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La personne allergique est souvent une personne avisée ! Prudente et consciente des conséquences d’une allergie, elle doit s’équiper d’une petite trousse de secours spéciale allergie alimentaire pour faire face à toutes les situations, des premiers signes anodins jusqu’au choc anaphylactique.

Médicaments pour les premiers symptômes

Du fait de la complexité des aliments, même avisée, la personne allergique pourra ingérer un aliment déconseillé du fait de la présence de l’allergène. La trousse de secours spéciale allergie alimentaire devra contenir un anti-histaminique : ce médicament permettra de faire face aux premiers symptômes tels que l’urticaire, des gonflements localisés, des éternuements répétitifs et des rhinites par exemple. La trousse contiendra également un corticoïde qui sera administré en même temps que l’anti-histaminique. Le corticoïde prescrit est généralement sous forme buvable, et permettra d’atténuer les symptômes tels la laryngite, des gonflements ou des oedèmes. Enfin, un bronchodilateur pourra permettre d’atténuer les symptômes de l’asthme, ou de sifflement ou de respiration rapide et bruyante. Une chambre d’inhalation peut accompagner ce médicament, notamment pour les enfants. Vérifiez les médicaments à chaque fois que vous devez utiliser votre trousse de secours : vous vérifierez que les médicaments sont bien présents et leur date de péremption.

Allergie alimentaire : maladie à la mode ou à prendre au sérieux ? 

Que faire en cas de choc anaphylactique ?

Une piqûre d’adrénaline sera à réaliser en urgence en cas de choc anaphylactique. Ceci est même nécessaire avant l’appel au SAMU. Cette piqure est réalisable grâce à un stylo-injecteur. Attention, il existe plusieurs types de stylos. Bien qu’avec des similitudes dans leur utilisation, il existe des différences. Renseignez-vous sur l’utilisation de stylo que l’on vous a prescrit. Vérifiez l’état du stylo régulièrement car il peut se détériorer suivant la température ou l’humidité. L’adrénaline se conserve mieux au réfrigérateur, mais attention de ne pas l’oublier lors de vos déplacements !

Le projet d’Accueil Individualisé (PAI)

Une copie du Projet d’Accueil Individualisé doit être dans la trousse. Ce document permettra d’expliquer aux personnes ou structure prenant en charge la personne allergique -    La maladie de l’enfant -    la conduite à tenir en cas de réaction allergique -    l’utilisation des médicaments -    la nécessité d’évincer totalement l’allergène de l’alimentation de l’enfant Par ailleurs, en cas de voyage ou de déplacement en avion, un certificat de voyageur allergique doit également se trouver dans la trousse de secours. Ce document est prescrit par le médecin ou l’allergologue et justifiera la présence d’un stylo-injecteur dans les bagages. Et pour aller encore plus loin, si vous voyagez à l’étranger, le mieux serait de faire traduire tous ces documents dans la langue du pays dans lequel vous allez.

Allergie ou intolérance alimentaire  : savez-vous faire la différence ?

Qui appeler ?

En cas d’ingestion d’un allergène, il faut idéalement faire les premiers secours, notamment en cas de choc anaphylactique. Parallèlement à ces premiers gestes, appelez le SAMU (le 15). Vous pouvez ensuite appeler la famille du malade, et même le médecin traitant qui pourra vous rassurer sur la suite des évènements en attendant le SAMU. Pour prévenir également ce type d’incident, vous pouvez vous renseigner auprès de l’AFPRAL (Association Française pour la Prévention des Allergies), et regarder aussi des vidéos pour comprendre l’utilisation de stylo-injecteur.

En manque d'inspiration pour un goûter d'anniversaire ? Des recettes pour un enfant poly-allergique

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Selon un rapport de l’Anses, les prébiotiques sont des « composants alimentaires non digestibles qui stimulent de manière sélective, au niveau du côlon, la multiplication ou l’activité d’un ou d’un nombre limité de groupes bactériens intestinaux en vue d’améliorer la santé de l’hôte ». 

Les prébiotiques sont étroitement liés aux probiotiques

Les prébiotiques sont des nutriments (polymère de glucide) réservés aux probiotiques. Nous ingérons des prébiotiques mais nous ne les digérons pas. Ils arrivent donc intacts dans notre intestin. Ils favorisent le développement et le maintien des probiotiques, car ces derniers sont les seuls à pouvoir les utiliser pour se nourrir.

Pour bien comprendre les probiotiques :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/08/01/tout-sur-probiotiques/

Bien qu’ils ne soient pas absolument nécessaires, les prébiotiques permettent néanmoins aux probiotiques de fonctionner de façon optimale et d’avoir une croissance adéquate.

Aliments riches en prébiotiques Les aliments riches en prébiotiques. Ceux en italiques indiquent leur teneur en fodmaps.

Les prébiotiques sont essentiellement représentés par la cellulose, l’inuline, les fructo-oligosaccharides (FOS), les galacto-oligosaccharides (GOS), ou encore le lactulose. Ils sont présents dans le lait maternel mais aussi dans les fruits, les légumes et les céréales complètes.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/regime-pauvre-fodmaps/2018/04/18/comprendre-fodmaps/

Les prébiotiques riches en inuline

Préférez les aliments riches en inuline. Elle nourrit les bactéries des intestins, participe à une meilleure digestion et soulage la constipation. Beaucoup d’aliments en contiennent, nous ne vous citons que les principaux :

– Les légumes : les feuilles de pissenlit, l’artichaut et l’oignon ; pour les légumineuses : les lentilles et le pois chiches... – Les fruits : ananas, bananes, framboises, pamplemousses et pêches... – Les racines : racine de chicorée, topinambour ; pour les oléagineux : amandes, pistaches, noix…

Des effets, oui mais…

L’Anses invite à plus de retenue vis-à-vis des pré et probiotiques. La conclusion de son rapport est d’ailleurs assez claire : « Dans l’état actuel de nos connaissances, on ne peut pas établir une liste positive de marqueurs universels de l’influence des pré et probiotiques sur le système immunitaire. La relation entre un effet biologique sur l’immunité, quel qu’en soit le sens, et un effet santé est à démontrer aussi bien chez le sujet sain que dans les conditions pathologiques. »

Un régime alimentaire varié et équilibré reste donc le secret pour vous apporter tout ce dont votre organisme a besoin. 

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

- Anses, - Inserm, - Kleessen B. et al., « Jerusalem artichoke and chicory inulin in bakery products affect faecal microbiota of healthy volunteers.», Br J Nutr., septembre 2007, 98(3), p. 540-9.

L’allergie aux fruits à noyau correspond à une allergie croisée : il s’agit en réalité d’une sensibilité aux pollens des arbres fruitiers présents sur le fruit. Les fruits concernés sont : - la pomme, - la cerise, - la pêche, - la prune, - l’abricot...

Ces allergies concernent en grande majorité les adultes.

L'allergie aux fruits à noyau : les symptômes

Les symptômes de l’allergie se manifestent rapidement sous différentes formes, principalement cutanées, comme l’urticaire ou l’eczéma, et respiratoires, notamment l’asthme, la rhinite, etc. Les signes peuvent également être gastro-intestinaux tels que nausée, vomissements, diarrhée ou encore, bien plus grave, un choc anaphylactique (c’est très rarement le cas).

Sur le même sujet :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/allergies-alimentaires/2018/05/31/allergie-ou-intolerance-alimentaire/

Diagnostiquer l'allergie aux fruits à noyau

Lorsque l’on souffre d’une allergie, il est nécessaire de consulter un allergologue qui fera un test de dépistage cutané et/ou un test sanguin : •    Le prick-test : dépôt de gouttes de différents extraits allergéniques sur l'avant-bras ou le dos et prélèvement de l’épiderme au travers de ces gouttes. Détermination de l'hypersensibilité immédiate. •    Le patch-test : dispositif de mise en contact de l’allergène avec la peau sous un pansement occlusif durant 24 à 72 h en fonction de l’allergène. •    Le test sanguin : détection d’anticorps impliqués dans la réaction immunitaire, les immunoglobulines E (IgE).

Que faire en cas d'allergie aux fruits à noyau ?

Les personnes allergiques aux fruits à noyau doivent éliminer les aliments cités ci-dessus. Il est également nécessaire d’éliminer les préparations alimentaires contenant ces aliments tels que les jus de fruits, les plats cuisinés, les tartes, les glaces, les pains spéciaux, les laitages. N’oubliez pas de vérifier la liste d’ingrédients sur les emballages alimentaires ! L’aide d’un diététicien peut être essentielle pour obtenir un régime d’exclusion ou trouver des aliments de substitution.

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook, article mis à jour le 03 août 2018.

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Si nombreux sont ceux qui répugnent à l'idée de s'accrocher à la barre du métro, d'autres en font un sujet d'étude sérieux ! En effet, une équipe de chercheurs a étudié la présence de bactéries dans le métro de Hong Kong pour explorer la diversité bactérienne selon les lignes. Leur conclusion : les bactéries se meuvent selon les itinéraires des voyageurs. Explications.

Une étude de la diversité des bactéries dans le métro, un canular ?

On pourrait penser qu'il s'agit d'une énorme plaisanterie, mais il n'en est rien ! Près de vingt chercheurs sont partis à la chasse aux bactéries du métro grâce aux prélèvements effectués sur des volontaires. Comment ? Ces derniers devaient au quotidien, durant trente minutes, se déplacer dans l'une des huit lignes de métro de Hong Kong. Bien sûr, ils nettoyaient leurs mains en amont pour ensuite toucher les barres de maintien. Pour les prélèvements, ils tamponnaient leurs paumes sur des écouvillons, petites brosses s'apparentant aux cotons-tiges. Les analyses ont mis en exergue qu'une écrasante majorité des bactéries accompagnant les voyageurs étaient assez communes, bactéries usuellement retrouvées sur le microbiote cutané. Concernant les organismes non bactériens, les paumes des participants hébergeaient surtout des levures.

Pour bien comprendre le microbiote :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/06/tout-savoir-sur-le-microbiote/

Jamais sans son microbiome sur la 8 !

Les déplacements des habitants de Hong Kong ont favorisé le développement d'un véritable microbiome - une zone de vie pour les organismes - sous la ville. Et les évolutions du microbiome au fil de la journée sur les différentes lignes de métro intéressent les chercheurs. Leur premier constat : aux premières heures de la journée, on distingue plus de 140 espèces de bactéries différentes. Et chaque ligne de métro se distingue par ses caractéristiques microbiennes, à l'image de la ville qu'elle traverse. En effet, la ligne de métro à proximité de la côte grouille d'espèces bactériennes aquatiques. Durant la journée, alors que la fréquentation du métro atteint son acmé, les communautés de microbes tendent à davantage se ressembler. Et 48 d'entre elles se multiplient durant la journée, avec une majorité de bactéries commensales - bactéries se nourrissant des déchets qui se trouvent à l'extérieur de nos tissus, sur la peau par exemple. À noter que le moment de l'échantillonnage, « est l’un des déterminants majeurs des changements et des récurrences dans la composition et la diversité de la communauté », relèvent les auteurs de l’étude.

La guerre des bactéries pour le contrôle de la ville

Les bactéries ne diffèrent que peu de l'Homme sur ce point. De fait, certaines bactéries prennent l'ascendant sur des bactéries dites plus faibles. Certaines communautés microbiennes prolifèrent donc dans les lignes de métro selon le moment de la journée. Lors de la circulation des rames, les bactéries apportées par l'Homme se multiplient. A contrario, les bactéries n'étant pas liées à l'activité humaine ne reprennent le contrôle du réseau sous-terrain qu'à la fermeture des grilles. Autre point étonnant, et même inquiétant : certaines espèces résistent à plusieurs antibiotiques et tendent donc à se multiplier. La preuve que les lois qui régissent l'humanité sont universelles, et concernent aussi bien l'Homme que les bactéries.

Les bactéries sont partout, et c'est même bon pour la santé de certains :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2017/11/10/laissez-vos-enfants-se-salir/

Source

- Kang Kang et al., « The Environmental Exposures and Inner- and Intercity Traffic Flows of the Metro System May Contribute to the Skin Microbiome and Resistome. », Cell Reports, juillet 2018, 24 (5), p. 1190-1202.

Chaud ou frais, additionné de lait, d’épices ou de citron, le thé est la boisson la plus consommée dans le monde, après l’eau. Très populaire en Asie, au Maghreb ou encore en Angleterre, les bienfaits du thé en font une boisson miracle. Est-ce vraiment le cas ?

Les différents types de thé

Il existe de nombreux types de thés différents provenant tous de la même espèce de plante, le Camellia Sinensis.

On peut les classer en cinq différentes catégories : 1 - le thé blanc : les feuilles sont flétries longtemps puis séchées ; 2 - le thé vert : les feuilles sont torréfiées (chauffées), roulées et finalement séchées ; 3 - le thé noir : les feuilles sont fermentées. Elles subissent le flétrissage, le roulage, puis la fermentation et la torréfaction. Enfin, elles sont triées en fonction de leur état, feuilles brisées ou feuilles entières ; 4 - le thé fumé : les feuilles de thé noir sont torréfiées puis roulées. Elles sont ensuite fermentées, de nouveau roulées et séchées sur un feu d’épicéa ou de cyprès ; 5 - le thé Oolong : c’est un thé semi-fermenté. Les feuilles sont flétries, roulées et ensuite partiellement fermentées et torréfiées.

Les vertus associées au thé

Le thé possède des molécules bénéfiques pour la santé. Dans notre organisme, la formation de molécules – radicaux libres – provoque des effets néfastes sur la santé et, en particulier, sur le vieillissement en s’attaquant aux cellules et à l’ADN. Les effets antioxydants des polyphénols présents dans le thé permettent de prévenir ces dommages et notamment en luttant contre les maladies cardiovasculaires, inflammatoires et neurodégénératives (maladie d’Alzheimer et de Parkinson) et aussi certains cancers. Il réduirait également le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

La concentration de ces molécules varie selon la variété du thé, les facteurs environnementaux et le temps d’infusion. Il existe différents types de polyphénols comme les catéchines, les théaflavine et les théarubigines. L'épigallocatéchine gallate (EGCG) est la principale catéchine protégeant contre ces maladies. En règle générale, le thé vert possède une plus grande activité antioxydante que le thé noir. Cette activité serait même plus efficace que les effets de la vitamine C et E.

Les 6 grandes propriétés du thé

1 - détoxification 2 - réduction du cholestérol sanguin 3 - activation du métabolisme 4 - augmentation de la sensibilité à l’insuline 5 - anti-inflammatoire 6 - anti-caries dentaires

Pour changer du thé, vous pouvez aussi essayer : 

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2017/11/20/les-boissons-fermentees-cest-bon-pour-la-sante/

À consommer avec modération

Le thé contient aussi de la caféine nommée « théine ». Même s’il y a 3 à 4 fois moins de caféine dans une tasse de thé que dans une tasse de café, le thé a la même action stimulante et cause aussi les mêmes effets négatifs : irritabilité, nervosité, insomnie, altération du rythme cardiaque et désordres gastro-intestinaux. Son effet diurétique doit limiter sa consommation à un litre par jour maximum. De plus, les polyphénols et les tannins diminueraient l’absorption des sels minéraux notamment le fer. Il est donc conseillé de consommer le thé en dehors des repas ou de contrebalancer cet effet indésirable par une alimentation riche en vitamine C et en fer. En outre, les tannins ont des propriétés constipantes. Par ailleurs, la consommation en excès de thé peut provoquer différents symptômes, tels que des palpitations cardiaques, des acouphènes (sifflement), des maux de tête ou encore un trouble de la vision.

Le thé rouge ?

Comme son nom ne l’indique pas, le thé rouge n’est pas une variété de thé ! Issu du rooibos, petit arbuste sud-africain, ses feuilles prennent une couleur brun-rouge à laquelle il doit son surnom.

Les contre-indications

Dans les cas suivants, il est conseillé de réduire voire de supprimer la consommation de thé : - Grossesse et allaitement - Anémie en fer - Insomnie - Constipation - Mictions (uriner) fréquentes et abondantes - Ulcère gastrique ou duodénal.

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

Les effets du thé sur l'absorption du fer alimentaire Green Tea Catechins and Their Oxidative Protection in the Rat Eye http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/01/21/19722-boire-the-vert-noir-tous-jours-est-bon-pour-coeur