
Ouvert depuis un an, cette nouvelle cantine nourrit vos états d’âme. Littéralement. Dans un décor « à la mode » (murs verts d’eau et canard, boiserie foncée, banquette matelassée, suspension verre et laiton), The Cure propose des plats selon l’humeur des clients. LDQP a testé pour vous et s'est régalé.
Et vous, de quelle humeur êtes-vous aujourd'hui ?
La médecine antique s'est longtemps basée sur la théorie et l'équilibre des humeurs. Celles-ci étaient supposées être des fluides coulant dans nos veines. De leur équilibre dépendait également notre bien-être mental. Les humeurs guident ce que l’on mange, et ce que l’on mange guide nos humeurs. The Cure l'a bien compris et en a fait sa philosophie.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/12/06/perte-de-poids-autant-dans-la-tete-que-dans-l-assiette/
A chaque état, son plat du jour. Copieux, coloré et équilibré.
The CURE, restaurant d'humeurs
Vous êtes épuisé ? Le menu TNT est pour vous ! Ce jour-là, Stéphanie nous propose une poêlée de pommes de terre, pousses de soja, pois cassés, chou-fleur, tofu, blé et noix relevés à l’ail. Et, bonne surprise ! Le tofu est juste poêlé, le soja est fondant et les pois cassés bien relevés.
Vous êtes plutôt énervé ? C’est le menu ZEN qu’il vous faut. Ce même jour, c'est un risotto d’orge, chorizo, sauce à la tomate et butternut fondant. Le mélange de saveurs est subtil et la cuisson parfaite. Le butternut est fondant à souhait.
Il y a aussi les menus EPS (pour les sportifs), UV (manque de soleil), Détox, RAM (pour la mémoire), FIT (pour mincir, avec beaucoup de fibres), le RAF (Rien à F... ) pour se régaler en toute bonne conscience ou encore le WIC (Winter Is Coming).
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/2018/04/09/vous-desirez-changer-vos-habitudes-alimentaires-commencez-par-ecouter-vos-sensations-alimentaires/
Le bon n’est pas l’ennemi du sain
Moi qui ne suis pas une grande fan des jus de fruits et légumes, j'ai voulu goûter le jus de la semaine : poire, betterave et gingembre. Un délice ! Elégant, le dosage de ce breuvage revigorant s'avère parfaitement équilibré : le piquant du gingembre ne masque pas la douceur de la betterave relevée par la granulosité de la poire.Quant aux desserts, ils sont de tous les sentiments. Aujourd'hui, c'est Gâteau à la châtaigne ou Fromage blanc au sirop d'érable, granola et bananes. Après quelques hésitations, nous avons pris les deux... et nous ne l'avons pas regretté. Les desserts sont peu sucrés, le biscuit à la châtaigne, délicat et le granola*, - maison, of course - croquant et généreux.
*flocons d'avoine, noix de pécan, graines de courge, graines de chanvre, noix de coco, amandes effilées, graine de tournesol et cannelle. Vous pouvez aussi l'acheter à emporter pour vos petits déjeuners.
Du barreau aux fourneaux !
Passionnée de cuisine et de nutrition, ayant grandi avec un père médecin qui n'a pas cessé de lui vanté l'importance du bien-manger dans le plaisir, Stéphanie Teyssandier, alors avocate, a décidé de passer du barreau au fourneau. Et l’idée d’associer des nutriments pour corriger l’humeur lui vient tout naturellement.Entourée d’une nutritionniste et d’un chef culinaire, elle crée alors une carte autour de cette idée. La passion du rock aura raison de son nom. The Cure est né.
UV Plat et dessert
Dans une atmosphère d’officine revisitée, The Cure est ouvert tous les jours en continu de 12 à 23 heures, sauf le week end. Sur place, les menus du 34 rue Notre Dame de Lorette (IXe Paris) vont de 15 euros (P+ D ou P+ Boisson) à 19 euros ( P+ D+ Boisson). Le restaurant est également ouvert le soir, avec une formule E+P+D à 26 euros. A emporter, retrouvez tous les menus et boissons maison.
The Cure, 06 14 32 32 09 www.thecure-restaurant.com
Chaque année, le U.S. News & World Report établit le classement des meilleurs régimes. Cette année – et ce n'est pas la première fois –, c'est le régime méditerranéen qui arrive en tête. LQDP vous explique pourquoi c'est le meilleur des régimes.
Le classement du U.S. News & World Report
Les régimes alimentaires se multiplient depuis quelques années et sont sans cesse plus farfelus. Face à la multitude de régimes disponibles – aux bienfaits toujours plus nombreux – le U.S. News & World Report publie chaque année les meilleurs régimes par catégorie comme les meilleurs régimes globaux, amincissants, anti-diabète ou les plus simples à suivre. Sur les 9 catégories de l'U.S. News & World Report, le régime méditerranéen l'emporte haut la main dans 6 d'entre elles parmi 41 régimes distincts.En ce qui concerne le meilleur régime global, le régime méditerranéen monte sur la première marche du podium devant le régime DASH (favorisant les végétaux, les produits céréaliers complets et délaissant les protéines d'origine animale, les graisses et les produits sucrés) et le flexitarien. Les bons derniers du classement sont le régime cétogène et le régime Whole 30. Le régime cétogène se situe au bas du classement du fait des carences nutritionnelles inhérentes à ce régime et de la difficulté à l'appliquer.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/03/28/le-regime-cetogene-arnaque-ou-solution-miraculeuse/
Mais quels critères sont pris en compte par le U.S. News & World Report ? La sélection s'effectue d'après l'efficacité desdits régimes à perdre du poids, la simplicité à les suivre mais aussi leur action préventive contre le diabète ou les maladies cardiovasculaires.
Pourquoi le régime méditerranéen est-il le meilleur des régimes ?
Pour rappel, le régime méditerranéen favorise les fruits et légumes, les produits céréaliers complets, les épices, les légumineuses et les produits de la mer. A contrario, il écarte les aliments sucrés et limite les viandes et les œufs.Pour en savoir plus sur le régime méditerranéen :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/08/regime-mediterraneen-bien-microbiote/
1 - Une réduction des risques de maladies cardiovasculaires
Le régime méditerranéen, ou crétois, fait des émules depuis plus d'un demi-siècle et l'étude du Dr Ancel Keys. Ce dernier a démontré, après avoir suivi plus de 13 000 hommes, que les habitants des pays méditerranéens étaient en bien meilleure santé que les autres et que les maladies cardiovasculaires y étaient bien plus rares qu'ailleurs.2 - Le plaisir toujours dans l'assiette
Ce régime ne rime nullement avec privation et frustration. Au contraire, il s'agit de faire le plein de produits frais, avec pléthore de légumes, de fruits ou encore de produits de la mer. Et en accompagnement, le régime méditerranéen plébiscite les fruits secs, les oléagineux ou encore les céréales complètes. Le tout recouvert d'huile d'olive, d'épices et aromates. De quoi régaler les papilles tout en faisant attention à sa santé.Si les produits de la mer sont présents dans le régime méditerranéen, il est recommandé de ne pas en consommer plus de deux fois par semaine. La viande blanche et les œufs doivent être limités à une fois par semaine. Quant à la viande rouge, on l'oublie (sauf si votre voisin vous convie à son légendaire tartare de bœuf).
Une autre raison de suivre ce régime ? Le vin est présent ! Adieu Dry January, rien ne vaut un bon petit verre de rouge (mais juste un !).
3 - La bonne surprise sur la balance
Autre argument – de poids – le régime méditerranéen est bon pour la ligne. Une étude menée durant 10 ans sur plus de 7 000 personnes révèle qu'à trois et à cinq ans, le régime méditerranéen permet de maintenir voire de perdre un peu de poids sans restriction aucune.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/mode-beaute-sante/2018/12/04/constater-sa-perte-de-poids-sans-passer-sur-la-balance/
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Sources
- U.S. News & World Report, - Ramon Estruch et al., "Effect of a high-fat Mediterranean diet on bodyweight and waist circumference: a prespecified secondary outcomes analysis of the PREDIMED randomised controlled trial", Lancet Diabetes Endocrinol, juin 2016, - Ouest France.Venu d’Outre-Manche, le Dry January fait partie des bonnes résolutions de nombreuses personnes. Le but ? Tenir un mois sans alcool. Un mois ?!? Oui, car les bienfaits sur la santé sont nombreux.
Dry January : 10 bonnes raisons de laisser la bouteille de vin à la cave
Une étude menée par L’université de Sussex (Angleterre) a suivi plus de 800 Britanniques ayant participé au Dry January (Janvier Sec) en 2018. Si nous ne pouvons que les féliciter pour cette abstinence d’un mois, nous devrions en prendre de la graine car les bienfaits de cette cure sont très nombreux.Des bienfaits sur la santé
1 - 71% des participants ont constaté une amélioration de leur sommeil.2 - 67% bénéficiaient de davantage d’énergie.
3 - 57% parvenaient à mieux se concentrer.
4 - 58% ont constaté une perte de poids.
5 – 54% ont remarqué que leur peau était plus jolie.
Mais pas seulement
6 - 71% des participants ont compris qu’ils n’avaient pas besoin d’alcool pour s’amuser.7 - 76 % ont compris quand et pourquoi ils prennent l’apéritif.
8 – 80% des abstinents ont eu l’impression d’avoir davantage de contrôle sur leur consommation d’alcool.
9 – 82% ont mieux compris leur relation avec la boisson
10 – 88% ont économisé de l’argent.
Dry January : des bienfaits même au-delà de janvier
Si les participants à cette étude ont repris l'alcool après le Dry January, ils ont néanmoins vu les bénéfices de ce mois d’abstinence perdurer. En effet, durant l’été le nombre de jours de consommation d’alcool est passé d’une moyenne de 4,3 à 3,3 jours par semaine tandis que les unités consommées par journée de consommation ont diminué : de 8,6 à 7,1 unités. Richard de Vissier, psychologue de l’Université de Sussex, souligne bien que « le simple fait de passer un mois sans boire d’alcool aide les gens à moins consommer sur le long terme ».Pour rappel, le nombre de décès liés à la consommation d’alcool en France avoisine les 50 000, soit près de 10 % de la mortalité toutes causes confondues. De plus, 5 millions de Français auraient des difficultés médicales, psychologiques ou sociales à mettre en relation avec l’alcool.
Si vous faites partie de celles et ceux qui boivent du champagne plus vite que leur ombre, pensez-y. Vous pouvez aussi commencer le Dry January avec quelques jours de retard, parce que l’important, c’est d’essayer.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/09/04/alcool-et-microbiote/
Sources
- University Of Sussex, - Journal International de médecine, - Santé publique France.Le régime sans gluten a le vent en poupe ! En France, pas moins de 5 millions de personnes suivraient ce régime, soit environ 8% de la population. Si certaines pathologies imposent ce type de régime (maladie cœliaque par exemple), d’autres adoptent ce régime pour des bienfaits intestinaux retrouvés. Une récente étude suggère que ce n’est pas l’absence du gluten qui explique ces bienfaits, mais plutôt l’augmentation de la consommation de fibres.
Une amélioration du bien-être intestinal liée aux fibres et non au gluten ?
L’étude a été réalisée sur le schéma suivant : • Le premier groupe a suivi un régime pauvre en gluten (2 g de gluten/jour) sur 2 mois. Après cette période, les personnes ont suivi un régime de transition avec des apports « normaux » en gluten (12 g de gluten/jour). Enfin, ils ont suivi un régime riche en gluten sur 2 mois (18 g de gluten/jour) • Le deuxième groupe a suivi le même protocole en commençant cette fois par la diète riche en gluten et en finissant par celle pauvre en gluten.Tout d’abord, bonne nouvelle : ce régime est associé à une légère perte de poids de 0,8 ± 0,3 kg ! Minime certes, mais quand même ! Cette perte de poids serait liée à une thermogenèse accrue (production de chaleur par l'organisme, ce qui élève légèrement la dépense énergétique de l’organisme). De même le régime pauvre en gluten limite les ballonnements et les inconforts digestifs. Par ailleurs, on constate une légère diminution de la réponse immunitaire inflammatoire, sans qu'on en connaisse les conséquences sur la santé.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/05/24/gaz-ballonnements-stop/
Le régime pauvre en gluten bénéfique au microbiote intestinal
Le microbiote intestinal est également modifié, ce qui est suggéré par une augmentation des taux de dégradation du lignane. Par exemple, la réduction des espèces du genre bifidobactérium s’explique par la diminution de la consommation du blé. Ces changements montrent donc l’impact qualitatif de la consommation des fibres sur le microbiote intestinal. L’absence du gluten n’est pas forcément le facteur principal expliquant ces changements, mais la modification de la consommation de fibres si.Une altération de la fonction intestinale a aussi été observée, notamment une diminution de la dégradation de certains glucides, sans impact sur la glycémie. Des modifications physiologiques ont été constatées. Outre la perte de poids, on observe une augmentation du peptide YY, jouant un rôle dans la satiété.
On observe de plus une augmentation de composés jouant un rôle dans la dégradation des graisses, modifiant ainsi le métabolisme. On observe également des modifications dans le métabolisme urinaire et fécal.
Moins de gluten pour plus de fibres
Le régime pauvre en gluten a également un impact dans la fermentation microbienne : ce régime est associé à une augmentation de la consommation de dérivés en galactose, en rhamnose, en mannose et en acide galacturonique (fibres qu’on retrouve dans les légumes, baies, céréales autres que le blé, légumes secs) et des taux plus faibles d’arabinose et de xylose (fibres associées au blé et seigle) par rapport à un régime riche en gluten. Globalement, ce régime pauvre en gluten est associé à une augmentation de la consommation de ces fibres.Gérer le quotidien sans gluten est source de tracas ? WeCook a la solution :
https://www.youtube.com/watch?v=PU7JepqD2HY
Les perspectives d’application
Si ces résultats s’avèrent vérifiés par des études ultérieures, ils permettront d’améliorer la qualité de vie des personnes intolérantes au gluten. Et ce, en identifiant de nouveaux prébiotiques contenant les fibres citées ci-dessus (dérivé de galactose, de mannose, etc…) afin de stimuler le microbiote intestinal. Par ailleurs, cette étude montre que le régime sans gluten peut tout à fait être adopté et adapté pour des sujets bien portants. Ils en retireront des bénéfices. D'ailleurs, cette étude ne montre pas d’effet néfaste pour la santé. Et l’étude suggère qu’il n’est pas indispensable de supprimer tout le gluten de son alimentation : un apport faible permet déjà d’observer des effets bénéfiques.Sources
- Journal International de Médecine, - Hansen et al., « A low-gluten diet induces changes in the intestinal microbiome of healthy Danish adults. », Nature communications, 2018, 9 (1), - Because Gus, - Lanutrition.fr.« Nouveaux médicaments, prévention, santé publique, économie de la santé… Il s’agit de découvrir des projets auxquels nous n’avions pas pensé. Ceux qui seront essentiels à la médecine du futur » affirme Luc Mollo, Directeur Médical de Pfizer France. Pfizer, un laboratoire au cœur de l'innovation. Explications
Pfizer, un labo au cœur de l'innovation
Pfizer, société pharmaceutique américaine présente dans plus de 150 pays parie sur la nouveauté. En 2013, elle a été classée 9e sur 20 parmi les entreprises les plus innovantes au monde. En 2016, le laboratoire déclarait avoir investi 8,4 milliards de dollars en recherche et développement.Les axes majeurs sont : inflammation et immunologie, oncologie, neurologie, douleur, maladies cardiovasculaires et métaboliques, maladies rares, vaccins. Mais l’investissement dans les nouvelles technologies ne doit pas faire oublier qu’Internet a fait évoluer le patient mais aussi le marché de la santé.
Le marché de la santé évolue
Le patient est mieux informé et s’implique davantage dans son parcours de soin. Il devient maître de sa santé. Cependant, les nouvelles technologies qui permettent de grandes innovations thérapeutiques sont de plus en plus chères.Chahra Louafi, directrice du Fonds Patient Autonome chez BPI France, a déjà conscience de cette évolution : « Un patient veut être maître de sa santé, veut être un acteur du parcours de soin. Cette situation inverse totalement le rapport avec le médecin mais est de plus en plus envisageable compte tenu de l’accès à l’information permis par le web… Des coûts de santé qui explosent et qui impliquent une démarche de prise en charge du malade différente. »
Mais tous ces changements n’en sont qu’à leurs balbutiements. « Comme on est encore au stade de la recherche et du développement pur, on ne voit pas immédiatement la transformation. Il s’agit là d’une innovation de rupture, et c’est toute la richesse en devenir du secteur » conclut-elle.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/11/30/sante-et-intelligence-artificielle/
Au service du patient
L’innovation thérapeutique peut contribuer au mieux-être du patient dans le parcours du soin. « L’impact des startups est essentiel puisqu’il s’agit d’améliorer le parcours de soins, la coordination entre les différents acteurs et la qualité de vie des patients » précise Marie-Pierre Chevalier, directrice des Alliances Stratégiques de Pfizer France.Demain, le patient pourra bénéficier d’un traitement sur-mesure qui prendra en compte ses spécificités. Concrètement, aujourd’hui un patient suivi pour un cancer suit le traitement général prescrit à tous ceux qui ont le même cancer. Avec les nouvelles technologies, les biométries du patient ainsi que ses antécédents et son "historique santé" (âge, allergies, historique, antécédents…) seront prises en compte. Le traitement sera alors affiné et personnalisé.
« On s’adressera à un patient en tant qu’individu. On pourra tenir compte de son parcours précis et détaillé grâce à la prise en compte de données de suivi en vie réelle (âge, état de santé, contexte dans lequel on a attrapé la maladie, profil génétique…). Intelligence artificielle, biologie moléculaire, étude génétique approfondie, on croisera les disciplines et les applications pour intégrer tous les paramètres et définir un protocole de soins sur-mesure. » précise Luc Mollo.
Ainsi laboratoires et start-up sont associés dans le bien-être du patient et Marie-Pierre Chevalier de préciser : « Les laboratoires pharmaceutiques développent les innovations thérapeutiques destinées aux patients, les startups, elles, proposent des solutions technologiques étoffant l’offre de soins. Les deux sont complémentaires et doivent fonctionner en synergie. »
C’est pourquoi ce laboratoire a créé Pfizer Healthcare Hub afin d’accompagner dans leurs développements des start-ups issues de la Healthtech. Déjà actif dans des pays européens, il l’est désormais depuis 2018 en France. Michel Ginestet président de Pfizer France explique : « Déjà présent en Allemagne, Suède, Royaume-Uni, Espagne, Australie et désormais en France, le Pfizer Healthcare Hub met au service de start-up spécialisées en santé nos expertises et réseaux afin d'accélérer leur développement et leur permettre d'apporter des solutions digitales aux patients. Il illustre aussi combien la France est un territoire attractif en matière de création d’entreprises centrées sur l’innovation. »
Quand Goliath soutient David…
Effectivement, quand Pfizer apporte son « expertise, il apporte la connaissance approfondie de certaines pathologies, de ses médicaments, des marchés, de la législation, de la réglementation et de l’accès au marché ; il ouvre également les réseaux du groupe. » Mais le laboratoire finance cette initiative grâce à son Fonds Pfizer Innovation et s'entoure de partenaires de premier plan.… c’est avec des partenaires choisis
Ainsi, Pfizer s’est associé avec l’iPEPS/ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière). Cette alliance a été très réfléchie par Pfizer : « Travailler avec un expert de ce secteur comme l’iPEPS/ICM permet de mieux repérer et sélectionner les projets, de mieux les accompagner. Cette opération n’est pas un effet d’annonce ; nous voulons qu’elle aboutisse, donc nous avons mis toutes les chances de notre côté. »L’ICM accueille patients, chercheurs, et cliniciens, afin de favoriser une approche transversale de la recherche, et de stimuler les collaborations et les découvertes d’innovations médicales. En 2012, il crée l’iPEPS, le premier accélérateur d’innovations dédié aux maladies du cerveau en France. Une vingtaine de start-up y sont représentées, spécialisées dans les domaines des biotech, medtech et e-santé. La vocation de l’iPEPS est d’accélérer la concrétisation d’idées en produits et solutions thérapeutiques, en fournissant un cadre idéal à ces start-up. Situé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il dispose de plus de 700 chercheurs et médecins présents à l’ICM.
De plus, « l’iPEPS/ICM présente un avantage géographique certain puisque l’incubateur est installé au cœur de STATION F, un cadre incroyable pour une startup. », s’enthousiasme Pfizer.
… et à certaines conditions
Mais, toutes les start-up ne sont pas éligibles. Il faut d’abord qu’elles posent un dossier de candidature qui sera étudié de près par un jury (27 personnes venues d’horizons divers comme Pfizer, BPI France, l’ICM…) et qu’elles soient déjà créées.De plus, la durée de ce partenariat limité à 9 mois. Pfizer est très clair : « Ce programme d’accélération (…) s’adresse à des sociétés déjà matures, qui ont déjà une technologie et dont on va accroître le développement. Or à ce stade de leur évolution, elles ne peuvent plus perdre de temps dans le contexte de concurrence du secteur digital, où tout va très vite. Ce type d’action s’étale généralement sur un délai de 6 à 12 mois : 6 mois c’était un peu court, surtout par rapport à notre rythme en interne ; 12 mois c’était trop long. Sur les conseils de l’ICM, nous avons coupé la poire en deux et nous sommes fixés sur 9 mois, ce qui constitue une bonne durée pour un accompagnement. »
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/innovation/2017/11/22/innover-cest-bon-pour-la-sante/
L’humain ne sera jamais remplacé
Les nouvelles technologies aideront mais ne remplaceront jamais le médecin lors du diagnostic. « L’humain doit rester au cœur des transformations. La technologie est un outil pour nous aider », précise Marie-Pierre Chevalier.Elles pourront ainsi améliorer la communication entre les praticiens qui suivront mieux leurs patients. Elles pourront ainsi proposer des traitements plus efficaces.
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