Blue Flower

Le microbiote, on en entend sans cesse parler depuis plusieurs mois. Longtemps mésestimé voir ignoré par la science, il est aujourd'hui au cœur de toutes les préoccupations. Si vous voulez tout savoir sur le microbiote, vous êtes au bon endroit.

Qu'est-ce que le microbiote ?

Le microbiote désigne littéralement l'ensemble des micro-organismes peuplant un microbiome, c'est-à-dire un milieu de vie bien défini. Le microbiote correspond donc à des bactéries, champignons non pathogènes, virus ou bien protiste (être vivant unicellulaire) vivant dans un écosystème défini. Ainsi pourrons nous parler, pour l’Homme, de divers microbiotes dont : - Le microbiote intestinal : les micro-organismes vivants au niveau de la sphère digestive, - Aussi le microbiote vaginal : les micro-organismes vivants au niveau du vagin, - Le microbiote cutané : les micro-organismes vivants sur la peau, - Encore le microbiote placentaire : récemment, des micro-organismes ont été identifiés au niveau du placenta, même lorsque la grossesse est dite normale - Et le microbiote des organes sexuels masculins : micro-organismes présents chez les hommes au niveau de l’appareil génital.

Il y a aussi :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/01/12/le-microbiote-fecal-illustre/

Pourquoi vit-on avec tous ces micro-organismes sur nous et en nous, alors même que nous vivons dans des pays où l’hygiène est entrée dans nos mœurs depuis déjà quelques décennies ? Pourquoi ne pouvons-nous pas nous débarrasser de ces petites bêtes, alors même que nous essayons d’être de plus en plus aseptisés ? Ce serait une erreur de croire que ces micro-organismes sont nuisibles, et ce serait une erreur de s’en débarrasser, car nous ne pouvons pas vivre sans eux ! Et ces micro-organismes nous sont d’une utilité imparable, nous vivons avec eux une véritable histoire sur le long terme, histoire que l'on appelle communément « symbiose ». En d’autres termes, nous vivons une association biologique, durable et réciproquement profitable, entre deux organismes vivants.

Le microbiote vaginal

Il comprend entre 100 millions et 1 milliard de micro-organismes/ml de sécrétions vaginales. Il est composé de lactobacilles (Lactobacillus iners, L. crispatus, L. gasseri, etc...). L'objectif de ce microbiote est de défendre la cavité vaginale des infections microbiennes ou bien des maladies sexuellement transmissibles. L'utilisation d'antibiotiques, un déséquilibre hormonal pourraient faire varier l'équilibre de ce microbiote et exposer la femme à différentes agressions microbiennes.

Le microbiote cutané

Il est composé de bactéries comme Staphylococcus epidermidis, Staphylococcus hominis (bactéries commensales communes), Streptococcus mitis, Propionibacterium acnes, Corynebacterium spp., Acinetobacter johnsoni, et Staphylococcus warneri etc... La nature des souches présentes sur la peau est variable selon les zones anatomiques de la peau. Cette variabilité dépend en partie de la température, de l'humidité ainsi que du contenu lipidique de la peau. Ainsi définit-on les zones grasses (visages, cuir chevelu), les zones humides (l’intérieur des narines, les aisselles, le sillon interfessier) et les zones sèches (les bras, les paumes des mains). Les propionibactéries prédominent dans les zones grasses, les corynébactéries et les staphylocoques sont abondants dans les zones humides.

Le microbiote placentaire

Quant au microbiote placentaire, il a été démontré que des souches d'E. coli non pathogènes étaient retrouvées au niveau placentaire, ainsi que Prevotellatannerae et des espèces Neisseria non pathogènes. Ce microbiote placentaire est similaire au microbiote de la cavité buccale, ce qui est surprend les chercheurs. Cette découverte relativement récente est une révolution dans le monde de la recherche, puisque tout le monde s'accordait à dire que le placenta était stérile. De plus amples travaux sont en cours afin d'explorer et de mieux comprendre ce microbiote placentaire.

Le microbiote intestinal

Il s'agit du microbiote le plus conséquent de l’organisme, avec pas moins de 1012 à 1014 micro-organismes, ce qui représente 2 à 10 fois plus le nombre de cellules qui constituent notre corps. Cela correspond en moyenne à 2 kg de micro-organismes ! Nous avons beaucoup de choses vous dire concernant le microbiote intestinal. Aussi rendez-vous par ici :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/

Sources

- Jeremy Di Domizio et al., « Le microbiote cutané : le poids lourd sort de l’ombre », Rev Med Suisse, 2016, volume 12, 660-664. - Lise Loumé, « Les bactéries colonisent aussi le placenta », Sciences et Avenir, mai 2014.

Planifier des vacances avec le Syndrome de l'Intestin Irritable (SII) se révèle souvent être stressant. Que va-t-on pouvoir manger ? Va-t-on connaître des crises ? Mais les symptômes et l'appréhension ne doivent pas vous empêcher de profiter de vos vacances. Aussi, nous avons pensé à vous avec nos 10 conseils pour partir en vacances avec le Syndrome de l'Intestin Irritable.

1 - Oubliez le stress !

Le stress est un facteur aggravant chez nombre de personnes souffrant du SII. Et, plus vous stresserez à l'idée de partir en vacances, plus vos troubles s'accentueront. Aussi, détendez-vous ! Les vacances se passeront bien si vous êtes zen. De plus, une fois dans votre petit coin de paradis, vous parviendrez sans doute à oublier les tracas du quotidien. Donc, vos symptômes devraient diminuer.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/02/20/le-sii-est-une-maladie-chronique-et-taboue-qui-empoisonne-la-vie-de-tous-ceux-qui-en-sont-atteints-parlons-en/

2 - Localisez les toilettes autour de vous

Malgré un stress décroissant, il s'agit d'anticiper un minimum. Des toilettes publiques se trouvent très probablement aux alentours de votre lieu de villégiature. Localisez-les avant de partir en vacances, et annotez votre carte. Sinon, essayez l'application Flush afin de trouver aisément les toilettes autour de vous.

Flush, application gratuite. Disponible sur Google Play et sur l'App Store.

3 - Pratiquez une activité sportive

L'activité sportive implique le travail des muscles abdominaux et, de fait, facilite le bon fonctionnement du système digestif et l'évacuation des selles. Aussi, si vous souffrez de constipation, profitez des vacances pour faire un peu de sport. Les sports d'endurance sont les plus efficaces : randonnée, marche, natation, vélo... De plus, lors d'un exercice physique, les endorphines - ou hormones du bien-être - sont libérées. Donc, faire du sport vous fera le plus grand bien !

4 - Dormez

Une courte sieste après le repas favorise une bonne digestion. Attention, ne faites pas la sieste immédiatement après le repas mais attendez un bon quart d'heure. Ce bref moment de repos permettra à votre corps de se concentrer sur la digestion. De plus, accordez-vous de bonnes nuits de sommeil.

5 - Prévoyez des en-cas pauvres en FODMAPs

Si vous suivez un régime pauvre en FODMAPs, ayez toujours sur vous de quoi calmer votre appétit. Les amandes par exemple se conservent très bien, et trouveront certainement une place dans le sac à dos. Et si vous souffrez de constipation, pensez au kiwi.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/regime-pauvre-fodmaps/2018/04/18/comprendre-fodmaps/

6 - Testez des aliments longtemps exclus

Il est possible que, par le passé, vous ayez exclu certains aliments par peur de voir apparaître des symptômes. Mais vous n'en êtes pas sûr ? Essayez de réintroduire un aliment que vous aimez particulièrement, mais en petite quantité. Vous aurez peut-être une bonne surprise.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/02/27/la-colopathie-fonctionnelle-ou-syndrome-intestin-irritable/

7 - Pensez à la trousse de secours

Des mouchoirs, du gel désinfectant, une tenue de secours, des médicaments appropriés à vos symptômes...

8 - Minimisez les imprévus

Une virée inattendue ou un restaurant inconnu vont certainement être la cause d'une appréhension et d'un retour de certains symptômes. Organisez les sorties estivales avant les vacances et renseignez-vous sur les restaurants où vous pourrez trouver des plats adaptés au régime pauvre en FODMAPs. Grâce à cette organisation, vous limiterez les sources de stress et votre transit vous dira merci.

9 - Acceptez vos symptômes

Si vous souffrez de crises malgré les vacances, ne les niez pas. Ne faites pas semblant d'aller bien et dites-le à votre moitié ou à vos amis.

10 - Profitez

Et maintenant, détendez-vous. L'été sera beau !

Sources

- Antimauxdeventre.com, le blog de Julie Delorme, - Société canadienne de recherche intestinale, - APSSII.

La viande constitue une base de notre alimentation. La viande, on l'aime et on ne souhaite pas y renoncer. En effet, des études récentes tendent à montrer qu’il faut en limiter leur consommation. LQDP a  enquêté et vous propose de tester vos connaissances grâce à ce vrai ou faux sur la viande.

Le porc est une viande grasse

Les modes d’élevage actuels ainsi que les différentes races actuelles de porc permettent à la viande de porc d’être beaucoup moins grasse que ce qu’elle était avant. Et puis tout dépend du morceau choisi : le filet mignon contient 4.2 % de lipides, alors que la poitrine de porc en contient 20 % ! Elle reste toutefois plus grasse que les viandes rouges et les volailles. Vrai, mais choisissez bien votre morceau !

Il ne faut pas consommer trop de charcuteries

Un excès de charcuterie est associé au cancer du côlon entre autres. Donc les charcuteries sont à limiter, il est recommandé de ne pas consommer plus de 50-100 g de charcuteries par semaine. Vrai, vrai et vrai ! Oubliez la charcuterie à l'apéro et pensez aux dips de légumes !

Sur le même sujet : 5 chiffres sur la viande qui dérangent :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/09/18/doit-on-continuer-a-manger-de-la-viande/

Les nitrites du jambon sont dangereux pour la santé

A l’heure actuelle, les nitrites présents par exemple dans les jambons cuits ne présentent pas un danger pour la population française. Utilisés comme conservateurs, les nitrites et nitrates ne présentent pas un danger à eux seuls. L’ANSES concluait en 2006 que compte tenu des teneurs en nitrates et en nitrites des aliments et des quantités d’aliments consommés, les risques liés à l’exposition de la population aux nitrites pouvaient être écartés. Aussi, aucun dépassement de la dose tolérable en nitrites n’est observé dans la population française. D'ailleurs, pour l’Agence sanitaire européenne (EFSA), « les niveaux de sécurité existants pour les nitrites et les nitrates ajoutés intentionnellement à la viande et à d’autres aliments constituent une protection adéquate pour les consommateurs ». Faux ! Et qu'on ne nous prenne plus pour des jambons !

Cuire sa viande au barbecue est cancérigène

La cuisson au barbecue induit la formation de molécules cancérigènes (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Sauf qu’en général, on ne mange pas de la viande au barbecue tous les jours, et qu’une fois de temps en temps, ce n’est pas dangereux.  Et si vous faites un barbecue,  évitez que des flammes ne viennent au contact de la viande (cuire sur des braises bien formées, utiliser un barbecue à cuisson verticale, maintenir la grille à 10 cm des braises pour éviter que la température de cuisson dépasse 220 °C, choisir des viandes maigres pour éviter que des matières grasses ne s’enflamment en tombant dans les braises). Il est également recommandé d’utiliser du charbon de bois épuré. Faux, à moins que vous mangiez de la viande cuite au barbecue matin, midi et soir.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/20/fruits-et-legumes-vrai-ou-faux/

L’alimentation, un vrai casse-tête !

Aussi, dur de s’y retrouver dans l’alimentation. Rien qu’en tapant les noms « alimentation » ou « nutrition » sur les moteurs de recherche, plus de 131 et 557 millions de résultats apparaissent respectivement. Et les informations ne vont pas toujours dans le même sens !

À découvrir dans la même série : Des additifs dans mon assiette et à mon insu. Vrai ou Faux ? Saurez-vous répondre à notre vrai ou faux sur les céréales ? Les produits laitiers ont-ils encore des secrets pour vous ? Testez vos connaissances ! – Plus c'est gras plus c'est bon ? Un vrai ou faux consacré aux matières grasses !

En 2018, Pierre Feillet, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la recherche agronomique, a tenté de clarifier toutes ces informations liées à l’alimentation dans son livre intitulé Tout savoir sur notre alimentation. Démêler le vrai du faux. Un ouvrage ludique – où nous avons puisé les précédents exemples – qui remet les pendules à l’heure !

Pierre Feillet - Tout savoir sur notre alimentation chez Edp Sciences

Pierre Feillet – Tout savoir sur notre alimentation chez Edp Sciences

Pierre Feillet, Tout savoir sur notre alimentation. Démêler le vrai du faux, EDP Sciences, 2018, 232 pages, 18 €. Disponible sur le site de l’éditeur.

L’espoir de découvrir la cause de la maladie de Crohn pourrait nous venir de l’autre côté de l’océan Atlantique ! C’est au Canada qu’un vaste projet est né sur la génétique, l’environnement et les microbes pour tenter de découvrir les déclencheurs de la maladie de Crohn. Ce projet a également pour objectif la mise au point d’un test prédictif. Mais aussi des traitements pour prévenir l’apparition de cette maladie inflammatoire chronique.

Analyser les données de santé de 5 000 personnes pour comprendre la maladie de Crohn

A terme, ce sont 107 sites à travers le monde, dont 25 au Canada, qui vont permettre de recueillir les données de santé de pas moins de 5 000 participants : sang, selles, urines… Tous les participants sont en bonne santé et certains d’entre eux ont dans leur famille une personne touchée par la maladie de Crohn (frère, sœur, parent).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/07/maladie-de-crohn/

Outre les données de santé, le régime alimentaire, la fonction immunitaire, le microbiote intestinal sont également étudiés. Ceci pour décoder les anomalies génétiques et les facteurs environnementaux potentiellement déclencheurs.

Depuis le début de ce projet en 2008, 70 participants ont développé la maladie de Crohn ! Ainsi, cela donne l’opportunité à l’équipe de recherche de revenir en arrière et de trouver « ce qui était là quand ils étaient en bonne santé et qui distingue ces 70 individus des autres ». Le chercheur principal de l’étude laisse spéculer que certains facteurs encore inconnus altèrent le microbiote. Aussi, ces facteurs conduisent à une activation anormale du système immunitaire et causent donc une inflammation qui endommage l’intestin.

Et si tout venait du microbiote ?

Toute l’attention et les espoirs des chercheurs se tournent sur le microbiote intestinal des 70 personnes nouvellement atteintes par la maladie de Crohn. Rappelons que le microbiote intestinal joue de nombreux rôles et qu’il est même considéré comme le deuxième cerveau ! « Pour comprendre comment cela change, il faut regarder avant que la maladie ne s’installe, avant que tout ne soit si mauvais ». Et avant que l’inflammation ne se diffuse en se penchant sur le rôle des gènes dans la modification du microbiote.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/09/microbiote-intestinal/

L’équipe de l’étude espère déceler d’ici 6 à 12 mois ce qui différencie les personnes qui développent la maladie des personnes saines. À suivre donc…

Source

L’actualité, « Une étude canadienne se penche sur la maladie de Crohn »

Ce livre est LA référence. Mais pas seulement. Ouvrage fondateur et passionnant, les différentes méthodes de fermentation naturelle ainsi que ses implications dans notre vie quotidienne n’auront plus de secret pour vous. C’est aussi le cri d’un militant toujours vivant. Un hommage à la terre, un témoignage de vie sincère, écologique et économique.

Fermentation naturelle. La révolution des aliments vivants

Notre microbiote ou la révolution des aliments vivants

Bactéries, levures ou moisissures sont autant d’êtres microscopiques qui provoquent la fermentation. Invisibles à l’œil nu, ces formes vivantes, présentes dans notre environnement, utiles ou nuisibles, peuvent être inoffensives, nous rendre malades, mais aussi transformer les aliments.

« En effet, ce microbiote, c’est-à-dire cette entité collective constituée de centaines de milliards de microbes digère les aliments en éléments que notre corps peut assimiler. Il synthétise des nutriments essentiels que nous n’avons ainsi pas besoin de trouver. Il nous protège contre d’autres micro-organismes potentiellement dangereux et enseigne à notre système immunitaire comment fonctionner. Nous commençons à peine à comprendre qu’il régule un certain nombre de nos systèmes physiologiques. […] Certains micro-organismes manifestent des aptitudes culinaires extraordinaires. Par leurs transformations, ces organismes invisibles nous procurent des saveurs aussi puissantes que diverses. […] Les aliments fermentés vivants et non pasteurisés nous apportent des bactéries probiotiques bénéfiques à notre système digestif, renouvelant et diversifiant notre microbiote. »

Quelle fermentation pour quels produits ?

Tout aliment peut être fermenté et plus particulièrement la viande, le lait, les céréales, les fruits et les légumes. Il serait dommage d’oublier le chocolat (fermentation des fèves de cacao), le thé ou encore le café.

Fermentation naturelle : la révolution des aliments vivants

Les ferments transforment les sucres et les protéines en alcool, acide et gaz carbonique. Les bactéries lactiques, par exemple, transforment le lactose en acide lactique et font coaguler la caséine : voici pour les yaourts. Et l’action combinée de la présure avec cette fermentation lactique, pour le plus grand plaisir des amateurs, aboutit à la fabrication du fromage.

Quand les levures, à la surface des fruits, rentrent en contact avec le jus sucré du fruit, c’est la fermentation alcoolique. Le sucre se transforme en alcool et le liquide se transforme en vin. Le vinaigre est la combinaison d’une double fermentation : alcoolique puis acétique.

Le levain ou levure ajouté à la pâte à pain (constituée de farine, d’eau et de sel) provoque également une double fermentation : alcoolique puis lactique. La cuisson du pain, cependant, tue les ferments vivants.

Fermentation naturelle : la révolution des aliments vivants

Vous l’aurez compris, la fermentation, outre ses qualités de stockage et de conservation, et au-delà d’être une technique de transformation des goûts en vogue dans la gastronomie actuelle, a d’autres atouts qui agissent directement sur notre état de santé.

Les bienfaits des aliments fermentés

Effectivement, la fermentation, en dégradant certaines molécules les rend plus facilement assimilables. C’est, par exemple, le cas du soja, très riche en protéines mais particulièrement indigeste, qui, après fermentation devient sauce de soja, miso ou tempeh.

Par ailleurs, la fermentation avant cuisson de certaines céréales ou légumineuses permet la dégradation de l’acide phytique et les rend ainsi beaucoup plus nutritives. La fermentation permet également de diminuer voire d’éliminer certaines molécules potentiellement toxiques.

Fermentation naturelle : la révolution des aliments vivants

La fermentation produit aussi de nouveaux nutriments tels des vitamine B comme l’acide folique ou encore la riboflavine. Certains ferments ont une action anti-oxydante ; d’autres, telles les bactéries lactiques produisent des acides oméga-3… En clair, un des principaux bienfaits de la fermentation « réside peut-être dans les bactéries elles-mêmes qui sont des probiotiques et auraient une action positive sur la santé. » A condition de les consommer vivants !

De fait, les aliments fermentés vivants, selon une étude dans Nature qui évoque une stratégie thérapeutique d’éco-immunonutrition, peuvent jouer un rôle important en contribuant à limiter les effets secondaires des pathologies digestives.

De la micro-biodiversité et de la nature vivante dans notre corps

Si vous mangez différents types d’aliments fermentés, vous favorisez la diversité microbienne dans votre corps et plus particulièrement dans votre estomac. Les bactéries des ferments non chauffés après fermentation pénètrent dans votre corps. Certaines d’entre-elles survivent dans votre estomac et certaines se retrouvent dans votre intestin. Elles aident à la digestion et à l’assimilation de certains nutriments et stimulent les défenses immunitaires.

Guide pratique de la fermentation naturelle

Après un plaidoyer pour la réhabilitation de la fermentation naturelle et un tour d'horizon mondial de toutes les techniques simples, Sandor Ellix Katz propose de produire soi-même de façon économique des aliments bons, sains et qui se conservent longtemps.

Répartis en 8 gros chapitres : Boissons ; Produits laitiers ; Céréales ; Légumineuses ; Vins, hydromel et cidres ; Bières et Vinaigres, l'ouvrage comporte probablement plus de 100 recettes. L’auteur délivre méthode et conseils pour préparer et réussir sa choucroute, des pickles, du kombucha ou du kéfir, ses yaourts ou encore son pain au levain ou son lait végétal…

Fermentation naturelle : la révolution des aliments vivants

Fermentation naturelle est un livre de cuisine qui se lit comme un roman de vie, ou inversement. Instructif et innovant, même pour les cuisiniers avertis, c’est un ouvrage important. Premier livre de Katz, paru en 2003 puis dans sa nouvelle édition refondue en 2016, il est traduit en 9 langues et aujourd'hui en français.

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.