Blue Flower

L'analyse de son microbiote est aujourd'hui possible. Pas en France mais d'autres pays s'y emploient. Le coût est relativement élevé et les résultats ne sont pas encore validés ou pris en compte par la faculté.

L’analyse de son microbiote

Comment ?

Les tests de selles effectués sur des cultures ou des analyses au microscope sont obsolètes, les bactéries intestinales sont anaérobes. Les tests basés sur l’ADN bactérien donnent aujourd’hui des résultats les plus proches de la réalité de notre microbiote.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/

Où ?

La majorité des laboratoires qui proposent cette analyse sont américains. Il en existe cependant en Angleterre et en Belgique.

Les résultats

La majorité des résultats présentent une analyse par séquençage génétique de votre microbiote en classifiant les bactéries par phylum (dont les espèces sont toutes issues d'un même ancêtre), genre et espèce.

Les résultats sont généralement associés avec une recherche de bactéries pathogènes (shigelles, salmonelles, campylobacter, clostridium difficile...) de levures ou de parasites (giardia, candida, entamoeba...)

Combien ça coûte ?

Comptez environ 300 euros pour l’analyse du microbiote par le laboratoire belge.

Est-ce vraiment fiable ?

Les résultats donnent un indice de la biodiversité par rapport à une population donnée. Scientifiquement, il est trop tôt pour dire que les résultats ont une valeur santé. Les études scientifiques ont réussi à mettre en évidence des relations entre certains profils bactériens et des maladies, mais on ne sait pas toujours expliquer si les perturbations du microbiote sont la cause, la conséquence ou un phénomène annexe aux problèmes de santé. Pour ces raisons, on peut comprendre que de nombreux médecins et spécialistes doutent du bien-fondé de ces analyses. Pour en savoir plus sur les données des résultats 

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/11/22/5-aliments-au-top-pour-votre-microbiote/

On sait désormais « qu’il existe une relation de causalité entre l’appauvrissement du microbiote et la survenue de certaines maladies métaboliques, telles que le diabète et l’obésité ». On sait aussi qu’en changeant de régime alimentaire, on peut enrichir son microbiote. Doit-on privilégier un aliment plutôt qu’un autre ?

Et si c’était les fibres ?

Selon une étude de l’INRA, réalisée en collaboration avec le Centre de recherche en nutrition humaine Rhône-Alpes, la richesse du microbiote varie en fonction de votre alimentation. Ce qui signifie que plus votre alimentation est variée et riche en fibres, plus votre microbiote est riche en bactéries.

Pour ceux qui mangent peu de fibres, pas de panique ! Votre microbiote peut s’enrichir en bactéries si vous consommez davantage de fibres. En revanche, s’il a habituellement suffisamment de bactéries, il reste stable même si vous changez de régime alimentaire pendant 8 semaines.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/01/23/4218/

Des conséquences sur les maladies chroniques

Cette étude pourrait changer notre façon de traiter certaines maladies chroniques comme le diabète et le cholestérol. En effet, lorsqu’on permet durant six semaines « un enrichissement du microbiote intestinal chez certains patients obèses - à qui était prescrit un régime hypocalorique enrichi en protéines et fibres -, on observe la diminution de certains paramètres délétères, tels que l’excès de cholestérol ou de graisses (triglycérides) ».

On peut donc supposer que ces maladies sont liées à un appauvrissement du microbiote. Dans ce cas, surveillons notre microbiote ! Et, selon les résultats, varions notre régime alimentaire. Il faut néanmoins souligner que, pour l’instant, une analyse de microbiote est coûteuse et peu répandue.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/innovation/2018/09/11/lanalyse-de-son-microbiote-ou-combien-pourquoi/

Epargnez votre mucus !

Et ce n’est pas tout ! En cas de manque de fibres, les bactéries de notre microbiote vont s’attaquer au « mucus qui tapisse notre épithélium - la barrière de cellules qui isole l’intestin de l’organisme ». Ce mucus est composé de glyco-protéines,  qui leur fournissent de l'énergie.

Le problème, c’est qu’en le grignotant, les bactéries diminuent "l'étanchéité" de l’épithélium. Ainsi, elles peuvent compromettre les défenses naturelles et ouvrir la voie à des agents pathogènes. La solution ? Consommer suffisamment de fibres afin de retrouver une situation normale… Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources INRA

 

Les députés planchent actuellement sur une « taxe sel ». Leur objectif : réduire la prévalence de maladies chroniques tels que l'hypertension ou l'ostéoporose.

Imposer la « taxe sel » aux industriels pour prévenir la santé des Français, on y croit ?

En effet, depuis mars 2018, la commission d'enquête sur l'alimentation industrielle planche sur des mesures contre l'émergence des maladies chroniques. Taxer les produits contenant trop de sel est une piste sérieuse.

Cette « taxe sel » revient à contraindre les industriels à diminuer les quantités de sel dans leurs produits transformés. De fait, dans son hors-série « Ces aliments qui nous empoisonnent ! » d’avril 2018, le magazine 60 millions de consommateurs affirmait que « 80% du sel absorbé par les Français proviennent des aliments transformés ».

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/27/aliments-ultra-transformes-aut/

5 grammes de sel par jour

« Il y a des problématiques de santé publique qui sont gravissimes et qui incluent [aussi] la question du sel », déclare à l'AFP la porte-parole de la commission et députée La République en marche (LREM) Michèle Crouzet.

Elle rappelle, par ailleurs, qu'environ 12 millions de Français souffrent d'hypertension artérielle. « L'excès de consommation de sel est aujourd'hui reconnu comme un des facteurs de risque d'hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires, ainsi que d'autres maladies, dont le cancer de l'estomac », confirme l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/07/10/exces-de-sel-et-microbiote-intestinal/

Une consommation excessive pourrait [également] favoriser l'élimination urinaire du calcium et favoriser ainsi l'ostéoporose, une maladie provoquant la fragilisation des os et pouvant favoriser l'apparition de fractures. » Surpoids et obésité sont aussi concernés.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/22/recettes-magiques-sans-sel/

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande une consommation maximale de cinq grammes par jour, soit une cuillère à café. Selon l'OMS, la plupart des gens en consomment deux fois l'apport maximum recommandé, entre 9 à 12 grammes par jour. Pourtant, « on peut facilement mettre beaucoup moins de sel dans notre alimentation, sans que cela gêne quoi que ce soit au niveau gustatif », constate la députée.

Trop de sel ! Trop de sel !

Les taxes contre la malbouffe

Depuis 2012, la « taxe soda » taxe l'ensemble des boissons contenant des sucres ajoutés, peu importe la quantité, afin de lutter contre l'obésité. Au 1er juillet dernier, elle a été renforcée. En effet, fixe depuis l’origine, elle est désormais indexée sur le taux de sucre contenu dans les boissons.

Résultat : Coca cola ruse, contourne la loi, voire, l’utilise pour augmenter ses marges ! En effet, au lieu de réduire le taux de sucre, il préfère faire payer la taxe aux consommateurs. Réduisant la taille des bouteilles et en les vendant au même prix, il inclut ainsi la dizaine de centimes d’euros de taxe !! Espérons que la taxe sel ne subisse pas le même sort...

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Source :

Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle : qualité nutritionnelle, rôle dans l’émergence de pathologies chroniques, impact social et environnemental de sa provenance

Difficile de se faire une idée de la conduite à tenir concernant notre alimentation. Les messages et conseils nutritionnels affluent de toutes parts et sont bien (trop) souvent contradictoires. Comment démêler le vrai du faux ? Est-il possible de se nourrir sainement ? Bernard Lavallée, le très réputé nutritionniste urbain, engage une passionnante réflexion sur le contenu de votre assiette dans N'avalez pas tout ce qu'on vous dit.

Manger d'abord, bien-manger ensuite

Notre rapport à l'alimentation est plutôt binaire. Durant des siècles, notre préoccupation majeure était de ne pas mourir de faim, d'avoir toujours un bout de pain pour la fin de journée. Aujourd'hui tout a changé. Nous, occidentaux, ne mourons (presque) plus de faim et avons sans cesse de quoi remplir notre assiette. Notre nouvelle grande et incessante préoccupation est de comprendre le contenu de notre assiette pour prendre soin de notre santé. C'est l'ère du bien-manger.

Un éveil des consciences qui survient après nombre de scandales sanitaires et une explosion des maladies chroniques comme le diabète de type 2. Aussi est-il légitime de s'interroger sur la genèse de ces maladies. Et si notre alimentation était en cause ?

La « cacophonie nutritionnelle »

Vient alors le temps des remises en question, précédant de peu une modification radicale de notre alimentation. Nous sommes toutes et tous à un moment passés par là, cette quête incessante du mieux-manger. Alors nous nous documentons, nous passons des heures à errer sur la toile et en supermarché, incapables de déterminer ce qui est bon ou non pour notre santé. Difficile de ne pas s'égarer parmi les méandres de l'information où abondent des conseils supposés augmenter notre espérance de vie d'un demi-siècle et nous protéger contre ces maladies encore trop effrayantes. Il est d'ailleurs possible de lire que « le citron est 10 000 fois plus puissant que la chimiothérapie » rappelle avec une douce ironie Bernard Lavallée. Nous baignons dans un océan d'informations nutritionnelles, et nombre d'entre nous se sont déjà noyés au sein de cette « bullshit nutritionelle ». C'est tout le paradoxe de notre siècle : un accès illimité à l'information et une absence totale de certitudes. Une preuve ? Tapez « nutrition santé » sur Google. Vous aurez à votre disposition 117 000 000 de résultats.

Lanceurs d'alerte...

Bien-manger est aussi et surtout une grande tendance. Régime paléo, végé, alimentation bio, locale, méditerranéenne... Les diktats du moment nous imposent de proscrire le sucre, le gras, le sel pour se concentrer sur les antioxydants, les oméga-3 et le curcuma. Et nous essayons, convaincus par exemple des bienfaits d'un jeûne ou d'une bonne détox. Ces messages diffusés en masse ont un impact direct sur notre comportement alimentaire. Et nous devenons suspicieux, nous diabolisons le gluten, le lactose, la viande. Mais sait-on vraiment si ces messages sont fiables ?

Sur le même sujet :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/03/01/manifester-pour-le-bien-manger/

… Et messages putaclic

Il est d'abord nécessaire de démasquer la « bullshit nutritionnelle ». Bernard Lavallée prend un exemple bien connu du grand public. « On observe depuis assez longtemps que ceux qui mangent beaucoup de fruits et de légumes ont généralement moins de risques de souffrir de différents problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires et le cancer ». Nombreux sont ceux ayant tendance à considérer une causalité directe entre la consommation de fruits/légumes et le cancer ou les maladies cardiovasculaires. Et les médias ne se privent pas pour souligner l'inéluctable lien entre la consommation de fruits/légumes et le risque amoindri de cancers. Raison pour laquelle vous constatez régulièrement des articles intitulés « Les 5 aliments pour éviter un cancer ». Mais il ne faut pas oublier que ces considérations ont été établies d'après des études d'observation. Et il est impossible de prouver - d'après lesdites études - ce lien de causalité. Aussi, prenons garde aux amalgames et aux titres putaclic.

Attraper le taureau par les cornes et cueillir la salade à même le sol

Nous apprendre à repérer la désinformation nutritionnelle, c'est tout le dessein de l'auteur. Et il souligne à juste titre que durant plus de deux cents pages, il a décrié la « bullshit nutritionnelle ». Mais nous conseille-t-il en matière d'alimentation ? Autrement dit, s'il est facile d'affirmer qu'une grande majorité de messages nutritionnels ne sont que des balivernes, quelles solutions nous propose Bernard Lavallée ?

1 - Mangez une grande variété d'aliments

Une alimentation diversifiée est la promesse d'un large éventail de nutriments. Et donc d'une réponse optimale à nos besoins nutritionnels. Et si le thon a la réputation d'être bourré de mercure ou la viande de nuire à notre santé cardiovasculaire, n'oubliez pas qu'une consommation occasionnelle n'engendrera pas les mêmes effets qu'une consommation quotidienne.

2 - Minimisez les aliments ultra-transformés

Nous vous l'avons déjà dit : allez-y doucement sur les AUT. Favorisez les produits frais et faites appel à vos talents de cuisinier. Vous serez certainement surpris de vos talents !

Pour comprendre ce que sont les AUT :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/27/aliments-ultra-transformes-aut/

3 - Ne lésinez pas sur les végétaux

Votre mère ne songeait qu'à votre bien lorsqu'elle vous intimait l'ordre de terminer vos brocolis. Les personnes adoptant régime méditerranéen semblent en effet souffrir de moins de maladies chroniques.

4 - Soyez à l'écoute de votre corps

Nombreux sont ceux qui polluent leurs repas de restrictions multiples. En effet, la surveillance est de mise lorsque l'on parle de calories ou de portions. Mais, pourquoi ne pas essayer de comprendre ses sensations et écouter son corps ?

5 - Du plaisir, encore du plaisir

Sans nul doute le conseil de Bernard Lavallée qu'il faut veiller à appliquer chaque jour. Le repas, c'est sacré ! Instant de partage et de convivialité, c'est aussi l'occasion de (re)découvrir les produits du terroir, de se lancer dans de nouvelles recettes. « On doit donc se faire un devoir d'inviter le plaisir à sa table aussi souvent que possible ».

N'avalez pas tout ce qu'on vous dit

Bernard Lavallée, N'avalez pas tout ce qu'on vous dit, Les éditions La Presse, mai 2018, 248 pages. Disponible sur le site de l'éditeur.

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.