
Comment faire ses courses avec 3,50 euros par jour et par personne ? Mieux, comment faire rimer équilibre avec un tel budget ? Afin d’aider ces personnes au budget serré, Opticourses aide les personnes de leur programme à avoir un bon équilibre alimentaire. Manger équilibré avec un petit budget : explications.
3,50 € par jour et par personne : la définition même du manger équilibré avec un petit budget
3,50 € par jour et par personne est la somme sous laquelle se nourrir est impossible. Avec 3,50 € c’est difficile mais pas impossible. Opticourses est un programme qui s’adresse aux personnes défavorisées de certains arrondissements de Marseille depuis 2010, afin de les aider à faire des courses plus équilibrées. Il se compose d’un volet « offre » qui valorise les aliments de bonne qualité nutritionnelle au bon prix (mise en avant d’aliments dans les rayons de deux supermarchés de type hard discount avec le logo « MANGER TOP »), et d’un volet « demande » (des ateliers de 2 heures sur l’alimentation à faible budget).On connaît à présent les premiers résultats. Sans surprise, on note que les paniers virtuels des personnes qui suivent ce programme ont un contenu énergétique qui a baissé de 38% (de 5 114 kcal à 3 385 kcal par personne et par jour). Les achats de ces personnes contiennent moins de sucres et moins de calories. De plus, elles ont amélioré leurs stratégies d’achat et leurs pratiques culinaires.
Sur le même sujet :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/07/24/se-lancer-dans-reequilibrage-alimentaire/
En théorie, selon l’agronome Marc Dufumier, bien manger n’est pas seulement pour les riches. Il propose, par exemple, de diminuer la consommation de viande. « Les produits carnés figurent en tête des dépenses alimentaires des Français. Pourtant, diminuer les excès de viande permet de composer des menus sains, voire bio, à budget constant. »
Les pauvres mangent mal mais pas les riches !
« Il est admis que dans les pays industrialisés, la qualité nutritionnelle de l’alimentation diminue avec le niveau socio-économique. Les fruits et légumes sont des sources chères de calories et, a contrario, les produits gras et sucrés apportent des calories peu chères. ». Ce n’est pas une idée reçue mais la triste réalité. Selon l'étude ObEpi, l'obésité progresse (plus 5 points entre 2000 et 2012, sept millions d'adultes concernés) et touche deux fois plus les ouvriers que les cadres supérieurs. Et chez les enfants : 0,6 % des enfants de cadres en souffraient en, contre 6,1 % des enfants d'ouvriers. En 2014 on estimait qu’un enfant sur 5 était en surpoids en France.Cependant, comment donner un repas équilibré à des enfants quand la mère qui les élève seule est partie travailler ? Que donner à des enfants lorsqu’ils habitent dans un hôtel ? Ou faire à manger dans les chambres alors que c'est tout simplement interdit ? Le plus simple reste dans ce cas le Kebab ou la pizza. On le voit, la malbouffe n’est donc pas qu’une question d’éducation…
Sur le même sujet :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/08/23/manifeste-pour-un-coca-bio/
Sources
- OPTICOURSES - Marc Dufumier, 50 Idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation, Allard éditions, 2014, - ObEpi-Roche 2012 : enquête nationale sur l’obésité et le surpoids, - Telerama, « Bien manger est-il réservé aux riches ? », - Conso Globe.Geste simple, le don de sang sauve des vies. Cependant, l'ensemble de la population ne peut pas donner son sang. Pourquoi ? Y-a-t-il des critères ? En revanche, tout le monde, au moins une fois dans sa vie, peut en avoir besoin : accouchement difficile, accident, anémie... Dans le cas de certaines maladies, le sang peut même faire partie du traitement. Explications.
Avant le don du sang...
Le sang est composé à 55 % de plasma (partie liquide qui sert à transporter les trois principaux éléments sanguins) et à 45 % d’éléments sanguins (globules rouges, globules blancs et plaquettes).Quand on donne son sang, celui-ci est transformé et décomposé en produits labiles pour être ensuite donnés aux receveurs.
La centrifugation
La centrifugation consiste à séparer les globules rouges du plasma. Après la centrifugation, les globules rouges se déposent au fond de la poche de prélèvement. Le plasma reste en surface : il contient les globules blancs et les plaquettes.Ce plasma est transvasé dans un des sacs satellites. On en élimine les globules blancs pour réduire le risque de réaction transfusionnelle. Le plasma est ensuite centrifugé pour en extraire les plaquettes.
Les globules rouges sont enrichies d’une solution nourricière, le culot globulaire.
La centrifugation
Les 4 composants sanguins
À la suite de la séquence de transformation du sang total, on se retrouve donc avec quatre composants sanguins : le plasma, les plaquettes, les globules rouges (culot globulaire) et le cryoprécipité, obtenu en congelant et en décongelant le plasma.Ces quatre composants périssables constituent ce qu’on appelle les produits sanguins labiles. C’est ce que reçoivent les patients en fonction de leurs pathologies.
Certains ont besoin de plasma, d'autres de plaquettes, alors que d'autres requièrent des culots globulaires (globules rouges). La transformation du sang permet ainsi au malade de recevoir uniquement les composants dont il a besoin.
Quel composant du sang pour quelle pathologie ?
Les globules rouges : accidents de la route, interventions chirurgicales (en particulier orthopédie), anémies.Les plaquettes (pour simplifier, c’est le coagulant) : afin d’éviter l’hémorragie en cas d’hémorragie massive, de leucémie ou de cancer. Le plasma (riche en facteurs coagulants) : brûlures, état de choc. Le cryoprécipité : hémophilie, maladies du sang.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/04/06/decouvrez-comment-dire-adieu-a-lanemie-grace-a-4-conseils-du-quotidien/
Qui peut donner son sang ?
Presque tout le monde :
– Selon l’Etablissement français du sang (EFS), « toute personne âgée de 18 à 70 ans, qui pèse plus de 50 kg et qui est reconnue apte suite à l’entretien "prédon", peut donner son sang. Après 60 ans, le premier don est soumis à l’appréciation d’un médecin de l'EFS ».– Selon le sexe, les conditions sont différentes. « Les hommes peuvent donner jusqu’à 6 fois par an et les femmes jusqu’à 4 fois. » Pour tous, une condition est obligatoire : « Entre deux dons de sang, il faut respecter un délai de 8 semaines minimum. »
– À savoir : les personnes sous protection légales (tutelles, etc.) ne sont pas autorisées à donner leur sang.
– Les traitements contre l'hypertension et le cholestérol ne sont pas un obstacle au don.
– La prise d’antibiotiques ou de corticoïdes non plus. Il convient juste d'attendre un délai de 2 semaines après la prise du dernier cachet.
... sauf :
– certains traitements contre l’acné (médicament du type Roaccutane) ; utilisant des hormones de croissance (prises avant 1989) ; contre les troubles de la prostate, la chute de cheveux ou encore le psoriasis.– si vous êtes insulinodépendants ;
– si vous présentez un cumul de facteurs de risque cardiovasculaire (diabète-cholestérol-hypertension).
Qui n'est pas autoriser à être un donneur ?
Toute personne ayant : – une infection active transmissible par le sang (hépatites virales, syphilis, VIH...) – une infection ou une fièvre de plus de 38°C datant de moins de 2 semaines – une anémie ; – un antécédent de paludisme (jusqu’à 3 ans après la dernière crise) ; – reçu un vaccin datant de moins de 4 semaines (BCG, fièvre jaune, rougeole, rubéole, oreillons) ; – eu un contact récent avec un malade contagieux (le délai varie alors selon la période d’incubation) ; – subit une intervention chirurgicale ou un examen endoscopique dans les 4 derniers mois ; – eu un soin dentaire (risque de passage de bactéries dans le sang). Le délai varie de 24 heures après le traitement d’une carie ou un détartrage à une semaine après une extraction dentaire ou un traitement de racine.Ces pratiques personnelles qui vous excluent du don de sang
En effet, certaines pratiques personnelles peuvent donner lieu également à une exclusion de don.– En premier lieu, si vous avez pris des drogues par voie intraveineuse ou intramusculaire. – Ensuite, si vous venez de vous faire tatouer, de vous faire poser un piercing ou percer les oreilles ; si vous avez eu recours à une séance d’acupuncture (surtout si les aiguilles ne sont pas personnelles ou à usage unique) ou de mésothérapie, moins de 4 mois avant un don de sang.
Par ailleurs, certaines habitudes sexuelles sont également sujet à refus. Par exemple, la pratique de relations sexuelles dîtes à risques avec des hommes (plusieurs partenaires, partenaires à risques.)
À savoir : ceci ne s’applique pas aux femmes ayant uniquement des relations avec des femmes.
Les destinations à risque
– Tout séjour en Grande-Bretagne entre 1980 et 1996 afin d’éviter la propagation de la « vache folle ». – Les voyages dans les pays où peuvent sévir certaines maladies (Tropiques, Amérique Latine, Proche et Moyen-Orient…) dans un délai qui peut varier de 1 à 4 mois selon le pays visité.Dans tous les cas, chaque don est précédé d’un entretien personnel et confidentiel avec un professionnel qui autorise ou refuse le don de sang.
Institut National de la Transfusion Sanguine Etablissement Français du Sang : Don du sang
Dénommée sélectivité alimentaire, la néophobie alimentaire désigne la peur de goûter de nouveaux aliments. Ce trouble se traduit par une réticence à goûter et une tendance à éprouver du déplaisir lors de la consommation de denrées.
La néophobie : qui concerne-t-elle ?
La peur de goûter de nouveaux aliments est un phénomène auquel les enfants sont confrontés dès leur plus jeune âge. Elle est d’intensité croissante entre 3 et 7 ans et s’atténue à partir de 10 ans. Elle se retrouve chez 77% des enfants et fait partie d’une phase normale par laquelle passe l’enfant. Elle coïncide avec la période du « non ». La néophobie alimentaire dure de quelques semaines à quelques mois. Toutefois elle peut persister et engendrer un trouble du comportement alimentaire. L’enfant présentera des désordres nutritionnels, qui pourront avoir des répercussions sur sa santé. Pour en savoir plus : Centre de référence en alimentation à la petite enfance
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2017/02/16/le-gout-des-bebes-est-il-inne/A quoi reconnaît-on la néophobie alimentaire ?
Elle se manifeste par divers comportements de l’enfant face à la nourriture :
Trier les aliments mélangés Examiner les aliments Grimacer Mâcher longuement Tourner et retourner les aliments avec la fourchette Refuser l’aliment sans le goûter Recracher Sentir l’aliment Vomir lorsque forcé d’avaler Repousser l’assiette ou la cuillère Détourner la tête Refuser d’ouvrir la bouche
Quels sont les facteurs influents de la néophobie ?
L'expression même de la néophobie alimentaire
Certains paramètres pourraient influencer l’apparition de néophobie alimentaire chez l’enfant : – l’alimentation du nouveau-né : un bébé allaité sera moins exposé à la néophobie qu’un bébé nourrit au biberon ; – les allergies alimentaires rencontrées laissent une peur à l’enfant de l’aliment incriminé ; – l’aspect visuel : il s’agit d’un des facteurs les plus influençant. C’est le premier paramètre qui déterminera l’acceptation ou non de l’aliment ; – la fréquence de consommation d’un même aliment : il faut présenter plusieurs fois le même aliment à l’enfant (environ 8 expositions nécessaires) pour diminuer sa néophobie ; – la stimulation du goût : plus l’on stimulera l’envie de goûter de nouveaux aliments aux enfants, plus leur néophobie diminuera ; – l’imitation des proches : voir un proche consommer un aliment inconnu est plus rassurant pour l'enfant qui en goûtera volontiers. Il se retrouvera beaucoup moins néophobe face au nouvel aliment ; – le groupe alimentaire : autre grand facteur influençant, le groupe alimentaire indique à l’enfant si oui ou non l’aliment pourrait être bon. Les groupes des fruits et légumes, ainsi que des viandes, ne sont pas les plus populaires chez les enfants. Ce sont les deux groupes qui subissent le plus de refus.
Un questionnaire de dépistage, prénommé « QENA » a été créé par le Dr Rubio. Il permet de déterminer le niveau de néophobie alimentaire chez l’enfant. Il est composé de 13 questions évaluées sur une échelle de 1 à 4 points. Un score élevé peut-être le témoin de la présence de néophobie.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/bebes/2018/03/09/si-je-diversifie-lalimentation-de-bebe-aura-t-il-moins-de-chance-detre-allergique/Quelles peuvent-être les conséquences nutritionnelles ?
Une bonne alimentation durant l’enfance est primordiale pour le développement de l’enfant. Chez les enfants néophobes, leur refus de consommer certains aliments impacte leurs apports nutritionnels. On constate : - Une diminution de la variété de consommation des aliments qui peut entraîner des carences, surtout si l’enfant reste fixé sur le groupe alimentaire et refuse de manger la plupart des aliments de ce groupe. - Un rapport difficile avec l’alimentation : angoisse à l’approche du repas, le repas est synonyme de mauvais moment, l’enfant éprouve des difficultés à parler de l’alimentation… Il faudra être vigilant quant à ce blocage pour éviter d’autres troubles du comportement alimentaire, telle que l’anorexie par exemple. - Peu de consommation d’aliments d’origines animales (produits laitiers, VPO), ce qui peut engendrer des carences protéiques. Les protéines sont essentielles pour le développement de la masse musculaire de l’enfant. - Plus généralement, la néophobie mène à un déséquilibre alimentaire et peut entraîner l’apparition de problèmes pondéraux. Il faut pouvoir résoudre ce problème de néophobie le plus tôt possible, pour que l’enfant adopte de bonnes habitudes alimentaires. Après 8 ans, il est très difficile de proposer à l’enfant une alimentation variée, après de mauvaises habitudes dès sa plus tendre enfance.
Pour en savoir plus sur le dégoût alimentaire :
Voir les travaux passionnants de Natalie Rigal, psychologue-chercheuse une des rares spécialistes au monde en matière de psychologie du goût. Maître de conférences à l’Université de Paris-X Nanterre, elle enseigne la psychologie de l’enfant et du développement. Depuis plus de quinze ans, elle travaille dans son laboratoire de psychologie et de développement de l’enfant à l’université de Paris X. De la Naissance du Goût à la néophobie et sélectivité alimentaire du jeune enfant : représentations parentales et stratégies éducatives."
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.Mauvaise nouvelle. Très mauvaise nouvelle. Très très mauvaise nouvelle. Les hommes semblent perdre plus rapidement du poids que les femmes.
Enfer et damnation
Une récente étude a étudié les pertes de poids chez 2 224 personnes en cas de régime hypocalorique. 1 504 femmes et 720 hommes en surpoids souffrant de pré-diabète ont suivi un régime de 800 calories par jour durant 8 semaines (oui, seulement 800 : le second drame de la soirée !). Au menu ? Soupes, céréales chauds et légumes à faible tenue calorique (salade, tomate, concombre...).Au terme de l'étude, 35 % des sujets en pré-diabète - taux de glucose dans le sang quelque peu élevé - avaient des analyses sanguines normales et n'étaient plus en phase de pré-diabète. Mais surtout, les hommes de ladite étude avaient perdu plus de poids que les femmes. En moyenne ces dernières s'étaient délestées de 10,2 kilos contre 11,8 kilos pour ces messieurs. Oui, vous avez de quoi les détester !
Et comme si cela ne suffisait pas, les résultats montrent qu'ils avaient une fréquence cardiaque moins élevée et qu'en plus leur graisse corporelle était moindre que chez les femmes.
Pour vous venger :
https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2018/05/01/hommes-plus-proches-singes-femmes/
Hommes et femmes pas égaux face à la perte de poids : pourquoi de tels résultats ?
Force est de constater que le régie hypocalorique nous affecte différemment. La composition du sexe masculin est telle qu'ils ont plus de muscles (nouvelle injustice) et un taux métabolique plus conséquent que les femmes. Autrement dit, il dépensent plus d'énergie et donc de calories au quotidien.Mais ne tirons pas de conclusions trop hâtives. Il s'agit ici d'un régime hypocalorique. Et alors me direz-vous ? Le sexe masculin consomme usuellement plus de calories que les femmes, les hommes de cette étude ont donc ici connu un déficit calorique plus conséquent.
De plus (pour vous rassurer), les hommes accumulent davantage de graisse viscérale (autour de la taille) que mesdames, graisse particulièrement active au niveau métabolique. Aussi la perte de graisse viscérale permet-elle une dépense énergétique plus conséquente. Et une perte de poids importante entraîne une fonte de la graisse viscérale, ce qui leur permet de brûler plus de calories. Trop triste mais CQFD.
Source
- Pia Christensen et al., « Men and women respond differently to rapid weight loss: Metabolic outcomes of a multi‐centre intervention study after a low‐energy diet in 2500 overweight, individuals with pre‐diabetes. », Diabetes, obesity & metabolism, août 2018.Page 91 sur 214