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Secrets de pharmaciens, c'est le livre à avoir dans sa bibliothèque. L'auteur de cet ouvrage, Danièle Festy, nous livre une multitude de conseils afin de prévenir et soigner les maux du quotidien, mieux se nourrir, prendre soin de soi. Une bible du bien-être pour vous guider et vous conseiller au quotidien.

Pourquoi des secrets de pharmaciens ?

On peut lire dans l'introduction : « Nous avons réuni dans cet ouvrage unique des conseils et secrets de pharmaciens (et de médecins) que chacun devrait connaître pour prendre soin de soi et de ses proches. Des recommandations que les pharmaciens devraient prendre le temps de partager au comptoir avec vous, parce qu’elles sont essentielles pour guérir ou éviter une récidive. Des formules d’aromathérapie pour régler vite et bien près de 80 % des petits maux du quotidien (rhume, douleur, tendinite…), des formules de nutrithérapie à base de vitamines, minéraux ou autres antioxydants pour corriger une faiblesse sans pour autant « recourir à des médicaments » (spasmophilie, fatigue, vulnérabilité au stress), des formules à base de plantes pour soigner en profondeur et améliorer des situations parfois critiques (mauvaise circulation par exemple), des réflexes « homéo » « qui marchent très bien » notamment contre le trac, l’allergie au pollen ou les courbatures… car à chaque problème son panel de solutions.»

Comprendre les secrets de pharmaciens pour éviter la case médecin

Si nous reproduisons ici les premières lignes de l’introduction de ce livre, c’est parce qu’elle présente clairement la démarche de l’auteur. Oui, nous avons tous des petits bobos qui ne nécessitent pas d’aller voir un médecin à chaque fois. Non, ces petits bobos ne sont pas graves mais ils arrivent à nous embêter sérieusement la vie. Alors, commencez déjà par des gestes simples comme changer d’hygiène de vie, prendre des vitamines ou utiliser des huiles essentielles.

Pour aller plus loin :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/12/pharmacie-naturelle-maison/

Des causes à la solution

La première partie de ce livre est un abécédaire de tous les symptômes que nous pouvons repérer facilement. Une douleur à l’ongle ? On va voir à la partie cheveux, ongles, peau. Une sensation permanente de fatigue ? (On part en vacances, déjà !) et on se reporte à la partie Symptômes généraux (fatigue, vieillissement, douleur…).  La seconde partie reprend sous forme de fiche toutes les causes de ces symptômes.

À mi-chemin entre le Do It Yourself et le coup de main du pharmacien

Chaque fiche se divise en deux parties « Ce que vous pouvez faire vous-même » et « Les formules à faire préparer par votre pharmacien ». Elles détaillent des recettes à bases d’huiles essentielles, d’homéopathie. Toutes sont claires et les conseils sont très simples à suivre. Le petit plus c’est l’encadré à la fin de certaines fiches qui reprend un produit à base de composants naturels, pour beaucoup, très courant, par exemple les pastilles Rennie, Valda, ou encore l’Alka Seltzer. L’auteur y détaille les composants principaux et les indications mais surtout elle n’hésite pas à donner son avis sur ces produits. 

Ce livre vous aidera à vous composer une véritable petite pharmacie de remèdes à base de produits naturels uniquement. Il nous fait bénéficier de conseils simples et efficaces. Et ce pour nous éviter de prendre des médicaments à tort, et donc « d’écraser une mouche avec un bulldozer » !

Danièle Festy, Secrets de pharmaciens, Leduc.s Éditions, mai 2018, 432 pages, 24 €. Disponible sur le site de l'éditeur.

La pastèque, c'est l'aliment à consommer tout l'été sans se limiter ! Avec sa très faible teneur en calories (30 Kcal pour 100 g) et sa teneur en eau à plus de 90 %, LQDP vous l'affirme : vous pouvez y aller ! Et si vous voulez changer de l'usuel morceau de pastèque à partager, nous avons concocté pour vous deux recettes à la pastèque. On vous prévient :  c'est frais, light et surtout délicieux ! 

Surtout ne vous privez pas, la pastèque regorge de bienfaits :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/07/23/la-pasteque-bienfaits-valeurs-nutritionnelles/

Osez le sucré-salé avec un carpaccio de pastèque à la menthe, mangue et fromage frais

Ingrédients (pour 6 personnes)

- 0,5 botte de menthe fraîche - 1 mangue - 750 g de pastèque - 2 c. à c. de poivre - 2 c. à c. de sel - 100 g de feta - 3 cl de vinaigre balsamique blanc

Préparation

1 - Épluchez la pastèque et taillez-la en fines lamelles (réservez environ 100 g de pulpe). Effeuillez la menthe, puis superposez les feuilles pour ensuite les ciseler finement. 2 - Faites mariner les lamelles de pastèque avec le sel, le poivre et le vinaigre balsamique blanc. Réservez au frais. Avec un blender, mixez la pulpe avec un peu d'eau. 3 - Ensuite, épluchez la mangue puis réalisez des boules à l'aide d'une cuillère à pomme parisienne, ou coupez-la en petits dés. 4 - Au milieu d'une belle assiette, réalisez une rosace de pastèque, disposez les boules de mangue au centre. Enfin, parsemez de fromage frais avec le jus de pastèque et la menthe. 5 - Prenez place : la dégustation peut commencer !

Pour le goûter, un sorbet express pastèque et basilic

Sorbet pastèque et basilic

Ingrédients (pour 6 personnes)

- 750 g de pastèque - 1 citron - 1 ou 2 c. à s. de miel ou sirop d'agave (facultatif) - 15-20 feuilles de basilic

Préparation

1 - Épluchez et épépinez la pastèque. Coupez-la en petits morceaux (attention, des morceaux trop gros seront plus longs à congeler et plus difficiles à mixer). 2 - Mettez les morceaux de pastèque dans un sac congélation. Laissez au moins 6 heures au congélateur. 3 - Jetez les dés de pastèque congelés au mixer. Ajoutez le jus d'un citron, le basilic et éventuellement le miel. Mixez le tout jusqu'à obtention du sorbet. 4 - Les pieds dans la pataugeoire, vous pouvez à présent vous régaler avec ce goûter.

Et si vous avez commencé un rééquilibrage alimentaire, le sorbet pastèque-basilic est le goûter idéal.

Rééquilibrage alimentaire... Deux mots qui font peur. Deux mots qui nous font basculer de l'insouciance à la pleine conscience. Mais deux mots nécessaires. Comment s'organiser ? Par quoi commencer ? On a trouvé la pépite qui vous servira de guide : Je Suis healthy !, de Margot, connue grâce à YoumakeFashion, qui nous transmet son changement d'hygiène de vie sur @BienDansMonSlip. Décryptage.

Rééquilibrage alimentaire : qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ?

Le rééquilibrage alimentaire n'est pas une punition. Comme l'écrit Margot, c'est « tout simplement apprendre ou réapprendre les bases de l'alimentation. C'est retrouver une alimentation saine, qui apporte tout ce dont notre organisme a besoin pour être en bonne santé et qui nous permet de nous faire plaisir en mangeant. »

Très bien, mais concrètement ? Décider de rééquilibrer son alimentation implique de revenir à des produits bruts et bannir les produits ultra-transformés qui pullulent dans les rayons du supermarché. C'est aussi dire stop aux excès de sucre, cette drogue qui nous rend accro et dont on sous-estime les méfaits. Et surtout, c'est redécouvrir le plaisir de manger des bonnes choses, d'enfiler le tablier pour se concocter un bon petit plat. Mais c'est aussi oublier les régimes qui promettent monts et merveilles, qui vantent une perte de poids que notre organisme ne saurait supporter, et qui sont synonymes de restriction.

Le rééquilibrage alimentaire, c'est donc une modification pérenne de nos habitudes de consommation. Pour se sentir bien dans sa tête et dans son corps !

Rééquilibrage alimentaire et pyramide alimentaire

La pyramide alimentaire © ADIGe

La pyramide alimentaire nous permet de visualiser ce que devrait contenir au quotidien notre alimentation. Le principe est simple : plus on grimpe vers le sommet, plus les quantités doivent être réduites. La base de ladite pyramide : les boissons. La seule indispensable, et vous le savez, étant l'eau. Le premier étage représente les fruits et légumes. Éléments clés de notre alimentation, il faut veiller à consommer deux fruits et trois portions de légumes au quotidien (non, les génoises à la framboise ne rentrent pas dans cette catégorie !). Viennent ensuite les céréales (de préférence complètes), les produits d'origine animale (produits laitiers, viande, poisson, œufs...) puis les matières grasses (huiles végétales, beurre, oléagineux). Pour terminer, les aliments non indispensables dont vous raffolez pourtant : les produits sucrés ! Ce n'est pas une surprise : ils sont à limiter autant que possible. Et surtout, fuyez les aliments ultra-transformés (AUT).

Pour reconnaître les aliments ultra-transformés :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/27/aliments-ultra-transformes-aut/

Le + : Tout au long de l'ouvrage, retrouvez le mot de Sarah. Sarah est diététicienne-nutritionniste qui a suivi Margot lors de son rééquilibrage alimentaire. Et elle nous prodigue pléthore de bons conseils. Laits végétaux, féculents complets, légumes surgelés... tout y passe !

Les dix commandements du rééquilibrage alimentaire

1 - Changer ses habitudes

Rééquilibrer son alimentation ne se limite pas à arrêter les produits trop sucrés ou trop salés. C'est avant tout adopter de nouveaux réflexes. Et cela passe par une certaine organisation. Si ce substantif en effraie certainement nombre d'entre vous, rassurez-vous, cela s'apprend. C'est simplement arrêter les courses quotidiennes au Carrefour d'en bas pour organiser vos repas de la semaine et faire vos courses en conséquence. C'est oublier les plats préparés pour vous mettre aux fourneaux. Et c'est aussi ne pas céder face à la tentation du croissant à 16h mais se régaler avec un goûter fait-maison.

2 - Faire du sport

Margot le rappelle (et au fond, on sait qu'elle a raison) : un mode de vie équilibré c'est 70 % dans l'assiette et 30 % à la salle de sport. 3 heures par semaine feront le plus grand bien à votre corps. Et un équilibre s'installe à mesure que l'on mange équilibré et que l'on se dépense : faire du sport incite à mieux manger, et manger sainement invite à la pratique d'un sport. Une spirale pas si infernale que ça... N'oubliez pas le plus important : le sport doit être source de plaisir.

Le + de Margot : L'auteur nous livre sa « routine sport » que tout le monde devrait pouvoir suivre (testé et validé dans la sueur par l'équipe LQDP)

Et si le mot sport provoque en vous les mêmes sensations que la vue d'un clown (ou d'une araignée, chacun ses phobies), essayez la marche. Si c'est possible, allez au travail en marchant. Délaissez la voiture autant que faire se peut et utilisez vos gambettes. Vous éliminerez ainsi des calories, ferez le plein d'énergie et assouplirez votre corps. De nombreuses études soulignent d'ailleurs que la marche stimule le bien-être corps-esprit et votre microbiote.

Pour comprendre pourquoi le sport fait du bien au microbiote :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/07/19/bienfaits-sport-sur-microbiote-intestinal/

3 - Cuisiner

C'est la base du rééquilibrage alimentaire. Prenez le temps de vous concocter de délicieux repas et arrêtez de commander votre repas du soir directement sur votre smartphone. Si vous n'avez pas les talents de Maïté, pas de panique. Commencez par des recettes simples, familiarisez-vous avec les ingrédients et les modes de cuisson. Et dites adieu (et pas simplement à bientôt) aux produits transformés, aux sauces et autres produits que vous trouvez en abondance au supermarché. Car se préparer un repas permet de contrôler la composition, la qualité et la quantité.

Le + de Margot : Des recettes simples et appétissantes comme le petit déj' à emporter, le houmous de betteraves ou encore les spaghettis de légumes.

Une fois les bases assimilées, amusez-vous avec votre assiette. Variez les cuissons, osez les mélanges, assaisonnez et régalez-vous ! Et ne sous-estimez pas la satisfaction intérieure que l'on peut ressentir en savourant un plat fait-maison !

L'astuce de la rédaction : En rentrant d'une longue journée au bureau, il est parfois difficile de se mettre aux fourneaux. Le besoin de se détendre, de souffler vous obnubile. Une solution ? Cuisinez en musique ! Faites valser les casseroles et servez-vous des ustensiles comme d'un micro. Détente assurée, bon petit plat à la clé.

4 - Ne pas se frustrer

On vous l'a déjà dit : la restriction n'a rien de bon. Et pour ne pas vivre ce sentiment ô combien cruel, pourquoi ne pas commencer par vider les placards de toutes ces choses qui vous font envie ? Tirez un trait sur les gâteaux, bonbons et même la pâte à tartiner (oui, c'est un crève-cœur, mais il faut passer par là) ! Essayez donc de remplacer ces gourmandises qui font du mal à vos hanches par des petits plaisirs sains : un smoothie fait-maison, une glace 100 % fruits. Vous vous régalerez davantage, c'est promis !

On vous l'avait dit :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/psycho/2018/07/16/la-restriction-cognitive-generatrice-de-frustration/

Lors d'un rééquilibrage alimentaire, nous avons tendance à bannir certains aliments de notre quotidien estimant, à tort, qu'ils peuvent nous faire du mal. L'huile, le fromage, le pain et les féculents sont diabolisés. Eh pourtant ! En choisissant les bonnes proportions, vous ne ruinerez pas votre rééquilibrage alimentaire.

5 - Se faire plaisir avec la collation

L'adage dit qu'il vaut mieux éviter de grignoter entre les repas. Mais, la majorité de ceux qui disent non au goûter rentrent chez eux affamés, prêts à dévorer tout ce qui se trouve dans les placards avant même de dîner. Aussi, n'hésitez plus ! Si vous faites face à un petit creux, ne vous privez pas et mangez sainement. Un fruit, une poignée d'amandes, un yaourt nature avec un fruit frais...

6 - Bien choisir son apéro...

Difficile d'y résister ! Rien ne vaut une petite bière en terrasse pour signaler la fin de la journée, ou un bon verre de Chardonnay entre amis. Alors oui, l'alcool fait partie de ces petits écarts que vous pouvez vous autoriser, mais cela reste un écart. Nous sommes vraiment navrés mais, après avoir lu toutes les études possibles et imaginables à ce propos, c'est confirmé : l'alcool ne fait pas partie du rééquilibrage alimentaire...! Mais il s'agit avant tout de ne pas se frustrer, vous pouvez donc vous faire plaisir de temps à autre. Mais, par pitié, évitez les cocktails bourrés de sucre et préférez une petite coupe, un verre de rouge ou de blanc sec voire même une bière. Cette dernière fait certes gonfler le ventre mais elle est peu sucrée.

... Et savoir l'accompagner

Et qui dit apéro dit.. grignotage ! Quand sonne le glas de votre horrible journée au bureau et que vous retrouvez vos amis pour un apéro, charcuteries, chips et autres merveilles salées remplissent les tables. Et là, c'est le drame, votre rééquilibrage alimentaire est mort et enterré. Alors, comment éviter de se jeter sur les Curly ? Première astuce : la collation. Si vous avez goûté durant l'après-midi (un bon goûter, pas du chocolat composé de 12 % de cacao et 70 % de sucre), vous ne devriez pas avoir faim à l'apéro. Et sinon, pensez aux légumes à croquer, aux tomates cerises, au melon... Des petits plaisirs qui devraient vous rassasier et ne pas vous faire culpabiliser.

7 - Survivre au restaurant

L'instant critique. Le moment où tous vos efforts peuvent être anéantis, balayés comme des feuilles mortes devant votre palier. Les tentations sont omniprésentes, difficile de résister au burger du chef. Commencez par répéter « pas de burger, pas de burger, pas de burger » et jetez un œil aux poissons. Un bon poisson accompagné de légumes croquants, c'est la panacée assurée !

Et le dessert ? À mesure que vous détaillez la liste des desserts, votre langue s'allonge et vos papilles pétillent. STOP. Le dessert, en rééquilibrage alimentaire on oublie, car bien trop sucré. Ou alors - si vous avez de la chance - la carte comportera peut-être un fromage blanc accompagné de fruits. Sinon prenez un café, ou un thé.

8 - Surveiller les faux-amis

Nombre d'aliments que l'on classerait dans la catégorie « healthy » sont des faux-amis. Les produits allégés en sucres : à éviter. Les salades au restaurant ? Deux options s'offrent à vous. La salade accompagnée de deux tomates et d'un œuf dur ou bien celle composée de croûtons, jambon de Parme, avocat, fromage, bacon... Dans le premier cas, vous aurez envie de commander un steak-frites juste après votre « plat » (ou de pleurer). Dans le second cas, les produits seront certes de qualité mais les calories... Mieux vaut fermer les yeux ! Quant aux galettes de riz, on pense à tort que c'est l'aliment minceur par excellence. Mais on a tendance à en manger beaucoup plus, puisque cela ne fait a priori pas grossir. Et ce que l'on ne vous dit pas c'est que la méthode de soufflage de riz modifie considérablement l'index glycémique de cet aliment et l'élève beaucoup trop.

Pour aller plus loin :

https://le-quotidien-du-patient.fr/type-fiche/2017/12/11/tout-savoir-sur-lindice-glycemique-en-7-points/

9 - Arrêter le sucre...

Le sucre est partout ! Pour les desserts et les friandises, ce n'est pas une surprise. Mais vous en trouverez aussi dans vos plats salés. Les géants de l'agro-alimentaire ont trouvé l'équilibre parfait concernant la teneur en sucre : pas trop pour ignorer sa présence, suffisamment pour vous donner envie d'en consommer davantage. Donc ? On oublie les aliments ultra-transformés.

Une astuce : Au lieu d'acheter un yaourt aux fruits, préférez un yaourt nature et ajoutez-y des fruits frais.

… Et les sodas

Les sodas, comme toutes les boissons sucrées, vous conduisent lentement mais sûrement vers le surpoids, le diabète de type 2 et même les maladies cardio-vasculaires... Ces boissons contiennent une quantité inimaginable de sucres et sur le plan nutritionnel, c'est le néant !

L'astuce de la rédaction : Regardez Sugarland ! Vous ne verrez jamais plus le sucre de la même manière.

Quant aux sodas type « light », ou « zéro », c'est la même chose. N'essayez plus de vous rassurer en vous disant « ça va, c'est sans sucre ». Oui, c'est sans sucre mais vous seriez étonné du nombre d'additifs et d'édulcorants présents pour combler ce manque.

Le + de Margot, coca zéro addict : Opter pour de l'eau gazeuse. Car souvent, ce sont les bulles qui manquent.

10 - Faire preuve de curiosité

Si vous vous sentez désarmé dès que vous sortez un saladier, pas de panique. La cuisine est un art, et comme tout art, cela s'apprend. Aussi, renseignez-vous, posez des questions, consultez une diététicienne. Et partez pour une aventure culinaire. N'ayez pas peur de créer, de tester des mélanges de saveurs voire de réintroduire des aliments que vous pensiez détester. Car votre palais a beaucoup changé, et vous aussi.

Vous souhaitez vous lancer dans un rééquilibrage alimentaire ? Rassurez-vous tout de suite, il ne s'agit pas d'un régime à mettre en place, mais d'une nouvelle hygiène de vie à adopter :

Manger sainement tout en se régalant, c'est le pari de Dietis qui vous accompagne via le programme équilibre alimentaire. Pour en savoir plus, c'est par ici >>

Et aussi : - Margot, Je suis healthy ! Rééquilibrage alimentaire - Conseils - Recettes - Motivation, First Éditions, mai 2018, 192 pages, 14,95 €. Disponible sur le site de la Fnac. - Parcourez le blog de Margot Youmakefashion, - Découvrez sa page Instagram @BienDansMonSlip consacré à son rééquilibrage alimentaire.

Près de 6% des femmes enceintes présentent un diabète gestationnel. Cette pathologie est définie par l’OMS comme « un trouble de la tolérance glucidique conduisant à des hyperglycémies de sévérité variable débutant ou diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse ». Explications.

Le diabète gestationnel, deux pathologies en une

En fait cette définition englobe deux pathologies distinctes :

- Le diabète de type 2, qui est patent, antérieur à la grossesse et décelé au cours de celle-ci. Ce diabète persistera au cours de la grossesse, - Une intolérance glucidique qui apparaît au cours de la grossesse et qui disparaîtra après l'accouchement.

Pour bien comprendre le diabète de type 2 :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/11/14/le-diabete-de-type-2/

Pourquoi le diabète est-il favorisé durant la grossesse ?

C’est qu’en réalité, la grossesse entraîne un état physiologique où l’insuline, l’hormone qui régule la glycémie, est moins performante du fait d’une insulino-résistance des cellules. En d’autres terme, la grossesse est par nature diabétogène.

Quelles en sont les causes ?

La surcharge pondérale, l’âge, l’origine ethnique, les antécédents familiaux sont des facteurs de risque de diabète gestationnel. De même, les antécédents obstétricaux ou le syndrome des ovaires polykystiques favorisent l’apparition du diabète gestationnel.

Quelles sont les complications ?

Le diabète gestationnel n’est pas transmis à l’enfant. Mais il existe de réelles complications pour la mère et l'enfant. À l’annonce du diagnostic du diabète gestationnel, la mère risque de développer des troubles psychologiques (type anxiété, stress, angoisse). De plus, elle risque de développer une hypertension artérielle (« préeclampsie »), associant oedèmes, complications rénales ou risque d’accouchement prématuré.

Pour reconnaître les symptômes de l'hypertension artérielle : 

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/05/lhypertension-arterielle-la-maladie-silencieuse-des-pays-developpes/

Le bébé risque d’avoir une croissance et un poids excessifs pouvant compliquer l’accouchement (risque de césarienne ou de déchirure du périnée). Cette « macrosomie » se définit généralement par un poids supérieur à 4 kg.

Qui se fait dépister ?

Le dépistage du diabète gestationnel est important car la prise en charge thérapeutique et alimentaire de cette pathologie limite les complications. Depuis 2010, le dépistage ne concerne que les femmes à risque. Les professionnels de santé ne recommandent le dépistage du diabète gestationnel qu’en présence d’au moins un des critères suivants : - âge > à 35 ans - IMC > 25 kg/m2 (signe de surpoids) - Antécédents familiaux de diabète - Surpoids (> 4kg) à la naissance d’un enfant précédent

Il n’y a donc pas d’arguments suffisants pour recommander un dépistage systématique pour toutes les femmes enceintes.

Si une femme enceinte ne présente pas un de ces critères, le dépistage ne sera pas effectué (sauf si elle présente une quantité de liquide amniotique trop importante ou si le fœtus présente des biométries supérieures à 97 e percentile).

Comment dépister le diabète gestationnel ?

Lorsqu’il y a des facteurs de risque avérés, l’idéal est de réaliser une glycémie à jeûn (idéalement avant la conception ou au cours du 1 er trimestre). Ceci permet de détecter un diabète de type 2 dès le début de la grossesse. Puis, entre 24 et 28 SA (semaine d’aménorrhée), la méthode la plus utilisée est l’hyperglycémie provoquée par voie orale avec 75 g de glucose et mesure des glycémies à 0, 1 et 2 h. Une seule valeur de glycémie au-delà des seuils définis (0,92g/L à jeun; ou 1,80g/L 1h après la charge orale en glucose; ou 1,53g/L 2h après) suffit à diagnostiquer un diabète.

Diabète gestationnel et microbiote

Une étude publiée dans Gut Microbiota met en évidence que le diabète gestationnel serait en cause de l'altération du microbiote des femmes enceintes et de leur bébé. Cette étude souligne ainsi que ces signatures microbiennes pourraient permettre des prises en charges plus précoces afin de limiter les conséquences pour l'enfant. Pour rappel, le diabète gestationnel est associé à de nombreux risques pour le nouveau-né comme le diabète de type 2, la macrosomie (un nouveau-né de plus de 4 kilos) ou le syndrome de détresse respiratoire. Ladite étude  concerne 346 femmes enceintes et 140 nouveau-nés sur lesquels 1 062 prélèvements ont été effectués (salive, sécrétions pharyngées, fèces, sécrétions vaginales...). Les analyses révèlent une surabondance de proteobactéries (bactéries pathogènes) et une sous-représensation de Firmicutes. De plus, l'équipe en charge de l'étude a constaté que les variations microbiennes étaient sensiblement identiques entre la mère et le nouveau-né. Autrement dit, le risque de concordance intergénérationnelle semble avéré concernant le diabète gestationnel.

Pour bien comprendre le microbiote :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/06/tout-savoir-sur-le-microbiote/

Prise en charge du diabète gestationnel

En plus des conseils relatifs à la femme enceinte, le diabète gestationnel nécessite une prise en charge diététique particulière. Et la patiente doit s’impliquer dans cette prise en charge afin d’obtenir des résultats. Pour cela, une auto-surveillance glycémique, des mesures hygiéno-diététiques ainsi qu’un suivi médical permettront un suivi de grossesse optimal.

La patiente doit maintenir sa glycémie à des taux « normaux » (< 0.92 g/L à jeûn). Les valeurs détermineront si des injections d’insuline sont nécessaires ou pas.

Les conseils diététiques sont simples, il est fortement déconseillé de suivre un régime sévère car il y a des risques pour le bébé.

10 conseils nutritionnels en cas de diabète gestationnel

1 - Mangez trois repas principaux équilibrés, avec éventuellement une collation. Le déjeuner ainsi que le dîner sont composés d’une portion de viande/poisson/oeuf, de légumes, de céréales + un produit laitier éventuellement et un fruit. La collation, si elle a lieu, doit contenir un sucre lent (du pain par exemple). Ces repas sont pris à heure régulière. Ne sautez pas de repas.

2 - Favorisez une association de légumes cuits avec des féculents, à chaque repas.

3 - Favorisez les aliments à index glycémique (IG) bas, et limitez fortement ceux à index glycémique élevé. L’index glycémique mesure la capacité d’un aliment glucidique donné à faire augmenter la glycémie (taux de glucose dans le sang) après son ingestion par rapport à un aliment glucidique de référence (glucose pur).

Pour vous aider à faire les courses :

https://le-quotidien-du-patient.fr/type-fiche/2017/12/12/100-aliments-et-leur-index-glycemique-ig/

4 - Évitez le sucre et produits sucrés (viennoiseries, pâtisseries, glaces…), les sodas, les concentrés de jus et les nectars (privilégiez l’eau ou les jus de fruits 100 % pur jus ou les fruits pressés)

5 - Consommez 2 fruits frais par jour, car ils apportent des fibres et des vitamines. Attention aux fruits sucrés (raisin, figue, pastèque, ananas, mangue). Évitez les compotes.

6 - Privilégiez les aliments riches en fibres : légumes secs, graines oléagineuses, produits complets.

7 - Consommez du pain ou des féculents à chaque repas. Contrôlez bien la quantité de glucides qu’apportent ces aliments

8 - Évitez les produits édulcorés (« light »).

9 - Pensez à boire (environ 1,5 l d’eau par jour). Limitez vos apports en alcools riches en sucres (apéritif, liqueur).

10 - Diminuez les matières grasses. Limitez les matières grasses d’origine animale (graisses saturées dans les viandes grasses, les charcuteries, crème fraîche, fromages gras...) et privilégiez celles d’origine végétale (huiles). Mangez notamment des aliments riches en acides gras polyinsaturés (oméga 3) : poisson gras, huile de colza ou de noix, légumes à feuilles vertes...

Les oméga 3, pourquoi ça ?

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/15/omega-3-omega-6-vrai-ou-faux/

L’activité physique est conseillée, si elle n’est pas contre-indiquée par le médecin. Et si la prise en charge diététique ne suffit pas et que la glycémie reste trop élevée, l’insuline est prescripte par injection.

Exemple d’une journée type :

Petit-déjeuner : - Boisson sans sucre (un verre d’eau pour réhydrater le corps) - Un produit laitier demi-écrémé/yaourt nature - Un féculent : pain multicéréales ou des flocons d’avoine par exemple - Matière grasse éventuellement : beurre (5g) ou purée d’amandes.

Déjeuner : - Crudités/salades - Viande maigre, œuf ou poisson - Légumes cuits - Féculents (3 à 4 sc) - Fruit frais - Yaourt nature.

Dîner :

- Crudités/salades - Viande maigre, œuf ou poisson - légumes cuits - féculents (3 à 4 sc) - Yaourt nature

En cas de collation :

- yaourt nature + fruit frais

Boisson :

- 1.5 L d’eau sur la journée

Assaisonnement de salade :

1 c à s. d’huile d’olive + 1 c à s. d’huile de noix ou de colza

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

E. Fredot, Nutrition du bien portant, Bases nutritionnelles de la diététique, Editions Tec et Doc, Lavoisier,2007. L. Chevallier, Nutrition : principes et conseils, Elsevier Masson, 3ème Edition, 2009. C. Carip et V. Liégeois, Physiopathologie : bases physiopathologiques de la diététique,  Editions Tec et Doc, Lavoisier, 2000. – M. Apfelbaum et al., Dictionnaire Pratique de diététique et de nutrition, Masson, 1981. E. Fredot, Régimes, Editions Tec et Doc, Lavoisier, 2011. J.L. Schlienger, Nutrition clinique pratique  chez l’adulte et l’enfant,  Elsevier Masson, 2ème édition, 2014. L. Chevallier, 60 ordonnances alimentaires, ElesevierMasson, 2011. – CNGOF. – AFD. – Wang J, Zheng J, Shi W et al., « Dysbiosis of maternal and neonatal microbiota associated with gestational diabetes mellitus » Gut PublishedMai 2018.

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique donnent du fil à retordre à tous les scientifiques. La genèse de ces maladies n’est pas encore bien connue et les mécanismes d’apparition restent des champs à explorer par les scientifiques. Mais depuis quelques années, l’idée de l’implication du microbiote intestinal dans l'apparition des MICI émerge, et donne de nombreux espoirs pour agir contre la genèse voire l’évolution de ces maladies. Microbiote intestinal et MICI : et si tout partait de là ?

Le déséquilibre du microbiote intestinal

Le microbiote intestinal est composé de micro-organismes vivant en harmonie entre eux mais également avec l’hôte. Les micro-organismes vivant en permanence dans nos intestins ne sont pas pathogènes pour l’organisme. Bien au contraire, ils exercent des effets bénéfiques pour leur hôte. En d’autres termes, on parle de symbiose entre l’hôte et les colonies bactériennes car chacun tire de façon « égalitaire » des bénéfices. Doté d’une grande biodiversité, le microbiote comprend principalement : des firmicutes, des bactéroidetes, des protéobactéries et des actinobactéries.

Pour bien comprendre :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/

Quand l’équilibre au sein de microbiote est respecté et que l’hôte vit en bonne harmonie avec celui-ci, on parle d’« eu-biose ». Dès lors qu’un déséquilibre a lieu dans le microbiote pouvant perturber le bien être de la personne, on parle de dysbiose. Cette dysbiose peut avoir 3 origines : 1 - Présence excessive de micro-organismes pathogènes, 2 - Déficit en micro-organismes bénéfiques, 3 - Diminution de la biodiversité du microbiote.

Microbiote intestinal et MICI : les preuves

Dès lors qu’il est possible d’établir un lien/une preuve entre déséquilibre du microbiote intestinal et une pathologie, on parle de « signature ». Et il existe des signatures bactériennes associées aux MICI. Ces preuves concernent à la fois des études faites sur l’Homme et sur les animaux :

Sur les animaux

Chez des modèles d’animaux axéniques (dépourvus de microbiote), il n’est pas possible de leur induire de façon expérimentale de maladies intestinales inflammatoires. Mais chez certains modèles d’animaux expérimentaux, on associe la présence de certaines souches microbiennes aux symptômes des MICI et induit de plus fortes douleurs.

Chez les humains

Le microbiote des sujets malades n’est pas le même que celui des sujets sains, et une forte dysbiose apparaît chez les malades. Aussi, chez les personnes atteintes de rectocolite hémorragique : - Des concentrations de bactéries apparaissent proches des lésions inflammatoires, - En cas d'inflammation post chirurgie, des antibiotiques permettent de soulager les douleurs, - Des transferts de microbiote d’un sujet sain vers un sujet atteint de rectocolite hémorragique montrent une efficacité thérapeutique.

Pour tout savoir sur la rectocolite hémorragique :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/17/rch/

Une diversité du microbiote intestinal moindre en cas de MICI

Par ailleurs, des études montrent que la richesse et la biodiversité du microbiote intestinal chez les personnes atteintes de MICI sont moins importantes. Par exemple, les bactéries productrices de butyrate telles que Faecalibacterium prausnitzii, Roseburia, ou encore Akkermansia se retrouvent en quantité fortement diminuée. Et c'est aussi le cas pour les Fimicutes. D’autres bactéries aux effets anti-inflammatoires apparaissent en quantité limitée chez les personnes malades : on associe la diminution de F. prausnitzii chez les personnes malades à un plus haut risque de récidive post-opératoire de la maladie de Crohn et un plus haut risque de rechute.

Au contraire, des bactéries aux effets néfastes et toxiques pour l’organisme apparaissent en quantité trop importante. C’est le cas des Escherichia coli adhérents et invasifs. Dans le microbiote de sujets malades, on retrouve plus de 36 % de ces bactéries, contre 6 % chez des sujets sains. Et ces souches ont un effet pro-inflammatoire.

La piste du microbiote comme voie thérapeutique dans les MICI

Il existe 4 voies pour moduler l’activité et la biodiversité du microbiote. Les chercheurs ont d’ores et déjà exploré ces voies, et certaines d’entre elles semblent plus prometteuses que d’autres :

1 - Les antibiotiques

Si certaines études montrent des effets positifs quant à l’utilisation des antiobiotiques dans les MICI (par exemple avec l’utilisation de la rifaximine), les scientifiques s’accordent à limiter leur utilisation du fait des effets secondaires potentiels.

2 - Les prébiotiques

Les prébiotiques sont des fibres non digérées au niveau intestinal, qui se retrouvent dans le côlon et fermentées par les bactéries coliques. Le problème : ce sont en général des sucres fermentescibles (FODMAPs, tels que les fructanes comme l’inuline). Et les personnes atteintes de MICI digérant mal les aliments ont des seuils de tolérance très bas en ce qui concerne les FODMAPs. Des études supplémentaires doivent néanmoins être réalisées car les régimes pauvres en fibres proposés aux personnes malades participent à la dysbiose. Donc de nouvelles recommandations pourraient être proposées suite à des investigations plus poussées.

Pour bien connaître les FODMAPs :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/regime-pauvre-fodmaps/2018/04/18/comprendre-fodmaps/

3 - Les probiotiques

Des études ont montré l’efficacité de probiotiques dans la prévention de la rectocolite hémorragique, notamment de la souche E. coli Nissle 1917. En revanche, les tests faits chez les sujets atteints de maladie de Crohn n’ont pas encore été concluants.

4 - La transplantation fécale

Cette piste reste surement la voie la plus exploitable, aux effets potentiels bénéfiques et positifs dans la guérison des MICI. Quatre études montrent une rémission de 24 à 32 % chez les sujets atteints de rectocolite ayant bénéficié d'une transplantation fécale. Par rapport à 5 à 20% chez les sujets ayant un placebo. Néanmoins, cette piste encore peu étudiée pose de nombreuses questions (quels patients, moments de la transplantation, effets dans le temps…). Et de nombreux études seront réalisées pour répondre à ces questions.

Pour comprendre pourquoi le microbiote fécal d'un sujet sain pourrait être bénéfique :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/01/12/le-microbiote-fecal-illustre/

Bien que les connaissances sur le lien microbiote-MICI se développent considérablement, elles restent encore limitées sur certains points pour permettre une guérison fiable et durable.

Sources

- FMC Gastro, « Microbiote et MICI » Par Philippe Marteau, - INRA, mai 2016, « Génétique et microbiote intestinal contribuent ensemble aux MICI », - DigestScience, « Rôle du microbiote dans les MICI ».