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Une étude de très grande ampleur tend à souligner des risques de cancer moins élevés en cas d’alimentation biologique qu'en cas d'alimentation conventionnelle. L’alimentation bio pour lutter contre le cancer, info ou intox ?

L’alimentation bio pour lutter contre le cancer ? Stupeur et tremblements

Julia Baudry, Emmanuelle Kesse-Guyot et bien d'autres ont exploité les données de la cohorte Nutrinet, qui a suivi près de 70 000 personnes de 2009 à 2016. Quatre groupes ont été créés selon la part d’aliments issus de l’agriculture biologique chez les consommateurs, des plus gros consommateurs (plus de la moitié de leur alimentation), aux consommateurs occasionnels voire non consommateurs.

Sur cette cohorte, 1 340 cas de cancer ont été détectés. Dès lors, les chercheurs ont étudié la répartition de ces maladies selon les groupes créées.

Les gros consommateurs de bio davantage épargnés par le cancer

En considérant l’ensemble des localisations cancéreuses, les plus gros consommateurs de bio ont vu leurs risques de cancer réduire de près de 25 % par rapport aux faibles consommateurs de produits bio (ou ceux n'en consommant pas). Des disparités encore davantage marquées pour le cancer du sein post-ménopause (34 %) ou les lymphomes (76 %).

La cause ? Les pesticides ! En 2018, l’Autorité européennes de sécurité des aliments a relevé que 44 % des produits issus de l’agriculture conventionnelle contenaient un ou plusieurs résidus quantifiables, contre ''seulement'' 6,5 % pour les produits issus de l’agriculture biologique. Aussi, il n’est guère étonnant que les régimes alimentaires composés en majorité d’aliments bio soient associés à des concentrations en pesticides dans l’urine bien plus faibles que les régimes dits conventionnels. Et Emmanuelle Kesse-Guyot d’ajouter : « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable ».

Sur le même sujet :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/03/29/pesticides-dans-notre-assiette-comment-sen-debarrasser/

Prudence reste de mise

Ces chiffres sont suffisamment évocateurs, d’autant plus que cette étude a été menée sur une cohorte très conséquente. Néanmoins, il est légitime d’émettre quelques réserves. Des travaux ont déjà démontré que les consommateurs de bio ont une alimentation plus saine et pratiquent du sport de manière plus régulière.

Conscients du biais possible d’une telle étude, les chercheurs ont corrigé leur analyse en prenant en compte nombre de caractéristiques comme l’IMC, la catégorie socio-professionnelle, la qualité du régime alimentaire...

Si cette étude ne peut, à elle seule, confirmer le lien direct entre agriculture conventionnelle et cancer, elle s’ajoute cependant à une longue liste d’études soulignant les effets néfastes des pesticides sur notre santé. Aussi des études complémentaires doivent-elles être menées, mais, il y a fort à parier que l’exposition aux pesticides nuit à notre état de santé.

Les pesticides encore incriminés :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/08/22/pesticides-et-maladies-chroniques/

Sources

- Julia Baudry, Emmanuelle Kesse-Guyot et al., « Association of Frequency of Organic Food Consumption With Cancer RiskFindings From the NutriNet-Santé Prospective Cohort Study  », JAMA Intern Med.22 octobre 2018. - Curl  CL, Beresford  SAA, Fenske  RA,  et al., « Estimating pesticide exposure from dietary intake and organic food choices: the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis (MESA) » Environ Health Perspect., 2015, 123 (5). - Le Monde, 22 octobre 2018.

Début juillet, l’Assurance Maladie a publié son rapport Charges et produits pour l’année 2019 avec notamment le détail des pathologies dont souffrent les Français. Ce rapport est fondé sur les « données de remboursement de plus de 57 millions de bénéficiaires du régime général ». Alors, comment va la santé des Français ? Petit tour d’horizon.

Comment va la santé des Français ?

La population française vieillit, les dépenses de santé augmentent de 11 % et passent de 112 à 137 milliards d’euros. Fait notable, ce sont les hospitalisations ponctuelles qui font partie des postes de dépenses les plus importants (23 %), viennent ensuite les maladies psychiatriques (15 %) et les cancers (11 %).

Le diabète et le sucre ajouté dans les DOM

Sur les 3 159 600 diabétiques français, les cas les plus nombreux sont dans les départements d’outre-mer (DOM). Rappelons que les départements d’outre-mer ont été victimes du sucre. Jusqu’à ce qu’un arrêté de mai 2016 interdise la distribution des produits excessivement sucrés dans ces départements et dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Le député de Guadeloupe Victorin Lurel affirmait alors que « plusieurs études scientifiques montraient la nécessité de réguler la teneur en sucres des produits locaux, et singulièrement les sodas, qui sont souvent 10 à 50% plus sucrés que des produits comparables distribués en Hexagone » et en corollaire « l’obésité outre-mer qui touche, notamment, 10,5 % des enfants des quatre départements d’outre-mer, contre 3% des enfants en France hexagonale ».

Pour comprendre les effets du sucre sur le corps :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/08/30/sucres-et-microbiote-intestinal/

Les maladies respiratoires chroniques

3 133 000 Français ont des maladies respiratoires chroniques. Les affections respiratoires chroniques sont des maladies des voies respiratoires et autres structures pulmonaires. Parmi les plus courantes, on citera l’asthme, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), les pneumopathies professionnelles et les pneumopathies interstitielles. La cause principale est le tabac mais aussi la pollution de l’air. On comprend donc mieux pourquoi l’Île-de-France est la première région concernée avec 257 400 personnes souffrantes. Les autres causes sont les poussières et produits chimiques en milieu professionnel. Mais les agriculteurs sont aussi très exposés. « Dans le milieu agricole, les personnes sont particulièrement exposées. Il y a un empoussièrage important avec les céréales, les aliments pour bétail, l'épandage et tous les produits qu'on utilise », explique le Dr Jean-Jaques Larzul, ancien pneumologue et représentant de la Fondation du souffle. En deuxième position nous retrouvons une région très agricole : Les Hauts-de-France (166800 personnes) et  l’Auvergne-Rhônes-Alpes (166700).

La démence

La France comptait, en 2016, 603 200 patients pour démences (dont maladie d’Alzheimer). Et beaucoup sont dans les Hauts-de-France, en Ile-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, départements où la densité de population est la plus forte. Lorsqu’on regarde une carte de France des régions les plus touchées, on s’aperçoit que certaines régions sont plus touchées que d’autres. Ainsi, le Bas Rhin compte 13,9 % personnes touchées ; le Haut Rhin : 13,5 % ; le Nord : 13,2 et enfin le Pas-de-Calais : 12,7 % alors que les Deux-Sèvres, la région de Niort, en compte 8,3 %.

Les accidents vasculaires cérébraux

On ne pourra s’en tenir qu’à des constats étant donné que les causes connues de l’AVC sont organiques. En effet,  l'AVC est causé principalement par la formation d'un caillot de sang (thrombose) qui bouche une petite artère du cerveau. Un AVC peut aussi se manifester par une hémorragie. Dans environ 10 % des AVC, cette hémorragie concerne une artère déformée par un anévrisme. On parle alors d'une rupture d'anévrisme. Cependant on remarque que depuis la mise en place du plan d’actions nationales AVC (entre 2010 et 2014), l’augmentation des hospitalisations des patients en unités neuro-vasculaires et la basse de la létalité hospitalière. Mais il reste trois constats préoccupants : la stabilité du taux global de patients hospitalisés pour AVC ; l’augmentation des jeunes adultes hospitalisés pour AVC ischémiques (+ 14 % chez les moins de 65 ans) et l’existence de fortes disparités régionales.

Pour bien comprendre :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/10/22/accident-vasculaire-cerebral/

Sources

- Assemblée nationale© Le Télégramme - Assurance maladie, Ameli.fr.

Manger davantage de graisses – mais pas n’importe lesquelles ! – et beaucoup moins – voire quasiment plus – de sucre, sous toutes ses formes, voici les deux fondements de l'alimentation cétogène ou low carb.

Les grands principes de l’alimentation cétogène ou low carb

Avant d’aller plus loin dans nos explications, il faut envisager et admettre que l’alimentation cétogène bouleverse nos habitudes alimentaires et fait fi d’un certain nombre de nos prérequis. En restreignant ou supprimant les sucres (glucides), elle oblige le corps à utiliser les matières grasses (lipides) comme source d'énergie. Celui-ci va donc fabriquer des corps cétoniques et va ensuite les utiliser comme source d’énergie. C'est ce que l'on appelle la cétose.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/01/23/4218/

De fait, l’alimentation cétogène n’est pas politiquement correcte. À l’opposé de la plupart des régimes, diètes et autres programmes diététiques dont les médias et les lobbys – des produits laitiers et du sucre pour ne citer qu’eux – nous rebattent les oreilles depuis plusieurs dizaines d’années. De plus, au-delà d’une mode, cette alimentation pourrait être une réponse aux pathologies dites de « civilisation » telles le surpoids, le diabète, les maladies inflammatoires… Elle a fait ses preuves pour l’épilepsie, la migraine et elle est également expérimentée pour certains cancers et certaines maladies neurodégénératives telles Parkinson ou Alzheimer.

Ceci étant dit, attachons-nous maintenant à comprendre son fonctionnement. Tout d’abord, « plus de graisses » ne veut pas dire se gaver de saucisson, de fromage ou de crème. Il n’est pas question non plus de se jeter sur les protéines animales (viande, œuf, poisson) comme la misère sur le monde. D’ailleurs, une alimentation hypotoxique (sans gluten et sans produits laitiers de vaches) est parfois associée à une alimentation cétogène.

En fait, il convient « juste » de supprimer le sucre, plus exactement les sucres. En totalité ou presque. EN TOTALITE OU PRESQUE ??? !! Oui, vous avez bien lu. Oui, c’est contraignant. Oui, c’est difficile si on est un inconditionnel bec sucré ou si on n’envisage pas son petit déjeuner autrement que pain-beurre-confiture accompagné d’un jus de fruit. Et oui, ça demande un petit apprentissage, quelques changements dans son fond de placard. En attendant, explications.

Sa mise en œuvre

Actuellement, les autorités sanitaires françaises recommandent cette répartition des apports caloriques : – 40 à 55% sous forme de glucides, – 10 à 20 % sous forme de protéines et – 35 à 40 % sous forme de lipides

Or, l’alimentation cétogène préconise : – 70 à 80% de lipides, – 20 à 25% de protéines et – 5 à 10% de glucides (20 à 50 grammes de glucides par jour).

Pour réussir sa transition, il va être important de bien choisir ces glucides. Un bon indicateur est l’indice glycémique. En effet, plus l’indice est bas, plus il faut du temps pour que le sucre arrive dans le sang, plus l’énergie obtenue est longue et constante. La charge glycémique est également intéressante à suivre.

Pour tout savoir sur l'indice et la charge glycémiques : 

https://le-quotidien-du-patient.fr/type-fiche/2017/12/11/tout-savoir-sur-lindice-glycemique-en-7-points/

Ensuite, il faut : – ressortir du placard les oléagineux : en vrac (non salé of course), en poudre, en purée, en flocons ou encore en farine. – investir dans quelques bonnes huiles (olive, colza…) et – partir à la découverte d’un nouveau monde : graine de chia, psyllium, farine de lupin, cacao cru en poudre, fromage à base de noix de cajou, graines de lin, légumes lacto-fermentés, huiles de cameline ou de chanvre… (magasins bio ou sites internet)

Un régime thérapeutique ?

Vous êtes déjà découragé(e) ? Et si la preuve* est faite que l’alimentation cétogène est synonyme qu’une perte de poids rapide et durable ? Ça va déjà mieux ?

*En voici une ! Durant un an, des chercheurs italiens ont travaillé à partir d’un groupe de 377 personnes en surpoids ou en obésité modérée. Leur étude a montré une perte de 7 kg en 4 semaines puis de 5 kg 8 semaines plus tard. Au bout d’un an, les patients ont diminué de 5 points environ leur IMC (indice de masse corporelle).

Alors, avant de vous lancer, si vous voulez davantage de précisions et de détails sur la diète cétogène, lisez Ma bible de l'alimentation cétogène qui vient de paraître. L'ouvrage est clair, complet  (explications scientifiques accessibles !) et rigoureux. Il devrait répondre à toutes vos interrogations et même au-delà ! En plus, des menus, des recettes... Honnêtement, pour 24,90 euros, il n'y a pas à hésiter ! De plus, les auteurs, Olivia Charlet et Alix Lefief-Delcourt, ne sont avares de témoignages ou d'expériences personnelles. C'est vraiment un ouvrage bien écrit et bourré d'infos. LQDP vous le recommande.

ma bible de l'alimentation cétogène

Les points positifs du régime cétogène

Sensation de satiété Pas de restriction calorique Bon apport en lipides de qualité et en protéines Perte de poids rapide Effet positif sur les taux de lipides sanguins

Les points négatifs du régime cétogène

Effets secondaires désagréables les premières semaines (grippe cétogène) Peu de diversité alimentaire Pas d'écart permis Difficile à suivre Monotone Peu compatible avec une vie sociale

Avec ces dernières infos, vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenu. Cependant, quelles que soient les raisons qui vous conduisent à l’alimentation cétogène, il faut savoir que réduire drastiquement sa consommation de sucre n’a que des effets bénéfiques sur la santé !

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/08/30/sucres-et-microbiote-intestinal/

Ma bible de l'alimentation cétogène, 100% hypotoxique, Editions Leduc

Chaque année, c’est 150 000 personnes qui sont victimes d’un accident vasculaire cérébral. Cette urgence vitale est la 3ème cause de mortalité en France. Cette pathologie peut être lourde en séquelles si elle n’est pas prise en charge rapidement.

Définition de l’accident vasculaire cérébral (AVC)

Pour imager l’AVC, on dit que le cerveau fait une attaque. C’est-à-dire qu’il y a une perte soudaine de la fonction du cerveau. Et cette perte de fonction est provoquée par l’arrêt brutal de la circulation au niveau du cerveau. Quand le cerveau n’est plus irrigué, l’apport en oxygène et en éléments nutritifs est insuffisant : les cellules du cerveau meurent. De plus, la gravité d’un AVC dépendra de deux facteurs : la localisation de l’atteinte et la surface touchée par cette non vascularisation.

Il existe deux types d’AVC :

L’AVC ischémique : c’est le type d’AVC le plus fréquent. L’arrêt de la vascularisation du cerveau est dû à un caillot. La cause principale d’un AVC ischémique est donc l’athérosclérose. Cependant, le caillot qui vient boucher la vascularisation du cerveau peut aussi être un caillot sanguin qui s’est formé à distance du cerveau et qui a été ensuite véhiculé jusqu’au cerveau, via le sang. - L’AVC hémorragique : l’AVC peut également être causé par la rupture d’une artère cérébrale : des saignements sont alors décelés dans le cerveau. Cette rupture d’artère cérébrale peut être causée par une hypertension artérielle, mais elle peut aussi être due à une malformation.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/20/tout-savoir-sur-latherosclerose/

Les facteurs de risques de l’accident vasculaire cérébral

Le cerveau et les vaisseaux sanguins ont de nombreux ennemis. Vous pouvez agir sur certains facteurs de risque, mais d’autres sont malheureusement non modifiables.

Il est possible d’agir pour prévenir l’apparition d’un AVC  :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/03/02/pour-la-journee-mondiale-du-coeur-retenez-les-10-aliments-bons-pour-le-coeur/

Les symptômes de l'accident vasculaire cérébral

Un AVC peut survenir subitement. Certaines manifestations sont très reconnaissables et doivent être connues pour pouvoir alerter les secours rapidement : - Apparition soudaine d’une difficulté à s’exprimer - Paralysie ou engourdissement d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe. On note une hémiplégie. - Perte soudaine de la vue ou vision dédoublée - Perte d’équilibre ou difficulté à coordonner les mouvements - Mal de tête soudain -  Pupilles asymétriques

Conduite à tenir

Si vous êtes témoin de l’apparition d’un ou plusieurs de ces symptômes chez une personne, contactez immédiatement le Samu (15) ou composez le 112. En effet, l'AVC est une détresse neurologique urgente qui demande une prise en charge immédiate.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/sante-connectee/2018/03/15/sauv-life-lappli-destinee-a-sauver-des-vies/

Sources :

- Assurance maladie, Ameli.fr, - Formations de secourisme - Attitude prévention.