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Novembre, mois sans tabac ! Le Quotidien du Patient vous aide à réussir votre sevrage tabagique avec la cigarette électronique, qui offre 10 fois plus de chances de se débarrasser de la cigarette qu’un sevrage « sec ». 

Sur les problèmes de santé occasionnés par la cigarette électronique, on a tout lu. Au point qu’il nous serait impossible de dresser une liste exhaustive des « intox » et « fake news » qui ont couru sur le sujet. Concentrons-nous plutôt sur les soucis de santé bien réels qui surviennent aux vapoteurs débutants et sur les grandes questions qu’ils sont en droit de se poser. 

Vapoteurs débutants : quels problèmes de santé ?

L’utilisation de la cigarette électronique peut entraîner des troubles légers de la santé. Ils sont le plus souvent passagers. Ils se conjuguent avec les symptômes communs à tous les sevrages. Difficile de faire le tri ! 

Nous vous parlions de la toux, le plus courant des désagréments, dans un précédent article. Vous pouvez également éprouver des maux de tête, des saignements gingivaux, une déshydratation des muqueuses. Explications. 

Maux de tête, CO2 et nicotine

Une cause fréquente des maux de tête dans les premiers jours du sevrage, c’est... le sevrage lui-même. Fumer une cigarette de tabac, c’est inhaler 300% de monoxyde de carbone (CO2). L’arrêt du tabac provoque une sur-oxygénation du cerveau. C’est douloureux, mais la douleur disparaîtra d’elle-même en quelques jours. 

Les maux de tête surviennent aussi dans le cas d’un sur-dosage de nicotine. Un cas d’école : l’utilisation simultanée de la cigarette électronique et de substituts pharmaceutiques, tels que les patches, pastilles ou sirops. 

Le mal de tête peut aussi découler de la déshydratation causée par le vaporisateur personnel. Nous en reparlons plus bas. 

Que faire ? En cas d’un trop fort dosage de nicotine, deux options. Vous pouvez soit réduire l’apport de nicotine pharmaceutique, par exemple en coupant votre patch en 2 ou en 4 (sauf Niquitin). Soit adopter un liquide plus faiblement dosé en nicotine. Mais attention : ne baissez pas tout d’un coup ! On ne le répétera jamais assez : une dose importante de nicotine est essentielle pour réussir son sevrage. Avancez progressivement. 

Saignement des gencives et vapeur chaude

Pour satisfaire aux besoins de notre corps en nicotine, nous vapotons beaucoup plus souvent que nous ne fumions. C’est normal, c’est même très bien. Mais nos gencives se retrouvent exposées à une stimulation constante par de la vapeur chaude. Cela les fragilise et peut entraîner des saignements. 

Que faire ? Les solutions sont nombreuses. Côté dentaire, un médecin prescrira un dentifrice pour gencives fragiles, qui règle rapidement le problème. Côté cigarette électronique, vous pouvez faire baisser la température de votre vapeur de plusieurs façons. Utiliser une résistance de valeur supérieure, autour de 1,5 Ohm. Baisser la puissance de votre batterie. Utiliser un embout buccal, dit « drip tip », plus long (25 mm ou plus) et façonné dans une matière froide. Il en existe en téflon, en delrin, en pierre, en bois. Tous vous procureront une vapeur plus tiède que le métal et le plastique. En dernière instance, changez pour un atomiseur à « vapeur tiède ou froide » : une bonne boutique saura vous conseiller. 

Bouche sèche et propylène glycol

Vapoter déshydrate. C’est dû au propylène glycol et à la glycérine végétale, les deux composants principaux de votre liquide. 

Que faire ? Hydratez-vous ! Buvez régulièrement et abondamment, de l’eau en priorité. 

Aphtes, langue blanche, liquides et arômes

De nombreux vapoteurs sont surpris d’apprendre qu’il existe des différences de qualité entre les marques de liquides. Différences de qualité ? Autant qu’entre un restaurant étoilé et les pâtes au micro-ondes d’une chambre d’étudiant. 

Aphtes et langue blanche peuvent disparaître après une hydratation renforcée et un sevrage de quelques semaines qui rétablira l’équilibre de votre flore malmenée par le tabac. Toujours là ? Alors ils peuvent résulter d’un liquide de mauvaise qualité, d’arômes trop dosés ou mal choisis, ou bien de tout ça à la fois. 

Que faire ? Jetez votre flacon. Trouvez une boutique de bonne qualité, ou demandez conseil sur un forum internet. Réclamez une marque française (nous battons à plate couture les Américains dans ce domaine) avec pignon sur rue. Vous ne paierez pas plus cher pour un liquide produit par une marque sérieuse qui s’engage, noir sur blanc, pour l’innocuité sanitaire de ses liquides. 

Allergie au propylène glycol

Nous l’évoquions dans l’article sur la toux. De rares vapoteurs sont intolérants au « PG », le propylène glycol. Cette allergie se manifeste par une toux conjuguée à des maux d’estomac, une langue rouge, une sensation violente de brûlure. 

Que faire ? Arrêtez immédiatement de vapoter votre liquide habituel. Procurez-vous un liquide au « végétol », il s’agit de propylène glycol végétal. Si vos symptômes cessent, il est possible que vous soyez allergique au PG. Consultez un pneumologue ou un allergologue. 

https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2018/02/06/4610/

Les maux du sevrage

À ces désagréments s’ajoutent les conséquences communes à tous les sevrages tabagiques. 

Le coup de blues peut être violent. Anxiété, sensation de vide, irritabilité, épuisement physique. Il résulte du manque de nicotine, mais aussi de la privation des antidépresseurs contenus dans les cigarettes de tabac. Il survient 2 semaines à 3 mois après le début du sevrage. Une petite cure de magnésium, ou de chocolat, peut avoir des effets bénéfiques sur l’humeur et le tonus. Mais avant tout, entourez-vous de proches, parlez-en sur les forums de vapoteurs, pratiquez une activité physique modérée et au besoin, consultez. Il n’y a jamais de honte à demander de l’aide. 

Prise de poids, Troubles de la digestion : Tenez bon jusqu’à la semaine prochaine ! Nous aborderons ces questions dans un article consacré à la nutrition dans le cadre du vapotage.   

Les troubles du sommeil. Augmentez la dose de nicotine dans la journée, pour réduire les insomnies causées par le manque. Et optez, le soir, pour un liquide peu ou pas nicotiné, afin que l’effet excitant de la nicotine ne vous tienne pas éveillé. 

Gros soucis, grandes questions

Tout ceci semble assez bénin au regard des épouvantails agités dans la presse. Et le cancer ? Et si je suis enceinte ? Et la santé de mes proches, qui respirent ma vapeur toute la journée ? 

Pour résumer, aucune étude n’a fait la preuve de maladies graves causées ou aggravées par la cigarette électronique. 

Et toutes les études montrent que la vapeur que vous exhalez n’a aucun effet sur votre environnement – à part, il faut bien l’avouer, celui d’encrasser les vitres, écrans et pare-brises. Il n’existe ni de « vapotage de seconde main », comme chez les fumeurs qui empoisonnent leur entourage, ni d’« effet passerelle » qui conduirait au tabagisme les jeunes exposés à la vapeur. 

Grossesse et cigarette électronique

La fumée des cigarettes de tabac est nocive au fœtus dès le premier jour de sa conception. Nocif aussi, le stress causé par le manque. Tous les moyens qui vous permettent d’arrêter de fumer sont intéressants. En l’état actuel des connaissances, aucune nocivité de la cigarette électronique sur le fœtus n’a été mise au jour. 

Pour tout savoir sur la question, consultez ce document traduit en français par le professeur Jean-François Etter (Université de Genève), édité au Royaume-Uni par 21 associations et sociétés savantes sur l’usage de la vape chez les femmes enceintes : https://www.stop-dependance.ch/tabac/pdf/eCigSIPF.pdf  

Cancer : feu vert à la vape

L’INCA, c’est l’institut français du cancer. Quelle est sa position sur la cigarette électronique ? Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est sans équivoque. L’institut soutient sans réserves l’usage du vaporisateur personnel. Voyez cette courte vidéo. 

https://www.youtube.com/watch?v=ul9OucjMby0

Oui, mais... et la nicotine ?

On nous a martelé sans relâche, depuis des décennies, que la nicotine était cancérigène.

Certes, à l’état pur, la nicotine est un poison. Certes, la nicotine est addictive. Mais aux doses présentes dans la cigarette, qu’elle soit de tabac ou électronique, la nicotine n’est pas votre pire ennemi. 

Ce qui est mortel dans le tabac, c’est le monoxyde de carbone (CO2) issu de la combustion. Associé à toutes les méchantes molécules de la cigarette de tabac, qu’elles soient ajoutées lors de la fabrication ou créées par réaction chimique lors de la combustion. 

En passant à la cigarette électronique, vous vous débarrassez du monoxyde de carbone et des horribles molécules. Vous conservez, pour un temps, la nicotine. Mais vous disposez en même temps du dispositif le plus efficace pour vous débarrasser de cette addiction, en douceur et sans manque. 

Vous ne nous croyez pas ? Écoutez Jacques Le Houezec, tabacologue spécialisé dans la nicotine, répondre à toutes les questions sur la nicotine, dans le cadre du Mois sans Tabac 2017. 

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/11/06/et-vous-quest-ce-qui-vous-motiverait-a-arreter-la-cigarette/

Grâce à la mobilisation de la Fédération Française des Diabétiques, une concertation de très grande ampleur a pu être menée durant une année : les États Généraux du Diabète et des Diabétiques. Mobilisant plus de 60 000 patients, des proches, des institutions ou encore des professionnels de santé, cette concertation a permis l'émergence de 15 propositions à destination des institutions pour changer le quotidien des diabétiques.

1 - Mettre en place, coordonner, financer et évaluer une politique d'éducation à la santé permettant à chaque citoyen de préserver son capital santé

Ce sont aujourd'hui plus de 3,7 millions de Français qui souffrent de diabète, deux fois plus qu'en 2000 ! Le nombre de diabétiques devant rapidement atteindre les 4 millions, il est capital d'agir sur l'éducation à la santé car la population vieillit, se sédentarise et grossit. Aussi la Fédération suggère-t-elle de rendre obligatoire l'éducation à la santé dans les écoles, collèges et lycées par la promotion de l'équilibre alimentaire et de l'activité physique.

Contribuer à des modes de vie plus favorables à la santé étant nécessaire, elle propose en outre de lancer un plan pluriannuel « promotion de la santé ».

2 - Améliorer la qualité des aliments industriels et donner aux citoyens les capacités de faire des choix éclairés

Les aliments ultra-transformés (AUT), nous en voyons sans cesse, sans le savoir. Il n'est donc guère étonnant qu'ils remplacent bien trop souvent les produits frais et bruts. Inutile de nier : nos habitudes de consommation ont été bouleversées par la vague des AUT. Or, l'information nutritionnelle étant trop souvent opaque, nombreux sont les consommateurs qui ne parviennent pas à déchiffrer les étiquettes des denrées alimentaires, rendant impossible la compréhension des qualités nutritionnelles. Raisons pour lesquelles la Fédération souhaite rendre obligatoire le Nutriscore, pour que chacun puisse comprendre ce qui se trouve dans l'assiette.

Réussir à limiter l'ultra-transformation des produits et faire en sorte que le sucre, le sel et les graisses soient limités permettront à terme de lutter contre le diabète de type 2. La Fédération va donc participer à la mise en place d'une taxe sur les produits trop sucrés ou trop salés, taxe permettant de financer des éducations d'action à la santé. Elle aura également pour objectif l'extension de l'interdiction de la publicité dans les programmes jeunesse aux chaînes privées.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/06/27/aliments-ultra-transformes-aut/

3 - Mesurer l'impact génétique et épigénétique des déterminants sociaux et environnementaux sur l'apparition du diabète.

Il est communément admis que la genèse du diabète est liée à la génétique et l'environnement. Or, tous deux sont liés. Ce qui se trouve dans notre assiette, dans l'air ou dans notre verre a un impact sur nos gènes, modifiant notre organisme. Ainsi, la Fédération souhaiterait que soient développés des critères permettant d'identifier les perturbateurs endocriniens de différents domaines (cosmétique, emballages...) et que s'accélère la recherche sur l'épigénétique.

4 - Améliorer la connaissance et le repérage des personnes à risque de diabète de type 2

Aujourd'hui, c'est majoritairement le médecin généraliste qui s'efforce de repérer le diabète. Il semble nécessaire de permettre à d'autres acteurs, notamment du secteur médico-social, de contribuer à ce repérage et d'orienter les patients vers une structure adaptée. La Fédération s'engage à favoriser la mobilisation des acteurs de proximité pour repérer les personnes à risques. Elle souhaiterait en outre créer un observatoire des personnes à risques de diabète de type 2.

5 - Réviser les textes législatifs et réglementaires sur l'emploi des personnes diabétiques au regard des progrès technologiques et thérapeutiques

Nombre d'entre nous l'ignorent mais les diabétiques n'ont pas accès à certains métiers réglementés (police nationale, marin, personnel navigant...). Les textes qui encadrent l'accès à ces emplois relevant de divers ministères, la Fédération milite pour la création d'un comité interministériel afin de réviser les textes.

Être diabétique, c'est également s'exposer à la discrimination à l'embauche, à un licenciement abusif. Car les préjugés et le manque de connaissances sur le diabète persistent. Il semble donc urgent pour la Fédération de participer à la révision des textes législatifs et réglementaires, mais aussi de créer un statut intermédiaire pour les personnes en Affection Longue Durée.

6 - Renforcer les capacités des patients à s'approprier les informations concernant leur santé afin de prendre avec leurs professionnels de santé les décisions adaptées à leur situation

Afin d'être acteur de sa santé, il est capital d'être informé. Ce n'est malheureusement pas suffisamment le cas, d'où la volonté de la Fédération de co-construire un modèle de consultation pour la prise en charge du diabète afin de créer une véritable communication patients/professionnels de santé. Il serait également judicieux de favoriser, dans les études de médecine, les notions d'éducation thérapeutique, de décision médicale partagée ou encore de médecine humaniste.

7 - Définir le cadre réglementaire d'un accompagnement de qualité pour les patients

Toute maladie chronique nécessite un accompagnement adapté pour que le patient ne soit pas contraint de faire face aux multiples étapes de la vie et de la maladie tout seul. Pourtant, nombre de diabétiques se sentent isolés et impuissants face aux complications de la maladie ou aux variations de la glycémie. Aussi est-il nécessaire de définir le cadre réglementaire des actions d'accompagnement des patients diabétiques pour davantage d'efficacité et pour que l'accès à cet accompagnement soit accessible au plus grand nombre.

8 - Considérer l'activité physique et la diététique comme une thérapie à part entière du diabète

Force est d'admettre qu'une alimentation équilibrée ainsi qu'une activité physique régulière adaptée sont indispensables. Mais l'accompagnement diététique et la prescription d'une activité physique sont limités par de nombreux freins. Raison pour laquelle la Fédération souhaite que l'accompagnement diététique et l'activité physique soient remboursés aux patients en ayant besoin.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/bien-etre/vivre-avec-sa-pathologie/2018/03/28/quel-sport-recommander-aux-personnes-souffrant-de-diabete/

9 - Construire une offre de soins adaptée aux besoins de chaque patient

Obtenir un rendez-vous un spécialiste peut relever du parcours du combattant. Les prises en charge prennent du retard, les patients consultent donc davantage leur médecin généraliste, qui peut parfois manquer de formation concernant la pathologie concernée. Il est de fait urgent d'établir un guide à destination des médecins généralistes afin d'éviter tout risque pour le patient diabétique de développer une polypathologie.

10 - Redéfinir les rôles et les compétences des acteurs de proximité afin de restructurer l'offre territoriale

L'explosion des maladies chroniques et le vieillissement de la population ont inéluctablement conduit à une déstabilisation de notre système de santé. Pour un rééquilibre, la Fédération estime que la mise en place d'une rémunération à la performance pour la prise en charge et le suivi des pompes à insuline par les prestataires de santé est particulièrement judicieuse. Le principe ? Si un patient n'utilise pas correctement son dispositif, le prestataire de santé se voit financièrement pénalisé, et inversement si le dispositif du patient est correctement utilisé.

Ce déséquilibre du système de santé entraîne de surcroît de nouveaux enjeux, modifiant les rôles et des acteurs de santé. Or, il est important que chacun puisse apporter son expertise lorsque le patient en a besoin, d'où une volonté pour la Fédération de donner la responsabilité de la pharmacovigilance au pharmacien, afin de renforcer la sécurité et de diminuer les effets indésirables de certains traitement.

11 - Faciliter le quotidien des patients en favorisant les consultations à distance et le télésuivi

Le nombre de diabétiques équipés de capteurs de glucose en continu, d'outils de mesure de l'activité physique ou d'une pompe à insuline connectée ne devrait cesser de croître. Pour autant, ces objets connectés sont à ce jour encore sous-exploités alors qu'ils contribuent à l'amélioration de la qualité de vie du patient. Il est donc impératif d'informer l'ensemble des patients de l'entrée de la consultation dans le droit commun. Car oui, tout patient peut bénéficier d'une téléconsultation. La prise en charge à distance des diabétiques étant particulièrement pertinente, il est donc nécessaire de favoriser son expansion.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/10/11/teleconsultation/

12 - Prévenir et prendre en charge les complications du diabète en développant des organisations spécifiques

Un déséquilibre du diabète expose le patient à de multiples complications et à une surmortalité. En effet, cette maladie chronique est responsable chaque année de 9 000 amputations du pied, de 34 000 décès et se révèle être la première cause de cécité avant 65 ans. Aussi est-il fondamental pour la Fédération de rembourser au moins une séance de prévention par an chez le podologue pour les personnes atteintes de diabète en grade 0 et 1, mais également de certifier les établissements ou les équipes spécialisées dans la prise en charge du pied diabétique, afin que les patients puissent s'orienter en toute connaissance.

13 - Intégrer la qualité de vie des patients dans l'évaluation des technologies de santé (médicaments, dispositifs médicaux)

L'évaluation des technologies de santé devrait être accompagnée de la prise en compte de la qualité de vie des patients afin de mieux comprendre le vécu des utilisateurs desdites technologies. Considérer la qualité de vie des patients permettrait en outre d'améliorer la surveillance des effets secondaires nocifs d'un médicament ou d'un matériel. La Fédération souhaiterait à ce titre que les essais cliniques soient adaptés pour intégrer les données en vie réelle des patients et que le cadre législatif et réglementaire relatif à la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé soit renforcé.

14 - Promouvoir l'évaluation du système de santé avec les patients pour plus de qualité et de sécurité

Avoir connaissance des données cliniques et des évaluations faites par les patients est nécessaire à l'évaluation des pratiques et des prises en charge pour que le système de santé soit davantage qualitatif. En outre, les systèmes de santé et les professionnels de santé ont besoin d'une meilleure information, et ce afin d'avoir conscience de la valeur qu'ils produisent et des résultats obtenus. Pour ce faire, il serait judicieux selon le Fédération de créer et déployer les indicateurs « d'expérience patient » et de recueillir leurs besoins concernant la prise en charge du diabète.

15 - Donner les moyens à la démocratie sanitaire de s'exercer

Si la voix des patients résonne davantage qu'auparavant, elle est encore trop peu entendue et prise en considération. Les droits des usagers dans les décisions publiques de santé étant à ce jour trop peu connus, la démocratie sanitaire peine à se développer. Citoyens et institutions publiques ne la reconnaissent pas suffisamment, d'où la nécessité de permettre aux bénévoles exerçant une activité salariée de bénéficier d'un congé dédommagé.

En savoir plus sur le bilan des États Généraux du Diabète et des Diabétiques

Véritable problème de santé public, le diabète touche près de 4 millions de Français. Une pathologie qui n'est pas sans conséquences sur le quotidien et pour laquelle il se révèle donc nécessaire d'être accompagné. C'est là que la Fédération Française des Diabétiques entre sur la scène, pour ne plus la quitter.

Les grandes dates de la Fédération Française des Diabétiques

Née peu de temps avant la Seconde Guerre mondiale, l'Association Française des Diabétiques (devenue en 2015 la Fédération Française des Diabétiques) se démarque réellement en 1946 grâce à Maître Maurice Paz, diabétique insulinodépendant. En 1947 déjà, il crée ce qui deviendra Équilibre, la première revue d'information à destination des patients diabétiques.

On peut aisément affirmer que cette association ne s'est jamais reposée sur ses lauriers puisqu'elle mène campagne dès les années 50 pour que les enfants diabétiques puissent partir en vacances, avant de militer pour les intégrer dans les classes ordinaires de l'Éducation nationale, ce que l'association parviendra à obtenir en 1963. Six ans plus tard seulement, un autre combat de l'AFD aboutira : l'accès à la fonction publique pour les adultes diabétiques. Alors qu'elle a depuis longtemps fait ses preuves, ce n'est qu'en 1976 que l'AFD est (enfin) reconnue d'utilité publique.

Le XXIe siècle s'affiche comme l'ère du changement. En 2003, L'AFD devient une association de patients dirigée par les patients, avant de recevoir quatre ans plus tard l'agrément du ministère en charge de la santé. Enfin, en 2017 sont lancés les premiers États Généraux du Diabète et des Diabétiques.

Ce que fait la Fédération Française des Diabétiques pour les patients

1 - Défendre et protéger les droits des patients

La discrimination liée à l'état de santé n'est pas une légende, c'est pourquoi la Fédération défend les diabétiques et met à leur disposition un service juridique et social pouvant intervenir dans divers domaines (invalidité, défense devant les tribunaux...). La Fédération étant reconnue et partenaire de nombreuses structures et instances officielles, elle constitue un interlocuteur privilégié pour faire évoluer les droits des personnes diabétiques.

Pour joindre le service juridique et social : 01 40 09 24 25 (le mardi de 8h à 12h30 et le jeudi de 13h30 à 18h).

Le + : Les diabétiques étant des personnes présentant « un risque aggravé », la Fédération a négocié des contrats de groupe avec une compagnie d'assurance comprenant des garanties jusqu'alors impensables et a également lancé une assurance réservée aux patients.

2 - Les accompagner

Grâce à ses associations locales, la Fédération est en mesure de proposer un accompagnement individuel et collectif aux patients. Elles proposent des groupes de paroles, des conférences, des ateliers cuisine et même des activités physiques.

Pour trouver votre association locale

Il est en outre possible de devenir patient expert grâce à la Formation Bénévole Patient Expert de la Fédération. Être patient expert, c'est pouvoir animer et accompagner d'autres patients, notamment depuis 2009 et le lancement des cycles d'accompagnement par les pairs. Des rencontres libres, gratuites et animées par les patients experts, on ne peut plus en mesure de procurer écoute et réconfort aux autres patients.

3 - Informer et prévenir le diabète et ses complications

La Fédération dispose de la revue Équilibre, mon diabète et moi, bimestriel où vous trouverez des informations, des dossiers et des reportages pour vivre avec son diabète au quotidien.

Pour découvrir la revue Équilibre

Leur site est également libre d'accès et sans nul doute la référence en termes d'information et de suivi quotidien. Des informations que vous pourrez retrouver sur les réseaux sociaux.

Pour le site

Afin de sensibiliser au diabète, des événements locaux ont lieu toute l'année (conférences, réunions d'informations, quiz...) et plus particulièrement lors de la Journée Mondiale du Diabète du 14 novembre ou lors de la Semaine nationale de prévention au mois de juin.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/11/14/le-diabete-de-type-1/

Les États Généraux du Diabète et des Diabétiques

De novembre 2017 à novembre 2018, ces États Généraux ont veillé à évaluer la prise en charge du diabète pour faire force de proposition auprès des décideurs. Les patients, les professionnels de santé, les représentants nationaux, les industriels : tous ont participé afin de faire du diabète un enjeu sociétal. Nombre d'ateliers contributifs locaux, de réunions publiques et d'ateliers citoyens ont eu lieu afin de comprendre les spécificités territoriales ayant un impact sur la prise en charge des patients.

Une enquête nationale a en outre été menée auprès des patients afin de comprendre leur vécu et de grandir de leurs propres expériences. Discrimination à l'emploi, qualité de la prise en charge, accueil des enfants diabétiques à l'école, prévention des complications liées au diabète... aucun sujet n'a été éludé.

9 propositions dont la Fédération et les patients devaient identifier les causes, pour ensuite dégager des solutions destinées aux décideurs. Les patients ont eu la parole puisqu'ils étaient les votants. Les États Généraux ont mobilisé 850 contributeurs (pour plus de 1100 contributions) et 12 500 votes. Et c'est aujourd'hui la Fédération qui intervient auprès des décideurs afin de construire, ensemble, la santé de demain.

Pour découvrir la consultation des États Généraux du Diabète et des Diabétiques, c'est par ici : https://egdiabete.federationdesdiabetiques.org

https://www.youtube.com/watch?v=Qk4_ClU2R2s&frags=pl%2Cwn

Les grande victoires de la Fédération pour les patients

- 1964 : Les diabétiques bénéficient d'une prise en charge financière longue durée par l'Assurance maladie. - 1989 : Les premiers lecteurs de glycémie sont remboursés. - 2000 : Ces années de mobilisations n'auront pas été vaines : grâce à l'AFD, la pompe à insuline externe peut désormais être remboursée aux patients. - 2008 : Les multiples actions de l'association permettent aux diabétiques de ne plus payer la franchise médicale pour les dispositifs médicaux. - 2011 : En plein scandale Mediator, l'AFD contribue à la mise en place d'une procédure d'indemnisation équitable des victimes. - 2017-2018 : Les patients pourront bénéficier du remboursement de plusieurs dispositifs de mesure du glucose en continu.

La Fédération Française des Diabétiques et la recherche

Déjà 10 ans que la Fédération est le premier partenaire associatif de la recherche sur le diabète. Elle veille à financer les projets les plus prometteurs de la diabétologie, pour qu'un jour les diabètes ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Les dons reçus par la Fédération lui ont permis d'allouer à la recherche plus de 2 millions d'euros depuis 1998.

La Fédération a en outre crée en 2015 le Diabète LAB. Il s'agit d'un dispositif original mettant la patient au cœur de l'innovation, des produits et services mais aussi des avancées technologiques. S'inscrire au Diabète LAB, c'est devenir un « Diabèt'Acteur », habilité à participer directement à l'élaboration, au développement et à l'évalution des dispositifs, produits et services qui pourraient un jour constituer son quotidien.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/sante-connectee/2017/11/14/diabete-et-connected-care/

L’indice glycémique est un indicateur intéressant pour connaître la réaction de notre organisme suite à la consommation de produits sucrés. Mais la glycémie est-elle le seul paramètre à prendre en compte ? Zoom sur l'indice insulinémique.

L’indice glycémique, la première image du tableau

Chaque fois que l’on consomme des aliments ou des boissons contenant des glucides, notre glycémie augmente. En soi, c’est plutôt bon signe : cela nous montre que notre organisme sait tirer profit des aliments que nous ingérons pour en extraire l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Seulement tous les aliments n’ont pas la même capacité à augmenter notre glycémie. Selon les sucres présents, certains aliments vont faire augmenter notre glycémie en flèche tandis que d’autres la feront s’élever doucement mais peut-être sur une période plus longue. L’indice glycémique (IG) est alors un bon révélateur de cette fluctuation au cours des 2 heures qui suivent l’ingestion de l’aliment.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2017/12/11/tout-savoir-sur-lindice-glycemique-en-7-points/

Le rôle de l’insuline

Cependant, même si notre organisme aime le sucre et en particulier le glucose qui est sa source d’énergie préférée, un taux élevé de sucre dans le sang peut devenir néfaste sur le long terme : altération des vaisseaux sanguins et des organes, mauvaise utilisation du glucose par les organes… Pour pallier ce risque, la nature nous a doté de l’insuline. Il s’agit d’une hormone, synthétisée par le pancréas, dont le rôle est de faciliter l’entrée du sucre dans les cellules de notre organisme. Nos cellules utilisent ensuite le sucre comme source d’énergie ou le stockent pour un usage ultérieur.

https://le-quotidien-du-patient.fr/dossier/2017/11/17/quand-le-taux-de-sucre-est-mal-regule/

Ainsi lorsque notre glycémie augmente (après un repas par exemple), le taux d’insuline dans le sang augmente généralement de façon proportionnelle à la quantité de sucre présente : - Une arrivée massive de sucre dans le sang va entraîner une libération importante d’insuline. Par répercussion, une hypoglycémie peut survenir. - Une arrivée faible de sucre dans le sang va entraîner une libération limitée d’insuline. Mais là encore, à long terme, une sollicitation trop forte de notre pancréas pour la fabrication d’insuline n’est pas une bonne chose.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/30/comment-prevenir-ou-lutter-contre-au-diabete/

L’indice insulinémique, la seconde image du tableau

A l’instar de l’IG, l’indice insulinémique (II) permet de quantifier l’évolution de l’insulinémie pendant les 2 heures qui suivent l’ingestion d’un aliment, en la comparant avec celle observée après la consommation du glucose.

De manière générale, l’IG et l’II sont bien corrélés, cependant plusieurs cas de figure sont possibles : - Un aliment a un IG faible et un II faible : la situation idéale ! Les sucres de l’aliment entraînent un faible pic de glycémie et l’insuline n’est pas sollicitée en excès. - Un aliment a un IG élevé et un II élevé : à limiter ! Les sucres de l’aliment provoquent une élévation importante et/ou prolongée de la glycémie et l’action de l’insuline n’est pas suffisante pour ramener la glycémie à une valeur normale rapidement. - Mais un aliment a un IG faible et un II élevé : à éviter ! En apparence, on croit que les sucres de l’aliment ont peu d’impact sur la glycémie. Mais en fait leur action est masquée par l’insuline ! Celle-ci est libérée en grande quantité pour compenser le pic de glycémie.

L’II est donc un second indicateur, complémentaire de l’IG, pour décrypter l’impact de nos aliments sur notre métabolisme.

Néanmoins l’II est encore peu utilisé en dehors du domaine de la recherche et son étiquetage sur les produits alimentaires n’est pas envisagé pour le moment. Mais il a au moins le mérite d’attirer notre attention et notre esprit critique sur l’indication d’un IG bas.

Dans un communiqué d’octobre 2018, Novo Nordisk, entreprise de santé danoise spécialisée dans la production d’insuline et de dispositifs d’injection, aujourd’hui leader mondial dans le traitement du diabète, a annoncé le lancement du NovoPen 6 et du NovoPen Echo Plus durant le premier trimestre 2019. Explications.

Le diabète au quotidien

Le diabète impose aux patients un protocole lourd et fastidieux. En effet, à chaque injection d’insuline, le patient doit décider de la dose en fonction de ce dont il a besoin. Ensuite, il note la dose d’insuline exacte qu’il s’est injecté, permettant ainsi au médecin d'effectuer un suivi précis. Ajoutez à cela qu’il faut environ cinq à six injections par jour, ceci peut devenir laborieux. C’est pourquoi les laboratoires développent un grand nombre d’objets connectés qui, au-delà d’être de simples gadgets, permettent aux diabétiques de mieux gérer leurs taux de glycémie et ils sont nombreux :  semelle orthopédique (FeetMe®) ; montre (Sugar®), stylos…

NovoPen 6 et NovoPen Echo Plus, des stylos oui, mais connectés !

Les stylos à insuline permettent de faire des injections d’une façon plus simple, plus précise et plus pratique qu’avec une seringue. Et s’ils sont connectés, ces stylos facilitent le quotidien des diabétiques. Non seulement ils aident les patients à choisir leurs doses d’insuline mais ils améliorent le suivi de la maladie, les informations collectées sur smartphone ou tablette garantissant au médecin des données précises. De plus, pour les enfants diabétiques, les parents peuvent mieux surveiller la glycémie de leur enfant.

Ces objets connectés ne sont donc pas seulement des gadgets, ils permettent vraiment aux diabétiques d’être plus autonomes.

NovoPen : alléger la gestion de la maladie

Les stylos NovoPen 6 et du NovoPen Echo Plus permettront une transmission des données de dosage d'insuline à différents dispositifs de suivi en continu de la glycémie. Pour les professionnels de santé, le suivi des patients sera ainsi plus fluide et surtout facilité. « En intégrant la technologie connectée de Novo Nordisk, nous pouvons encore alléger la charge quotidienne liée à la gestion de la maladie, et fournir des informations basées sur des données pour améliorer le dialogue entre patients et soignants », a observé Anders Toft, vice-président de Novo Nordisk chargé de l'innovation commerciale. L'objectif de ce laboratoire est la commercialisation des deux produits dans une cinquantaine de pays ces prochaines années.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/sante-connectee/2018/03/23/les-3-applis-pour-simplifier-le-quotidien-des-personnes-souffrant-de-diabete/

Association de partenaires

Différents dispositifs existent déjà pour le suivi en continu du diabète. L’idée de Novo Nordisk est que les stylos NovoPen 6 et du NovoPen Echo Plus complètent ces dispositifs au lieu de s’ajouter. Ce laboratoire a donc conclu des partenariats avec d’autres entreprises.  Ces partenariats se sont faits avec plusieurs entreprises comme Dexcom (qui distribue actuellement un lecteur de glycémie en continu (CGM)), Glooko (application mobile de gestion du diabète) et Roche (CGM Accu-Check ou l'application mySugr qui propose des outils de contrôle de la glycémie, de suivi des traitements et du niveau d'activité). « Notre stratégie de partenariat non exclusive nous permet de nous intégrer aux différentes plateformes numériques que les gens utilisent déjà pour gérer leur diabète (…). Nous sommes fermement convaincus que cela aidera davantage de personnes à tirer pleinement parti de nos médicaments innovants et à alléger le fardeau mental que représente le traitement du diabète », a déclaré Camilla Sylvest, vice-présidente et directrice de la stratégie commerciale et de l'activité de Novo Nordisk, citée dans le communiqué du laboratoire.

Sources

- Dinno Santé, - TicPharma.