
L’eau gazeuse, en voilà une eau qui pétille dans la bouche et qui vient titiller nos papilles ! Souvent plus appréciée par les buveurs d’eau, les marques d’eau gazeuse sont nombreuses. Mais est-il intéressant de boire cette eau ?
L’eau pétillante, une quête du plaisir
Avec ces petites bulles qui viennent titiller nos papilles, les eaux gazeuses sont plus rigolotes à boire que les eaux plates sans goût. Mais pourquoi ont-elles des bulles ? Ces eaux contiennent du gaz, le dioxyde de carbone. Quand la bouteille est fermée, ce gaz est dissout dans l’eau. A l’ouverture de la bouteille, cela crée une dépressurisation, ce qui augmente le nombre de bulles dans l’eau, créant un léger, bruit typique des boissons gazeuses.À noter qu’il existe des eaux naturellement gazeuses (Perrier, Quezac, St-Yorre...) à la différence d’eau gazéifiées, c’est-à-dire que l’eau plate a subi un traitement avec injection de gaz carbonique lors de la mise en bouteille. Pour ces dernières eaux, l’industriel peut augmenter légèrement la quantité de gaz pour avoir des eaux encore plus pétillantes, afin de satisfaire le consommateur.
Quelle composition ?
Les eaux gazeuses peuvent être appréciées pour leur composition. Elles sont en effet plus riches en sodium, fluor, potassium, magnésium entre autres. De fait cela peut avoir un réel impact sur la santé : les fortes teneurs en bicarbonate de sodium présent dans ces eaux facilitent en effet la digestion et limite les risques d’inconfort digestif. A titre d’exemple, l’eau gazeuse Saint-Yorre contient pas moins de 1708 mg/litre de bicarbonate de sodium, et l’eau gazeuse Vichy Célestins 1265 mg/litre. Leur richesse en sulfate et en magnésium confère également à ces eaux des effets laxatifs et diurétiques intéressants chez certaines personnes. Enfin, la richesse en sels minéraux des eaux gazeuses est particulièrement intéressante pour les sportifs de haut niveau, ou tout simplement pour les personnes qui transpirent beaucoup !Des eaux pas toujours recommandées
Eh oui ! Comme dit précédemment, ces eaux sont riches en sodium. À bannir donc pour les personnes hypertendues, chez les patients avec une pathologie rénale, pour les personnes sous traitement de cortisone ou tout simplement à limiter pour une grande partie de la population française. Par ailleurs, les bulles provoquent des ballonnements et des irritations au niveau intestinal. A bannir également pour certains patients, comme les patients souffrant de colopathie fonctionnelle (ou SII).https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/02/20/le-sii-est-une-maladie-chronique-et-taboue-qui-empoisonne-la-vie-de-tous-ceux-qui-en-sont-atteints-parlons-en/
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Sources
- E-santé.fr. - Nathalie Walmart, Nutrition Alimentation, cours de BTS Diététique-1ère année.Vous êtes souvent constipé, avez des diarrhées ou des ballonnements et vous ne savez pas comment vous en débarrasser ? Vous souffrez du syndrome de l’intestin irritable (SII) ? En consommant plus souvent des probiotiques, vous pouvez atténuer ces douleurs. Démonstration.
Probiotiques, c’est quoi déjà ?
Pour celles et ceux qui nous lisent avec attention les probiotiques et les prébiotiques n’ont plus de secrets pour vous ! Pour les autres, faisons un petit rappel. (Ceci dit, tout le monde peut le lire, des révisions, ça fait pas de mal...)Tout d’abord précisons que les probiotiques se nourrissent de prébiotiques (ça c’est pour celles et ceux qui cherchaient déjà la différence entre les deux !). Ils se trouvent dans notre microbiote et renforcent notre système immunitaire en empêchant les bactéries de traverser la barrière intestinale.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/08/06/les-prebiotiques/
Ensuite, sachez que les probiotiques sont des levures que nous trouvons dans notre alimentation et surtout quand nous mangeons des yaourts, du Kéfir, de la choucroute (enfin le chou fermenté, surtout. Les saucisses restent à votre libre appréciation !), de la soupe miso...
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/07/06/kefir-et-kimchi-2-recettes-aliments-fermentes-bons-pour-les-pathologies-digestives/
Le SII, c’est quoi déjà ?
Officiellement, la colopathie fonctionnelle ou syndrome de l'intestin irritable (SII) n’est pas reconnue comme une maladie en France. Cependant, elle toucherait 5% de la population française, selon l’association de patients souffrant du SII (APSSII).Les symptômes sont – entre autres – des douleurs abdominales et sont reconnus comme tels si les douleurs persistent depuis au moins 6 mois, à une fréquence de 3 jours par mois.
Allons plus loin dans les révisions.
Les probiotiques au secours du SII ? Sérieusement ?
Lorsqu’on souffre de SII, le traitement agit contre les douleurs, la constipation ou encore les diarrhées. C’est bien mais ça ne fait que supprimer les manifestations. Vous me direz : « Mais enfin, c’est déjà énorme ! » Et je vous répondrai : « C’est vrai ! », (j’aime le dialogue, surtout avec vous, chers lecteurs !). Et si on trouvait un traitement capable d'atténuer les causes de ses symptômes ?Je vous explique. Votre microbiote est un ensemble, un tout qui vous serait personnel et stable. En fait, il se constitue au cours des deux premières années de la vie, et n’évolue à nouveau qu’avec la vieillesse, en raison notamment des changements de mode de vie, des habitudes alimentaires ou de la prise de certains médicaments.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/12/18/sii-et-probiotiques-mise-au-point-du-professeur-sabate/
Une des causes possibles du syndrome de l’intestin irritable est une perturbation du microbiote intestinal. Tout facteur favorisant donc le maintien de cet équilibre ou sa résistance à la modification chez le sujet sain pourrait dès lors être considéré comme bénéfique. Et c’est là, vous l’aurez compris, qu’entrent en scène, les probiotiques ! Ils pourraient représenter une option thérapeutique intéressante…
Tellement intéressante, que l’ingestion de probiotiques est conseillée par la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE) et la World Gastroenterology Organisation (WGO) (2).
Yaourts ou compléments alimentaires ?
Les probiotiques efficaces contre les douleurs digestives sont : le Lactobacillus casei, le Bifidobacterium longum et le Lactobacillus acidophilus. Ces 3 probiotiques se trouvent notamment dans certains aliments comme les yaourts (voir les révisions, plus haut) ou dans les compléments alimentaires. (Ça, c’est si vous n’aimez pas les aliments cités plus tôt ou que vous êtes coincés sur la lune et que vous n’avez plus de yaourts, par exemple.)« Mais alors, quel complément alimentaire choisir ? », me demanderez-vous avec angoisse. Préparez-vous, chers lecteurs, à lire, avec vos yeux ébahis par ma science, la réponse calme à votre attente inquiète (!) : Le Bifidobacterium infantis 35624.® Ce n’est pas le nom d’une nouvelle molécule (ni d’une potion magique ultrasecrète). Il s’agit d’un complément alimentaire, commercialisé depuis 10 ans aux Etats-Unis et qui a démontré un effet modérément positif.
Les probiotiques, un miracle ?
Selon la SFNGE, « certaines souches de bactéries (ex : Bifidobacterium infantis 35624) ont montré une efficacité modérée dans des études. Les probiotiques achetés par les patients n’ont pas parfois pas été testés dans des études concernant le SII et/ou sont disponibles sous une forme ou dosage différent de celui testé. » Vous trouverez ce complément alimentaire sous le nom d’Aflorex®.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/08/01/tout-sur-probiotiques/
Je me permettrai de vous rappeler que, toujours selon la SFNGE, « la pratique d’une activité physique peut entraîner une diminution de la sévérité de la maladie ». Allier les deux, c’est sûrement possible !
A vous de jouer !
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SOURCES
Quels probiotiques choisir ? Bifidobacterium infantis 35624®, sinon rien ! La prise en charge du SIILe bicarbonate fait très certainement partie de vos placards et de votre quotidien. On le retrouve un peu partout : dans la levure, dans les biscuits et pâtisseries industriels (miam!) ou encore dans les litières pour animaux. Oui, les utilisations du bicarbonate sont multiples, à tel point qu'Alix Lefief-Delcourt vient de publier Le Grand livre des secrets du bicarbonate où elle vous dit tout sur le bicarbonate et ses bienfaits.
Du bicarbonate dans les placards
Si les bancs de l'école remontent au XXe siècle, petit rappel des cours de chimie. Le bicarbonate de sodium (NaHCO3) est une poudre blanche comprenant plusieurs éléments chimiques : sodium (Na), hydrogène (H), carbone (C) et oxygène (O). On l'appelle à tort « bicarbonate de soude » alors qu'il n'a rien à voir avec la soude (produit ultra-corrosif) et n'en contient pas. Et si jamais vous croisez un jour prochain votre prof de chimie à la retraite, vous pourrez vous vanter de connaître son nom chimique : hydrogéno-carbonate de sodium.5 raisons d'avoir toujours du bicarbonate à portée de main
1 - Le bicarbonate est une alternative particulièrement économique aux produits d'entretien. À savoir qu'un kilo de bicarbonate coûte seulement 4 à 8 € et constitue une base saine pour remplacer la lessive ou l'assouplissant. 2 - C'est un produit écologique et totalement biodégradable. 3 - Il ne présente aucune toxicité pour l'homme, il est d'ailleurs utilisé dans nombre de médicaments. 4 - Facile d'utilisation. En ajoutant simplement de l'eau, du vinaigre blanc ou du savon, le bicarbonate deviendra votre produit d'entretien fétiche. 5 - Et vous pouvez le conserver des années durant, à condition de le protéger de l'humidité.Top 5 usages du bicarbonate pour prendre soin de son corps
1 - Ballonnements et flatulences
Un problème qui n'est certes pas grave pour votre santé mais qui peut nuire à votre vie sociale. Pas de panique, le bicarbonate permet de neutraliser l'acide gastrique, et donc de limiter les gaz. Comment s'y prendre ? Diluez 1 cuillère à café de bicarbonate dans un verre d'eau, auquel vous pouvez ajouter un peu de jus de citron. Et buvez-le environ 30 minutes avant le repas.Sinon :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/05/24/gaz-ballonnements-stop/
2 - Cystite
Une inflammation de la vessie connue par nombre de femmes. Bien souvent due à une bactérie, la cystite peut être soulagée grâce au bicarbonate. Ce dernier permet de rendre l'urine moins acide, soulageant ainsi la sensation de brûlure lors de la miction. Comment s'y prendre ? Diluez 1 cuillère à café dans un verre d'eau 2 à 3 fois par jour. Et surtout, buvez beaucoup d'eau afin d'éliminer aussi vite que possible les germes responsables de l'infection.3 - Brûlures d'estomac et remontées acides
Les brûlures d'estomac sont liées à des aigreurs, ou alors à des remontées acides du contenu de l’estomac vers l’œsophage. C'est ce qu'on appelle reflux gastro-œsophagien. Là encore, le bicarbonate va vous permettre de neutraliser l'acide et de rétablir le pH de l'estomac afin de soulager les douleurs.Comment s'y prendre ? Diluez 1 cuillère à café de bicarbonate dans un verre d'eau et buvez-le 2 heures avant le repas. Mais attention, ce soulagement ne sera que transitoire, il vous faudra peut-être faire appel aux médicaments antiacides après avoir demandé conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
4 - Maux de gorge
Alors que les ventilateurs tournent à fond, les maux de gorge reviennent à la charge. Un mal gênant qui peut être atténué à l'aide du bicarbonate. Comment s'y prendre ? Vous pouvez diluez 1 cuillère à café de bicarbonate dans un verre d'eau chaude puis, gargarisez-vous avec ce mélange 3 fois par jour jusqu'à ce que vos symptômes prennent le largeDes travaux ont également souligné les bienfaits du bicarbonate sur la maladie de Crohn :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/05/14/maladie-de-crohn-bicarbonate-de-sodium/
5 - Piqûres de moustique
Tirez un trait sur tous ces produits miracles permettant d'effacer en un instant cette envie de vous gratter. Passez plutôt à un soin maison. Comment s'y prendre ? Mélangez du bicarbonate avec un peu d'eau jusqu'à obtention d'une pâte. Puis appliquez sur les bouton cette pâte durant au moins 15 minutes avant de rincer. Renouvelez autant que possible.Le bicarbonate a également sa place dans la cuisine
1 - Le nettoyage des fruits et légumes
Nettoyer les fruits et les légumes avant de les consommer est indispensable pour retirer les poussières, les résidus de terre voire même les restes de pesticides utilisés en amont. Les laver à l'eau ne suffit pas toujours. Il vaut mieux ajouter un peu de bicarbonate à votre eau de lavage. Comment s'y prendre ? Concernant les fruits et les légumes de grande taille (pomme, poire, aubergine...), composez une pâte avec 1 cuillère à soupe de bicarbonate avec 1 cuillère à café d'eau. Frottez ensuite le légume ou le fruit avec cette pâte pour ensuite rincer abondamment. Quant aux fruits plus petits et plus fragiles (raisin, fraise, mûre...) vous pouvez les faire tremper durant 15 minutes dans un bol d'eau froide auquel vous aurez ajouté 1 cuillère a café de bicarbonate. Puis rincez abondemment.2 - Réaliser ses boissons pétillantes
Rien de plus simple, et pas besoin de machine. Encore une fois, le bicarbonate se révèle être une formidable alternative, simple et économique. La base ? Le bicarbonate et le citron. Ils réagissent ensemble et créent naturellement des bulles. Comment s'y prendre ? Ajoutez simplement le bicarbonate et le citron dans votre jus de fruits. Profitez-en pour faire une bonne limonade.Vous pouvez aussi vous lancer dans la pâtisserie :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/05/16/delicieuse-recette-gateaucament-bicarbonate/
3 - Réduire le temps de cuisson des légumes secs
Un usage aussi étonnant qu'inconnu. Pour accélérer la cuisson des pois chiches, des haricots secs ou des lentilles, misez sur l'ajout de bicarbonate dans l'eau de trempage ou de cuisson. Vous réduirez ainsi le temps de cuisson de 20 à 30 %. Comment s'y prendre ? Pour l'eau de trempage, ajoutez une cuillère à soupe de bicarbonate par litre d'eau. Laissez tremper 12 heures durant. Quant à l'eau de cuisson, ajoutez simplement 1 cuillère à café de bicarbonate.4 - Apprécier les agrumes
Si vous n'osez pas consommer oranges, citrons et pamplemousses car vous les jugez trop acides, le bicarbonate peut devenir votre meilleur allié. Comment s'y prendre ? Dans une salade d'agrumes, il vous suffira d'ajouter 1 ou 2 pincées de bicarbonate. Astuce que vous pouvez réutiliser pour vos citronnades et jus maison.5 - Attendrir de la viande crue
Ce n'est pas une blague : le bicarbonate permet d'attendrir des viandes un peu trop fermes. Comment s'y prendre ? Pour attendrir les grosses pièces de viande crue voire le gibier, ajouter 1 cuillère à café lors de la cuisson. Quant aux viandes bouillies, ½ cuillère à soupe par litre d'eau en début de cuisson devrait suffire.Vous en souhaitez davantage ? Comme on vous comprend ! Vous pouvez également utiliser le bicarbonate pour la maison et le jardin. Ou, plus étonnant encore, il peut faire partie de vos ingrédients beauté. Découvrez toutes les astuces du bicarbonate dans l'ouvrage d'Alix Lefief-Delcourt :
Alix Lefief-Delcourt, Le Grand livre des secrets du bicarbonate, Leduc.s Éditions, juin 2018, 224 pages, 17 €. Disponible sur le site de l'éditeur.
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Malades de l’union européenne (UE), vous êtes enfin unis ! Désormais, sous certaines conditions, grâce à la couverture médicale européenne, vous avez la possibilité de vous faire soigner dans un pays de l’UE dans les mêmes conditions que celui de votre pays d’origine. Explications.
Couverture médicale européenne
La nouvelle directive européenne sur la santé (voir encadré), a posé pour principe que toute personne a droit aux soins ambulatoires (sans hospitalisation) et au remboursement de ces soins. Selon les tarifs de son État d’affiliation, sans avoir besoin de l’autorisation de la caisse maladie.
Règles de la couverture sociale européenne
Ce principe s’applique surtout en cas d’urgences. Ainsi, vous skiez tranquillement en Autriche, vous vous cassez une jambe... Vos soins sont alors pris en charge dans les mêmes conditions qu’en France.
Pour tous soins pris en urgence avec ou sans hospitalisation, si vous avez votre carte européenne d’assurance maladie et selon le pays, le règlement pourra se faire en tiers payant (vous n’aurez donc rien à avancer).
Pour une hospitalisation programmée en dehors de la France, une autorisation préalable de votre caisse d’assurance maladie sera nécessaire. Vous devrez, en plus remplir, un formulaire S2. Pour tous renseignements supplémentaires plongez-vous dans la brochure Information sur le droit des patients en Europe. Tout y est !
Les PCN : une information centralisée
Si vous voulez vous faire hospitaliser dans un pays autre que celui de votre origine, vous devez d’abord vous informer auprès des Points de contacts nationaux (PCN).En effet, « les points de contact sont chargés de fournir aux patients qui se déplacent au sein de l'Union européenne et de l'Espace Economique Européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) en vue d'y recevoir des soins, toute information sur leurs droits, notamment sur l'accès aux soins de santé, et leur remboursement. Avant votre départ, il est important de consulter ces points de contact nationaux afin de recueillir les informations nécessaires au bon déroulement de vos soins transfrontaliers. »
En France, notre PCN est le Cleiss. En effet, toutes les informations utiles et nécessaires si vous devez être soigné dans un autre pays de l’UE vous seront fournies par cet organisme.
Le RGPD, pour une protection de nos données médicales personnelles
Une personne qui va dans un autre pays de l’UE pour se faire soigner, devra transporter son dossier médical d’un pays à l’autre. Ses informations personnelles seront donc enregistrées dans d’autres pays sous des conditions juridiques différentes de son pays d’origine. Dans ce cas, comment protéger les données personnelles ? C’est le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui instaure des obligations et des droits dans toute l’Europe concernant la manière dont ces données personnelles sont collectées et traitées.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/01/26/le-nouveau-reglement-sur-la-protection-des-donnees-personnelles-de-sante/
La France déjà protégée
Depuis le 25 mai 2018, les données personnelles sont mieux protégées au niveau européen. Pour la France, « les changements seront moins visibles : le droit hexagonal, issu d’une directive de 1995 » est déjà très complet, nous connaissions déjà : 1. la transparence des données. Les patients ont le droit d’être clairement informés de la raison pour laquelle leurs données sont nécessaires et de la façon dont elles seront utilisées ; 2. le consentement éclairé. Le consentement à partager directement les données des patients doit être donné de manière explicite, et non pas seulement de façon implicite, et peut être retiré à tout moment ; 3. l’accès aux données. Les patients ont le droit d’accéder, sans frais et dans une période donnée, à l’ensemble des données qui ont été recueillies sur eux ; 4. la correction des données. Les patients ont le droit de corriger leurs données si elles sont inexactes ; 5. le « droit à l’oubli ». Les patients ont le droit de demander l’effacement de leurs données lorsqu’elles ne sont plus nécessaires (4).3 nouveautés dûes au RGPD
1. La portabilité des données. Les patients ont le droit de récupérer, de réutiliser et de transporter leurs données à caractère personnel au sein de différents services et pays, gratuitement. Le règlement prévoit la possibilité que le transfert puisse être fait automatiquement entre fournisseurs de services, sans que l’internaute ait besoin de les manipuler. 2. La sécurité des usagers. Le RGPD prévoit, pour les entreprises gérant des données personnelles, des obligations de sécurité très contraignantes. Par ailleurs, elles devront également prévenir leurs clients ou usagers « en des termes clairs et simples » en cas de « violation de données personnelles ». 3. Avec le RGPD, les usagers pourront lancer une action collective par le biais d’une association ou d’un organisme ayant pour objectif la protection des données personnelles et obtenir une « réparation du préjudice subi ». Ainsi, les amendes pourront atteindre selon les cas entre 4 % du chiffre d’affaires ou 20 millions d’euros.Le même droit pour tous ?
L’UE en préservant la libre circulation des personnes doit prévoir la libre circulation des personnes malades. Même si cette couverture médicale euroépennee existe, elle met en lumières les disparités médicales qui existent encore entre pays européens. Une situation qui ne peut donc que s’améliorer au fil des ans…
Espérance de vie et santé des Européens.
Qu’est-ce que l’allergie alimentaire aux crustacés et aux mollusques ?
L’allergie aux fruits de mer et aux mollusques est une allergie courante. Cette allergie relève de la catégorie des « trophallergènes » : l’ingestion de ces aliments provoquent directement la réaction allergique.Les principaux aliments concernés par l'allergie alimentaire aux fruits de mer sont : • les crustacés : les crevettes, le crabe, les écrevisses, le homard, la langoustine, la langouste. • les mollusques : la palourde, les moules, le poulpe, les huîtres, les escargots, les coquilles Saint-Jacques, les seiches.
L’allergène est une protéine contenue dans ces animaux marins qui résistent à la chaleur et qui provoquent l’allergie.
Symptômes de l'allergie aux crustacés et aux mollusques
Les symptômes de l’allergie aux crustacées et mollusques se manifestent rapidement (moins de 2 h après l’ingestion) sous différentes formes : - cutanées, comme l’urticaire, rougeur ou l’eczéma - respiratoires, toux rappelant l’asthme, rhinite, etc. - digestifs : nausées, vomissements, diarrhée - cardiaque : pouls faible, vertige - plus rarement, choc anaphylactique : perte de conscience, arrêt cardiaqueIndicateurs à suivre pour éviter l'allergie aux crustacés et aux mollusques
L’allergie aux crustacés ou aux mollusques peut se confondre avec une intoxication à l’histamine. L’histamine est libérée lorsque les fruits de mer ou les mollusques ont perdu leur fraîcheur. L’allergie aux crevettes et aux langoustines peut également être confondue avec une allergie aux sulfites, conservateurs avec lesquels ces fruits de mer sont fréquemment traités.Il est donc nécessaire de consulter un allergologue qui fera un test de dépistage cutané et/ou un test sanguin pour déterminer l’allergène en question : • Le prick-test : dépôt de gouttes de différents extraits allergéniques sur l'avant-bras ou le dos et prélèvement de l’épiderme au travers de ces gouttes. Détermination de l'hypersensibilité immédiate. • Le patch-test : dispositif de mise en contact de l’allergène avec la peau sous un pansement occlusif durant 24 à 72 h en fonction de l’allergène. • Le test sanguin : détection d’anticorps impliqués dans la réaction immunitaire, les immunoglobulines E (IgE).
Régime alimentaire pour éviter l'allergie aux crustacés et aux mollusques
Les personnes allergiques aux fruits de mer et aux mollusques doivent éviter, dans leur alimentation, l’allergène responsable, c’est-à-dire les produits de la mer sous toutes leurs formes. Il faut donc éliminer les aliments cités ci-dessus, mais également les préparations alimentaires industrielles à base de produits de la mer ou mollusques, les produits contenant des traces de fruits de mer, les soupes, les sauces, les bouillons en contenant, les produits industriels, certaines pizzas, les produits à tartiner. N’oubliez pas de vérifier la liste d’ingrédients sur les emballages alimentaires ! Nettoyez bien vos ustensiles de cuisines si ceux-ci ont été en contact avec des fruits de mer ou des mollusques. Evitez les plats frits, car l’huile de cuisson a pu être utilisée pour la friture de crustacés ou de fruits de mer.Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
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