
Après la période des fêtes, une petite intoxication alimentaire a pointé le bout de son nez ? Vous souffrez de la maladie de Crohn ou de RCH et vous êtes en pleine période de crise ? Vous devez passer une coloscopie prochainement ? Alors cet article est fait pour vous ! En effet, dans les situations citées précédemment, il peut vous être conseillé ou demandé de suivre un régime sans résidus.
Un résidu : quésaco ?
Les résidus correspondent à toutes les fractions alimentaires qui ne sont pas digérées par les intestins et qui arrivent au niveau du côlon où elles seront fermentées par la flore colique. Ce terme de résidu regroupe donc : - Les fibres d’origine animale comme par exemple le collagène, la kératine, l’élastine que l’on peut retrouver dans les viandes, - Les fibres d’origine végétale telles que la cellulose, l’hémicellulose, la lignine, la pectine, la gomme, les mucilages, l’alginate, les carraghénates, - Le lactose, - Les amidons résistants, - Les résidus glucidiques comme par exemple l’inuline, le raffinose, les polyols, les fructo-oligo saccharides…Dans quels cas avoir recours au régime sans résidus ?
Un régime sans résidus est donc conçu pour réduire la fréquence et le volume des selles afin de réguler le transit (par exemple dans le cas de diarrhées) et/ou réduire les risques d’irritation de la muqueuse du côlon et des intestins.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/05/11/diarrhee/
Cela signifie que pendant la phase de ce régime vous pourrez dire adieu aux fruits, aux légumes, aux produits complets… Il n’existe pas un mais deux régimes sans résidus ! En effet, on retrouve le régime sans résidus strict et le régime sans résidus élargi. Comme leur nom l’indique, il y en aura un plus restrictif que l’autre ! Et qui dit restriction, dit que ce régime ne doit pas être suivi sur une longue durée : il induit un déséquilibre alimentaire !
Régime sans résidus strict vs élargi
Le régime sans résidus strict correspond à une alimentation dans laquelle tous les aliments qui accélèrent le transit intestinal sont supprimés. Et il y en a beaucoup ! C’est donc un régime très monotone !Le régime sans résidu élargi correspond à un régime sans résidus strict auquel on réintègre certains aliments comme par exemple des aliments sources de lactose, des jus de fruits, des graisses cuites ou des aliments avec des graisses de constitution.
Que peut-on ou ne peut-on pas manger dans un régime sans résidus strict ?
Et bah… vous ne pourrez pas manger grand-chose malheureusement :Produits laitiers
Adieu laits, laitages et autres desserts lactés qui ne sont pas délactosés. Idem pour tout ce qui est fromage. Vous pourrez cependant craquer sur du fromage à pâte pressée cuite comme par exemple le Beaufort, le Comté, l’Emmental et sur certains fromages fondus.Viandes et charcuteries
Exit le gras. Donc cela limite notre liste d’aliments autorisés à de la viande maigre et tout ce qui est charcuterie dégraissée et découennée (jambon blanc, DD, jambu cru DD, filet de bacon DD et non fumé).Poissons et produits de la mer
Pour les poissons, cela est plus simple. Ils sont tous autorisés hormis les poissons gras (saumon, thon, sardine…) et les poissons fumés (haddock par exemple). Cela vous laisse donc un large choix de poissons !Œufs
Tant que votre œuf est cuit dur, avec un blanc bien cuit, c’est bon. L’œuf sous toute autre forme sera en revanche déconseillé…Féculents
La liste semble restreinte mais vous verrez, c’est la famille d’aliments dans laquelle vous aurez le plus de choix ! Farine de blé, biscotte, pain blanc, céréales non cuisinées et non complètes, maïzena : à vous de choisir ! Par contre, on évitera tout ce qui est féculents complets ou semi-complets.Légumes, fruits et dérivés
Là ça se complique ! En résumé, vous ne pourrez pas consommer de fruits ou de légumes en tant que tel : ils seront sous forme de bouillon filtré. Donc dites bonjour aux bouillons de carotte, de courgette, d’endive, aux bouillons de pommes, de poires…Matières grasses
Optez plutôt pour du beurre, de l’huile ou de la margarine. Donc la crème fraîche et autres corps gras que ceux cités précédemment seront à exclure pendant un temps !Produits sucrés
La liste est un peu plus longue, mais ce n’est pas pour autant qu’il faudra en abuser. Pour améliorer un peu l’appétence de vos repas, vous pourrez opter pour du sucre, de la gelée de fruits, du miel, du sirop, du chocolat nature. Un conseil concernant les produits sucrés : ne les consommez pas seuls, associez-les à une autre famille d’aliments.Boissons
Eau, thé, tisane, café léger, boissons sans alcool et non gazeuse. Pour le coup, pas beaucoup d’interdit (hormis les jus de fruits et de légumes bien sûr !). Mais ce n’est cela qui nourrit son Homme…https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/05/30/manger-mici-phase-poussee/
Et quid du régime sans résidus élargi ?
En principe, vous devrez commencer par un régime sans résidu strict avant. Puis petit à petit, certaines familles d’aliments vont être réintroduites. C’est par exemple le cas du lait, des laitages et des produits laitiers. La quantité autorisée dépendra de la tolérance personnelle : il faut donc les réintroduire en faible quantité au début puis augmenter petit à petit. Idem, au niveau des fromages. Les fromages natures peu affinés comme les fromages à pâte pressée cuite et les fromages à pâte molle seront autorisés en fonction de la tolérance personnelle. En ce qui concerne les féculents, la liste des aliments conseillés augmente aussi un peu : pomme de terre, riz soufflé nature ou chocolaté viennent rejoindre biscottes et autres céréales raffinées non cuisinées. Pour les légumes, malheureusement, vous serez aussi au bouillon de légumes. Pour les fruits, vous pourrez éventuellement consommer des jus de fruits pressés (sauf jus de pomme et jus de pruneaux), en petite quantité et dilués. Pour les matières grasses, la crème fraîche vient rejoindre le club des aliments autorisés.Quelques différences donc qui permettent d’apporter un tout petit peu de diversité. Mais répétons-le, il n’est pas recommandé de suivre ce type de régime sur le long terme !
Pâte feuilletée maison – la recette est hyper facile. En plus, elle est sans lactose et sans œuf pour celles et ceux que ça intéresse –, une belle frangipane et le tour est joué ! Une belle galette des rois sans gluten signée Because Gus.
Comment réussir sa recette de galette des rois sans gluten ?
Préparez la pâte feuilletée sans gluten
Dans un grand cul de poule, versez la farine et creusez un puits au milieu. Versez le lait d’amande. Salez et sucrez. Ajoutez ensuite la margarine ramollie. Malaxez la pâte jusqu’à obtenir une belle pâte lisse.Puisqu’il n’y a pas de gluten dans cette super recette de fond de tarte, pas besoin de la laisser reposer au frigo pour qu’elle lève. Vous pouvez donc l’utiliser tout de suite !
La galette c’est pas carré ?! ©Because Gus
Recouvrez votre plan de travail de papier sulfurisé. Emballez votre rouleau à pâtisserie de film alimentaire : la pâte ne collera pas sur le rouleau ! Séparez la pâte en deux pâtons. Abaissez les pâtons. Laissez une pâte étalée sur le papier sulfurisé et foncez un moule à tarte avec l'autre.
Suite des opérations : confectionnez la galette des rois sans gluten
Préchauffez votre four à 210°C.
Les ingrédients ©Because Gus
Dans un cul de poule, mélangez le sucre, le beurre, la poudre d’amande et deux œufs. La préparation doit être homogène. Si elle est trop liquide, ajoutez un peu de poudre d’amandes. Réservez la frangipane.
Déroulez la première pâte feuilletée toute prête* ou prenez le moule garni de la pâte maison. *Attention ! Elle est un peu plus fragile que sa cousine avec gluten.
Étalez la frangipane sur la pâte feuilletée. Partez du centre et laissez le bord extérieur (sur 3 bons cm) sans garniture. N’oubliez pas de glisser la fève dans la frangipane, de préférence près d’un bord !
Ça devient technique… ©Because Gus
Déroulez la seconde pâte feuilletée ou prenez la seconde pâte maison sur le papier sulfurisé. Recouvrez alors la frangipane. Fixez les bords des deux pâtes, pour que la frangipane ne s’échappe pas. Délicatement, avec la pointe d’un couteau, dessinez des losanges sans percer la pâte.
Cassez le troisième œuf et séparez le blanc du jaune. Diluez le jaune avec 1 c à c d’eau et mélangez. À l’aide d’un pinceau alimentaire, étalez le jaune sur la galette. Rincez le pinceau. À l’aide du pinceau, badigeonnez le blanc d’œuf sur la ligne de fixation des deux pâtes feuilletées. Cette opération scellera le tout et empêchera toute catastrophe de se produire, une fois la galette des dans le four.
Enfournez la galette pendant 20 à 30 minutes, sans ouvrir le four.
Yummy, la galette des rois !! ©Because Gus
Retrouvez cette recette de galette des rois sans gluten et bien d'autres sur le site de Because Gus. Crédits photos : ©Because Gus Un grand merci à Because Gus !
Retrouvez également les menus adaptés spécial "maladie coeliaque" sur la plate forme WeCook We Care. C'est pratique, personnalisé et sans engagement. Essayez !
https://le-quotidien-du-patient.fr/invite/2018/09/04/guide-boulangeries-sans-gluten/
C'était attendu depuis longtemps, Agnès Buzyn l'avait assuré. C'est chose faite : depuis le 2 avril 2019, le remboursement de certaines perruques pour les personnes souffrant de cancer passe de 125 à... 350 euros.
La fin du reste à charge pour les malades sous chimiothérapie
Un véritable progrès pour les malades ayant subi une chimiothérapie, un engagement très attendu du Plan Cancer 3 qui prend forme. Jusqu'à présent, les prothèses capillaires étaient remboursées à hauteur de 125 € par la Sécurité Sociale mais depuis avril 2019, le remboursement est de 350 €. Pour 125 €, les patientes n'avaient accès qu'à une perruque d'entrée de gamme. Si elles souhaitaient davantage de qualité, il leur fallait dépenser leurs propres deniers. Ce n'est plus le cas, les patientes peuvent avoir une perruque de classe 1 de qualité sans reste-à-charge.L'association Rose-Up s'est battue des mois durant pour une augmentation dudit remboursement. Pétition en ligne et lobbying ont permis d'accélérer le processus et même d'obtenir plus que ce qui avait été initialement annoncé. En effet, le Plan Cancer stipulait un doublement des remboursements, alors que le résultat est presque au triple. Et même les fabricants de perruques ont fait un effort : leurs produits sont passés de 400 à 350 € pour que les patientes n'aient plus rien à débourser.
C'est le fruit d'un long travail de négociations et de discussions entre les représentants des Ministères de la Santé et de l'Economie, des associations de patients comme Rose-Up et les fabricants de perruques. Céline Lis-Raoux, journaliste à Rose Magazine et cofondatrice de Rose-Up est très heureuse de aboutissement desdites négociations : « nous apprécions vraiment la volonté de la Ministre et la célérité du Comité économique des produits de santé, qui ont permis de faire aboutir ces négociations en moins de six mois ».
Une alternative à la perruque grâce aux Franjynes :
https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2018/10/01/merci-les-franjynes/
Et un meilleur remboursement des autres perruques
Les perruques de classe 2, plus luxueuses et bien plus chères, sont remboursées à hauteur de 250 € par l'Assurance Maladie, conformément aux engagements du Plan Cancer 3. Lesdites perruques contiennent des cheveux naturels et sont vendues jusqu'à 700 €. Quant aux perruques coûtant plus de 700 € - en cheveux naturels -, elles ne sont plus remboursées. Même si elles ne représentent que 8% du marché, l'association Rose-Up se bat pour le maintien du remboursement précédent, soit 125 €, pour les femmes désirant acquérir une perruque haut-de-gamme.Pas une journée ne passe sans qu'un sujet sur l'obésité ne fasse la une. Pourtant réel problème de santé publique, l'obésité est particulièrement connotée. Lélia Bracco fait usage de sa plume dans Obésité : Au-delà de l'impasse pour rappeler que la prise de poids n'est pas uniquement liée au contenu de notre assiette. Loin de là.
« L'obésité est une maladie »
Ainsi commence la préface de l'ouvrage de Lélia Bracco. Quelques mots apparemment anodins mais qui nous rappellent implicitement – et de plein fouet – que l'obésité est trop peu considérée comme une maladie. Elle est très fortement connotée et inéluctabement associée à la malbouffe, à la sédentarité, à l'absence de volonté. Si ces facteurs sociaux sont depuis longtemps connus de tous, les facteurs génétiques, psychologiques ou encore neurohormonaux peinent à sortir de l'ombre alors que les recherches scientifiques sont formelles.Il existe bel et bien une inégalité face à la prise de poids. Certains grossissent en regardant une feuille de laitue, d'autres perdent du poids après une semaine de raclette. Une légende urbaine loin d'être infondée. L'auteur rappelle qu'à ce jour, plus de 250 gènes liés à l'obésité ont été découverts. Le facteur génétique n'est certes pas systématique chez les personnes obèses mais une personne ayant deux parents obèses aura tout de même 80% de chances d'être elle aussi obèse. C'est toute l'injustice de la génétique, corrélée à des facteurs sociaux et psychologiques. Mais pourtant cette réalité, nombreux l'ignorent. La stigmatisation à l'encontre des personnes obèses semble donc être invariable, et incessante.
Une quête de la norme
Si la science met progressivement en lumière les multiples facteurs en cause dans l'obésité, cette vérité peine à se démocratiser. Car nous avons été configurés à considérer les personnes obèses non comme des malades mais comme des personnes dénuées de volonté. Parce que nous sommes sans cesse confrontés au culte de la minceur. Magazines, publicités, shopping... tout a été pensé par et pour des personnes ''normales''. La minceur est donc la norme. Et puis, comme le souligne très justement Lélia Bracco, « de nombreuses croyances inconscientes dans la société véhiculent l'idée qu'une personne obèse peut perdre du poids avec de la volonté ». Vrai. Nous l'avons tous pensé un jour ou l'autre. Et toutes ces personnes obèses ont conscience du regard que porte la société sur leur poids, balayant de fait le peu de confiance en soi qui subsistait.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/10/19/moi-en-double-le-poids-psychologique-de-lobesite/
Obésité : au-delà de l'impasse ?
L'obésité apparaît telle une impasse. Les personnes obèses souhaitent faire partie de la norme, espèrent secrètement qu'un jour la société les acceptera. Et cela impliquera forcément une perte de poids. L'obésité ne signifie nullement absence de volonté. Toutes ces personnes en souffrance s'infligent de nombreuses restrictions, frustrations ou privations à l'origine d'un yo-yo réitératif et leur culpabilité à l'égard de la nourriture ne fait que croître. Résultat ? Une souffrance multiple : le corps et l'esprit en pâtissent, tout s'assombrit.Quelles solutions apporter face à ce fléau qu'est l'obésité ? Notre société nous-permet elle de mettre à mal cette maladie ? S'il est avéré que « pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré ou trop salé », force est de constater que les produits à disposition du consommateur ne vont pas dans ce sens. Les aliments ultra-transformés (AUT) inondent depuis plusieurs décennies les rayons du supermarché et leur part ne cesse de croître à mesure que les recommandations nutritionnelles nous mettent en garde contre l'obésité et ses risques sur la santé. Et si les auteurs desdites recommandations estimaient également que tout n'est qu'une question de volonté ?
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2018/09/18/les-aliments-ultra-transformes-aut-responsables-de-cancers-mais-pas-coupables/
Des espoirs permis ?
Si le facteur génétique est indéniable dans l'incidence de l'obésité, Lélia Bracco souligne qu'il existe de réelles solutions, non pour y mettre un terme en un simple claquement de doigts, mais pour tendre vers des alternatives durables. Éducation, méditation et psychologie sont autant de situations envisagées par l'auteur pour apaiser cette souffrance. Car l'échec et la honte ne doivent plus dominer, plus jamais. Nous ne sommes pas qu'un corps face à un miroir, nous sommes pas qu'apparence.Si Lélia Bracco ne nie pas l'impact de l'hygiène de vie ou de l'alimentation sur l'obésité, elle remet les points sur les i sous l'égide de la science en rappelant que l'obésité, ce n'est pas juste cela. Sortir de l'impasse est possible, mais cette dernière doit d'abord être entendue par les personnes obèses, et par la société. Parce que tout ne se passe pas que dans l'assiette.
© EDP Sciences
Lélia Bracco, Obésité : Au-delà de l'impasse, EDP Sciences, septembre 2018, 14 €. Disponible sur le site de l'éditeur.
La gastro-entérite, ou grippe intestinale, est l'infection que nous souhaitons tous éviter quand l'hiver pointe le bout de son nez. Pourtant, chaque année, l'épidémie est la même. Comprenez tout ce qu'il y a à savoir sur la gastro-entérite : ses symptômes, les réflexes à adopter ou encore les traitements.
Définition de la gastro-entérite
La gastro-entérite et plus particulièrement la gastro-entérite virale aiguë (GEA) est une inflammation du système digestif qui peut entraîner des vomissements, des nausées, des diarrhées ainsi qu’une forte déshydratation, de la fièvre voire des maux de tête. Le temps d’incubation varie selon le vecteur pathogène de la maladie. Les symptômes apparaissent brutalement et disparaissent spontanément au bout de 24 à 48 heures dans la majorité des cas.Épidémiologie
Cette infection saisonnière (hiver et printemps) est très contagieuse. Le réseau Sentinelles, organisme de la santé publique de vigilance sanitaire, recense en continu tous les signalements afin de prévenir et de mieux gérer les épisodes d’épidémies en France.Selon l’institut de veille sanitaire InVS, le pic de consultations pour gastro-entérite se situe entre décembre et février. Le nombre de consultations par an en France varie de 700 000 à 3,7 millions. La durée des épidémies est estimée à 7,5 semaines en moyenne.
Physiopathologie de la gastro-entérite
La gastro-entérite peut être d’origine bactérienne (E. Coli ou Salmonelles) par consommation d’eau ou d’aliments contaminés (cas des toxi-infection alimentaire, TIAC). Certains parasites de la famille des protozoaires peuvent également provoquer des symptômes proches de ceux de la gastro-entérite. C’est notamment le cas pour la dysenterie amibienne causée par une amibe, Entomoeba histolytica.Les deux tiers des gastro-entérites sont dues à des virus de type rotavirus (le plus fréquent), norovirus, adénovirus, calicivirus ou astrovirus. C’est la raison pour laquelle la gastro-entérite est de façon inappropriée appelée « grippe intestinale ».
La gastro-entérite à Clostridium difficile peut aussi être causée par des antibiotiques.
Symptômes et complications de la gastro-entérite
Symptômes
Les symptômes sont les suivants : - Apparition brutale de nausées et de vomissements, - Diarrhées aiguës caractérisées par des selles très liquides et profuses. Ce symptôme est le principal responsable de la déshydratation qui peut survenir lors de cette infection, - Fièvre, sueurs et tremblements : ces symptômes sont d’apparitions variables. Une sensation de malaise peut également être ressentie, - Douleurs abdominales de type crampes, - Ballonnements et distorsion abdominale.Si l’infection est d’origine virale, les symptômes surviennent dans la journée (entre 12 et 24 heures). Les infections bactériennes sont fulgurantes : les troubles surviennent dans les heures qui suivent l’exposition à l’agent bactérien responsable de la TIAC.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/05/24/gaz-ballonnements-stop/
Complications
La principale complication est la déshydratation. Elle est due à une perte importante en eau et en sels minéraux qui provoquent un déséquilibre osmotique des cellules. La consultation médicale est obligatoire si des co-morbidités apparaissent : sang dans les selles ; fréquence des selles supérieures à 8 par jour, fièvre ou vomissements qui perdurent au-delà de 24 heures.Certaines TIAC à E. coli peuvent avoir des conséquences sur la fonction rénale.
La gastro-entérite est une maladie « banale » pour la majorité des gens mais qui peut être mortelle.
Personnes et facteurs à risque
Personnes à risque
Les populations à risque sont les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes âgées. Les diabétiques ainsi que les malades dont le système immunitaire est affaibli sont aussi à risque.La déshydratation est le principal risque ; il nécessite des mesures préventives et une surveillance. L’hospitalisation est parfois nécessaire.
Facteurs de risque
Les principaux facteurs concernent l’hygiène tant alimentaire que sanitaire.Les modes de préparation alimentaire, la qualité des aliments ainsi que le respect de la chaîne du froid ou de mise à température des aliments (cas de la restauration collective) sont indispensable pour limiter les toxi-infections alimentaires.
Lors des voyages à l’étranger, il faut se montrer particulièrement vigilant si on ne veut pas être confronter à la tourista.
Enfin la prise d’antibiotiques doit être limitée car la gastro-entérite colique à Clostridium difficile (lors ou suite à un traitement antibiotiques) est l’une des formes la plus grave et la dangereuse.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2019/05/28/infections-a-clostridium-difficile/
Prévention de la gastro-entérite
Hygiène des mains
Le seul lavage des mains n’est pas suffisant pour éviter la transmission ou la contamination. Une personne exposée à la gastro-entérite peut être contagieuse plusieurs jours après la disparition des symptômes. Le lavage des mains selon les recommandation de l’InVS se fait en 7 étapes et doit être réalisé tant dans la sphère privée que professionnelle en sortant des toilettes, lors de la préparation des repas…L’usage des gels hydro-alcooliques est recommandé comme solution d’urgence. Ils ne sont pas efficaces pour tous les virus. De plus, ils ne lavent pas mais désinfectent !
Les 6 réflexes à adopter
1 - Éviter les contacts directs ou indirects avec les personnes malades ou si vous même êtes souffrant. 2 - Vérifier les dates de péremption des aliments frais notamment les œufs, les produits laitiers frais. 3 - Bien laver les légumes et les fruits frais. 4 - Laver régulièrement son réfrigérateur avec de l’eau savonneuse très chaude puis essuyer toutes les surfaces et désinfecter avec un mélange de vinaigre blanc et d’eau chaude. 5 - Si vous en avez la possibilité, opter pour le télétravail si vous êtes souffrant. 6 - Éviter ou limiter les contacts avec les nourrissons, les jeunes enfants ou les personnes fragiles si vous êtes souffrant.Traitements de la gastro-entérite
Aucun !Du repos, du repos et encore du repos ! Pour vous mais aussi pour votre système digestif, les consommations alimentaires doivent être limitées voire évitées pendant les premières heures suivant l’apparition des symptômes.
Il est important de bien s’hydrater et donc de boire régulièrement. La prise de boissons doit se faire en petite quantité au début afin de ne pas provoquer de vomissements. La légende urbaine veut qu’un célèbre cola ait des vertus curatives. Pour se faire il doit être consommé à température ambiante et être si possible sans bulles. Aucune publication ne corrobore ce fait pourtant établi et vérifié par nombre de personnes. Les boissons pour sportifs isotoniques peuvent être intéressantes pour assurer une bonne réhydratation des tissus. Les jus de fruits trop sucrés et trop acides doivent être évités.
Lors de la reprise alimentaire, limiter les produits laitiers et préférer les aliments cuits (légumes et fruits). En cas de diarrhées, le riz blanc sur cuit, la banane, les carottes cuites mais aussi le jus de myrtille sont recommandés. Le régime BYC (Bouillon-Yaourt-Compote) est déconseillé.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/05/11/diarrhee/
Traitements médicamenteux
Pour les nausées et les vomissements
Bien que disponible, ces médicaments sont peu prescrits ; certains sont disponibles sans ordonnance (diménhydrinate). Pour son innocuité, seul le charbon actif est recommandé.Pour la diarrhée
Il vaut mieux éviter de traiter ce symptôme en première intention car c’est un moyen physiologique d’élimination des vecteurs de la gastro-entérite.Il existe plusieurs classes de médicaments anti-diarrhéiques : - Les anti-sécrétoires : interdits chez les enfants et les femmes enceintes, - Les pansements digestifs sont les plus « connus ». Ils favorisent la restauration de la barrière digestive et limitent la fréquence des selles, - Les probiotiques, - Le charbon actif.
Du même auteur :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/10/29/lqdp-edition-syndrome-intestin-irritable/
Page 56 sur 214