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Les affaires Médiator ou  Lévothyrox sont deux affaires sanitaires et judiciaires récentes qui ont beaucoup fait parler d’elles. Elles ont été révélées grâce à un lanceur d’alerte. Mais jusqu’à récemment, le lancement de tels scandales exposait nos lanceurs d’alerte à des pressions et des menaces ! Aujourd’hui, la création d’une adresse de centralisation des dénonciations et l’anonymisation des révélations suffira-t-elle à protéger nos lanceurs d’alerte ? LQDP vous dévoile les nouveautés sur les lanceurs d’alerte !

Qu’est-ce qu’un lanceur d’alerte ?

La loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique du 9 décembre 2016, définit le lanceur d’alerte comme « une personne physique qui révèle ou signale, de manière désintéressée et de bonne foi, un crime ou un délit, une violation grave et manifeste d'un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, d'un acte unilatéral d'une organisation internationale pris sur le fondement d'un tel engagement, de la loi ou du règlement, ou une menace ou un préjudice graves pour l'intérêt général, dont elle a eu personnellement connaissance. »

Ancien fonctionnement contre nouveau fonctionnement du statut de lanceur d'alerte

Ancien fonctionnement

Pour comprendre l’ancien fonctionnement, on peut se raccrocher au film « La fille de Brest ». Ce film retrace la lutte d’Irène Frachon, du CHU de Brest, pour révéler ce qui deviendra la célèbre affaire du Médiator. C’est elle, médecin, qui a dénoncé les risques de ce médicament.

https://www.youtube.com/watch?v=g9BfUhVupK4

Autre affaire, autre révélateur du scandale pour le Lévothyrox : les patients eux-mêmes. L’affluence de plaintes des effets secondaires est à l’origine du lancement du scandale. Dans ces deux affaires par exemple, les lanceurs d’alerte étaient des personnes physiques, dont on avait connaissance du nom. Certaines ont très certainement subi des menaces, une pression pour désamorcer l’alerte…

Nouveau fonctionnement

Avec le nouveau fonctionnement, toute personne ayant connaissance de pratiques non conformes peut ainsi effectuer un signalement à l’ANSM, via une adresse mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Cela permet de garantir un strict respect de confidentialité de l’identité du lanceur d’alerte et lui éviter ainsi les éventuelles menaces. Il est cependant nécessaire de prévenir que l’ANSM ne sera pas concerné par tous les types d’alerte. Ainsi, elle ne pourra être sollicitée que sur les sujets suivants : - Les médicaments, les matières premières à usage pharmaceutique, - Les dispositifs médicaux, dispositifs de diagnostic in vitro, les logiciels d’aide à la prescription et à la dispensation, - Les produits biologiques et biotechnologiques (produits sanguins labiles, organes, tissus, cellules, produits de thérapie cellulaire et génique, micro-organismes et toxines), - Les produits cosmétiques, produits de tatouage.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2019/02/20/signalement-sante-gouv-fr-signalez-tout-evenement-sanitaire-indesirable/

Outre l’aspect confidentiel du donneur d’alerte, selon Carole Le-Saulnier, directrice des affaires juridiques et réglementaires à l’ANSM, cela permet de « centraliser tous les lancements d’alerte » et « renforcer leur suivi ».

L’ANSM peut-elle est être juge et partie ?

Le Dr Irène Frachon a réagi à l’annonce de la création de cette adresse mail pour les lanceurs d’alerte : « C’est sans doute à ce type d’adresse mail que j’aurais pu écrire en 2010 pour dénoncer le scandale du Médiator si l’Agence (Afssaps à l’époque ndlr) avait été moins gangrenée par les conflits d’intérêt avec Servier ». Elle est « persuadée que cela part d’un bon sentiment, mais la dénonciation de dysfonctionnements bouscule toujours des systèmes ». Or l’ANSM peut-elle être juge et partie dans le lancement d’alerte ? L’ANSM est chargée de la pharmacovigilance et du contrôle du système entier des médicaments et des produits de santé. Donc « Quand les contrôles sont pris en flagrant délit de défaillance, sa responsabilité est impliquée […] Une dénonciation par un lanceur d’alerte peut potentiellement mettre en cause l’Agence pour sa passivité, pour son inertie… ». A cette question de juge et partie s’ajoute également la question des moyens suffisants… 200 alertes par an peuvent-elles être gérées par l’ANSM de manière indépendante ? Affaire à suivre !

Sources

- ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Signalement/Alerte - Destination santé, Médicaments : les lanceurs d’alerte enfin écoutés ? - Le Moniteur des pharmacies, Lanceur d’alerte : l’ANSM met en ligne une adresse spécifique

Avez-vous l'impression que les terrasses des fast-food ne désemplissent pas ? Que les Français mangent de plus en plus mal ? C'est ce que nous pensions également. Mais un sondage mené par l'institut Ipsos sur les attitudes et tendances alimentaires des Français semble démontrer le contraire. Décryptage.

Les attitudes et tendances alimentaires des Français

L'institut de sondage Ipsos a réalisé un sondage pour INTERBEV sur un échantillon représentatif de la population française de 1066 personnes afin de comprendre leurs habitudes alimentaires. En effet, alors que le surpoids et l'obésité atteignent une prévalence sans précédent dans l'histoire de la civilisation occidentale, il est capital de comprendre l'origine de ce mal. Fait étonnant, les Français ont majoritairement un repas équilibré.

Les produits d'origine animale

Les sondés consomment en moyenne 3,4 fois de la viande (bœuf, porc...) chaque semaine. Si 7 % déclarent ne jamais en consommer, 38 % d'entre eux en mangent 1 à 2 fois par semaine ou 3 à 5 fois par semaine. Relevons aussi qu'ils sont 5 % à en manger entre 8 et 14 fois par semaine. Si l'on s'en tient aux recommandations nutritionnelles 2019, il ne faut pas excéder 500 g de viande par semaine, soit environ 4 steaks. Il semblerait que les Français suivent cette recommandation, sûrement sans en avoir conscience. D'ailleurs, les personnes interrogées sur la consommation moyenne de viande des Français estiment que ces derniers en consomment 7,1 fois par semaine en moyenne, une fréquence supposée bien plus conséquente que la réalité.

La volaille est un peu moins plébiscitée car le panel en mange 2,5 fois en moyenne sur une période de 7 jour. 57 % des sondés affirment en manger seulement 1 à 2 fois par semaine. Or, selon le PNNS 2019, c'est la viande blanche qu'il faut favoriser, au détriment de la viande rouge. Les œufs ne sont pas non plus le mets favori des Français qui en consomment en moyenne 2 fois par semaine.

Quant au poisson, le panel est un peu en-dessous des recommandations (2 fois/semaine), car la fréquence de consommation moyenne des 1066 personnes est de 1,6 fois sur une période de 7 jours.

Pour découvrir les recommandations nutritionnelles 2019 du PNNS :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/pas-de-regime/2019/01/31/recommandations-nutritionnelles-2019/

Les produits d'origine végétale

Le panel compose son assiette de féculents un peu plus de 5 fois par semaine (5,1), et les jeunes semblent davantage friands des pâtes, du riz et des pommes de terre. Petit bémol à l'égard du sondage Ipsos : nulle précision quant à la nature des féculents, sachant qu'il faudrait favoriser les féculents complets.

Les légumes et les crudités, il semblerait que tout le monde ait compris leurs bienfaits et leurs intérêts pour la santé. Les sondés mangent presque 7 fois par semaine des légumes (6,8), avec néanmoins une disparité conséquente entre les moins de 35 ans et les 60 ans et plus, respectivement 5,7 et 7,9 fois par semaine. Relevons en outre que 2 % déclarent ne jamais manger de légumes ni crudités et là, on se demande bien ce qu'ils peuvent mettre dans leurs assiettes.

Les fruits non plus ne sont pas les laissés-pour-compte des Français qui en mangent en moyenne 6,6 fois la semaine. Une nouvelle fois, un fort clivage est à observer : les moins de 35 ans en mangent 5,1 fois sur 7 jours, contre 8,1 fois chez les plus de 60 ans sur la même période de référence. Soulignons quand même qu'une autre disparité se dégage de ce panel : les femmes en consomment 7,2 fois par semaine, contre 5,8 fois pour les hommes.

La santé dans l'assiette ?

Les Français surveillent de près ce qu'ils mangent et estiment que leur alimentation est bonne pour la santé à 76 % et qu'elle leur apporte tous les apports nutritifs essentiels (77 %). Ils ont en outre un rapport à l'alimentation de plus en plus responsable : sur ces 5 dernières années – et autant de scandales sanitaires – 83 % du panel fait plus attention à la qualité des aliments achetés et 76 % surveille davantage l'origine des aliments achetés. Car on le sait, l'alimentation a un impact non négligeable sur la santé. Preuve en est : 77 % des personnes interrogées font davantage attention aux impacts de l'alimentation sur la santé et 76 % considèrent l'équilibre alimentaire plus crucial que jamais.

L'importance accordée à une alimentation saine et équilibrée semble corroborée par l'attention accordée à la provenance ou à l'origine de la viande achetée chez 81 % des sondés et 71 % d'entre eux n'achètent pas de viande si l'origine française n'est mentionnée ni sur l'emballage ni dans le magasin.

Et du plaisir !

Une autre bonne nouvelle : les Français perçoivent l'alimentation avant tout comme une source de plaisir à laquelle ils sont attachés (59 %). Et, d'une manière générale, le repas est un véritable moment de partage et de convivialité pour 65 % du panel. Chez les végétariens et les végétaliens, il s'agit d'un moment de partage et de convivialité dans seulement 39 % des cas, symptomatique de la difficulté chez cette population à faire respecter ses choix alimentaires.

Le plaisir passerait aussi par la confection de repas à partir de produits frais : 85 % cuisinent souvent un repas intégral sans aliments ultra-transformés, quand seulement 9 % reconnaissent se faire livrer à domicile et 21 % admettent manger rapidement (snacking, sandwich, fast-food). Si la France est considérée comme le pays du bien manger, ce n'est donc pas un hasard.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/psycho/2018/12/22/la-cuisine-a-du-bon-pour-le-moral/

Source

- Ipsos, "Comportements alimentaires : les tendances de consommation des Français"

Notre article "Manger ses émotions : rencontre avec le Dr Gauthier" a suscité une vive agitation sur les réseaux sociaux. Des commentaires sur Facebook, Twitter ou directement sur notre site ont afflué. Car les rapports entre alimentation et dépression, ou dépression et alimentation, résonnent pour beaucoup comme un souvenir, souvenir que beaucoup ont désiré partager. Et l'un d'entre eux nous a particulièrement touché. Voici le témoignage d'Edith et son histoire.

Le poids, véritable baromètre de l'état émotionnel

"Votre approche est géniale, et je pense qu’une information plus large serait pertinente et rassurante pour les gens concernés, mais aussi pour permettre d’aller vers le “préventif” en invitant les gens à découvrir l’incidence que certains bouleversements peuvent avoir sur leur corps (poids, maladie). J’ai 63 ans, je suis retraitée et je vis seule depuis plus de 15 ans. J’ai rencontré le problème du surpoids il y a quelques années. Avant, une forte contrariété, un mauvais passage dans ma vie, je perdais des kilos et des kilos et je le vivais bien, l’image véhiculée par la société accepte plus volontiers la maigreur excessive.

Interlude : A la rédaction de ce témoignage je prends conscience que mon poids a été le baromètre de mon état émotionnel. La mutation de la tendance est apparue à l’approche de ma retraite, mon métier était l’Accompagnement à la Création d’Entreprise – le métier est une source riche, une mine de renseignements sur la personnalité (exemple : inconsciemment, accompagner peut être une façon légitime de s’oublier ou d’apporter à l’autre ce dont on a besoin). Ces dernières années, j’ai constaté que la nourriture prenait une autre place (surtout le soir), un besoin de remplir, de combler un manque, un vide ? Je ne l’ai pas identifié tout de suite, résultat +20 kg en 2 ans, avec un dégoût à l'idée de me vêtir, une violence verbale à l’encontre de mon corps devant le miroir, avec la sensation de m’enlaidir volontairement.

La perte de confiance en soi s’est installée, et dans le regard des autres, je lisais du jugement type gros tas, pour enfin m’isoler en restant chez moi, en privilégiant les activités solitaires, la victime était née.

Devenir son pire ennemi

A la mise en place de divers régimes, ma réaction a été le rejet, la colère et après quelque temps de privations, le sabotage survenait sous forme de boulimie, avec un arrière goût de guerre moi contre moi, le tout accompagné de la culpabilité, de la honte, de la castration et du jugement, la dualité dans toute son horreur, j’étais devenue mon pire ennemi. Ensuite, je suis passée à l’étape plus paisible de l’analyse (bilan de vie) et de la compréhension du pourquoi cette prise de poids”, pourquoi un tel regard sur moi et, tout en poursuivant mes investigations, je me suis orientée vers un Équilibre Alimentaire dans le respect de ce qui me correspondait, me convenait.

Pour moi, le nom est important et a un impact considérable : Régime = violence/ barbarie/punition/privation/frustration. J’ai semé mon changement, ma douceur a germé et j’ai pris du plaisir à m’occuper de moi, mon corps a repris voire pris sa vraie place faire un avec moi, la dualité s’est dissipée. Aujourd’hui, j'en suis à l’étape de réapprendre voire d’apprendre à aimer mon corps et j’ai plaisir à prendre soin de moi, de mon corps en m’apportant de l’attention au travers de soins, de repas équilibrés, d’activités physiques, en reprenant goût à m’habiller, en m’intégrant dans la préparation et la participation à des manifestations et, en menant pacifiquement ma vie de retraitée comme un nouveau défi.

Je suis ouverte, dans le partage et à l’écoute de mes émotions et j’ai pris conscience que durant longtemps je n’étais pas en harmonie avec mon corps, avec la sensation de le considérer comme un véhicule, un élément extérieur dont je me servais. Durant ma vie active, me nourrir n’avait pas d’importance (1 sandwich ou une pomme, 1 café, souvent en travaillant, ou débout entre 2 RDV), les repas n’avaient plus leur vraie valeur, la faim était rarement au RDV, je devais remplir mon estomac pour assurer ma journée sans perte d’énergie. Au fil du temps, l’indifférence, le manque de respect et la prise de distance avec mon corps se sont installés, pour chavirer vers le robot, la machine à bosser.

Redevenir le capitaine de sa vie

Ma réflexion, mon introspection m’ont également amené à quitter les “je dois – Il faut trop souvent rattachés à l’obligation par rapport à des concepts, pour aller vers le je choisis et la différence est énorme. L’effet a été de “retrouver ma liberté”, de redevenir le “capitaine de ma vie”, de prendre mes responsabilités en harmonie avec mes besoins et avec bienveillance, dans tous les domaines de ma vie. J’ai donc choisi de mincir, ma façon de faire les courses a totalement changé, en conscience, j’ai réappris à varier et aimer la nourriture. Aujourd’hui, je suis ravie de sélectionner les produits avec lesquels je vais cuisiner de bons petits plats qui vont me régaler et me rassasier.

Enfin, la retraite est une étape délicate de la vie qui ne doit pas être prise à la légère. J’ai choisi de faire le bilan de ma vie, de la réorganiser, y compris la clarification de mes besoins fondamentaux, la sélection de mes priorités. En fait édifier mon “projet retraite” sur les mêmes bases, les mêmes critères qu’est bâti un “projet professionnel” afin de poursuivre mon évolution, mon épanouissement.

Aujourd’hui, le processus d’amincissement opère, mais ma perte de poids n’est plus ma priorité, mon obsession du poids était l’arbre qui cachait la forêt. Je suis heureuse de m’être engagée sereinement sur la route du changement vers la cohésion, le respect, le mieux être et c’est dans le plaisir que je poursuis ma “quête aux trésors et que je partage ce témoignage. Par contre, je sais que ce dérèglement de poids est, pour mon corps, sa façon subtile de me lancer une  alerte sur mon état émotionnel. Merci pour votre article, sa lecture a généré, la reconnaissance de mon vécu, un apaisement et la légitimité de mon cheminement actuel. Bien à vous. Edith."

Il y a presque deux ans, le Ministère de la santé inaugurait le portail signalement-sante.gouv.fr Son enjeu ? Permettre aux usagers – et aux professionnels de santé – de signaler en ligne aux autorités sanitaires les effets indésirables liés à la prise d’un médicament, à l’utilisation d’un dispositif médical ou d’un autre produit de santé ou cosmétique. Premier bilan.

Pourquoi alerter Signalement-sante.gouv.fr ?

En tant que patient, association de patients, consommateur ou usager et fabricant, le signalement d'un effet indésirable lié à un médicament, à un dispositif médical, à certains produits de la vie courante (denrées alimentaires : compléments alimentaires, aliments enrichis, boissons énergisantes, aliments sans gluten...) ou produits cosmétiques : déodorant, savon de toilette, crème, maquillage...) est considéré comme un acte citoyen. Chaque lanceur d'alerte participe à l’amélioration de la qualité et la sécurité des médicaments et des actes de soins en espérant bien que son signalement profite au plus grand nombre.

De fait, les autorités sanitaires peuvent identifier d'éventuels nouveaux risques ou appréhender plus efficacement ceux déjà connus. Ces signalements peuvent même aller jusqu'à la diffusion de mises en garde, l'ajout de pictogrammes ou le retrait du marché de certains produits.

L'importance de la nutrivigilance

Des novel food destinés à l’alimentation de populations particulières ne cessent de sortir. Ces produits, souvent considérés anodins par les consommateurs, peuvent, dans certaines conditions, les exposer à des risques.

Ainsi, la consommation de compléments alimentaires ou de certains aliments spécifiques ayant entraîné un effet indésirable, grave ou non, ayant eu un effet inattendu sur votre santé : allergie, troubles gastro-intestinaux, réaction de la peau, troubles cardiaques… se doit d'être signalé.

Sachez que les toxi-infections alimentaires collectives caractérisées par l’apparition d’au moins deux cas similaires de troubles gastro-intestinaux liés à la consommation d’un même aliment font l’objet d’un circuit de signalement spécifique.

Ensuite, les signalements sont transmis à l’Agence nationale de sécurité des aliments, de l’environnement et du travail (Anses), responsable de la nutrivigilance. Si besoin est, l’Anses peut demander des informations complémentaires. Cependant, l’anonymat du consommateur, à l’origine du signalement, est préservé.

À l’issue du processus d’expertise, l’Anses édite une fiche de synthèse du cas déclaré avec ses conclusions. Cette fiche est transmise au déclarant, aux fabricants des produits concernés et aux ministères de tutelle de l’Anses.

40 000 signalements en 9 mois

Entre le 13 mars 2017, date d’ouverture au public et le 31 janvier 2018,  40 120 signalements ont été reçus. 34 217 (85 %) provenaient d’usagers et 5 903 seulement (15 %) de professionnels de santé, libéraux ou en établissement. Les signalements transmis par les usagers sont bien entendu traités avec la même attention que ceux des professionnels de santé. Ils nécessitent souvent plus d’échanges complémentaires d’information entre déclarant et évaluateur.

Au-delà de ces résultats encourageants et prometteurs, gageons que les usagers continuent à faire leur travail de citoyen et que cette plateforme devienne l'outil référent de l'ensemble des professionnels de santé.

Sources

Signalement-sante.gouv.fr Première évaluation du portail

EatsPossible, c'est l'application mobile qui permet de trouver des restaurants adaptés aux préférences et intolérances alimentaires de chacun. EatsPossible, c'est aussi Nicolas et Louise qui, chaque jour, répertorient de nouveaux restaurants pour leurs utilisateurs. Présentation.

Pourquoi EatsPossible ?

EatsPossible, c’est d’abord une histoire personnelle. Nicolas est allergique aux fruits à coques et au poisson tandis que Louise est végétarienne. Difficile de trouver un lieu qui conviennent aux deux. Ils ont donc décidé de créer une application mobile qui permettrait à tous de manger ensemble au restaurant.

"Nous ne rêvons ni d’un monde sans allergènes, ni d’un monde végétarien ou végétalien, mais d’un monde où chacun peut manger où il le souhaite au sein d’un environnement sympathique et tolérant."

Comment ça fonctionne ?

Nous avons créé deux interfaces distinctes. La première est destinée aux restaurateurs : elle leur permet de renseigner leur carte, les régimes alimentaires auxquels ils s’adaptent et de poster de jolies photos. La deuxième est destinée aux personnes recherchant un restaurant : elle permet de partager des expériences et de trouver des restaurants adaptés à ses préférences alimentaires.

L’objectif est de rassembler restaurateurs et clients : créer un système gagnant-gagnant, fondé sur la transparence et loin des sites d’avis traditionnels.

Pour découvrir le site; c'est par ici.

Comment sont répertoriés tous ces restaurants ? Quelles villes seront prochainement passées au crible ?

Tous les restaurants peuvent s’inscrire sur l’application. Il suffit de faire preuve de transparence et de proposer des alternatives. Le souhait de Nicolas et Louise est de ne pas enfermer les personnes ayant des régimes particuliers dans des cases : il faut qu’elles puissent se rendre au restaurant en toute quiétude. EatsPossible, c’est aussi repenser sa définition du restaurant. Plus qu’un simple lieu pour manger, le restaurant incite à l’échange, renforce l’amitié, suscite l’amour… "Que chacun retrouve le plaisir de se rendre au restaurant est notre véritable raison d’être."

Pour le moment, EatsPossible est plutôt présent dans les grandes villes. Mais leur souhait est de s’implanter partout en France.

Et les projets pour demain ?

"Notre projet est de se développer dans toute la France et d’avoir un maximum de restaurants. Nous souhaitons dynamiser l’aspect sociétal. Utiliser EatsPossible n’est pas anodin : c’est aussi participer à la mutation de notre société. Une société tolérante et collaborative qui imagine des solutions à toutes formes d’exclusions."

EatsPossible, application gratuite. Disponible sur l'App Store et sur Google Play.

© EatsPossible