. Il est indispensable de vous faire suivre par un professionnel de santé. Et enfin, faites un bilan sanguin avant et après ce régime pour vérifier les modifications sur certains paramètres (cholestérol, marqueurs rénaux, glycémie, etc…).
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/regime-sans-sucre/2018/10/23/comprendre-alimentation-cetogene-ou-low-carb/
Sources
- Inserm, - Anses, - L'express, - La nutrition, - Yuka.Qui n'a pas déjà ressenti un vague frisson en songeant à la vieillesse face à un miroir ? Si ce sentiment ne vous est pas inconnu, vous êtes comme la majorité des Français qui ont peur de voir leur corps vieillir. Sommes-nous à l'aise avec notre corps et son évolution ? Enquête.
Ce corps vénéré
Nous avons beau rejeter le culte de l'image et du corps qui s'est emparé de la société occidentale, force est de constater que notre corps – ce corps social, offert à tous – est au cœur de nos préoccupations. Un sondage mené par Harris Interactive a interrogé un panel de 1 000 personnes, représentatif de la population française, sur le corps comme vitrine de soi. Le corps, notre nouvelle obsession ? Il semblerait, oui. D'ailleurs, n'a-t-on pas remplacé l'expression "bien dans ses baskets" par "bien dans son corps" ? Mais, sommes-nous à l'aise avec notre corps ? Pour 71 % des sondés, la réponse est affirmative, malgré des complexes dans 60 % des cas, surtout chez les plus jeunes (72 %) et les femmes (70 %).Mais peut-on toujours se sentir "bien dans son corps" quand on constate, impuissant, que ce dernier vieillit ? Le vieillissement du corps constitue une préoccupation dominante chez les sondés, à l'image de la société et de Yann Moix. En effet, à la question "quel sont tous les mots, toutes les représentations qui vous viennent à l'esprit lorsque vous pensez à votre corps? », les sondés ont d'abord pensé à la santé, à la forme, puis au vieillissement. C'est dire l'inquiétude des Français à l'égard des années qui passent. Ils sont d'ailleurs 77 % à avoir peur de voir leur corps vieillir physiquement et de ne plus pouvoir effectuer toutes leurs activités actuelles. Et 62 % des interrogés sont angoissés à l'idée de voir leur corps changer, vieillir esthétiquement (prise ou perte de poids sans aucune maîtrise, perte des cheveux...), davantage encore chez les 18-24 ans qui partagent cette angoisse dans 75 % des cas.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/psycho/2018/10/17/perception-de-notre-corps/
Se plaire à soi, avant tout
Pour 91 % des personnes interrogées, il est important d'aimer son propre corps. Mais le regard qu'accordent les autres à notre enveloppe ? Ces autres, à qui on s'expose inconsciemment chaque jour ? Fait presque étonnant, les sondés sont “seulement” 59 % à souhaiter que leur corps plaise aux autres. Ce sont les hommes qui se révèlent davantage concernés par la perception de leur corps par l'autre. Il s'agit donc de se plaire à soi, avant tout. Mais, quelles normes nous permettent d'émettre un avis sur notre propre corps ? Sommes-nous objectifs face à notre propre image ou, au contraire, gouvernés par les représentations véhiculées par la société ? Si on se limite aux statistiques dégagées par cette étude, 46 % des 18-24 ans sont influencés par les corps que l'on retrouve sans cesse dans les magazines ou la publicité, ces derniers étant érigés comme une source d'inspiration, à qui il faut ressembler, chez cette population. Force est donc de constater l'impact de l'apparence dans notre pensée.En outre, ce corps, qui se doit ferme et athlétique, les Français le préfèrent habillé (à 82 %) que nu. Le vêtement permettrait-il de dissimuler quelques complexes, comme celui de la bedaine ? Pour 45 % des femmes sondées et 40 % des hommes, le ventre se révèle être la partie la moins appréciée. Si les femmes sont davantage complexées par leur ventre, elles n'apprécient guère leurs cuisses (23 %), leurs fesses (17 %) puis leur poitrine (16 %). A contrario, si les hommes exècrent avant tout leur ventre, viennent ensuite les cheveux (15 %), le nez (13 %), puis le torse (12 %). Et, si 76 % des personnes interrogées accordent du temps à l'apparence, on peut aisément avancer que ce culte du corps, de l'image, a encore de beaux jours à venir.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/05/14/defis-healthy/
Source
- Enquête Harris Interactive, "Entre apparence(s) et identité(s) : le corps, une vitrine de soi ?", octobre 2018.En hiver, au début du printemps ou pendant la période estivale, les épisodes de pollution aux particules fines sont très fréquents et se succèdent. Mais cette problématique n’est pas nouvelle. En effet, celle-ci est documentée depuis des siècles ! Les recherches ont évolué et ont permis d’identifier les différents types de polluants ainsi que leurs effets sur la santé. Voyons ensuite quelles peuvent être les conséquences sur la santé !
Pollution de l'air : quelles conséquences sur notre santé ?
Selon l’OMS, « le fait de respirer de l’air pur est considéré comme une condition essentielle de la santé et du bien-être de l’homme. Cependant la pollution de l’air continue de faire peser une menace important sur le plan sanitaire partout dans le monde […] ». Ainsi, selon le programme CAFE – Clean Air for Europe, dans les années 2000, les particules fines seraient à l’origine de 386 000 décès prématurés par an et 110 000 hospitalisations graves par an. De plus, la pollution causerait aussi une perte de neuf mois d’espérance de vie.Les polluants sont des gaz ou des particules qui sont irritants et agressifs pour notre organisme. En pénétrant plus ou moins profondément dans notre système respiratoire, ces polluants peuvent provoquer des conséquences respiratoires mais aussi cardiovasculaires !
Bronchites aiguës ou chroniques
Les polluants fragilisent nos bronches qui se retrouvent ainsi plus sensibles aux virus et autres bactéries, provoquant ainsi des bronchites aiguës ou chroniques. 950 000 bronchites aiguës seraient dues à la pollution de l’air et on estime qu’elle provoque aussi 134 000 nouveaux cas de bronchite chronique. On rappelle également que les bronchite chronique peut évoluer en BPCO qui, pour le coup, est une pathologie permanente et non réversible. Ainsi, 10 à 15% des cas de BPCO seraient dus à la pollution !Crises d’asthme
On conseille souvent aux personnes asthmatiques d’éviter de sortir pendant les épisodes de pollution. Et pour cause : celle-ci déclenche ou aggrave l’asthme ! La pollution de l’air est incriminée dans 10 à 35% des cas d’asthme.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/allergies-non-alimentaires/2018/04/11/crise-allergique-crises-asthme/
Allergie au pollen
1 personne sur 4 est touchée par une allergie respiratoire et le pollen constitue la principale source de gêne respiratoire devant les acariens, les poils d’animaux, les poussières et les moisissures. Et les personnes allergiques au pollen ont de quoi s’inquiéter car avec le réchauffement climatique la période de pollinisation s’allonge, augmentant ainsi la quantité de pollen dans l’air. Si à cela on ajoute un peu de pollution aux particules fines… c’est la catastrophe ! En effet, les particules fines contribuent à la libération accrue des protéines allergisantes des grains du pollen ! Les crises allergiques sont donc plus facilement déclenchées en cas de pollution !https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/04/06/top-5-des-aliments-anti-allergies/
Cancers des poumons et des voies respiratoires
Les cancers sont multifactoriels et il est donc difficile de déterminer de manière précise le nombre de cancers liés directement à la pollution. Cependant les spécialistes estiment que la pollution est bel et bien un facteur aggravant.D’autres effets non respiratoires…
D’autres conséquences ont été démontrées sur la santé. Ceux-ci ne sont pas en lien direct avec le système respiratoire. Il a ainsi été énoncé que la pollution pouvait être un facteur déclenchant des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde ou des angines de poitrine. Autre affection liée à la pollution… sur la fertilité masculine ! Et les hommes ne seraient pas les seuls concernés car la pollution favoriserait les naissances prématurées ou encore la mortalité intra-utérine.Sources
- Inserm, Allergies, "un dérèglement du système immunitaire de plus en plus fréquent", - Airparif, Association de surveillance de la qualité de l’air, - "6 conséquences concrètes de la pollution de l’air sur la santé", CNews.Santé publique France a récemment dévoilé un tout nouveau dispositif : Géodes. Il s'agit d'une plateforme nous permettant de visualiser toutes les données de santé des Français sous forme de cartographies. Et tout ça en quelques clics.
Géodes ou la cartographie des données de santé des Français
Saviez-vous que c'est dans le département de l'Indre que le taux d'incidence du cancer colorectal chez les hommes est le plus élevé (46.3 pour 100 000) entre 2007 et 2016 ? Et, qu'a contrario, c'est en Corse-du-Sud et en Haute-Corse qu'il est le moins élevé (29.5 pour 100 000) ? Ou que c'est en Indre-et-Loire et dans les Yvelines que le taux d'incidence du cancer du sein est le plus élevé, avec respectivement plus de 106 cas pour 100 000 sur la période 2007-2014 ? Et auriez-vous une idée du département où vivent le plus de fumeurs ? Tout ceci, nous le découvrons sur ce formidable outil qu'est Géodes.C'est en croisant les données des différents systèmes de surveillance, des enquêtes épidémiologiques, des enquêtes de comportements et de bases de données médico-administratives que Géodes a pu voir le jour. Ce dispositif, unique en son genre, permet d'informer le public et les différents acteurs de santé d'une grande partie des indicateurs de santé recueillis en amont. Un travail de veille colossal a permis la création de cartes dynamiques, de tableaux ou encore de graphiques sur plus de 300 indicateurs, concernant 40 thématiques, aujourd'hui à disposition du grand public. Vous pouvez donc désormais comparer le nombre de personnes qui ont été hospitalisées pour gastro-entérite par région et même par département. Géodes fait véritablement basculer le domaine de la santé publique dans l'ère de la modernité.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/innovation/2017/11/22/innover-cest-bon-pour-la-sante/
Cancer, diabète, alcool, tabac... vous saurez tout
Les indicateurs concernent à la fois plusieurs pathologies ou traumatismes, comme différents types de cancers, le diabète, les AVC, les allergies, les suicides... mais aussi les déterminants de sante, par exemple l'alcool, la tabac ou les perturbateurs endocriniens. Le mot d'ordre est transparence, comme le souligne François Bourdillon, directeur général de Santé publique France : "cette plateforme évolutive a pour vocation de fournir en toute transparence aux acteurs de santé des indicateurs de plus en plus fins géographiquement, au niveau de la région, du département et demain de la commune."Si cette plateforme s'adresse surtout aux professionnels de santé, aux institutionnels, aux épidémiologistes et aux chercheurs, libre à vous de découvrir toutes ces données. Et ces dernières sont vouées à évoluer très régulièrement, selon les moyens de surveillance mis en place par Santé publique France. Car il s'agit pour cette agence nationale de "produire des indicateurs utiles à la décision et à l'action en santé publique, en s'adaptant aux évolutions et aux enjeux sociétaux, numériques et scientifiques."
Vous souhaitez découvrir Géodes ? C'est par ici
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Sources
- Géodes, Santé publique France, - Communiqué de presse, Santé publique FranceLe cancer de l’estomac ne déroge pas à la règle. Tabagisme, surpoids et obésité, alimentation trop salée ou trop pauvre en fibres, manque d'activité physique… nos modes de vie ont une part à jouer dans la survenue d’un cancer. Le point sur ce cancer mal connu.
Le cancer de l’estomac en chiffres
Il ne fait pas partie des cancers principaux en France (prostate, sein, côlon-rectum, poumon). On en parle peu. Le cancer de l’estomac, c’est : – le 8e sur la liste des cancers les plus meurtriers en France ; – 6616 nouveaux cas diagnostiqués en 2017, un chiffre relativement stable voire en légère baisse depuis une vingtaine d’années ; – 66% des nouveaux cas touchent la population masculine ; – 70 ans : l'âge moyen de survenue de ce cancer.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/03/14/il-agit-dans-lombre-personne-ne-veut-en-entendre-parler-le-cancer-colorectal/
Dans 90% des cas, le cancer est lié au développement anarchique des cellules qui tapissent l’intérieur de l’estomac : la muqueuse. Ces cancers sont appelés des adénocarcinomes. Les 10% restants constituent des cas de cancers plus rares pour lesquels la prise en charge diffère.
Quelles sont les causes du cancer de l'estomac ?
Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés pour le cancer de l’estomac. La (seule) bonne nouvelle : on peut agir sur plusieurs d’entre eux pour diminuer son niveau de risque !– En premier lieu, l’infection à la bactérie Helicobacter pylori. Cette bactérie présente chez 20 à 50% de la population adulte française est à l’origine d’une inflammation chronique au niveau de l’estomac, cette même inflammation pouvant évoluer vers un cancer gastrique.
Attention, même si Helicobacter pylori serait responsable de 80% des cas de cancer de l’estomac, on estime que seulement 1% des personnes infectées développeront un cancer de l’estomac. Donc, on surveille, on en parle à son médecin (un traitement antibiotique existe pour enrayer cette infection) et on ne panique pas !
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2019/01/25/ulcere-gastroduodenal/
– Ensuite les habitudes de vie. Le tabagisme, la surcharge pondérale (surpoids ou obésité), la consommation de boissons alcoolisées et une alimentation riche en sel et en aliments salés sont des facteurs identifiés comme augmentant le risque de développer un cancer gastrique. À l’inverse, la consommation régulière de fruits et légumes serait associée à un effet protecteur.
Face à ces constats, pas de nouveauté : on suit les recommandations de santé publique. À savoir : avoir une alimentation équilibrée et diversifiée, pratiquer une activité physique régulière, prévenir le surpoids et l’obésité, limiter sa consommation de boissons alcoolisées et arrêter le tabac !
- L’histoire familiale entre aussi en jeu. Le risque de développer un cancer de l’estomac est plus élevé pour les proches (parents, frères, sœurs, enfants) d’une personne ayant eu elle-même un cancer gastrique. Ce serait le cas dans 10 à 15% des cancers de l’estomac. Et Helicobacter pylori n’est pas innocent dans tout ça… Là encore, parlez-en à votre médecin.
- La prédisposition génétique, c’est-à-dire la présence d’une mutation au niveau de l’ADN qui favoriserait le développement d’un cancer gastrique est aussi à envisager. Une étude génétique familiale peut alors s’avérer intéressante.
- Un antécédent de chirurgie gastrique (telle que la sleeve gastrectomie réalisée pour le traitement de l’obésité) augmente également le risque de cancer de l’estomac, à partir de 10-15 ans après l’opération.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/10/18/chirurgie-bariatrique-pour-moi-ou-pas/
Les signes d’alerte
Malheureusement les symptômes associés au cancer gastrique sont assez peu spécifiques à la maladie. Mais si plusieurs symptômes sont observés conjointement, et comme toujours, en cas de doute, une consultation chez le médecin reste la meilleure des solutions !On notera malgré tout quelques signes évocateurs : – des douleurs au niveau de l’estomac ou plus globalement le haut du tube digestif, – des nausées, des vomissements, - une difficulté à avaler les aliments, - une grande fatigue, une perte de poids, une perte d’appétit, - des saignements gastro-intestinaux, une anémie.
En complément de l’interrogatoire médical et de l’auscultation réalisés par le médecin, une endoscopie est effectuée pour examiner l’état de la muqueuse, identifier de possibles lésions et réaliser des prélèvements de tissus si des tumeurs sont observées. L’analyse de ces tissus permettra de définir s’il s’agit de tumeurs bénignes ou malignes (cancéreuses).
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/05/24/endoscopie-digestive-haute/
Les traitements
Comme dans tous les cas de cancer, le traitement est adapté à la situation du patient et à son cancer (localisation, étendue, tissus touchés…). Pour le cancer de l’estomac, 3 types de prise en charge sont possibles : – La chirurgie, qui, selon les cas, visera à enlever la tumeur, une partie de l’estomac ou tout l’organe. Rassurez-vous, il est tout à fait possible de vivre sans estomac. Bon, on vous le concède, ceci nécessite quelques adaptations, notamment au niveau de l’alimentation mais c’est peut-être un moindre mal… – La chimiothérapie, – La radiothérapie.Même sans un cas extrême d’ablation complète de l’estomac, le traitement du cancer de l'estomac entraîne quelques effets indésirables, plus ou moins importants selon les situations et les patients.
Il peut s’agir : – des effets secondaires de la radiothérapie : fatigue, rougeur de la peau… – des effets secondaires de la chimiothérapie : fatigue, nausées, vomissements… – des effets secondaires de la chirurgie du fait de l’ablation de tout ou partie de l’estomac : malabsorption de nutriments et diarrhée, carence en vitamine B12, dumping syndrome (malaise général lié à l’arrivée rapide des aliments dans l’intestin grêle), hypoglycémie…
Tenez compte du conseil, valable pour tous les cancers, d'éviter la dénutrition. Auxquels peut s'ajouter une supplémentation vitaminique (B12) en cas de gastrectomie totale. Dans tous les cas, un accompagnement et des conseils hygiéno-diététiques vous aideront à surmonter ces effets indésirables.
Sources
- Institut national du cancer, - La Ligue contre le cancer, - Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, - INRA, - Institut national du cancer.Page 44 sur 214