
Comment faire manger quatre fois moins de viande à tous les bons vivants peu ouverts à la tendance "flexitarienne" du moment ? C'est l'ambition du nouveau livre de Gragoire Kalt et Thomas Dufour : Et si on mangeait moins de viande ?
Flexita-quoi ?
Le flexitarien a adopté ce nouveau comportement alimentaire qui privilégie les légumes et consomme de la viande en moins grande quantité mais de meilleure qualité. Accessoirement, c'est bon pour la planète et pour la santé.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/08/23/manifeste-pour-un-coca-bio/
Comment faire manger quatre fois moins de viande à tous les bons vivants ?
En fait, c'est hyper simple ! En cuisinant les recettes du livre : Et si on mangeait moins de viande ?! Dans ce livre, en effet, point de kale ou de quinoa, ni d'ingrédients bizarres. Les recettes ont le même goût, en moins carnivores.Ce livre a juste la folle ambition de faire manger quatre fois moins de viande à des "viandars". Comment ? Avec des super recettes ! Des terrines où on fait la part belle aux champignons pour donner de la « mache ». Des plats mijotés, où le petit bout de gras et le goût du bouillon vont donner le change. Même chose pour les farcis, les gratins ou les rôtis...
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/07/04/vrai-ou-faux-sur-la-viande/
120 recettes qui prouvent qu'on peut diminuer voire supprimer l'ingrédient carné. Vous voulez une preuve : en voici une !
Paupiettes de poulet aux blettes
pour 6 personnes ou 3 affamés
800 g de blettes Huile d’olive
6 escalopes de poulet très fines 50 g de beurre 1 gousse d’ail 1 branche de thym et 1 branche de romarin Ficelle de cuisine
La farce 1 œuf 200 g de ricotta 150 g de parmesan râpé 100 g de chapelure Noix de muscade Sel, poivre
Demandez à votre boucher des escalopes très fines, aplaties au pilon à viande.
Lavez les blettes. Au couteau, séparez le blanc du vert et émincez finement les deux parties. Dans une sauteuse, mettez à cuire le blanc à l’huile d’olive 25 minutes environ. Cuisez le vert de blette à l’eau bouillante salée 4 minutes. Laissez refroidir et essorez le vert pour retirer le maximum d’eau.
Dans un saladier, battez l’œuf, ajoutez la ricotta, le parmesan, la chapelure et un peu de noix de muscade. Ajoutez les blettes (le blanc et le vert) et assaisonnez.
Déposez 2 bonnes cuillerées à soupe de farce au centre de chaque escalope, refermez la viande. Ficelez la paupiette comme un paquet cadeau. L’excédent de farce servira d'accompagnement.
Dans une cocotte à feu doux, sautez les paupiettes au beurre en ajoutant la gousse d’ail écrasée et les aromates. Prenez soin de colorer légèrement la paupiettes sur tous les côtés. Comptez 10 minutes de cuisson pour cuire la viande et réchauffer la farce.
Depuis le 22 septembre, l'application mobile BuyOrNot aide le consommateur à y voir clair. Scannez le produit que vous souhaitez acheter et BuyOrNot vous indique si l'entreprise a quelque chose à se reprocher...
BuyOrNot : vous ne pourrez plus dire que vous n'étiez pas au courant !
En effet, l’application BuyOrNot révèle tous ce que les industriels n'ont pas forcément envie que les consommateurs sachent ! Et oui : un simple scan et vous saurez tout ce qui se cache derrière le produit que vous vous apprêtez à acheter ! Impact nutritionnel (nutriscore, indicateur NOVA, additifs...) ; impact sociétal (environnement, éthique...)Depuis samedi, cette nouvelle application a fait son apparition sur les smartphones pour nous permettre de consommer éthique et responsable. BuyOrNot, accessible sur Androïd et bientôt sur iOS, a été imaginée par les créateurs lyonnais de la plateforme collaborative et citoyenne I-boycott.org.
BuyOrNot
Sur le modèle de la célèbre application Yuka, BuyOrNot permet, grâce à la base de données Open food facts référençant plus de 600.000 produits, de connaître l’impact nutritionnel de la marchandise scannée. « Le consommateur peut aussi découvrir l’indicateur Nova qui permet de connaître le taux de transformation du produit. L’indice va de 1, pour les produits naturels, à quatre pour les produits industriels », indique Leven Acar, cofondateur de l’association I-buycott.
Pour tout savoir sur l'indicateur NOVA
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2018/09/18/les-aliments-ultra-transformes-aut-responsables-de-cancers-mais-pas-coupables/
Plus révolutionnaire encore, l’appli permet de connaître l’impact sociétal de la marchandise. En clair, de savoir quel industriel ou quelle multinationale se cache derrière le produit et si la société en question est mêlée à un scandale quelconque ou visée par une campagne de boycott. Par exemple, savez-vous, lorsque vous achetez votre café chez Starbucks, que cette entreprise recourt à l’optimisation fiscale ? Ou qu’acheter une bouteille de Coca-Cola participe à l’assèchement des nappes phréatiques au Mexique ? L’application BuyOrNot, gratuite, au-delà de renseigner le consommateur, a également vocation à devenir "lanceur d'alerte".
BuyOrNot, pour un boycott bienveillant
BuyOrNot, dans le prolongement des activités de l’association, propose un boycott bienveillant. Internautes et associations peuvent lancer en ligne une campagne de boycott, en précisant les raisons et ses sources d’information. "Nous n’avons pas la main là-dessus", tient à préciser M. Néon.
https://youtu.be/Sn_kA2clBno
Si la campagne gagne l’adhésion de 1000 personnes, elle est publiée en ligne. À partir d’un certain seuil de consomm'acteurs, l’association intervient. Elle engage un dialogue avec l’entreprise concernée et lui offre la possibilité d’apporter un droit de réponse. En fonction de celle-ci, les internautes décident du l'arrêt ou de la poursuite du mouvement.
Ce sont ces campagnes citoyennes que référencera l’application BuyOrNot. Les utilisateurs pourront aussi proposer des entreprises qui s’engagent au contraire en faveur de projets éthiques. L’association I-buycott espère atteindre les 500 000 téléchargements d'ici la fin de l'année. LQDP aussi.
Entre 2 et 3 % de la population française souffrirait d’orthorexie, l’obsession de manger sain. Ce trouble du comportement alimentaire est encore méconnu et sous-estimé en France. Pourtant, il isole les personnes touchées, en majorité des femmes.
L'orthoxerie, manger sain à tout prix
L'orthoxerie ou l'obsession de manger sain
« Je n’ose plus inviter ma sœur à dîner. Elle regarde les plats d’un air gêné sans rien manger. Sauf le pain complet que j’ai acheté spécialement pour elle » témoigne Nathalie*, esthéticienne de 48 ans.
En effet, sa sœur, Corinne*, 52 ans, ingénieur à Paris, a décrété que seule la cuisson vapeur était saine. Elle a banni tous les sucres y compris ceux cachés et ne choisit que des céréales complètes, bio. Les graisse végétales et animales ont, depuis longtemps, quitté son frigo. Corinne souffre d’orthorexie, un trouble du comportement alimentaire. Il n’est pas (encore ?) reconnu comme tel mais identifié par les nutritionnistes et les psychothérapeutes.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2016/05/18/gras-sale-calorique-bientot-des-etiquettes-nutritionnelles-pour-acheter-mieux-et-sain/
C’est le médecin américain Steve Bratman qui a inventé ce terme en 1997 à partir des termes « orthos », droit en grec et « orexis » pour appétit.
Qualité obsessionnelle des aliments
Si l’anorexie et la boulimie se focalisent sur la quantité de nourriture, la personne souffrant d’orthorexie est obsédée par la qualité. Ainsi, elle divise les aliments en deux catégories : ceux, sains pour leur corps et, ceux, malsains qui représentent la majorité.« L’orthorexie ne met pas en danger la santé de ceux qui en souffrent », expliquait le psychiatre Bernard Waysfeld dans les colonnes de Grain de sucre. Mais la rigidité du régime qu’ils s’imposent les privent de tout plaisir et de toute convivialité. Elle débouche sur des frustrations, des punitions, une obsession permanente et l’isolement. »
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/05/30/feed-twip-application-enfants-alimentation/
Un constat fait par Nathalie qui voit de moins en moins sa sœur au fil des ans : « Elle ne mange plus au restaurant et les repas familiaux se réduisent à Noël et à l’anniversaire de nos parents ». Ce choix de manger sain à tout prix est guidé par le désir d’améliorer son état général de santé avec, sous-jacente, la peur de la maladie et de la mort. Les scandales alimentaires comme celui de la vache folle ou, plus récemment, celui de Lactalis, confortent ces personnes dans leur obsession alimentaire.
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
*Les prénoms ont été changés. Source : Association Autrement
Oui, les féculents rassasient et donnent de l'énergie. En quantité adaptée – à la personne et au moment de la journée –, les féculents ne font pas grossir ! Au contraire ! Démonstration.
Les féculents : un carburant efficace pour toute la journée
Appartenant à la famille des glucides dit « complexes », les féculents sont aussi appelés sucres lents. Les principaux féculents sont : – le pain ; – les pommes de terre ; – les légumineuses : lentilles, fèves, pois cassés... ; – les céréales ; – le riz.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/01/23/4218/
Au petit-déjeuner et au déjeuner Les féculents doivent fournir l'énergie nécessaire pour tenir la matinée et ensuite l'après-midi.
Au dîner En revanche, ici, les féculents servent surtout à faciliter le transit intestinal. Comme l'organisme va stocker les apports jusqu’au lendemain, il n'est pas recommandé d'en prendre autant qu'au petit-déjeuner ou au déjeuner.
Les quantités de féculents à prendre aux différents repas
La part des féculents représente environ 50% de notre apport quotidien en calories. Une portion de féculent doit être consommée à chaque repas.Au petit-déjeuner et au déjeuner
Pour une femme de taille moyenne sans ou peu d’activité sportive, comptez entre 80 et 120 g maximum. Pour un homme, comptez entre 120 à 150 g selon son activité sportive, sa taille et son poids.exemple pour une femme de taille moyenne : – 2 tranches de pain complet – 100g de pâtes (cuites !) ou de riz (cuit) soit 25 g pesé cru – 100 g de légumineuses (cuites) soit 35 g pesé cru – 160 g de petits pois écossés
Pour aller plus loin :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2018/09/24/pain-blanc-contre-pain-complet/
Au dîner
Pour la femme de taille moyenne, comptez 80 g maximum. Pour l'homme, comptez entre 100 et 120 g.exemple pour une femme de taille moyenne : – 80 g de pommes de terre cuite à l’eau
Les équivalences cru/cuit ; brut/net
100 g pâtes crues = 350 Kcalories 100 g pâtes cuites = 90 Kcalories 250 g de petis pois non écossés = 100 g de petits poisLes féculents : des calories "rentables"
Sans surprise, les féculents sont très riches en fibres, en sels minéraux, en vitamines (du groupe B) et en glucides complexes. C'est grâce à tous ces apports que les féculents peuvent libérer de l’énergie pour plusieurs heures.En effet, leur assimilation se fait sur plusieurs heures. Ainsi, ils évitent la sensation de faim, le pain au chocolat de 11 heures ou le muffin du goûter... Par ailleurs, ces sucres lents permettent de maintenir un taux de glycémie stable et d'éviter ainsi, au diabétique, le pic de glycémie.
De plus, plus le féculent est entier, plus il garde ses fibres alimentaires, plus il est intéressant nutritionnellement et plus il rassasie. Privilégiez le pain complet (en tout cas, oubliez le pain blanc !) et les céréales complètes ou semi-complètes (riz, pâtes, orge...).
Sur le même sujet :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/09/10/des-fibres-pour-notre-microbiote/
Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.
Noyé(e) dans l’océan d’informations nutritionnelles qui vous entoure ? Une alimentation saine, variée, équilibrée qui allie aussi bien-être et plaisir vous semble une utopie ? La pyramide alimentaire à votre rescousse !
La pyramide alimentaire : une représentation simplifiée
En effet, les informations contradictoires (voire fausses) qui sont disponibles en ligne ou dans les journaux ne nous aident pas à y voir clair ! C'est pourtant un sujet essentiel, pour ne pas dire le point de départ d'une vie pleine de bonne énergie.Ainsi, la pyramide alimentaire, outil au demeurant très simple, va permettre non seulement de se repérer mais aussi de nous aider à construire les bases d'une alimentation variée et équilibrée.
Pour mémoire : notre alimentation fournit à notre corps l’énergie et les substances dont il a besoin pour se développer, se renouveler, se soigner… Elle influe également sur notre bien-être physique et mental.
De plus, il est clair que des repas savoureux offrent une parenthèse de plaisir, une pause dans sa journée de travail par exemple et/ou "l'alibi" de contacts sociaux. Et oui, la notion d’alimentation variée et équilibrée va bien au-delà d'une assiette équilibrée !
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/bonnes-cuissons-bons-gestes/2018/04/23/dejeuner-diner-equilibre/
La pyramide alimentaire : ses principes de base
La pyramide alimentaire symbolise une alimentation variée et équilibrée. Vous l’avez forcément déjà aperçue ! Soit dans la salle d’attente de votre médecin généraliste, soit à la pharmacie, soit dans une infirmerie. Ça ne vous parle pas ? LQDP la détaille pour vous.
À la base de la pyramide se situent les familles d’aliments indispensables et nécessaires en grande quantité.
Au sommet de la pyramide, au contraire, se retrouvent les familles d’aliments que l'on pourrait qualifier de "non indispensables" à notre organisme. Attention, je n'ai pas dit « interdits » ! Il est tout à fait possible, en effet, de les intégrer dans une alimentation équilibrée.
Elle est composée de 7 groupes alimentaires à consommer au quotidien. De bas en haut : – boissons, – fruits et légumes – céréales, pains, féculents, – poissons, oeufs, viandes – produits laitiers – matières grasses – produits sucrés
Et, force est de constater que la méthode des interdictions n’est pas efficace ! Il est beaucoup plus judicieux et intéressant d'apprendre à intégrer nos aliments plaisir dans notre alimentation au quotidien.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/psycho/2018/07/16/la-restriction-cognitive-generatrice-de-frustration/
Les diététiciens/diététiciennes ne sont pas des monstres ! Eux aussi ont des petits plaisirs alimentaires sucrés ou salés (ou les deux) !
La pyramide alimentaire : un outil en pleine mutation
La première représentation visuelle des recommandations nutritionnelles apparaît en Suède, en 1974. Son but : aider à composer des repas équilibrés à moindre coût.Le concept est ensuite repris dans de nombreux pays : Japon, Danemark, Sri Lanka, États-Unis, Canada… qui l'adapte à leurs propres recommandations nutritionnelles.
Prenons l'exemple de la Belgique et de la France,
En Belgique :
La pyramide alimentaire belge vient de bénéficier d'une mise à jour aux évolutions majeures. Explications.
La pyramide alimentaire belge
– Changement d’étage pour les fruits et les légumes En effet, ils gagnent en importance en descendant d’un étage. Cette famille d’aliments était auparavant au coude à coude avec la famille des féculents car les quantités recommandées étaient assez proches. Dorénavant, l’OMS conseille une consommation de 400 à 800 g de fruits et légumes par jour, quantité largement supérieure à celle conseillée pour les féculents. De plus, à partir de maintenant, les féculents et les légumes secs sont deux familles distinctes dans la pyramide alimentaire.
–Les fruits oléagineux au sommet de la pyramide Et oui, les fruits oléagineux ont rejoint les matières grasses, les produits sucrés et les boissons alcoolisées au top de la pyramide. En effet, même s’ils apportent des graisses de bonne qualité, ils doivent être consommés avec modération. Ainsi, en les plaçant au sommet, le message envoyé est qu’il faut contrôler leur apport tout en prenant en compte les autres graisses visibles consommées sur la journée.
– Une place aux alternatives végétales La famille « produits laitiers », historiquement présente, s'agrandit ! Avec les alternatives végétales, enrichies en calcium.
– Une place pour l’activité physique L’activité physique, associée à une alimentation équilibrée, est essentielle pour un mode de vie sain. Celle-ci a donc été rajoutée dans la pyramide alimentaire afin de rappeler son importance au quotidien.
La France n’est pas en reste !
Depuis janvier 2017, l’ANSES a actualisé les recommandations nutritionnelles. Comme chez nos cousins belges, les nouveaux repères du PNNS portent sur les différents groupes d’aliments et sur l’activité physique.Ainsi, nos groupes alimentaire ont également été réorganisé. Ils sont maintenant au nombre de 9. Voici les changements les plus significatifs : – Le divorce entre les légumes secs et les féculents a été signé. Les légumineuses font l'objet d'un nouveau groupe alimentaire.
– L’eau est la seule boisson indispensable à l’organisme. Elle est désormais séparée des autres boissons (boissons sucrées, alcools).
– Les jus de fruits n’appartiennent plus au groupe des fruits. Ils rejoignent le clan des boissons sucrées. Les boissons sucrées font l'objet d'un nouveau groupe alimentaire.
Cette pyramide n’est que la partie visible de l’iceberg ! Dans la partie immergée, seulement accessible par les professionnels de santé, il est question de niveaux de consommation avec des aliments « à favoriser », « tolérer », « à l’occasion ». Mais cela, on vous l’épargne, on ne va pas rendre l’alimentation équilibrée et variée plus difficile qu’elle ne l’est !
Sources
L’ANSES actualise les recommandations nutritionnelles pour la population française. Naissance de la pyramide alimentaire, Alimentarium. La pyramide alimentaire, mangerbouger.be. Téléchargez la pyramide alimentaire, Food in action. Les critères de la pyramide alimentaire, Food in action.Page 88 sur 214