
Pourquoi le SII est-il si difficile à diagnostiquer ? Effectivement, le syndrome de l'intestin irritable (SII) est souvent vécu comme une double peine par les personnes qui en souffrent. La souffrance - bien réelle - des douleurs intestinales et la gêne qu’elles occasionnent est vécue au quotidien, en quasi clandestinité.
Et ce pour au moins deux raisons : un corps médical peu sensibilisé à ce syndrome mais aussi une société indifférente aux bobos ventres obligeant à taire sa douleur de peur de déranger.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/02/20/le-sii-est-une-maladie-chronique-et-taboue-qui-empoisonne-la-vie-de-tous-ceux-qui-en-sont-atteints-parlons-en/
Qu'est qu'un syndrome ?
La première particularité du Syndrome de l’Intestin Irritable est justement d’être un SYNDROME. Par définition, un syndrome est « un ensemble de symptômes ou de signes en rapport avec un état pathologique, permettant par leur regroupement, d’orienter le diagnostic » (Larousse, édition web).Il faut donc que le médecin ait été formé pour pouvoir faire le lien entre les plaintes du patient et la définition de la pathologie selon la dernière classification en vigueur des sociétés savantes… (Les critères de Rome publiés par la Fondation Rome).
Le diagnostic du SII
Autres difficultés soulevées par le Larousse, « ne pas confondre syndrome, ensemble des signes qui caractérisent une affection, avec symptôme, phénomène subjectif qui révèle un trouble ou une lésion ». Les examens médicaux complémentaires (coloscopie avec biopsie, numération, dosage de la CRP, recherche d’anticorps anti-transglutaminase) sont nécessaires pour vérifier l’absence de lésions mais ne pose pas le diagnostic du Syndrome de l’Intestin Irritable.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/03/23/tout-savoir-sur-la-coloscopie/
Les examens médicaux donc sérieux n’ayant révélé aucune lésion, seul le trouble persiste et … l’absence de diagnostic ! Selon le Pr. Jean-Marc SABATÉ, « le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic est de 2 ans ». Sans les mots magiques « Diagnostic de Syndrome de l’Intestin Irritable », comment exprimer à son entourage tant privé que professionnel que l’on est en souffrance ? Que ce n’est pas dans la « tête » mais bien dans le ventre ? À qui se confier ? Vers qui se tourner ?
Osez !
La fondation Rome œuvre pour améliorer la qualité de vie des Patients Souffrant de l’Intestin Irritable. Si vous vous reconnaissez dans les critères de Rome, publiez-les ! Montrez-les à votre médecin : il ne les connait peut-être pas encore ! Contactez des associations de patients ! Osez !https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/07/apssii-combat-sii-colopathie-fonctionnelle/
Le troisième programme national nutrition santé (PNNS) 2011-2015 était considéré, par un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) en juillet 2016, comme mal piloté et mal gouverné, s’adressant à un public trop large, pas efficace. Ce plan devait être repensé. C’est chose faite ! Et on en pense quoi ?
Un programme national nutrition santé, 4 messages
Vous connaissez depuis 2007, les quatre messages obligatoires qui accompagnent les publicités pour les aliments à la radio ou à la télévision : 1 - Pour votre santé, manger au moins 5 fruits et légumes par jour 2 - Pour votre santé, pratiquer une activité physique régulière 3 - Pour votre santé, éviter de grignoter entre les repas 4 - Pour votre santé, ne manger pas trop gras, trop sucré, trop saléPour tout savoir du nouveau PNNS :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2018/08/29/nouveau-programme-national-nutrition-sante-quest-ce-qui-change/
Des messages « usés » et non suivis
Des messages considérés aujourd’hui comme trop moralisateurs et surtout « usés ». En bref, on les a tellement vus qu’on n’y fait plus attention. Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas parce qu’on les entend qu’on les suit ! Rébellion du consommateur, me direz-vous ? Non, en fait ce phénomène est bien connu en marketing, La connaissance du produit et l’intention d’achat sont des réalités bien différentes. On sait que tel produit est bon pour la santé et meilleur que tel autre pourtant on achète le second. On parle ainsi de l’effet boomerang de ces messages. Ils ont non seulement l’effet inverse de celui attendu mais en plus renforce les attitudes de la cible plutôt que de les modifier.Depuis 2012, une étude française démontre que les bandeaux « consommez 5 fruits et légumes par jour » sur les boîtes de produits « plaisir » sont contre-productifs et poussent paradoxalement à la consommation de produits mauvais pour la santé.
Le nouveau programme national nutrition santé
Un score plus visible...
Le nouveau PNNS recommande, lorsque vous faites vos courses, de vous appuyer sur le Nutri-score pour acheter les produits favorables à la santé.Des scientifiques, des consommateurs, des industriels de l’agro-alimentaire sont à l'origine du Nutri-Score. Il permet de classer les produits transformés et les boissons en fonction de leur teneur en nutriments. Et il signale aussi les aliments à favoriser (fibres, protéines, fruits et légumes) et les nutriments à limiter : énergie, acides gras saturés, sucres, sel... Selon le score obtenu par un produit on lui attribue une lettre (de A (bon) à E (mauvais)) et une couleur (de vert foncé (bon) à orange foncé (mauvais)).
Pour tenir compte des spécificités de certaines familles d’aliments telles que les matières grasses ajoutées (beurre, huile), les fromages ou encore les boissons, la méthode de calcul du score a été adaptée.
...Mais totalement facultatif
Cependant, l'application du Nutri-Score est facultative, elle repose sur le volontariat des entreprises de l’agro-alimentaire et des distributeurs. Et là, le gouvernement fait une grosse erreur. La première est de compter sur la bonne volonté de ces entreprises, certes, mais il oublie qu’en plus, elles disposent d’outils marketings très sophistiqués qui lui permettront de contourner le Nutri-score.Mangez des fruits et légumes !
Déjà 15 ans que ce conseils perdure. Mais le CREDOC souligne que les Français n’en mangent pas plus. Le titre de son bulletin est d’ailleurs significatif : « Fruits et légumes : les Français suivent de moins en moins la recommandation ». Toujours selon le CREDOC, cette baisse de consommation serait due en grande partie à « la perte du savoir-faire culinaire ». Mais, plus étonnant encore, si la faible consommation de fruits et légumes touche encore les populations les moins diplômées, elle progresse plus vite chez les plus diplômés ! « Ce phénomène s’explique en partie par l’effet de génération : aujourd’hui, les plus jeunes sont plus diplômés et moins consommateurs. ».PNNS, mais que c’est long !
Avant publication, le PNNS doit passer différentes étapes. Tout d’abord la Direction Générale de la Santé propose ce changement. Puis, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) conçoit les repères en fonction des études médico-scientifiques. Ensuite, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) propose une formulation des nouveaux repères. Enfin, l’Agence Santé Publique France élabore les messages à communiquer au grand public et aux acteurs de santé.L’ANSES a fini ses travaux fin 2016. Et le HCSP a rendu ses formulations en février 2017, on attend toujours les messages de « Santé Publique France » !
La mal-bouffe, un problème plus vaste
Réapprendre à manger de façon équilibrée ne peut se faire à coups de slogans et de publicités sympathiques. Les enfants doivent retrouver le plaisir de manger varié grâce à leurs parents. Un enfant à qui on a appris le plaisir de manger en l’emmenant faire des courses, en lui préparant des plats variés, continuera dans cette voie lorsqu’il aura des enfants. Le plaisir de manger est donc une question d’éducation.Privilégier le bio ?
C’est bien, sur le papier. Mais chacun sait que les fruits et légumes bio sont plus chers que les autres ! Selon l’Observatoire annuel des prix des fruits et légumes de l’association Familles rurales, 60 % des foyers déclarent ne pas avoir les moyens de manger bio : « En moyenne, les légumes bio sont vendus 4,18 euros au kilo, contre 2,25 euros pour les légumes conventionnels, quand les fruits bio affichent un prix de 7,67 euros, contre 3,91 euros au kilo pour les fruits conventionnels ». Résultat, manger 5 fruits et légumes par jour même non bio représente un prix mensuel élevé. « Pour un foyer de quatre personnes, il faut débourser entre 115 euros (pour une famille qui est à l’affût du prix le plus bas). Et 255 euros (pour une famille qui ne consomme que du bio) chaque mois pour atteindre cet objectif quotidien de cinq fruits et légumes. Un montant qui pousse deux familles sur trois à renoncer aux recommandations du Plan national nutrition santé ».Le nouveau PNNS a donc encore quelques efforts à faire pour que tout le monde le suive !
Pour aller plus loin :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/08/23/manifeste-pour-un-coca-bio/
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Sources
- Inspection générale des affaires sociales, « Evaluation du programme national nutrition santé 2011-2015 et 2016 (PNNS 3) et du plan obésité 2010-2013 ». - Carole Werle, « The boomerang effect of mandatory sanitary messages to prevent obesity », Marketing Letters, 23(3), septembre 2012. - CREDOC, « Fruits et légumes : les Français suivent de moins en moins la recommandation ». - Familles Rurales, « Observatoire des prix fruits et légumes - été 2018 »Évoquer les boissons fermentées nous amène à penser aux breuvages alcoolisés tels le vin, la bière et même le cidre. Nous viennent également en tête les soft drinks comme la limonade et le soda, boissons naturellement fermentées qui ont malheureusement laissé place aux préparations issues de l'industrie bourrées de sucre, d'additifs et d'arômes de synthèse. Il existe néanmoins encore des boissons fermentées savoureuses et bénéfiques à notre santé.
Les boissons fermentées, qu'est-ce que c'est ?
Technique ancestrale originellement utilisée par l'Homme pour conserver la nourriture, la fermentation a révélé des bienfaits nutritionnels insoupçonnés. Une boisson fermentée est un liquide sucré - jus de fruit, sirop, sève d'arbre - ayant été transformé par des micro-organismes : bactéries, levures ou moisissures microscopiques.Pour en savoir plus :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/bonnes-cuissons-bons-gestes/2018/07/03/fermentation-naturelle/
À l'air libre, ces organismes tendent à se multiplier. Mais, placés en anaérobie - en absence d'oxygène -, ces micro-organismes connaissent une situation de stress et fabriquent des enzymes afin de se défendre. Ces enzymes vont « casser » les sucres et autres nutriments pour les transformer en substances bénéfiques à notre organisme comme les acides organiques, les probiotiques ou encore les vitamines.
Le saviez-vous ?
La fermentation provoque tout d'abord une effervescence : un liquide en fermentation ressemble en effet à un liquide en ébullition, le verbe « fermenter » n'étant pas un hasard mais dérivé du latin « fervere », signifiant bouillir.Quel est l'intérêt de concevoir ses propres boissons fermentées ?
Faire fermenter ses boissons soi-même permet tout d'abord de contrôler la quantité de sucre. Une canette de 33 cl d'un soda mondialement connu contient pas moins de 7 morceaux de sucre, au même titre que les jus de fruits industriels, dont ceux garantis sans sucre ajoutés. De fait, la fermentation élimine une grande partie du sucre, voire la totalité, selon le temps laissé à la fermentation. La teneur en sucre sera réduite d'au moins 80 % et il sera même possible d'avoir une boisson où le sucre sera totalement absent, en laissant fermenter plus longtemps.On peut multiplier les saveurs en choisissant les matières premières de notre choix. Elles seront 100 % saines car la fermentation assainit tout ce qu'elle transforme et élimine les bactéries comme la Listeria ou la Salmonella.
Et surtout, on se fait du bien ! Ces boissons sont toutes riches en micro-organismes probiotiques utiles pour renforcer notre système immunitaire et fortifier le microbiote intestinal. Ces micro-organismes transforment donc le sucre en acides organiques bénéfiques, à savoir l'acide acétique, qui joue un rôle dans la réduction de la glycémie, et l'acide lactique, ce dernier facilitant et régularisant l'acidité de l'estomac.
Probio quoi ?
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/08/01/tout-sur-probiotiques/
Vous désirez une boisson sans bulles ? Aucun problème ! Il est tout à fait possible de contrôler l'effervescence de votre préparation, première réaction liée à la fermentation. Durant le processus de fermentation, le sucre est transformé en gaz carbonique qui est effervescent s'il reste sous pression dans le liquide. Laissez simplement fermenter sans mettre de bouchon hermétique et dégustez !
De délicieuses boissons fermentées à préparer soi-même
Marie-Claire Frédéric et Guillaume Stutin ont récemment publié chez Gallimard, aux collections "Alternatives", le livre Boissons fermentées naturelles, où ils proposent nombre de délicieuses boissons à préparer à la maison. Notre coup de coeur ?Le champagne de sureau :
- Après avoir rincé 4 ombelles de sureau, réunissez dans un bocal de 3 l les fleurs avec 2 citrons coupés en rondelles et 200 g de sucre. - Versez 2 l d'eau non chlorée et mélangez. - Recouvrez le bocal d'un carré de tissu fixé avec un élastique. - Exposez-le au soleil ou dans un endroit chaud pendant 5-6 jours, en remuant tous les jours. Au terme, vous verrez de petites bulles qui commencent à se former. - Filtrez le liquide et mettez-le dans des bouteilles munies d'un bouchon à joint de caoutchouc et d'un levier métallique. - Entreposez les bouteilles debout à température ambiante pendant encore au moins 1 semaine avant de les boire. Pensez à soulager la pression de temps à autre durant la première semaine. - Vous pouvez également faire la même recette avec des fleurs d'acacia ou de jasmin.Vous pouvez également essayer les aliments fermentés :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/07/06/kefir-et-kimchi-2-recettes-aliments-fermentes-bons-pour-les-pathologies-digestives/
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Les vacances touchent à leur fin. Votre quotidien va reprendre un rythme effréné, le stress va vous envahir d'un seul coup, sans prévenir. Pourquoi ne pas profiter de la rentrée pour découvrir la méditation (non, ce n'est pas réservé aux bobos et autres babacools !) ? Mind est l'application qu'il vous faut !
Découvrir la méditation avec Mind
Apprenez à méditer en seulement 10 minutes par jour grâce à des séances proposées par des enseignants reconnus. Choisissez un endroit où vous vous sentez bien, installez-vous confortablement et c'est parti. Commencez avec le programme Start, composé de sept séances :• La conscience
• Le corps
• La respiration
• Rester présent
• Lâcher prise
• Les émotions
• La conscience ouverte
Prenez un moment pour découvrir ce qui est en vous, et autour de vous. Vous découvrirez qu'il peut être aisé de se détendre et de créer de l'espace autour de vos pensées.
Une application du quotidien
Une fois ces séances d'initiation terminées, abonnez-vous et découvrez toutes les thématiques proposées, la créativité, le bonheur ou encore le silence... 10 minutes de méditation chaque matin pour que la journée commence bien !Et parce que nous n'avons pas toujours le temps de méditer à la maison, des singles sont également à votre disposition, à écouter dans les transports ou bien en marchant. Ces séances courtes ont été pensées pour faire face à chaque situation de vie quotidienne.
Apprendre à faire le vide
Finalement, à chacun sa méthode pour déconnecter du quotidien. Si les promenades en forêt ont conquis de nombreux stressés, si la lecture peut en apaiser certains, la méditation pourrait finir de vous convaincre.À découvrir : un bain de forêt pour oublier le stress quotidien, ça vous tente ?
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/10/27/le-shinrin-yoku-ou-la-nature-au-service-de-la-sante-et-du-bien-etre/
Si méditer 10 minutes chaque jour vous procure un bien fou, n'attendez plus et découvrez les 3 formules d'abonnement que Mind met à votre disposition. Disponible sur iOS et sur Android.
Et respirez !
Une étude récente souligne qu'une alimentation particulièrement riche en sucres provoquerait un déséquilibre du microbiote intestinal. Et les conséquences sur l'organisme seraient catastrophiques. Sucres et microbiote intestinal, c'est tout sauf un régal !
Sucres et microbiote intestinal, pour le meilleur et pour le pire
L'étude menée auprès de souris par des chercheurs américains révèle qu'une alimentation pauvre en graisses mais riche en sucres a des effets ravageurs sur notre organisme. Et rien n'est épargné, le foie, le poids, le cerveau et le microbiote sont les principales victimes. Ladite étude a suivi trois groupes durant 4 semaines. Un groupe suivait un régime riches en matières grasses et en sucres. Un second groupe consommait peu de matières grasses et pléthore d'aliments riches en sucres. Quant au troisième groupe, il suivait un régime équilibré. Au sein de ces groupes, l'équipe de recherche a surveillé le poids, l'apport calorique, la composition corporelle et les matières fécales des rongeurs.Surtout pour le pire
Les deux groupes suivant un régime riche ont vu leur graisse hépatique augmenter, tout comme leur poids et leur graisse corporelle. A contrario, dans le groupe qui suivait un régime équilibré, nulle variation. Mais le pire n'est pas là : les souris au régime contenant peu de graisses et beaucoup de sucres n'ont pas ingurgité beaucoup plus de calories que les leurs congénères au régime équilibré. Aussi, comme l'a si bien souligné Damon Gameau (le réalisateur de Sugarland), les sucres nous trompent car finalement peu caloriques. Autre constat : rien ne sert de surveiller sans cesse vos calories, il semblerait qu'elles ne soient pas la cause principale d'une prise de poids.Pour comprendre la place qu'a le sucre dans notre quotidien :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/reportage/2018/01/29/sugarland-lenfer-du-sucre/
Les chercheurs ont en outre remarqué que chez les souris ayant bénéficié d'un régime riche en sucres mais pauvre en graisses, l'efficacité de la production de graisse corporelle était multipliée par deux. Autrement dit, le besoin de calories est divisé par deux mais génère autant de graisse corporelle. De quoi vous faire renoncer à votre tant attendue Häagen-Dazs macadamia nut brittle...
Un microbiote en compote
Cette alimentation bourrée de sucres n'est pas seulement responsable de variation de poids ou d'accumulation de graisse corporelle. Elle est aussi directement en cause dans la dysbiose intestinale. Pour quels résultats à terme ? D'importants dommages hépatiques, la prise de masse grasse, une inflammation intestinale, une perturbation de l'axe cerveau-intestin... Un axe complètement chamboulé, endommageant au passage le nerf vague, responsable notamment de la capacité du cerveau à déterminer si l'estomac est plein ou non.Et si le sucre était pire que le gras ?
Les campagnes contre les produits riches en matières grasses ont commencé dans les années 80. Le gras est rapidement devenu persona non grata. On a vu les mises en garde contre les aliments trop gras se multiplier, diabolisant chaque jour un peu plus ces produits. Mais pendant ce temps-là, les sucres s'installaient confortablement dans nos placards et nos assiettes. Aujourd'hui, il est impossible de déambuler dans les rayons d'un supermarché sans trouver des produits allégés en matières grasses.Et les produits sucrés alors ? Ils se sont tout simplement multipliés, et vous trouvez du sucre absolument partout : regardez la composition des gnocchi, ou des champignons en conserve, vous ne serez pas déçu(e). D'ailleurs, ne dit-on pas « pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » ?
Le gras d'abord. Le gras comme l'ennemi public numéro 1. Mais à tort ou à raison ? Les pouvoirs publics finiront-ils par trancher la tête aux sucres ? On l'ignore encore, mais on l'espère vraiment.
Sur le même sujet :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/obesite/2018/07/30/microbiote-intestinal-et-surpoids/
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Sources
- TanusreeSen et al., « Diet-driven microbiota dysbiosis is associated with vagal remodeling and obesity », Physiology & Behavior, 173, mai 2017, p. 305-317. - Food in action.Page 95 sur 214
