
Vous avez dû remarquer qu'au supermarché de nombreux fruits et légumes sont estampillés d'un tapageur "0,99 €". Si cette action marketing contribue à l'augmentation de notre consommation quotidienne de fruits et légumes, il est légitime de s'interroger sur sa raison. Les Français limiteraient-ils leurs dépenses liées aux fruits et légumes ? Ou peut-être certains n'ont-ils tout simplement pas le budget nécessaire à la consommation recommandée ? Enquête sur ces inégalités, qui se retrouvent même dans nos assiettes.
Des inégalités jusqu'à l'assiette
L'offre de fruits et légumes du territoire français est hors norme. Les consommateurs sont confrontés à de multiples possibilités quant à leur choix de fruits et légumes. Nous produisons beaucoup (la France est le quatrième producteur de fruits et légumes en Europe) et nous importons également. Mais l'offre dépasse de loin la demande. Car tous les foyers n'ont pas le même budget consacré à l'alimentation. Si les foyers les plus modestes dépensent 222 € par mois, les foyers les plus aisés, eux, consacrent en moyenne 539 € à leur alimentation mensuelle.5 fruits et légumes par jour, un privilège de riches
De fait, ces différences de revenus ont un impact considérable sur l'alimentation. Une équipe de l'INRA a mené une étude dont les résultats sont édifiants. Les 15 % les plus riches consomment 12 kg/an de légumes de plus que les personnes aux revenus plus modestes, pour une moyenne nationale à 64 kg/ an de légumes. Même constat pour les fruits, mais à l'échelle quotidienne cette fois : un cadre consomme 44g/j de fruits de plus qu'un ouvrier.Songeons quelques instants aux pommes de terre, traditionnellement consommées par les classes dites populaires. Eh bien, elles le sont toujours... Les ouvriers en consomment en moyenne 67 g/jour contre seulement 46 g/jour chez les cadres.
Le prix avant la qualité ?
Comment expliquer de tels écarts ? Rappelons que le prix des fruits et légumes est très fortement corrélé aux aléas climatiques et que le prix de ces produits a davantage augmenté que la moyenne des prix alimentaires (INRA). Aussi l'impact sur les classes modestes est-il plus conséquent, ces derniers étant plus sensibles aux variations de prix. Tout ne serait qu'une histoire de prix ? En effet, l'enquête menée par Le Sofinscope - Baromètre OpinionWay révèle que pour 78 % des Français, le prix constitue le premier critère de choix. Bien loin devant la qualité gustative (46 %) ou encore les habitudes familiales (36 %).Sur le même sujet :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/2018/09/17/manger-equilibre-petit-budget/
La santé dans l'assiette ?
Les populations aux revenus modestes seraient-elles davantage concernées par l'obésité et la diabète ? Une étude menée sur plus de 28 000 participants souligne ce triste constat. Sur ces personnes interrogées, seulement 7 % des femmes dont le revenu mensuel dépasse les 4 000 € sont obèses, contre plus de 25 % d'obèses chez les femmes dont le revenu mensuel est inférieur à 1 000 €. Même constat chez les hommes, mais néanmoins plus nuancé : 9 % d'obèses chez les plus aisés, contre 20 % chez ceux ayant un faible revenu. L'obésité a encore de beaux jours devant elle. En effet, la proportion d'enfants en surpoids ou obèses était de 19,8 % en 2017 contre 15,8 % dix ans auparavant. Mais surtout, près de 35 % des enfants issus d'un foyer modeste étaient concernés par le surpoids et/ou l'obésité.Quant au diabète, l'étude Entred 2007-2010 soulignait que plus de la moitié des diabétiques (52 %) étaient confrontés à des difficultés financières. De plus, 34 % des personnes atteintes d'un diabète de type 2 disposaient d'un revenu mensuel inférieur à 1 200 € . Une nouvelle étude Entred, lancée en septembre 2018, est en cours. Attendons donc de voir si ces statistiques se confirment.
Des fruits et légumes, pour tous ?
Chaque année, le PCF et le syndicat paysan Modef organisent une vente solidaire de fruits et légumes en Île-de-France. Le principe ? Une vente en circuit court, entre consommateurs et agriculteurs. Dans l'espoir que les uns aient accès aux fruits et légumes à moindre coût, et que les autres soient davantage payés grâce à l'absence d'intermédiaires.Le constat ? Avec des fruits et légumes deux fois moins chers qu'en supermarché, les 50 tonnes de fruits et légumes se vendent dans la matinée. Force est donc d'admettre que les foyers les plus modestes veillent également à avoir une alimentation équilibrée. Mais pour nombre d'entre eux, manger 5 fruits et légumes par jour reste un luxe.
Pour en savoir plus sur les circuits courts :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/01/02/au-nom-dune-consommation-locale-et-raisonnee-adherez-a-une-amap/
Sources
- Les Français et leur budget dédié à l’alimentation, Le Sofinscope - Baromètre OpinionWay pour SOFINCO, enquête réalisée en mars 2013, - Plessz M., Gojard S., « La consommation de légumes des ménages français : préparation domestique ou achats de produits transformés ». Working Paper ALISS, - Hébel P. (dir), Comportements et consommations alimentaires en France, Paris, Lavoisier. - ANSES, Avis et rapport relatifs aux disparités socioéconomiques et aux apports nutritionnels et alimentaires des enfants et des adolescents, - Baromètre Santé Nutrition de l’INPES. - Études Entred, - Les différences sociales en matière d'alimentation, Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, - Joanne Matta, Marie Zins et al., « Prévalence du surpoids, de l’obésité et des facteurs de risque cardio-métaboliques dans la cohorte Constances », Bulletin épidémiologique hebdomadaire.En France, l’infarctus du myocarde touche environ 120 000 personnes par an. 10 % en décèdent lors de la crise et un an après, 18 000 personnes en seront mortes. Appelé également « crise cardiaque », l’infarctus du myocarde peut être fatal très rapidement : plus de 10% des personnes atteintes décèdent dans l’heure qui suit la crise. Vous voulez en savoir plus sur cette pathologie ? Vous êtes au bon endroit !
Quelques notions sur le rôle du cœur
Le cœur, la pompe naturelle de notre corps
Pour comprendre ce qu’est l’infarctus du myocarde (IDM), il est nécessaire de comprendre comment fonctionne le cœur. Pas de panique, il ne s’agit pas là d’un cours de biologie, mais juste d’une succincte explication. Le cœur est un muscle qui pèse 250 g environ. Il est de la taille d’un gros poing fermé. Ce cœur est protégé par une enveloppe (le péricarde). En physiologie, on distingue 2 cœurs : - Le cœur droit, le cœur dit veineux, qui ramène le sang des cellules, donc du sang pauvre en oxygène. Le sang arrive des cellules périphériques vers l’oreillette droite, puis passe vers le ventricule droit pour aller vers les poumons ; - Le cœur gauche, qui propulse le sang oxygéné vers les cellules périphériques. Le sang oxygéné arrive des poumons au niveau du ventricule gauche, puis passe vers l’oreillette gauche pour passer au niveau de l’aorte.Les oreillettes et les ventricules sont des cavités du cœur.
Le cœur est en réalité un gros muscle qui se contracte de manière automatique. Cet automatisme est sous le contrôle strict du système nerveux dit autonome.
La fonction du cœur
La fonction du cœur est de produire une pression pour faire écouler le sang vers les cellules, puis de diminuer cette pression pour faire revenir le sang (en physique, les liquides s’écoulent d’une région à pression haute vers une région à pression basse). Il s’agit donc là d’un cycle de pression continue appelé « révolution cardiaque » où l’on distingue : - Une contraction ventriculaire : la systole, où la pression du cœur s’élève à 125-140 mm Hg - Une relaxation ventriculaire : la diastole, où la pression du cœur s’élève à 75-90 mm Hg.De là vient la notion de pression artérielle, et pour la mesurer, on utilise un tensiomètre. Pour mesurer les cycles, on procède à un électrocardiogramme.
L'irrigation du cœur
Le cœur est un organe qui nécessite également du sang oxygéné. Ces artères propres au cœur sont les artères coronaires (elles forment comme une couronne autour du cœur). 5 à 10% du débit cardiaque (250 mL/min) sert à l’irrigation du cœur. Des veines coronaires rejoignent ensuite la veine cave supérieure gauche avant de terminer vers l’oreillette droite pour s’oxygéner à nouveau.Qu’est-ce-que l’infarctus du myocarde (IDM) ?
L’infarctus du myocarde correspond à une insuffisance cardiaque qui limite l’apport de sang aux cellules périphériques. Cela est due à une occlusion permanente d’une artère coronaire (ou d’une des ramifications d’une artère coronaire) à cause de lésions artérioscléreuses. Et si votre cœur n’est plus irrigué, vous imaginez la suite ! Des zones nécrosées (=zones de tissus morts) s’installent au niveau du myocarde, et votre cœur sera moins opérationnel. Et sans traitement médical ou sans intervention rapide, le cœur s’arrêtera de battre. Selon l’importance de la nécrose, l’IDM provoque la mort immédiate. Si la zone nécrosée est moins importante, des signes cliniques peuvent apparaître. Si l’infarctus et asymptomatique, la zone nécrosée peut être découverte lors d’un électrocardiogramme. La localisation nécrosée la plus répandue se situe au niveau du ventricule gauche.L’âge moyen de l’accident fatal se situe vers 60-65 ans chez l’homme et 70 ans chez la femme. Les hommes sont plus exposés que les femmes. Depuis plusieurs années, cet évènement cardiaque arrive de façon plus précoce (aux alentours de 40 ans).
Mécanismes en jeu dans l'infarctus du myocarde
Lorsque la circulation sanguine est interrompue au niveau d’une artère coronaire ou de l’une de ses ramifications, la lumière du vaisseau sanguin rétrécit, et le sang circule moins bien. Selon la grosseur de la plaque d’athérosclérose, la circulation peut avoir lieu ou pas. De cela dépendra la gravité de l’IDM. Plusieurs étapes se succèdent (les 3 premières étapes sont très rapides, la dernière peut prendre plus de temps) :1ère étape :
un caillot sanguin se forme au niveau d’une artère coronaire ou de l’une des ramifications. La circulation s’arrête à ce niveau ;2ème étape :
en aval du caillot, la partie du myocarde qui n’est plus irriguée provoque des douleurs thoraciques. Le manque d’oxygène au niveau des cellules du myocarde provoque une nécrose du tissu concerné. La lésion est superficielle et réversible si un traitement a lieu avant la 6ème heure. Par la suite, elle devient irréversible et s’étend en profondeur ;3ème étape :
en amont de l’obstacle, le sang qui arrive qui circule dans l’artère obstruée stagne au niveau du caillot formé. Les cellules sanguines stagnent alors à ce niveau et finissent par sortir du vaisseau. Cela provoque une fièvre ;4ème étape :
une cicatrisation a lieu si le patient survit. Elle se fait en 2-3 mois. La cicatrice est indélébile. Le myocarde est lésé, et la nécrose rend cette partie non fonctionnelle.Risques de récidive de l'infarctus du myocarde
L’IDM est une complication de l’athérosclérose localisée au niveau des artères coronaires. Comme il s’agit d’un évènement qui évolue dans le temps, le risque de récidive est important. Une surveillance médicale est obligatoire, avec des examens médicaux réguliers.Pour tout savoir sur l'athérosclérose :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/20/tout-savoir-sur-latherosclerose/
Les facteurs aggravants
Plusieurs facteurs favorisent l’IDM : - L’âge - Le sexe - Le tabagisme - La prise de contraceptif dosée en œstrogène et progestérone - Les antécédents familiaux - Le stress - Le mode de vie, l’alimentation, etc…Les signes cliniques de l'infarctus du myocarde
L’IDM est associé à des douleurs thoraciques intenses et durables. Ces douleurs sont intenses et constrictives (avec une sensation de broiement du thorax). Elles irradient vers le bras, le cou et les mâchoires. Il est associé également à une diminution de la pression artérielle. La personne peut également ressentir une difficulté à respirer et est dans un état nauséeux.L’IDM est une urgence médicale : une hospitalisation dans un service de soins intensifs de cardiologie est obligatoire. C’est réellement une question de minutes !
Un électrocardiogramme est pratiqué durant toute l’hospitalisation. Il servira également de base pour le suivi du patient. Bien évidemment, un bilan sanguin complet est effectué (mesure de la cholestérolémie, dosage des triglycérides, dosage de la glycémie, etc..).
Les complications de l’infarctus du myocarde
À court terme
Il y a des complications : - mécaniques : la force contractile du muscle du cœur est diminuée, - hémodynamiques : diminution de la pression artérielle, avec un risque d’atteinte rénale, - rythmologiques : diminution du rythme cardiaque.À plus long terme
A plus long terme, l’infarctus du myocarde peut provoquer une insuffisance cardiaque, des troubles cardiaques, des récidives d’infarctus, etc…Traitement de l’infarctus du myocarde
Les objectifs des traitements à l’hopital
Le traitement n’a pas le même objectif selon la phase dans laquelle se trouve le patient. En phase aiguë, les objectifs sont : - maintenir le malade en vie ; - détruire le caillot sanguin et d’assurer une circulation sanguine au niveau du myocarde ; - favoriser une cicatrisation ; - limiter les complications.Traitements médicamenteux
Des traitements médicamenteux sont administrés au patient. Ces médicaments visent à traiter l’état de choc, limiter la douleur, ou pour lutter contre l’anxiété du patient. Enfin, des médicaments sont utilisés pour éviter une récidive immédiate et lutter contre les troubles cardiaques.Interventions chirurgicales
Des moyens chirurgicaux peuvent également être proposés. Sauf contre-indication (âge, antécédent d’accident vasculaire cérébral, hypertension), une thrombolyse par voie intra-veineuse est pratiquée pour augmenter la perméabilité coronaire. En cas d’échec ou si la thrombolyse est contre-indiquée, une angioplastie transluminale est pratiquée (« stent » : dispositif métallique pour maintenir une cavité ouverte).Le patient hospitalisé est alité. Une ré-éducation à l’effort est possible sous surveillance.
Les objectifs de traitements à la sortie
À la sortie de l’hôpital, les objectifs sont : - ré-éduquer le patient à l’effort - traiter les complications - limiter le risque de récidive.Le patient sera suivi tout le reste de sa vie. On effectuera des électrocardiogrammes, des bilans sanguins, des dosages sanguins : - myoglobine ; - troponine (T et I) : marqueurs de la nécrose du myocarde ; - marqueurs enzymatiques, etc…
Enfin, une échocardiographie sera effectuée pour renseigner de la taille de l’IDM de la cicatrisation.
Par ailleurs, le parient effectuera des tests à l’effort avec une scintigraphie cardiaque avant/après l’effort pour apprécier la récupération de la fonction myocardique.
Quelle place a la diététique dans le traitement de l'infarctus du myocarde ?
La diététique a une place importante, et ce dès le 1e jour d’hospitalisation.L'alimentation lors des premiers jours qui suivent l’infarctus
- Le 1er jour d’hospitalisation, le patient est perfusé. Il peut consommer des bouillons sans sel. - Les jours suivants : si tout va bien, le régime sera légèrement hypolipidique, en évitant les aliments à gout fort ou provoquant tout inconfort digestif. Le régime est hyposodé (pauvre en sel). Bien souvent malheureusement, le patient connaît une anorexie liée au stress ou à la peur de ce qu’il vient de vivre. Si cette phase dure trop longtemps, les patients se verront proposer une alimentation à texture molle, évitant l’effort de mastication. - Par la suite, une fois rentré chez lui, le patient aura un régime équilibré, avec apport de bonnes graisses (acides gras insaturées présents dans l’huile d’olive, graines oléagineux, poisson gras, etc..) et pauvre en sel. Les conseils restent les mêmes que ceux données pour l’athérosclérose.L’alimentation par la suite et prévention secondaire
Par la suite, et afin de limiter tout risque de récidive, le patient suivra principalement les règles de l’alimentation liées à l’athérosclérose. A savoir : - Régime normo-énergétique ou hypo-énergétique en cas de surpoids - Les apports en lipides sont normaux, avec une diminution des acides gras saturés (viandes grasses, charcuterie, beurre, crème fraîche, pâtisseries, crèmes glacées, fromages gras, noix de coco, etc…) et augmentation des acides gras insaturées (poissons gras, huiles végétales, graines oléagineuses, germes de blé, graisse de canard, olive, avocat, ). - Limiter les aliments riches en cholestérol (abats comme la cervelle, crevettes, foie gras, beurre, crustacés) - Favoriser les aliments riches en fibres, et notamment en fibres solubles car elles ont un effet hypocholestérolémiant (fruits, légumes, riz, son d’avoine, l’orge) . - Limiter la consommation de sel (charcuteries, pain, fromages, biscuits apéritifs, produits transformés, sel de table). Cette diminution de sel fait baisser la tension artérielle, et limite la pénétration des lipides et du cholestérol dans les parois artérielles.Et on favorise les aliments riches en anti-oxydants :
- La vitamine C se retrouve principalement dans les fruits et les légumes : cassis, goyave, kiwi, fraise, chou, agrumes, etc… - La vitamine E se retrouve principalement dans les huiles végétales, les graines oléagineuses - Le sélénium se trouve principalement dans les aliments d’origine animale : poisson, viande, crustacé, œuf, lait, fromage, ainsi qu’en plus petites quantités dans les céréales.On limite également la consommation d’alcool (maximum 1 verre de vin rouge par repas) et de tabac. Et il est fortement conseillé de lutter contre la sédentarité et de pratiquer une activité physique.
Source
- Nutrition du bien portant, Emilie Fredot, Editions Tec&Doc, 2007, - Fédération française de Cardiologie, - Biochimie-Physiologie, Marlène Frénot, Ministère de l’éducation nationale (CNED), textes 6-8. 2009, - Physiopathologie, Cristian Carip et Véronique Liégeois, Editions Tec et Doc, 2003, - Bases physiopathologiques de la diététique, Jean-Claude Gandonnière et Françoise Cinquin, Centre National d’enseignement à distance, BTS Diététique 2eme année, 2012, - Haute Autorité de Santé, - Organisation Mondiale de la Santé.Les nourrissons ne se nourissent que de lait, qu'il soit maternel ou en poudre. Leur microbiote est en pleine construction... et il a besoin de prébiotiques. Alors, la question est la suivante : le lait du nourrisson : avec ou sans prébiotique ?
Les prébiotiques : définition
En bref, les prébiotiques sont des composés alimentaires non digérés par notre organisme. Éléments essentiels au développement et à la bonne santé de notre microbiote intestinal, ils le sont, par conséquence, à notre santé.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/08/06/les-prebiotiques/
De fait, quantités d’aliments courants en contiennent. Il peut s’agir de fibres alimentaires mais également de tout type de composés favorables aux micro-organismes : polyphénols, acides gras poly-insaturés…
Nos apports sont donc naturellement assurés si nous avons une alimentation variée, notamment riche en aliments d’origine végétale (fruits, légumes, légumes secs, …).
Le lait du nourrisson : avec ou sans prébiotique ?
Mais alors, comment ça se passe pour les nourrissons ?! Eux qui ne consomment que du lait et dont le microbiote intestinal est en pleine construction ?! La situation peut sembler mal engagée… mais c’est mal connaître Dame Nature.Le lait maternel contient naturellement des prébiotiques : les HMO (Human Milk Oligosaccharides (oligosaccharides du lait humain)). Il s’agit de composés glucidiques, synthétisés par l’organisme maternel et naturellement présent dans le lait sécrété pour le nourrisson.
Jusqu’à 200 HMO différents ont pu être identifiés dans le lait maternel, de quoi rassasier le microbiote en construction du nouveau-né !
Pour en savoir plus sur les oligosaccharides :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/regime-pauvre-fodmaps/2018/05/15/fodmaps-oligosaccharides/
Et pour les nourrissons qui ne sont pas allaités ?
Les fabricants de lait infantile avaient déjà noté l’intérêt des prébiotiques et probiotiques pour les nourrissons. De fait, de nombreux laits proposés sur le marché contenaient déjà des Fructo-Oligosaccharides (FOS) et/ou des Galacto-Oligosaccharides (GOS), ainsi que des souches bactériennes.Les données de plus en plus nombreuses sur les HMO et sur l’importance du microbiote dès le plus jeune âge ont conduit certains industriels à se pencher sur la question des HMO. Et on trouve désormais sur le marché des formules infantiles enrichies en HMO, ou plus précisément en molécules similaires à ces prébiotiques présents dans le lait maternel, afin d’en mimer les effets. Ils sont identifiables dans la liste des ingrédients sous le nom de « 2'-0-fucosyllactose ».
Sources :
Ouvrages et articles scientifiquesChichlowski M, German JB, Lebrilla CB, Mills DA. The influence of milk oligosaccharides on microbiota of infants: opportunities for formulas. Annu Rev Food Sci Technol. 2011;2:331-51. Gibson GR, Hutkins R, Sanders ME, Prescott SL, Reimer RA, Salminen SJ, Scott K, Stanton C, Swanson KS, Cani PD, Verbeke K, Reid G. Expert consensus document : The International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics (ISAPP) consensus statement on the definition and scope of prebiotics. Nat Rev Gastroenterol Hepatol. 2017 Aug;14(8):491-502. Marcobal A, Sonnenburg JL. Human milk oligosaccharide consumption by intestinal microbiota.Clin Microbiol Infect. 2012 Jul; 18(0 4): 12–15.
Sites internet
Nature : Definition and scope of prebiotics Culture-nutrition : Guigoz : une formule de lait infantile aux HMO arrive en France EDP : Un lait infantile proche du lait maternel
On vous l’a assez dit, le cerveau libère des endorphines - hormones du plaisir - lorsque vous faîtes du sport. On est en octobre, les bonnes résolutions du retour des vacances sont loin... Le sport… Euh, oui c’est vrai, mais « j’ai la flemme » ou excuse terrible « j’ai pas le moral, là ! ». Voici une sélection de 5 sports bon pour le moral.
Le jogging
Vous êtes du genre à vous réveiller naturellement à 6 heures du matin. Du coup, vous surfez sur Internet pendant 1 heure voire vous regardez un feuilleton sur Netflix ou pour les plus sérieux(ses) vous faîtes du ménage ! Super, vous commencez votre journée en vous disant que vous pourriez faire autre chose que de traîner "lamentablement" sur votre ordi (pour celles ou ceux qui font du repassage, continuez, quoi que... finalement, non, arrêtez de repasser) !Pourquoi, dans ce cas, ne pas aller courir ? Il fait encore nuit, vous êtes seul(e) et la circulation n’est pas encore trop dense. Au début, vous ferez péniblement 500 mètres mais vous les aurez faits ! Vous ressentirez alors, une exaltation : « j’ai couru 500 mètres ! ». Ensuite, vous vous poserez des défis. « Aujourd’hui, je cours 2 kilomètres. » Pour y arriver, vous repousserez vos limites mais vous verrez, c’est exaltant. En plus, la course à pieds, c’est zéro salle de sport. Pas de contraintes horaires, d’abonnement à amortir ou d'autres membres toujours meilleurs que vous.
Bon, il faut juste que vous retrouviez vos baskets… Et c’est très bon contre le stress, le cafard et autres « démoralisants ». Quarante minutes suffiront pour retrouver vitalité et moral. Alors, elles sont où, ces fichues baskets ?
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/vivre-avec-sa-pathologie/2018/03/28/quel-sport-recommander-aux-personnes-souffrant-de-diabete/
La boxe
Votre leitmotiv, en cas de conflit, c’est « je vais lui péter la gueule ! ». Le souci, c’est qu’en réalité, vous ne le dîtes jamais tout haut, et qu’en plus, vues les conséquences (bagarre, commissariat, plaintes voire hôpitaux) vous savez très bien que vous ne le ferez jamais. C’est bien. Mais, c’est frustrant. Et vous la ressentez bien cette frustration ! Du coup, vous ronchonnez, vous êtes à fleur de peau, un rien vous irrite. Bref, vous n’arrivez plus à prendre du recul.Mettez-vous à la boxe !
Le punching ball, ça vous dit quelque chose ? Un truc qu’on fixe solidement et sur lequel on tape, tape, tape... Imaginez la tête de votre voisin ou de votre patron... Vous verrez, vous serez moins tendu après une séance ! De plus, l’entraînement comporte de la course (voir plus haut), de la corde à sauter, une pratique des jeux de jambe et de bras. Tout pour vous défoulez et vous sentir plus léger.ère.
La natation
Vous dormez mal (ne dîtes pas le contraire, vos cernes ressemblent à des valises !), vous êtes stressé.e, angoissée.e. C’est d’ailleurs un peu pour ça que vous dormez mal. Et comme vous dormez mal, eh bien vous angoissez et vous stressez, bref c’est le serpent qui se mord la queue.A l’eau !
Oui, allez faire plouf ! Rien de mieux ! D’abord, les piscines municipales sont ouvertes au public, le matin et le soir. Ensuite, vous vous fatiguez et là, plus d’insomnie ! Au début, vous allez ressentir une extraordinaire sensation de légèreté (dans l’eau, vous ne ressentez qu’un tiers de votre poids). Durant une heure, vous allez vous focaliser sur votre respiration et du coup, vous ne penserez plus à grand-chose d’autre. Vous inspirez à fond et vous expirez. Si vous persévérez, vous profiterez de ce temps de liberté pour penser à certaines choses qui vous tracassent et pour prendre du recul. Pas de décisions hâtives et précipitées que vous regretterez ensuite. Vous êtes dans l’eau avec un maillot, vous regardez le bout de la piscine et vous respirez.
https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2018/08/27/femme-enceinte-top-5-sports/
La marche
A plusieurs, seul.e, la marche peut se faire n’importe quand et n’importe où. Il vous suffit d’avoir de bonnes chaussures et hop, c’est parti !Vous habitez en ville ? Le matin ou le soir, faîtes un bout de votre parcours à pied. Pratiquée régulièrement, la marche procure une fatigue qui vous aidera à dormir et qui vous détendra. Petit à petit, vous irez de plus en plus vite et vous aurez envie de marcher plus longtemps. Dans ce cas, essayez d’aller plus vite au lieu d’allonger votre trajet.
Vous êtes plutôt campagne et bande de copains ? Partez le matin sur les sentiers moussus et profitez des couleurs changeantes de la nature au gré des saisons.
Dans tous les cas, même pratiquée deux fois par semaine, votre sommeil sera meilleur et vous serez plus détendu.e.
L’escalade
Pour ceux qui aiment se concentrer et se défier. Pour ceux qui recherchent l’équilibre et le risque, un sport : l’escalade. Trouver ses points d’appuis mais aussi penser à son trajet et à ses compagnons de cordée, voilà des enjeux qui vous pousseront au-delà de vos limites !Ce sport exige concentrations et minutie mais aussi des aptitudes physiques qui vous feront oublier votre train-train quotidien. Préparez votre trajet (face nord ou sud ?). Respirez l’air des grands sommets que vous aurez vaincu. Resserrez les liens de solidarité et développez votre esprit altruiste. L’escalade vous permettra, vous l’aurez compris de changer votre rapport avec l’autre.
Voilà donc quelques idées, pour vous les changer. Derniers conseils, n’oubliez pas de boire beaucoup et surtout, pratiquez un sport qui vous plaît ! C’est la meilleure motivation pour en faire régulièrement !
Page 83 sur 214