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L’étude des pratiques alimentaires a franchi les portes de l’université. L’Unesco a classé le repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il était temps que la scène artistique se réapproprie les « rites culinaires et la culture du repas des Français ».

Manger à l’œil : Le repas des Français –  deux siècles de photos

C’est chose faite (et bien faite) avec Manger à l’œil. Les quelques 270 photographies – exposées au Mucem –, mettent en parallèle l'évolution du patrimoine gastronomique et celle de la photographie, de l’héliographie à #foodporn !

Les photographies d’amateurs - les commissaires de l’exposition ont organisé une grande collecte photographique - côtoient avec bonheur celles des professionnels. Elles immortalisent nos repas – du dimanche, de fête, de mariage, le pique-nique…, et au-delà, racontent des moments de vie, des pratiques de consommation avec, en filigrane, l’évolution sociale de la femme. Et la photographie arrive dans l’entreprise... De la cantine aux cérémonies officielles, elle met en lumière les différences d’usages selon les classes sociales ainsi que l’évolution de la société.

De la chambre noire aux nappes à carreaux, « hommage au plaisir de partager la nourriture et d’en garder mémoire », cuisine et patrimoine immatériel, c’est bien le propos de cet exposition.

Du 20 juillet au 30 septembre 2018 au Mucem – Marseille. Commissaires de l’exposition : Floriane Doury, Nicolas Havette, Pierre Hivernat et Elisabeth Martin.

Manger à l’œil – Le repas des Français –  deux siècles de photos Manger à l’œil – Le repas des Français –  deux siècles de photos

Pour ceux qui ont aimé l'exposition et/ou pour tous ceux qui ne peuvent pas s'y rendre :

Dirigé de Pierre Hivernat et Elisabeth Martin, avec des textes originaux de Bénédict Beaugé, Gilles Fumey, Luce Lebart et Denis Saillard, l’ouvrage Manger à l’œil, publié aux Éditions de l’Épure, est disponible dans toutes les librairies au prix de 28 euros.

 

 

 

Les superaliments nous laissent parfois perplexes. Quand les manger ? Comment les cuisiner ? S’ils ne remplacent pas une alimentation équilibrée, ils donnent un coup de pouce bienvenu à une journée chargée ou à un régime contraignant. À condition de savoir s’en servir. 3 super-recettes pour 3 superaliments.

Zoom sur trois superaliments

Coup de projecteur sur trois superaliments parmi les plus intrigants. Le baobab, un arbre d’Afrique. La spiruline, une algue parée de toutes les vertus. Les graines de chia, issues d’une sauge courante en Amérique Centrale.

Légitimement, on peut hésiter à acquérir un gros sac d’une poudre étrange que l’on ne saura pas cuisiner, ni doser, ni associer aux bons aliments. N’hésitez plus : avec nos conseils et nos recettes, les superaliments, c’est super-facile !

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/reportage/2018/02/20/notre-top-5-des-antioxydants/

Baobab : mangez un arbre !

Le baobab contient plus de vitamine C que l’orange, plus de calcium que le lait, plus de fer que la viande rouge. Il recèle aussi deux fois plus d’antioxydants que les baies de Goji, les myrtilles et les grenades.

Au Malawi, le baobab est un produit de l’agriculture durable. On en tire une poudre, facile à utiliser en cuisine comme en pâtisserie. On peut aussi s’en servir pour épaissir les sauces.

Nos crêpes au baobab sont idéales au petit déjeuner comme au dessert. Vous pouvez les savourer nature ou les garnir de bananes et de kiwis, de compote de pommes, ou de fromage blanc additionné de cannelle.

Crêpes au baobab et baies de Goji

Pour 4 crêpes :

4 càs farine d’épeautre 1 cas farine de blé T45 Graines de lin, courge, tournesol, sésame : 5 g de chaque 10 g baies de Goji 3 càc poudre de baobab 1 pincée de sel 1 càs d’eau 10 cl de lait de brebis 1 càc d’huile de tournesol 1 œuf 3 càc miel de votre région

1. Versez les farines, les graines et les baies dans un récipient à hauts bords. Ajoutez 1 cuillère à café de poudre de baobab, le sel, l’eau, le lait de brebis, l’huile et l’œuf entier. Mixez au mixeur plongeant.

2. Dans un ramequin, à la petite cuillère, mélangez le miel et le reste de la poudre de baobab. Vous obtenez une crème lisse.

3. Portez une poêle antiadhésive à feu assez vif. Dans la poêle très chaude, versez une petite louche de pâte pour une crêpe très fine. Dès que des bulles apparaissent, commencez à décoller les bords à la spatule. Dorez 40 secondes. Retournez et cuisez 20 secondes.

4. Roulez la crêpe. Nappez de miel au baobab. Dégustez aussitôt.

Spiruline : l’algue de l’espace

La spiruline, un superaliment La spiruline, un superaliment

La spiruline n’a rien d’une nouveauté. Cette petite algue au goût iodé apparaît sur Terre il y a 3,5 milliards d’années. Les Aztèques en consomment déjà. Et pourtant, c’est vêtue d’un scaphandre qu’elle apparaît sur nos tables, grâce aux menus des spationautes français élaborés par Alain Ducasse.

Avec ses 60% de protéines, la spiruline intéresse forcément les nutritionnistes. Et s’il n’y avait que ça ! C’est un cocktail d’acides aminés, de vitamines, d’oméga-3 et de minéraux.

On la cultive en France, et on la cuisine sous forme de poudre ou de paillettes. Quatre règles à retenir pour en tirer le meilleur parti : ne pas dépasser 1 gramme par jour dans une consommation quotidienne, ne pas la cuire, ne jamais la consommer avec du thé ou du café, et l’associer de préférence à la vitamine C dont elle dope les bienfaits.

Guacamole à la spiruline et vitamine C

1 échalote 1 avocat mûr 1 càc d’huile d’avocat ou d’olive 0,5 kiwi 6 brins de coriandre 1 pincée de paprika 1 càc de spiruline en poudre des Hauts-de-France

1. Épluchez et émincez l’échalote. Coupez l’avocat en 2 dans la longueur. Avec une grande cuillère, ôtez le noyau, prélevez la chair. Avec la même cuillère, décoquillez le demi-kiwi. Coupez-le en dés. Émincez sommairement la coriandre.

2. Dans un ramequin, mélangez intimement à la cuillère la spiruline et l’huile. Ajoutez l’échalote. Mélangez.

3. Dans le bol du mixeur, versez la chair d’avocat. Ajoutez les dés de kiwi, le paprika et la coriandre. Salez, poivrez. Mixez en purée. Débarrassez dans le récipient de service.

4. Ajoutez la spiruline à l’échalote. Mélangez. Rectifiez l’assaisonnement. Dégustez avec de la truite fumée ou des chips de kale maison.

Graines de chia : l’alpha et l’oméga-3

On l’avait oubliée, cette graine d’une sauge américaine. Pourtant, les Aztèques, encore eux, la consommaient volontiers. Les grains blancs n’ont pas beaucoup de goût, mais ils se rattrapent par leurs vertus : huit fois plus d’oméga-3 que le poisson ! Et des vitamines à gogo.

Attention, les graines sont très riches en fibres solubles. Pour préserver votre santé gastro-intestinale, une consommation modeste et régulière, autour de 25 g par jour, vaut mieux qu’une quantité importante d’un seul coup.

On peut en faire du pain et des barres de céréales. Mais c’est dans les liquides que les graines de chia développent leurs super-pouvoirs. En effet, elles absorbent jusqu’à 25 fois leur poids en eau. Mixées, elles transformeront un jus ou un laitage en smoothie épais et satisfaisant.

Alors c’est parti pour un petit déjeuner vite fait et riche en bonnes choses, avec ce smoothie aux myrtilles antioxydant en diable.

Pour en savoir plus :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/05/23/graines-de-chia-prenez-en-de-la-graine/

Super-Smoothie aux graines de chia et myrtilles

30 g myrtilles (éventuellement surgelées) 1 banane 20 cl de lait d’amande 1 càs de yaourt de lait de chèvre nature 1 càs de graines de lin 2 càc miel de votre région 1 càs de graines de chia

1. Coupez la banane en tronçons.

2. Dans le bol du mixeur, versez les myrtilles et la banane. Ajoutez le lait et le yaourt, puis les graines et le miel. Mixez.

3. Dégustez aussitôt ou réservez 15 mn au congélateur pour un smoothie rafraîchissant.

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Because Gus est LE média des sans gluten. Sa mission est d'informer tous les sans gluten et leur entourage de l'actualité de ce domaine. Il a aussi pour ambition de collecter et de conseiller les lieux avec une offre sans gluten. Fondé par Cécile Gleize en 2013, Because Gus vient de sortir l'annuaire des boulangeries sans gluten.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/allergies-alimentaires/2015/05/04/allergie-au-gluten/

L'annuaire des boulangeries sans gluten

Because Gus vient de concocter un annuaire des boulangeries proposant des pains, des quiches et des gâteaux sans gluten. Pas de jaloux ! De Marseille à Annecy, de Lille à Fort-de-France, les adresses couvrent l'ensemble du continent et les territoires d'outre-mer.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/2017/10/16/article-dossier-2/

Il va simplifier la vie de tous les sans gluten (voire également sans lactose pour certaines adresses) dans leur vie quotidienne, en vacances ou lors des déplacements. Enjoy !

Une complémentaire santé peut être souscrite auprès d’une mutuelle, compagnie d’assurances, institution de prévoyance, ou un établissement bancaire. Cette complémentaire peut être individuelle ou collective. Les tarifs, taux de remboursement ou possibilités de résiliation peuvent évoluer mais à certaines conditions. Petite explication.

Qui dit renouvellement de mutuelle dit nouvelles conditions

Lorsque vous signez un contrat de mutuelle, on vous propose des tarifs et remboursements qui ne changeront pas cours de contrat. Aucun organisme assureur (mutuelle, compagnie…) ne peut abaisser les seuils de couverture. En revanche, le législateur peut imposer des variations qui s’appliquent alors à tous les contrats sans exception, individuels ou collectifs.

Cependant, lors du renouvellement de ce contrat, les conditions peuvent changer. En effet, les tarifs, niveaux de remboursement ou la possibilité de résiliation peuvent évoluer. C’est à ce moment que vous pouvez décider de changer d’organisme. Ainsi, durant cette période et au moment de choisir votre complémentaire santé lisez bien votre contrat. C’est lui qui vous informe de toutes les conditions. Si vous avez besoin d’un conseil n’hésitez pas à faire appel à un avocat qui pourra vous aider à déchiffrer certaines subtilités. Sachez que dans votre mairie ou dans certains tribunaux des avocats sont à votre disposition à titre gracieux.

Conditions de résiliation d’une mutuelle

Deux possibilités : vous décidez de garder le même contrat, vous ne faites rien, il se renouvellera de lui-même. C’est ce qu’on appelle la tacite reconduction. Seconde possibilité : vous décidez de changer d’organisme. C’est là que votre contrat peut être précieux ! En effet, il faut dans ce cas vous reporter aux conditions de résiliation. En règle générale, les complémentaires santé individuelles sont conclues pour un an. Vous pouvez donc résilier votre contrat à chaque date d’échéance. Soit à la date d’anniversaire de votre contrat soit au 1er janvier de l’année. Vous n’êtes pas obligé(e) de fournir un motif. Cependant, vous devrez envoyer cette résiliation par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Légalement, les organismes assureurs doivent vous informer que votre contrat va arriver à échéance au plus tard 15 jours avant la date limite de résiliation. C’est à ce moment que vous choisissez de rester ou de partir.

Nous ne vous le répéterons jamais assez : que ce soit avant de signer un contrat ou au moment de son renouvellement, lisez-le bien. Cela vous évitera de mauvaises surprises !

En cas de revenu modeste, une aide peut être accordée lors de votre recherche de contrat de mutuelle :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/01/12/laide-a-la-complementaire-sante-la-sante-pour-tous/

Sources

- Notretemps.com

Une étude publiée dans la revue Microbiome souligne les effets nocifs d’une consommation excessive d’alcool sur le microbiote buccal. Alors, alcool et microbiote, une fâcheuse association ?

Une consommation excessive d’alcool en cause de l’altération du microbiote

Plus de 1 000 sujets sains ont participé à l’étude en fournissant des échantillons de salive et en renseignant leurs habitudes alimentaires. L’équipe de chercheurs de l’université de New-York différenciait : - Une consommation modérée d’alcool : soit un verre par jour pour les femmes et deux verres pour les hommes. - Une consommation importante d’alcool : plus d’un verre par jour pour les femmes, plus de deux verres pour les hommes.

Après étude des habitudes alimentaires des participants, l’équipe a distingué 614 participants ayant une consommation modérée contre 160 plus gros buveurs. Et 270 sujets ne buvant pas d’alcool.

Une quantité moindre de bonnes bactéries chez les gros buveurs

L’analyse du microbiote des plus gros consommateurs d’alcool révélait une moindre présence de lactobacilles, des bactéries à l’effet anti-inflammatoire. A contrario, ils avaient davantage de bactéries de la famille des Actinomyces, Leptotrichia, Cardiobacterium et Neisseria. Si ces noms ne vous disent absolument rien, sachez qu’elles sont en cause dans les parodontites. En outre, la famille Neisseria développe un composé cancérigène à partir de l’éthanol, l’acétaldéhyde.

Force est de constater qu’une certaine consommation d’alcool cause une dysbiose du microbiote buccal. Pour quelle raison ? L’équipe de recherche suppose que les acides que l’on retrouve dans l’alcool seraient responsables d’une dégradation de ce microbiote, altérant de fait sa diversité bactérienne.

Pour aller plus loin :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/06/tout-savoir-sur-le-microbiote/

Alcool et microbiote : un équilibre fragile

Notre bouche contient près de 700 bactéries distinctes. On distingue bien évidemment les bonnes bactéries de celles dites nocives. Les premières permettent de limiter la croissance de germes pathogènes. Au contraire, les mauvaises bactéries peuvent être la cause d’inflammations des gencives et de parodontites.

Rappelons également (sans vous faire la morale) qu’une consommation élevée d’alcool est un facteur de risque de maladies du foie, de cancers voire de maladies cardiovasculaires… Aussi, allez-y doucement sur l’apéro !

Sur le même sujet :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/03/21/lalcool-et-ses-4-verites/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Source

Xiaozhou Fan et al., « Drinking alcohol is associated with variation in the human oral microbiome in a large study of American adults. », Microbiome, 6 (59), avril 2018. - Lanutrition.fr.