
Des bactéries de notre microbiote intestinal auraient un effet anti-diabétique selon le Dr Hubert Vidal. Les travaux de recherche de ce dernier font partie font partie des projets lauréats 2018 de la Fondation Francophone Pour la Recherche sur le Diabète (FFRD). Décryptage.
Identifier et qualifier les bactéries de notre microbiote intestinal aux propriétés anti-diabétiques
L'équipe du Dr Vidal, directeur de recherche à l'INSERM, a implanté le microbiote de personnes diabétiques à des souris en bonne santé, via transplantation de microbiote fécal (TMF). Les souris présentent alors des marques d'insulino-résistance, signe d'un diabète. Même si, au bout de quelques semaines, le microbiote retrouve son état initial, toujours est-il qu'un lien de causalité semble apparaître entre le microbiote intestinal et le diabète.L'équipe du Dr Vidal veille actuellement à déterminer quelles bactéries pourraient permettre de restaurer le microbiote. Une étude clinique sur l'homme est prévue d'ici deux ans grâce à un procédé récemment breveté. Ce dernier permet de distinguer les bactéries à l'effet anti-diabétique, ce qui a valu ce prix de la FFRD au Dr Vidal. À ce jour, 24 nouvelles souches bactériennes anti-diabétiques ont été isolées. Ces souches sont actuellement étudiées chez des souris diabétiques. Car, comme le souligne très justement le Dr Vidal, "ce n'est pas parce qu'on rajoute une souche bactérienne dans notre microbiote qu'on va juste avoir l'effet bénéfique de cette souche ». Aussi est-il nécessaire d'étudier cet écosystème et son rééquilibrage, comprenant des "interactions qui peuvent être positives ou négatives ».
D'ici à la fin de l'année 2019, le dessein du Dr Vidal est d'isoler deux à trois souches bactériennes anti-diabétiques afin de les implanter ensuite chez les patients.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/12/13/diabete-et-microbiote/
Mais, c'est pour quand ?
Ces résultats pourraient se révéler rapides. D'ici quelques années, les pratiques concernant le traitement du diabète pourraient évoluer. Cela ne signifie nullement que les traitements médicamenteux seraient supprimés, mais ces derniers pourraient être accompagnés par les bactéries anti-diabétiques. Le Dr Vidal espère que d'ici 4 à 5 années, des solutions pour les diabétiques pourraient voir le jour grâce à ces fameuses bactéries. Ces bactéries seraient administrées en supplément ou en parallèle des traitements actuels, permettant par exemple de réduire la dose de metformine. Ce dernier étant l'anti-diabétique oral le plus prescrit chez les personnes souffrant d'un diabète de type 2.Mais sous quelle(s) forme(s) ? Le Dr Vidal songe à deux possibilités : - les gélules de bactéries lyophilisées, - les associer à certains probiotiques, comme les yaourts et produits lactés.
Attention, il ne s'agit pas de "soigner le diabète juste avec des probiotiques » rappelle le Dr Vidal. Mais plutôt de se servir de ces bactéries "en synergie avec d'autres molécules ».
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/sante-connectee/2018/03/23/les-3-applis-pour-simplifier-le-quotidien-des-personnes-souffrant-de-diabete/
Sources
- Fondation Francophone Pour la Recherche sur le Diabète (FFRD), - France Inter, - La Tribune de Genève.Les polypes colorectaux sont très fréquents dans la population générale. On les retrouve le plus souvent chez les personnes de plus de 50 ans et chez près de la moitié des personnes de plus de 70 ans. Mais pas d’inquiétude, avoir des polypes n’est pas forcément une fatalité et ne signifie par forcément que vous avez un cancer colorectal. Cela signifie que vous devez être suivi pour éviter que cela ne dégénère en cancer colorectal !
Que sont les polypes ?
Les polypes sont des excroissances anomales qui se forment au niveau de la muqueuse. Les polypes peuvent se développer à plusieurs endroits du corps : au niveau du côlon, de l’estomac, de l’intestin, des cordes vocales, du nez, des oreilles… Mais ici, nous n’évoquerons que les polypes que l’on retrouve au niveau du côlon et du rectum : les polypes colorectaux.Les polypes colorectaux
Il n’est pas rare de voir apparaître les polypes colorectaux avec l’avancée en âge, surtout dans les pays industrialisés. Au début, ils sont typiquement bénins, donc non cancéreux. Mais il est possible que ceux-ci dégénèrent et deviennent des polypes malins, donc cancéreux. C’est pourquoi il est important d’arriver à déceler les éventuels symptômes de dégénération mais aussi de se faire surveiller.Il existe divers types de polypes du côlon et du rectum. Certains d'entre eux sont à fort risque de cancer comme : - les polypes adénomateux, soit une prolifération des cellules des glandes situées dans la muqueuse du côlon et du rectum. Ils peuvent avoir différentes formes et représentent deux tiers des polypes et dans 3 cas sur 1 000, ils deviennent des cancers colorectaux. Ce type de polypes a tendance à récidiver après ablation. - les polypes festonnés, ou dentelés, responsables d'une part conséquente des cancers du côlon d'intervalle (qui surviennent entre deux coloscopies de contrôle). Une surveillance rapprochée est nécessaire.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/03/23/tout-savoir-sur-la-coloscopie/
Certains polypes n'évoluent que rarement vers un cancer colorectal, comme : - les polypes hyperplasiques : augmentation de volume et modification des glandes situées dans la muqueuse du côlon. Certains, selon leur taille ou leur localisation, nécessitent une surveillance par coloscopie. - les polypes hamartomateux, bien plus rares, caractérisés par une croissance excessive de cellules normalement présentes mais qui déstructurent la muqueuse.
Facteurs de risques des polypes colorectaux
Les polypes sont très souvent isolés. Le risque de développer des polypes est fonction de : - L’âge : le risque augmente avec le vieillissement, - Des antécédents familiaux : si l'un des parents, frère ou soeur a eu des polypes ou un cancer colorectal, - Des antécédents personnels : si la personne a déjà eu des polypes ou un cancer du côlon ou du rectum.Diagnostic des polypes colorectaux
Bien souvent, il n’y a pas de symptôme annonciateur de la présence de polypes et ceux-ci sont découverts à l’occasion d’une coloscopie. La coloscopie peut être demandée dans les cas suivants : - Si le test de dépistage du cancer colorectal, qu’on vous propose de faire gratuitement entre 50 et 74 ans, révèle la présence de sang dans les selles, - Si vous souffrez d’une maladie de Crohn, d’une RCH ou d’une maladie cœliaque, diagnostiquée depuis une dizaine d’années. En effet, ces maladies augmentent le risque de cancer colorectal et la coloscopie sera alors un outil de surveillance, - Si vous avez un risque élevé de cancer colorectal (antécédents familiaux ou personnels de polypes ou de cancer colorectal), - Si des polypes familiaux sont connus.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/03/14/il-agit-dans-lombre-personne-ne-veut-en-entendre-parler-le-cancer-colorectal/
Dans de très rares cas, il peut y avoir les symptômes suivants : - Présence de sang rouge ou noir dans les selles, - Constipation, - Douleurs abdominales.
La coloscopie virtuelle : le moyen de dépistage du futur ?
À ce jour, une coloscopie virtuelle par scanner ou avec une vidéocapsule constituent des examens alternatifs. Ils ne seront réalisés que si la coloscopie a été incomplète ou qu’elle n’a pas été possible ou qu’elle est contre-indiquée. Cependant, ces deux nouveaux moyens permettent juste d’observer la présence ou l’absence de polypes mais ne permettent pas à ce jour de retirer les polypes et donc les traiter.
Traitement des polypes colorectaux
Le traitement consiste à retirer complètement les polypes du côlon et du rectum. L'ablation est généralement réalisée lors d'une coloscopie, mais le traitement peut aussi via la chirurgie. Le recours à la chirurgie ne se fera que dans certains cas : - Si le polype est trop volumineux pour être retiré via la coloscopie, - Si une infiltration plus profonde de la paroi du côlon ou du rectum a été détectée à l’examen.La surveillance après le retrait de polypes colorectaux est une étape à ne pas négliger et qui est donc indispensable.
Sources
- Ameli.fr, - Revue Médicale Suisse, Epidémiologie, prise en charge et suivi des polypes colorectauxTake Care, traduisez « prenez soin de vous », est le premier serious game (série pédagogique), gratuit, sur smartphone, réalisé par France Assos Santé, destiné aux 16-25 ans pour les informer de leurs droits en santé. Via cette application mobile, les joueurs se projettent dans la vraie vie et sont confrontés, au détour de situations concrètes, à différentes questions et problèmes liés aux droits en santé.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/07/17/france-assos-sante-association-defense-patients/
Take Care, le premier jeu dédié à la santé dont vous êtes le héros
Comment... faire la différence entre un médecin de secteur 1 et secteur 2 ? trouver un médecin traitant ? obtenir ses informations médicales ? se faire poser une couronne sans se ruiner ? donner son avis au cours une consultation... Autant de questions primordiales dont les réponses ne sont pas si évidentes à trouver ! Surtout quand on a 18 ans, pas encore de salaire et qu’on vient de s’installer en colocation sans le soutien de papa et maman pour la première fois de sa vie.Devant ce constat, l'association d'usagers France Assos Santé et plus particulièrement Assos Santé Auvergne-Rhône-Alpes a donc décidé de relever le défi ! Avec la collaboration de Dowino, spécialiste dans la conception des serious game, elle réalise Take Care, pour informer les jeunes sur leurs droits en matière de santé.
« Le serious game, très ludique et adopté par un certain nombre de jeunes, semblait l’outil le plus adéquat pour toucher des étudiants et lycéens. » explique la chef de mission de France Assos Santé. De fait, LQDP a testé ! Pédagogique, éducatif et complètement interactif, le jeu permet à chaque joueur de s'intégrer à l'histoire et de se prendre tantôt pour Farid, tantôt pour Amandine... Explications.
Farid, c'est Samia de la coloc. Amandine a besoin d'un certificat médical pour son club de sport. T'as une idée ?
Pour un nouveau départ
« Le jeu reprend le principe d’une discussion par sms entre colocataires et soulève des questions de santé », explique Magalie Aveline, co-créatrice du jeu et chargée de communication. Chaque joueur se glisse dans la peau d’un héros, nommé Farid, qui va chercher une colocation, s’y installer. Et où ses nouveaux amis vont lui poser nombre de questions sur leur santé. En gros, partir de situations très concrètes pour informer.
Après cet échange par sms avec des colocataires fictifs, un écran de synthèse rappelle les informations essentielles. Et renvoit vers d’autres sites ressources. « Par exemple, on aborde la question du coût de la prise en charge en donnant l’adresse du site support, takecare-lejeu.org, qui donne un maximum d’infos. On ne pouvait pas tout faire par le jeu… »
Take Care, l'accès à la santé pour tous !
À ce jour, deux épisodes d’une quinzaine de minutes chacun sont disponibles. Chapitre 1 : L'accès aux soins – Choix du médecin traitant – Difficultés d'accès : quelles alternatives – Secteur 1 / secteur – Remboursement des frais de santéChapitre 2 : L'accès à l'information en santé – Obtenir son dossier médical – Le libre choix des prestations – Le consentement libre et éclairé
Aujourd'hui, l’enjeu de Take Care est double : – permettre aux jeunes de connaitre leurs droits afin de recourir au système de santé – prévenir les phénomènes de repli sur soi et d’isolement.
En effet, outre le fait que les jeunes sont peu sensibles aux campagnes de prévention, en 2017, un rapport de la Croix Rouge tirait la sonnette d’alarme : – 70% des jeunes renoncent à des soins à cause du délai, du coût ou de l’éloignement géographique. Le renoncement concerne essentiellement les spécialistes (ophtalmologue, dentiste, gynécologue, ostéopathe et cardiologue) – 34% des jeunes jugent l’accès aux soins difficiles.
L'amélioration de l’accès aux soins pour les jeunes est bien une question de santé publique. Et Magali Aveline de poursuivre : « On a identifié un thème primordial : le consentement libre et éclairé ou comment faire passer l’idée qu’on ne peut pas vous forcer à faire quelque chose que vous ne comprenez pas ou ne voulez pas. Car il arrive souvent qu’avec le jargon médical, un patient dise oui sans comprendre ce qui va se passer. C’est important que les jeunes soient acteurs et décisionnaires de leur santé. »
Et, au-delà de ces objectifs, Take Care a l'ambition de susciter auprès des jeunes usagers une prise de conscience. Qu'ils deviennent des « citoyens en santé » afin de promouvoir un rapport responsable au système de santé. Vaste mais indispensable programme !
Sources
Take Care L'application Take Care France Assos Santé - Auvergne Rhône AlpesSi les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) se déclarent majoritairement entre 16 et 30 ans, elles peuvent aussi survenir bien plus tôt. Mais comment vivre son adolescence avec une MICI ?
L’enquête de l’AFA
L’AFA Crohn RCH a souhaité étudier l’impact de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique (RCH) auprès d’un public trop souvent oublié : les pré-adolescents et adolescents âgés de 12 à 17 ans. L’enquête de l’AFA Crohn RCH a deux objectifs : - comprendre le ressenti des jeunes malades, - entendre les maux des parents impuissants face à la souffrance de leur progéniture.Pour ce faire, 15 jeunes malades et leurs parents ont été interrogés : 6 filles de 14 à 16 ans et 9 garçons, de 12 à 17 ans.
De la complexité du diagnostic
Les premiers symptômes des jeunes interrogés ont donné lieu à diverses interprétations chez les médecins et les gastro-entérologues. Les diarrhées ont pu être considérées comme une gastro-entérite ou une manifestation d’un stress excessif, les maux de ventre associés aux premières règles chez les pré-adolescentes, le sang dans les selles et les douleurs anales comme des hémorroïdes. Si certains de ces jeunes ont rapidement pu mettre un nom sur leurs maux (6 ont été diagnostiqués en moins de deux mois), pour d’autres le diagnostic fut plus long et laborieux (pour 4 d’entre eux, le diagnostic a pris entre 8 à 18 mois).La perception de la maladie chez les adolescents
Mais pourquoi de telles disparités ? Outre la difficulté des médecins à établir le diagnostic, certains jeunes ont sciemment tu leurs symptômes à leurs parents. Leur isolement n’en était que renforcé, et le diagnostic retardé. Le père de Baptiste (maladie de Crohn diagnostiquée à 15 ans, après une année de symptômes) raconte ce silence à l’AFA Crohn RCH : « Baptiste était en crise tout le temps. Il avait toujours la diarrhée, toujours blessé au niveau des fesses, mais il ne nous a jamais rien dit. Il était très secret. […] On lui demandait ce qui n’allait pas, il répondait qu’il était barbouillé […] »Anaïs, 15 ans, souffre d’une rectocolite hémorragique : « j’avais un peu peur mais ce qui me préoccupait le plus, c’était surtout que j’avais mal et que, jusqu’à maintenant, je n’avais pas été malade sans que mes parents sachent ce que j’avais. Et là, ils s’inquiètent avant que moi je m’inquiète, du coup ça m’a inquiétée. Et puis, voir du sang là où on n’a pas l’habitude d’en voir, ça fait vraiment bizarre ».
Diagnostic, délivrance et nouvelle vie
Le diagnostic d’une MICI ne semble pas constituer une fatalité chez ces jeunes. Au contraire, cela signifie avant tout une délivrance grâce à des traitements. D’ailleurs, l’AFA souligne que le nom de la maladie n’est pas une source supplémentaire d’angoisse. Au contraire, cela marque la fin de leurs inquiétudes. Anaïs, 15 ans, l’affirme : « mettre un mot sur ce que j’avais, ça ne m’a pas tellement aidée, c’est d’avoir un traitement et d’aller mieux qui m’importait le plus ». Fait plus étonnant révélé par l’enquête de l’AFA, les jeunes malades ne sont pas dans la demande d’information médicale et se fient à leur médecin. Ils semblent davantage en quête de témoignages positifs sur le vécu de la maladie, des histoires qui ressembleraient à la leur, comme Anaïs pour qui la rectocolite hémorragique ne signifiait pas grand-chose, ce qu’elle attendait, c’était « d’écouter des gens qui ont eu la même chose qu’[elle] et qui ont une vie normale ».Une maladie dont on ne se débarrasse pas et avec laquelle il faut apprendre à vivre. Cette maladie, les jeunes la considèrent comme gênante en n'en parlent que peu à leurs parents ou à leurs amis, à l'exception des adolescentes interrogées, beaucoup moins réticentes à parler de leur maladie. Pourquoi un tel silence ? Si les adolescents n'en parlent que peu, c'est tout d'abord car ils sont confrontés à l'incompréhension de la part de leur entourage. Et surtout, ils veulent être considérés comme des personnes « normales », non comme des malades. Ils communiquent davantage avec leurs parents, mais en maintenant une certaine retenue pour ne pas les inquiéter davantage. Ils sont plus enclins à en parler avec leur médecin, leur psychologue ou lors de rencontres avec d'autres jeunes souffrant de MICI.
Puis vient l'acceptation, comme le dit si bien Enzo « Maintenant, je me dis que c’est la vie. J’y pense le moins possible. Il y a des hauts et des bas. On ne fait pas toujours ce qu’on veut, on ne choisit pas sa vie. S’il faut encore chercher d’autres traitements pour que je me sente mieux, on cherchera. »
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/07/mikinautes-etude-jeunes-mici/
La perception de la maladie chez les parents
Un diagnostic à rallonge étant particulièrement fréquent en cas de MICI, l’inquiétude des parents ne cesse de croître face aux symptômes et à la dégradation de l’état général de l’enfant. Puis l’inquiétude laisse place à l’impuissance face à ce mal dont on ignore le nom. Bien (trop) souvent, les médecins considèrent ces symptômes comme un simple désordre psychologique. C’est par exemple le cas de la mère de Thomas, diagnostiqué Crohn à 11 ans : « Il a commencé à avoir des douleurs articulaires, mal partout, moins d’appétit, tout l’été. […] En août, on avait rendez-vous avec le pédiatre, qui a mus ça sur le côté psychologique, sur le fait que Thomas faisait attention à son image… […] En septembre, on a revu le pédiatre à cause de la perte de poids, mais il a remis ça sur le fait que Thomas ne voulait pas grossir ». Mais la mère de Thomas n’a pas admis ce diagnostic et a persévéré : « la pugnacité et la combativité des parents […] accélère le diagnostic. L’interventionnisme des parents auprès du corps médical se révèle alors bénéfique ».Diagnostic, délivrance et nouvelle vie
Chez la majorité des parents interrogés, le diagnostic est perçu comme le terme d’une période d’attente et d’angoisse. Il ne s’agit pas d’une maladie engageant le pronostic vital, un certain soulagement est perceptible. Ce fut le cas pour la mère d’Ophélie : « On m’annonçait que ma fille avait une maladie qui ne se soignait pas. Mais on nous a dit aussi qu’il y a plein de degrés différents […]. J’étais tellement rassurée que ce ne soit pas un cancer que tout le reste me paraissait moins grave ». Néanmoins, en cas d’antécédents, nul soulagement chez les parents.Pour découvrir tous les autres témoignages des adolescents et des parents, c’est par ici
Vivre son adolescence avec une MICI : l’AFA au service des familles
La ligue nationale d’information MICI Infos 0 811 091 623 (du lundi au vendredi de 14h à 18h) est à disposition des adolescents et des parents afin d’écouter, d’informer et d’orienter si nécessaire. N’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’AFA pour découvrir les brochures et dépliants validés par leur Comité scientifique.Un réseau d’entraide entièrement dédié aux parents a pour dessein de partager les expériences de chacun. Des parents référents sont à votre écoute par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et une liste de diffusion a été mise en place afin que chacun puisse se soutenir et s’entraider. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à leur envoyer un mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).
Quant aux adolescents, un groupe Facebook leur est dédié « afa – MICI ados ». Un groupe bien évidemment fermé et réservé aux adolescents. Que les parents se rassurent, un modérateur veille au grain.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/12/association-afa-combat-mici/
Lundi Vert : c'est la bonne résolution de près de 500 personnalités. Au programme, se passer de viande et de poisson chaque lundi. Pour la planète, pour la santé mais aussi pour le bien-être animal.
La genèse de Lundi Vert
Nous avons de (très) bonnes raisons de réduire notre consommation de protéines d'origine animale. Notre planète est en grand danger, notre santé ne se porte guère mieux et les vidéos exposant la souffrance animale au service de notre palais se multiplient. Ainsi, nombre de personnalités comme Juliette Binoche, Isabelle Adjani, Yann Arthus-Bertrand, Cédric Villani, Lolita Lempicka et tant d'autres s'engagent, à titre personnel, à se passer des protéines animales au moins le premier jour de la semaine.Une tribune publiée dans Le Monde expose les motifs de ce Lundi Vert. Décryptage.
Un bon steak au détriment de la planète
Dominique Bourg, signataire de cette tribune, rappelle que "pour produire un kilo de viande, il faut cultiver 10 kg de céréales et l'impact de l'élevage sur la planète en termes de gaz à effet de serre est énorme ». En effet, l'élevage représente à l'échelle mondiale 14,5% des gaz à effet de serre, davantage que le secteur des transports. Étonnant ? Pas vraiment quand on a conscience que 150 g de viande de bœuf a une empreinte carbone de ... 4 300 g de CO2. À titre comparatif, pour une quantité identique de carottes, l'empreinte carbone n'est que de 45 g de CO2. L'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture rappelle en outre que pour produire une seule calorie de viande, 4 à 11 calories végétales sont nécessaires.Si pour certains renoncer à la viande paraît impensable, un seul jour par semaine sans viande ni poisson est loin d'être aussi difficile que les douze travaux d'Héraclès. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) souligne d'ailleurs qu' "une seule journée sans viande peut aider à lutter contre le changement climatique ».
Autre problématique soulevée par l'élevage intensif : l'eau potable nécessaire. À portions identiques, l'empreinte eau du bœuf est vingt fois supérieure à celle des céréales, ou des féculents. Quant au poisson, il paraît fondamental de rappeler que la surpêche est en cause dans la destruction des écosystèmes et dans l'extinction de certaines espèces.
On peut donc légitimement se poser la question :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/09/18/doit-on-continuer-a-manger-de-la-viande/
Renoncer au magret pour notre santé
Les experts sont formels : la viande n'est pas indispensable à notre équilibre alimentaire. Elle peut en effet très facilement être remplacée par des végétaux, sans que nos apports journaliers nécessaires en protéines ou nutriments n'en pâtissent. Diabète, surpoids, cancer... la consommation excessive de viande a de multiples impacts sur notre santé. L'OMS révèle d'ailleurs que ceux qui consomment près de 100 g de viande chaque jour ont 30% de chances supplémentaires de développer un cancer par rapport à ceux qui n'en consomment que 40 g en moyenne.Les études se multiplient pour dénoncer les effets néfastes d'une consommation excessive de viande. Une étude de très grande ampleur a été menée auprès de 67 581 femmes de l’Education Nationale durant dix ans. Ladite étude révèle qu’une consommation élevée de protéines multiplie par trois le risque d’être atteint d’une maladie inflammatoire chronique intestinale(MICI). Un risque aussi élevé pour la maladie de Crohn que pour la rectocolite hémorragique (RCH). A contrario, une alimentation végétarienne sans excès de protéines végétales diminue ce risque.
Et si vous pensiez qu’un régime hyperprotéiné vous serait utile pour perdre du poids, il semblerait que non ! Une étude menée en Europe sur presque 400 000 personnes souligne que la prise de poids est en moyenne de 2 kg pour 250 grammes de viande consommée par jour pendant 5 ans. Bien évidemment, la prise de poids se révèle plus conséquente chez les personnes âgées, les fumeurs ou encore les personnes n’ayant pas une bonne hygiène alimentaire. Ailleurs, comme à Taïwan, la recherche a révélé que les gros consommateurs de viande ont vu leur risque de surpoids croître de 50 % et le risque d’obésité de… 94 % !
Quid du bien-être animal ?
Autre argument de poids nous incitant à diminuer drastiquement notre consommation de viande, ou du moins à privilégier la qualité : le bien-être animal. La tribune du Monde met d'ailleurs en exergue que, chaque année, ce sont 74 milliards d'animaux terrestres et entre 500 et 1 000 milliards d'animaux aquatiques sensibles qui sont tués pour notre consommation. Et ces animaux sont dotés d'une sensibilité. À l'échelle française, 99 % des lapins, 95 % des cochons, 90 % des veaux ou encore 82 % des poulets sont élevés de manière intensive. Dernier petit détail, près de la moitié des animaux sont encore conscients lorsqu'ils sont saignés.Ainsi, il semble "rationnel, souhaitable et réaliste d'infléchir nos habitudes, en commençant par nos repas chaque lundi ». Faire l'impasse sur le steak haché du lundi ne sauvera certes pas la planète, mais ralentira peut-être sa (trop) rapide annihilation. Alors, qu'attendez-vous pour essayer ?
Une alternative à la viande :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/19/la-faim-des-haricots-2016-annee-internationale-des-legumineuses/
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
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