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Le Collectif du petit-déjeuner à la française s'engage ! Il a lancé la semaine du petit-déjeuner, une initiative ayant pour dessein de sensibiliser à ce repas, ô combien important.

De l'importance du petit-déjeuner

Le petit-déjeuner n'est pas ancré dans les habitudes de l'ensemble de la population. Selon le Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie (Crédoc), près de trois enfants sur dix et deux adultes sur dix n’en prennent pas. Un amer constat qui pousse la Collectif du petit-déjeuner à la française à communiquer sur sa première semaine nationale du petit-déjeuner.

Si ce Collectif s'engage en faveur du petit-déjeuner, c'est avant tout pour réconcilier les familles avec un repas primordial. Des boissons chaudes, des fruits, des céréales, des produits laitiers... les possibilités sont multiples. Et il est important de souligner que le petit-déjeuner devrait couvrir 25 % des besoins énergétiques de la journée. Ainsi, le Collectif du petit-déjeuner propose aux collèges et lycées des outils pédagogiques dans le but de sensibiliser le plus grand nombre d'adolescents pour qui ce repas est bien souvent facultatif. En effet, 40% d'entre eux font l'impasse sur le petit-déjeuner au minimum une fois par semaine.

Demain, faites un effort : prenez le temps de petit-déjeuner pour bien démarrer la journée !

En manque d'inspiration ?

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/11/les-petits-dejeuners/

Pour en savoir plus : Semaine nationale du Petit-Déjeuner – Collectif du Petit-déjeuner à la Française

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Quand les reins n’arrivent plus à filtrer les toxines de l’organisme et l’excès d’eau, la dialyse prend le relais. Si la dialyse reste contraignante en termes de fréquence et de durée, elle permet de maintenir une qualité de vie satisfaisante, de rester actif et de partir en week-end.

Dans quels cas fait-on une dialyse ?

En cas d’insuffisance rénale chronique jugée au stade terminal c'est-à-dire lorsque le rein fonctionne à moins de 15 % de sa fonction normale. Le but est d’éviter les complications graves comme l’œdème aigu du poumon et de prolonger l’espérance de vie. 

Deux techniques de dialyse existent : la dialyse péritonéale, souvent pratiquée au domicile des patients et l’hémodialyse qui a lieu, en général, au sein d’un centre ou d’un hôpital. Les deux techniques se valent sur le plan médical. Le choix est fait par le patient en sachant que le passage d'une technique à l'autre est possible.

Pour bien comprendre ce qu'est l'insuffisance rénale chronique :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/03/07/linsuffisance-renale-chronique/

Comment fonctionne la dialyse péritonéale ?

La dialyse permet des échanges entre le sang et un liquide dénommé dialysat, à l’intérieur du corps. Un cathéter, souple et permanent, est placé par voie chirurgicale dans le péritoine (membrane qui entoure les intestins), c’est pourquoi parle-t-on de dialyse péritonéale.

La dialyse se passe en trois temps :

  • l’infusion du dialysat 
  • la stagnation intra-abdominale du liquide (ou stase)  
  • la vidange du dialysat après drainage.
La dialyse peut se faire soit via une machine appelée cycleur, soit manuellement grâce à deux poches fixées à un pied à perfusion, le liquide infusé (entrant) et celui drainé (sortant).

La dialyse péritonéale peut se faire à domicile une fois le cathéter posé. Le patient suit en amont une formation de plusieurs jours pour être autonome. Un proche peut également suivre cette formation pour assister le patient.

La dialyse péritonéale est quotidienne. Elle peut se faire :

  • la nuit de façon automatisée, grâce à un cycleur. La personne peut ainsi rester active la journée. 
  • en journée, manuellement. Cette méthode est plus contraignante car elle a lieu quatre fois par jour mais elle est jugée plus douce pour les personnes âgées. Un infirmier libéral peut assister les patients dans sa mise en œuvre. 
Dans les deux cas, c’est l’établissement de santé qui prend en charge le patient qui installe à son domicile l’équipement nécessaire (dialyse automatisée ou manuelle). Le patient reçoit directement les poches de dialysât à son domicile. En cas de départ en vacances ou en week-end les poches et le cycleur sont facilement transportables dans une valise.

Pour aller plus loin :

https://le-quotidien-du-patient.fr/type-fiche/2017/12/13/insuffisance-renale-pourquoi-comment/

Comment se déroule une hémodialyse ? 

En hémodialyse, les échanges entre le sang et le dialysat se font à travers un filtre artificiel nommé dialyseur. Elle nécessite une machine appelée générateur reliée au patient via une fistule installée à l’avant-bras. La fistule raccorde une artère et une veine. Si une fistule naturelle ne peut être créée (par voie chirurgicale), les médecins introduisent un tube artificiel entre l’artère et la veine. 

L’hémodialyse est longue : il faut compter au minimum 4 heures, trois fois par semaine. Heureusement, elle est indolore et le patient peut lire ou écouter de la musique. 

Quelles sont complications possibles liées à la dialyse ?

En dialyse péritonéale, l'infection du liquide de dialyse péritonéale et la perte d’efficacité du péritoine sont les deux complications les plus fréquentes. En hémodialyse, si le risque infectieux est rare mais existant, les patients témoignent surtout de crampes et de la baisse de leur tension artérielle.

Quelques conseils nutritionnels :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2017/12/13/insuffisance-renale-gare-a-lalimentation/

Source :

« Information des patients : la dialyse », Société Francophone de Néphrologie Dialyse et Transplantation. 

Les frites, difficile d'y résister. La preuve : plus de 7 Français sur 10 en consomment chaque mois. Mais pour celles et ceux qui essaient de faire attention à leur ligne, les frites sont à exclure de l'alimentation car trop grasses. Mais ça, c'était avant : réduire la matière grasse des frites, c'est (presque) possible !

L'excès de matière grasse des frites lié au mode de cuisson ?

Durant des décennies, on pensait que l'excès de matière grasse des frites était lié au mode de cuisson. Un lien somme toute logique car plus longtemps un aliment est trempé dans un bain d'huile en ébullition, plus l'huile pénètre profondément. En fait, tout ceci est faux ! Des chercheurs de l'INRA nous expliquent pourquoi.

Tout d'abord, retour en 1996 à l'université de Zurich. Des chercheurs ont plongé des chips dans un bain d'huile neutre, puis dans un second coloré à la teinture rouge pour une durée totale de deux minutes. Peu importe la durée pendant laquelle les frites étaient plongées dans le bain d'huile coloré, l'épaisseur de la coloration rouge des chips restait parfaitement stable. Donc, ce n'est pas la durée du bain d'huile qui est la cause de l'imprégnation, mais ce qui vient après. Et il est possible d'en modifier le processus, comme viennent de le prouver les chercheurs de l'INRA avec l'accélérateur de particules SOLEIL.

Vous pensez être l'as de la matière grasse ? Essayez donc notre vrai ou faux :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/25/vrai-faux-matieres-grasses/

Des frites grasses : le mystère enfin dévoilé

À l'aide d'un dispositif d'imagerie microscopique permettant de capturer la lumière visible et les UV, les chercheurs de l'INRA ont pu étudier l'intégralité des étapes du processus d'imprégnation d'une frite. Et ils ont compris pourquoi l'huile ne pénètre pas dans les frites durant la cuisson. En effet, dans l'huile de friture, l'eau présente sous la surface de la frite se vaporise immédiatement. Lors d'un processus de transfert de chaleur, la vapeur essaie de s'échapper. Ce qui cause de fait une surpression qui empêche l'huile d'imprégner la frite. Néanmoins, dès la sortie de cette dernière, le changement de température provoque une condensation très rapide de la vapeur, interrompant alors la surpression. C'est alors que la surface de la frite agit comme un buvard et absorbe l'huile en moins d'une seconde.

Réduire la matière grasse des frites, c'est pour bientôt !

La solution réside dans... l'air. Propulsé à très haute température à la sortie du bain d'huile, l'air pourrait maintenir la surpression. Et donc prolonger l'ébullition de l'eau à l'intérieur de la frite. Une prolongation suffisante à égoutter l'huile des frites. Bon, ce n'est pas pour tout de suite dans votre cuisine... Mais dans le cadre du projet fry'In, les chercheurs de l'INRA et les industriels se concentrent sur l'élaboration d'un procédé de friture faisant appel à moins d'huile, et produisant des aliments moins gras.

Parce que les frites, c'est la vie !

Le nutri-score pour les frites, mieux vaut fermer les yeux :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2016/05/18/gras-sale-calorique-bientot-des-etiquettes-nutritionnelles-pour-acheter-mieux-et-sain/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Source :

INRA

Une analyse de sang est un examen biologique de réalisation simple et constitue un examen de surveillance. Elle peut aussi permettre de déceler des anomalies et aider à poser un diagnostic. LQDP vous aide à décrypter vos analyses de sang ! Cet article n’est pas destiné à vous faire paniquer : n’oubliez pas que les résultats sont transmis à votre médecin et qu’en cas d’anomalie, lui seul saura vous orienter.

Organisation d’une analyse de sang

Un bilan sanguin peut être plus ou moins complet. Les paramètres à mesurer dans votre sang sont choisis par le médecin en fonction du diagnostic envisagé ou des organes qu’il souhaite explorer. Vos résultats seront donc organisés en différentes parties. Vous retrouverez ainsi la numération de la formule sanguine, le bilan lipidique, le bilan rénal, le bilan hépatique…

La numération de la formule sanguine (NFS)

Cet examen est souvent demandé par les médecins car les paramètres mesurés permettent d’avoir une photographie de votre état de santé général. Il permettra de dire si vous souffrez d’une anémie, si vous avez une infection…

Qu’y retrouve-t-on ?

Les différents composants du sang y sont analysés : - Les globules rouges, dont le rôle est de transporter l’oxygène des poumons vers les organes et de ramener aux poumons le gaz carbonique pour qu’il soit éliminé. - Les globules blancs, ou leucocytes, qui interviennent notamment en cas d’infection. Ainsi un taux important de leucocytes peut traduire une inflammation, une infection, une allergie, un dysfonctionnement de la moelle osseuse… ou tout simplement une prise de certains médicaments. Il existe différents types de leucocytes et la variation de leur taux n’a pas forcément la même signification en fonction du type de leucocytes concerné. Voici quelques exemples :

- Les plaquettes, qui jouent un rôle essentiel dans la coagulation du sang. Une augmentation du nombre de plaquette peut traduire une carence en fer, une maladie inflammatoire ou pleins d’autres problèmes. A l’inverse, une diminution du nombre de plaquette peut être due à une carence en vitamine B12, une infection virale ou même la prise de certains médicaments.

Pour confirmer une inflammation…

La NFS peut laisser suspecter une inflammation et des informations complémentaires viendront la confirmer ou non : - la vitesse de sédimentation, qui correspond à la quantité de sang coagulé dans le tube ou bout d’une ou deux heures (cela dépend des laboratoires). Ainsi, la vitesse de sédimentation peut permettre de diagnostiquer une inflammation aigüe ou chronique et cela quelle que soit sont origine. - la CRP (protein C-Reactive), cette protéine est fabriquée par le foie en cas d’infection. Un taux élevé, traduit donc la présence d’une infection ou d’une inflammation. Elle peut être préférée à la vitesse de sédimentation car son taux évoluera plus rapidement que la vitesse de sédimentation, en cas d’amélioration ou d’aggravation.

Pour dépister ou suivre un diabète…

La mesure de la glycémie à jeun sera demandée par votre médecin. La glycémie correspond au taux de sucre dans votre sang. Chez les personnes déjà diabétiques, on mesurera aussi l’hémoglobine glyquée (HbA1c) qui permet d’estimer de manière rétrospective (3 mois environ) l’équilibre de la glycémie.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/11/14/le-diabete-de-type-2/

Pour dépister une anomalie lipidique…

Un excès de graisses dans l’organisme augmente le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Pour prévenir cela, votre médecin peut demander de doser le taux de triglycérides et de cholestérol. Pour le premier, l’interprétation est simple : un taux élevé de triglycérides traduit une hypertriglycéridémie qui peut être due à une alimentation riche en sucre, en alcool, en graisses. Mais cela peut aussi être dû à un diabète mal équilibré, à la grossesse, à l’obésité ou même une hypothyroïdie.

Pour le cholestérol, ça se complique. En vérité, on mesure 3 éléments : • Le LDL cholestérol plus connu sous le nom de « mauvais cholestérol ». Plus son taux est élevé, plus le risque cardiovasculaire est élevé : attention ! • Le HDL cholestérol ou « bon cholestérol ». Ne vous inquiétez pas, plus son taux est élevé, mieux c’est ! • Le cholestérol total

Sur le même sujet :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/10/30/faut-il-se-mefier-du-bon-cholesterol/

Pour surveiller l’état de votre foie…

Les deux éléments les plus souvent dosés pour surveiller votre foie sont les gama GT et les transaminases : - Les gamma GT sont des enzymes sécrétées par différents organes : le foie, le pancréas, les reins. Une augmentation des gama GT peut donc tout aussi bien être l’expression d’une pathologie du foie (hépatite virale, obstruction des voies biliaires, alcoolisme) comme une pancréatite aigüe ou même l’obésité. - Les transaminases sont des enzymes qui ont une activité à l’intérieur même des cellules. Une augmentation de leur taux traduit le plus souvent une pathologie du foie : hépatite virale ou infectieuse ou toxique, une cirrhose…

Pour surveiller le fonctionnement de vos reins…

Le bilan rénal sera plus souvent demandé chez les diabétiques, les personnes âgées ou les personnes souffrant d’hypertension car la fonction rénale peut se dégrader avec l’évolution de leur pathologie ou avec le temps. Aussi, plusieurs paramètres peuvent être mesurés : - la créatinine : elle provient de la dégradation de la créatine et est ensuite éliminée par les reins. Un taux élevé de créatinine dans le sang révèle donc un dysfonctionnement des reins. - Le DFG ou débit de filtration glomérulaire : souvent mesuré en même temps que la créatinine, il permet de détecter de manière précoce des perturbations de la fonction rénale. Et la valeur est obtenue avec une formule qui prend en compte plusieurs paramètre : votre âge, votre sexe et votre créatininémie.

Votre bilan sanguin vous paraîtra moins abstrait et plus clair désormais. Mais sachez qu'il existe encore tant d'autres paramètres qui peuvent être mesurés. De plus, aucune valeur moyenne n’a été donnée dans cette fiche car cela peut dépendre de nombreux critères et/ou du laboratoire d’analyses. Mais n’oubliez pas : votre médecin sera au courant de vos résultats et vous les expliquera si vous le souhaitez !

Sources

Assurance maladie, Ameli, DocteurClic, un service santé assistance, Roche, Vulgaris médical.

Une nouvelle découverte ô combien étonnante concernant notre flore intestinale. En effet, une équipe de chercheurs a découvert chez la souris un lien évident entre la composition du microbiote intestinal et le développement d'allergies cutanées. Soigner l'eczéma grâce au microbiote intestinal ne serait pas impossible dans les années à venir, LQDP vous explique.

Soigner l'eczéma grâce au microbiote intestinal, impensable ?

Le microbiote intestinal se compose de bactéries, microbes, levures qui peuplent notre tube digestif vivent en équilibre. Cette symbiose permet notamment un fonctionnement optimal du tube digestif et du système immunitaire. Un équilibre néanmoins fragile pouvant être balayé par l'alimentation ou les traitements médicaux. Un déséquilibre qui semble en cause dans l'eczéma : « Plusieurs types de données épidémiologiques suggèrent un lien entre des changements de composition de ce microbiote intestinal (ou flore intestinale) et le développement de maladies allergiques, y compris de type eczéma, à distance de l'intestin ».

Pour comprendre de quoi on parle :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/

Un nouveau mystère du microbiote intestinal élucidé

Seulement, la raison de cette relation était jusqu'à présent un mystère. L'étude publiée le 24 septembre 2018 dans les PNAS met en lumière le lien entre la dysbiose (ou déséquilibre) du microbiote intestinal et les réactions allergiques cutanées. Pour ce faire, un microbiote déséquilibré a été transféré à des souris à la flore intestinale équilibrée. Ce microbiote provenait de souris dépourvues du gène MAVS, responsable de la détection des virus par le système immunitaire. Résultat : les rongeurs sains ont eux aussi développé une réaction allergique cutanée intensifiée. Mais surtout, cette altération de la flore intestinale provoque une hausse de la perméabilité intestinale, d'où la possible délocalisation de certaines bactéries intestinales vers la rate et les ganglions et une augmentation de la sévérité de ladite réaction allergique cutanée.

Les chercheurs soulignent ce lien étonnant : « Ces résultats mettent en lumière le rôle protecteur inattendu d'une protéine antivirale (MAVS) sur la stabilité de la flore intestinale ». Une découverte qui pourrait permettre à terme de traiter l'eczéma ou d'améliorer les traitements actuels et ce grâce au microbiote.

En attendant, prenez soin de votre microbiote :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/09/21/microbiote-intestinal-un-ecosysteme-fragile/