
Selon les scientifiques, la sensation de bonheur qui accompagne les coureurs est due à la sécrétion d’endorphine. Une autre hormone, la leptine, pourrait également être à l’origine de cette impression de bien-être et de plénitude. À haute dose, la pratique du sport jusqu'à l'addiction porte le doux nom de bigorexie.
L'hormone clé du métabolisme
« Nous avons découvert que l’effet de récompense de l’activité physique est modulé par la leptine, une hormone clé du métabolisme », explique Stéphanie Fulton du centre de recherche du centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM).
La leptine est sécrétée par notre tissu adipeux. Lorsque son taux est normal, nous mangeons en quelque sorte juste ce qu’il faut pour maintenir notre poids. Mais lorsqu’il diminue, après un fort amaigrissement par exemple, notre cerveau envoie au corps un message l’informant du besoin de manger pour retrouver son poids. Certaines expériences effectuées sur des souris démontrent qu’il y a une activité physique plus importante chez le rongeur dont on a supprimé la production de lettone. Ainsi, la leptine chez le coureur favoriserait l’envie de pratiquer ce sport et régulerait son appétit. « Un taux bas de leptine peut favoriser une plus grande motivation à faire l’exercice et l’atteinte plus facile de l’euphorie du coureur », conclut Stéphanie Fulton.
Sur le même sujet :https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/07/19/bienfaits-sport-sur-microbiote-intestinal/
Les 7 conseils nutritionnels pour les coureurs et autres sportifs :
1 - Ne pas consommer un déjeuner trop copieux avant une course : Le repas qui précède une course doit avoir un apport satisfaisant en glucides pour la dépense énergétique. « Il n’est pas utile de se resservir pensant mettre en réserve davantage d’énergie. »
2 - Apport hydrique pendant l’effort : il faut s'hydrater pour compenser les effets de la déshydratation notamment dû à la transpiration.
3 - Privilégier les végétaux & légumineuses : pour satisfaire l’apport en micronutriments de notre organisme.
4 - Bien choisir ses graisses : Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés indispensables (pour le contrôle de l’inflammation et à la souplesse membranaire, donc) à votre santé et à vos performances.
Oméga-quoi ? :https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/15/omega-3-omega-6-vrai-ou-faux/
5 - Consommer des aliments riches en magnésium : Pour éviter les crampes, les troubles du sommeil et une fatigue musculaire. (Cacao, légumes secs, céréales complètes).
6 - Consommer des protéines au petit déjeuner : œuf, jambon, fromage de chèvre…
7 - Favoriser les poissons gras : qui ont un apport en protéines et en oméga-3 intéressant. (ex : saumon, thon, sardine, maquereaux …)
(Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook. article mis à jour le 13 aout 2018)L'idée de manger des criquets vous déplaît ? Pourtant c'est sans risque pour la santé, mais surtout la consommation de criquets ferait du bien à votre microbiote.
La consommation de criquets bénéfique au microbiote...
Une équipe de chercheurs a mené un essai en double-aveugle auprès d'une vingtaine de participants sains âgés de 20 à 48 ans. Durant 28 jours, un premier groupe a vu son petit-déjeuner modifié : 25 g de poudre de criquet complet chaque matin. Le second groupe a conservé le même petit-déjeuner. En amont, à la moitié de l'essai ainsi qu'à son terme, les participants ont renseigné leurs ressentis digestifs et les chercheurs ont prélevé des échantillons sanguins et fécaux. Les analyses sont formelles : le microbiote intestinal des participants ayant vu leur petit-déjeuner agrémenté de 25 g de poudre de criquet se porte à merveille.Pour bien comprendre le microbiote intestinal :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/
En effet, ils ont vu les facteurs inflammatoires de l'intestin diminuer, notamment par la hausse d'une enzyme métabolique associée à la santé intestinale et une diminution de la TNF-alpha, une protéine inflammatoire. Bon à savoir, la consommation de poudre de criquet n'a provoqué aucune toxicité ni aucun symptôme digestif particulier.
… Et à la prolifération des bonnes bactéries
Non seulement les facteurs inflammatoires de l'intestin ont diminué, mais la diversité du microbiote intestinal s'est améliorée. L'équipe de chercheurs a constaté que la bactérie Bifidobacterium animalis s'était davantage développée qu'à l'ordinaire. Bonne nouvelle ? D'une part, ladite bactérie est associée à un bon fonctionnement intestinal. D'autre part, il s'agit d'une bactérie commercialisée comme probiotique répondant au doux nom de BB-12.Probiotiques, de quoi parle-t-on ? :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/08/01/tout-sur-probiotiques/
La consommation de criquets, une alternative à la viande ?
Notre planète va mal, c'est un fait. Et la surproduction de protéines animales ne fait qu'accentuer cette situation. En effet, l'empreinte carbone de seulement 150 g de bœuf représente près de 4300 g de CO2. A contrario, élever des insectes nécessite moins de terres et d'eau. Alors pourquoi ne pas essayer de consommer des insectes, comme déjà deux milliards de personnes ? Autre argument de poids, les criquets constituent une source intéressante de protéines, de vitamines B et de fibres comme la chitine. Aussi, nulle carence constatée en consommant des criquets en remplacement de votre bon vieux steak. Quant à la chitine, elle est réputée pour favoriser la croissances des bonnes bactéries dans l'intestin. Alors, qu'attendons-nous ?Source
- Valerie J. Stull et al., « Impact of Edible Cricket Consumption on Gut Microbiota in Healthy Adults, a Double-blind, Randomized Crossover Trial. », Nature, juillet 2018, 8, 10 762.Profitez des vacances pour confectionner confitures, gelées et autres compotes. Elles pourront agrémenter vos petits-déjeuners, vos goûters ou vos desserts... Elles serviront d'en-cas en remplaçant avantageusement une barre chocolatée voire un smoothie très sucré. A suivre deux exemples de confitures et compotes maison.
Confiture de framboises aux graines de chia (sans sucre ajouté)
Confiture de framboises aux graines de chia
Pour 4 pots
120 g de dattes dénoyautées 500 g de framboises 30 g de graines de chia
Détaillez les dattes en mirepoix. Dans une casserole, faites-les chauffer avec 3 càs d’eau. Comptez 2 à 3 minutes pour obtenir une « pâte de dattes ». Ajoutez alors les framboises et les graines de chia.
Laissez à frémissement 3 minutes. Passez la confiture au presse-purée ou au mixer.
Dans des pots à confiture préalablement rincés et essuyés (la confiture n’aime pas l’humidité), versez la confiture encore chaude. Fermez les pots avec un couvercle à vis ou une feuille couvre-confiture et un élastique. Conservez les pots de confiture au sec. Le secret : le petit courant d’air frais.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/05/23/graines-de-chia-prenez-en-de-la-graine/
Compote fraises/rhubarbe pauvre en fodmaps
Tiges de rhubarbe
Pour 10 petits pots
1,5 kg de fraises 1 kg de rhubarbe 125 ml d’eau 3 c. à s. de tapioca 3 c. à s. de sirop d'érable
Equeutez les fraises. Epluchez la rhubarbe et effilez-la quand vous la coupez en tronçons. Dans un faitout, versez l’eau et les fruits. Quand le mélange est à ébullition, baissez le feu, couvrez et comptez environ 15 minutes.
Ecumez régulièrement. Quand les fruits sont réduits en compote, ajoutez le tapioca et le sirop d'érable. Comptez encore 5 minutes à découvert.
Dans des petits pots (ceux de bébé sont parfaits) préalablement rincés et essuyés, versez la compote encore chaude. Fermez les pots avec un couvercle à vis.
Disposez les pots dans une cocotte ou une cocotte-minute. Calez-les les pots avec des vieux torchons pour qu’ils ne s’entrechoquent pas à la cuisson. Versez 3 cm d’eau. Portez l’eau à ébullition et comptez 15 minutes à la cocotte et 8 à l’auto-cuiseur.
Prélevez les pots encore chauds en faisant attention à ne pas vous brûler. Déposez-les sur le plan de travail jusqu’à refroidissement.
Conservez les petits pots au sec. Le plus : parfait comme « en-cas » au bureau.
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Que vous soyez à la recherche d’astuces culinaires atypiques, adepte des huiles essentielles, ou simplement intéressé par une médecine alternative préventive ou curative, cet article est fait pour vous !
L’aromathérapie, c’est quoi ?
L'aromathérapie fait partie des médecines dites « douces », utilisant les propriétés des huiles essentielles pour prévenir ou apaiser certains maux. Ces substances odorantes résultent de la distillation de plantes aromatiques, de fleurs, de bois, de fruits, … et sont chacune caractérisées par leur composition en terpènes, en cétones, en lactones, en esters et en phénols. Les huiles essentielles sont donc des concentrés de principes actifs, avec des propriétés propres à chacune : antiseptique, détoxifiante, antispasmodique… Soyez cependant vigilants, les huiles essentielles interagissent entre elles, de façon synergique ou non. Ne vous inventez pas apprenti sorcier et fiez-vous aux écrits de spécialistes !
Mais ça se mange, les huiles essentielles ?
Les huiles essentielles en cuisine vous apportent une double qualité, puisqu’elles ont à la fois des vertus médicinales et des propriétés gustatives spécifiques. Ainsi, cette liste non exhaustive vous donne quelques huiles essentielles et leurs vertus associées : - Basilic : aide à la digestion, diminue les spasmes intestinaux et stimule le foie - Cannelle : aide à lutter contre les bactéries et les virus - Citron : aide à lutter contre les bactéries et à purifier l’organisme - Gingembre : diminue les nausées et favorise l’immunité - Lavande : apaise et diminue les spasmes intestinaux - Muscade : aide à lutter contre les parasites, diminue les douleurs et la fatigue
Ajoutées à vos recettes, les huiles essentielles sauront sublimer votre cuisine et satisfaire vos papilles. Ainsi, vous pouvez utiliser les huiles essentielles pour remplacer la menthe de votre taboulé, ajouter une touche de basilic à votre vinaigrette ou de vanille à votre pâte à crêpes.
Comment les utiliser et dans quelles quantités ?
Pour utiliser votre huile essentielle dans une préparation, versez une goutte de celle-ci dans une base pour la diluer : huile (olive, tournesol), miel, crème fraiche, ... en fonction des ingrédients qui composent votre recette. Cependant, et dans la mesure du possible, utilisez l’aromathérapie dans des recettes qui ne nécessitent pas ou peu de cuisson. En effet, ces substances sont volatiles et peuvent rapidement être dénaturées par la chaleur. Ayez la main légère sur les quantités, car 1 goutte d’huile essentielle représente 4 cuillères à café d’épices ! Une goutte de trop et votre plat deviendra immangeable …
À découvrir sur le même sujet :https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/12/pharmacie-naturelle-maison/
Quelles sont les contre-indications ?
Soyez vigilants et n’utilisez pas ses huiles essentielles sans en connaître leurs indications, mais aussi leurs contre-indications. En effet, certaines sont hépatotoxiques ou dangereuses pour la femme enceinte ! En cas de doutes, rapprochez-vous d’un spécialiste compétent (pharmacien, aromathérapeute, naturopathe, …)
Lesquelles choisir ? Comment les conserver ?
Pour un usage en aromathérapie, privilégiez les huiles essentielles bio obtenues par une distillation à la vapeur lente, qualifiées « d’huiles essentielles aromatiques à usage thérapeutique ». A l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité, votre huile essentielle peut se conserver plusieurs années, mais notez cependant que celles d’agrumes s’oxydent plus rapidement et ont donc une durée de vie plus courte.
Si vous voulez en savoir plus, Ma Bible des huiles essentielles pourrait bien devenir votre livre de chevet :
© Leduc.s Éditions
Danièle Festy, Ma Bible des huiles essentielles, Ledus.s Éditions, mai 2018 (édition mise à jour), 24,90 €. Disponible sur le site de l'éditeur.
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Sources
FONTANAY, S. ; MOUGENOT, M-E. ; DUVAL, R. ; 2015. Evaluation des activités antibactériennes des huiles essentielles et/ou de leurs composants majoritaires. DOI : 10.4267/2042/56635. GOETZ, P. ; États nerveux et dystonie neurovégétative, sédation avec les huiles essentielles. ARTICLE VOL 13/3 - 2015 - pp.185-192 - doi:10.1007/s10298-015-0957-8. MILLET, F ; 2015. Le grand guide des huiles essentielles. Editions Marabout, 978-2501101301.
(Article mis à jour le 10 aout 2018)Une équipe de chercheurs vient de déterminer que la prolifération d'une bactérie intestinale pro-inflammatoire - Bilophila wadsworthia - aggravait les troubles métaboliques liés à un régime alimentaire riche en graisses, comme l'obésité ou le diabète. Décryptage.
Les sournoiseries de Bilophila wadsworthia
Vous n'avez très certainement jamais entendu parler de la bactérie qui répond au doux nom de Bilophila wadsworthia. C'est parfaitement normal. Il s'agit d'une bactérie qui représente environ 0,1 % du microbiote intestinal chez les sujets sains. Néanmoins, chez des sujets au régime alimentaire riche en graisses, cette bactérie est bien plus abondante. C'est que viennent de mettre en évidence des chercheurs de l'Inserm, de l'Institut Danone, de l’AP-HP et de Sorbonne Université lors d'une étude préclinique.Pour bien comprendre le microbiote intestinal :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/
Et un régime riche en graisses crée des conditions idéales à la prolifération des bactéries intestinales dont Bilophila wadsworthia. Donc non seulement elle se multiplie, mais elle dérègle aussi le microbiote intestinal. Les conséquences ? Une aggravation des différents paramètres caractérisant le syndrome métabolique, un dysfonctionnement de la barrière intestinale ou encore des troubles du métabolisme des sels biliaires, favorisant de fait le développement de cette bactérie.
Une bactérie probiotique érigée au rang de super-héros
Après une telle découverte, les scientifiques ont exploré une bactérie probiotique - Lactobacillus rhamnosus - et son potentiel thérapeutique. Une souche spécifique de cette bactérie fut au cœur de leurs préoccupations : CNCM I-3690. En effet, elle limite la prolifération de la méchante Bilophila wadsworthia et protège la barrière intestinale de ses effets pro-inflammatoires. Et elle permet également d'améliorer les paramètres de régulation du glucose.Les probiotiques et leurs bienfaits sur la santé :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/08/01/tout-sur-probiotiques/
Ainsi, si ces résultats se confirment chez l'homme de nouvelles voies verraient le jour, comme l'utilisation préventive et thérapeutique de souches probiotiques pour lutter contre les troubles métaboliques. Dans l'espoir d'influer sur le diabète et l'obésité grâce au rétablissement des fonctions assurées par un microbiote intestinal équilibré et une alimentation saine.
Sources
- Salle de presse Inserm, « Quand une bactérie intestinale aggrave le syndrome métabolique et qu’un probiotique le soulage », - Jane M. Natividad et al., « Bilophila wadsworthia aggravates high fat diet induced metabolic dysfunctions in mice », Nature Communications, juillet 2018, volume 9, 2802.Page 100 sur 214