
Ce siècle marque un tournant en termes d’épidémiologie pour les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) et on observe une forte augmentation de leur incidence. Plusieurs facteurs sont évoqués : les facteurs environnementaux, humains et génétiques mas aussi la dysbiose intestinale. Les connaissances sur le microbiote ont en effet fortement progressé ces dernières années et la dysbiose est indiscutable chez les patients souffrant de MICI. L’intérêt des probiotiques dans le traitement des MICI est donc fort. Un point s’impose !
L'intérêt des probiotiques dans le traitement des MICI
Dysbiose intestinale et MICI
On parle de dysbiose intestinale lorsque des anomalies qualitatives du microbiote sont observées. Ces dysbioses pourraient être l’une des clés de compréhension de plusieurs maladies digestives dont les MICI. Dans les MICI, il s’agit principalement d’une augmentation de bactéries anaérobiques de la famille des Enterobactéries. Cette dysbiose est associée à une prolifération de mycobactéries (Baisdiomycètes, Ascomycètes et Candida albican), de virus et d’helminthes (vers parasitaires intestinaux).Ainsi, le rééquilibrage de la dysbiose reste la première piste d’intérêt dans l’utilisation des probiotiques dans le traitement des MICI.
Probiotiques
Les probiotiques sont « des micro-organismes, qui ingérés vivants exercent une influence positive sur la santé ou la physiologie de l’hôte ». Leurs modes d’action sont complexes car ils contiennent de nombreux principes actifs. Les probiotiques peuvent agir directement sur l’écosystème intestinal (dysbiose) mais aussi indirectement en réduisant l’hyperperméabilité intestinale (omniprésente au cours des MICI) ou en diminuant l’inflammation.L’ensemble de ces propriétés en font des outils thérapeutiques d’importance pour les MICI.
Mais aussi nutrition, prébiotiques et greffe fécale
En matière de nutrition, les laits fermentés (yaourt utilisant des souches spécifiques de probiotiques) sont intéressants (même si leurs impacts restent difficiles à évaluer). Les fibres sont des composants nutritionnels à part entière. Dans un contexte thérapeutique, ces fibres sont des substrats nutritifs du microbiote ; elles peuvent donc complémenter l’alimentation sous forme de prébiotiques pour améliorer la dysbiose intestinale.La greffe fécale est un médicament. En situation de dysbiose avérée comme c’est le cas dans les MICI, elle est évoquée comme outil thérapeutique.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/10/24/transplantationdemicrobiotefecal/
Les probiotiques dans le traitement des MICI ?
Quelles souches ?
Dans la littérature scientifique, 3 probiotiques sont étudiés et présentés pour leur intérêt dans le traitement des MICI :VSL#3
Ce probiotique est un mélange de 4 souches de lactobacilles, 3 souches de bifidobactéries et d’un Streptococcus salivarus thermophilus.Escherichia coli Nissle 1917
Il s’agit d’un Escherichia coli de sérotype bien défini, non pathogène.Saccharomyces boulardii
Cette levure probiotique est communément utilisée lors de diarrhées post antibiothérapie ou en prévention des rechutes des infections liées à Clostridium difficile.Pour limiter les périodes de poussée ou de crise
Les probiotiques n’ont pas vocation à remplacer les traitements mais plutôt à les potentialiser.Les MICI regroupent la Maladie de Crohn (MC) et la Rectocolite Hémorragique (RCH). L’association de mésalazine et de probiotiques en prise quotidienne suggère une diminution de la fréquence des poussées en période quiescente (« tranquille »). Pour la maladie de Crohn, ces résultats ont été observés avec Saccharomyces boulardi mais doivent être confirmés.
Et pour la Rectocolite Hémorragique, plusieurs souches ont été testées : E. coli Nissle 1917, S. boulardi avec des niveaux de preuve suffisants pour envisager l’utilisation des probiotiques sélectionnés conjointement au traitement afin d’allonger les périodes de rémission.
En prévention des pochites (ou pouchites)
Les pochites (ou pouchites) sont la troisième MICI ; il s’agit en fait de l’une des conséquences du traitement chirurgicale de la RCH. Elles se caractérisent par une diminution des bifidobactéries et des lactobactéries dans le microbiote de ces malades. La prise quotidienne de VSL#3 a permis de traiter 85% de cette diminution bactérienne !Ainsi, les probiotiques ne sont pas encore la solution miracle pour toutes les MICI mais les niveaux de preuve sont suffisants en cas de RCH ou de pochites pour envisager des périodes de rémission plus longues et donc une amélioration de la qualité de vie de ces malades.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/10/30/les-probiotiques-pas-efficaces-chez-tout-le-monde/
Sources
- TaoZuo et Siew C. Ng, « The Gut Microbiota in the Pathogenesis and Therapeutics of Inflammatory Bowel Disease », Front Microbiol., 2018, 9 : 2247, - Francisca Joly et al., « Lien entre les probiotiques et le microbiote - vision du clinicien », Cahiers de nutrition et de diététique, 2017, 52S, S5-S12, - Claudio De Simone, « Contrôles qualité et réglementation des probiotiques, pourquoi une évolution est nécessaire et indispensable », Hegel, 2018, vol. 8, n° 1, - Marc Girardin, Jean-Louis Frossard, « Place des probiotiques dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales », Rev Med Suisse, 2012, vol. 8, 1674-1678, - Marie-Astrid Piquet et al., « Traitements nutritionnels au cours des MICI - où en est-on ? », Gastroentérologie Clinique et Biologique, 2006, vol. 30, n° 2, 262-271, - Harry Sokol, Philippe Seksik, Philippe Marteau, « Probiotiques et MICI », Hépato-Gastro, 2007, vol. 14, numéro spécial.Gagner de l’argent en allant aux toilettes, tentant non ? Un hôpital parisien recherche des volontaires sains pour réaliser un don de selles rémunéré, à hauteur de 50 €. Vos selles pourraient servir à la recherche sur la rectocolite hémorragique (RCH). Explications.
Un don de selles rémunéré, une blague ?
Le Centre de recherche clinique de l’est parisien de l’hôpital Saint-Antoine recherche actuellement « des volontaires sains pour réaliser un (ou plusieurs) don(s) de selles » dans le cadre de son étude REBALANCE-UC, qui a pour dessein d'évaluer l'évolution de la rectocolite hémorragique (RCH). Chaque don de selles sera rémunéré 50 €, de quoi manger autre chose que des patates en fin de mois !Afin de contribuer à la recherche, trois conditions sont néanmoins à remplir : - Avoir entre 18 et 49 ans, - Être affilié à un régime de sécurité sociale française, - Ne pas suivre de traitement (sauf contraception).
La rectocolite hémorragique ne vous dit rien ?
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/17/rch/
La transplantation de microbiote fécal pour lutter contre la RCH
L’hôpital Saint-Antoine a lancé cet étonnant appel aux dons afin d’évaluer l’efficacité de la transplantation de microbiote fécal sur l’évolution d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) : la rectocolite hémorragique.Si l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) reconnaît la transplantation de microbiote fécal (TMF) comme un véritable médicament depuis 2014, il n’existe à ce jour pas de banque de selles en France, contrairement aux Etats-Unis ou aux Pays-Bas. En outre, moins de vingt centres hospitaliers ont déjà procédé à la transplantation de microbiote fécal en France.
Si vous remplissez lesdits critères et que vous êtes intéressé(e), n’hésitez pas à contacter le Centre de recherche clinique de l’est parisien de l’hôpital Saint-Antoine : - par téléphone : 01 71 97 04 55 - par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Mise à jour : le don de selles annulé
L'affaire du don de selles rémunéré a fait grand bruit. À tel point que l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, a du annuler son étude car la situation est devenue ingérable. L'établissement, qui avait promis un dédommagement de 50 € en échange du don de selles, a été tout simplement inondé d'appels.L'appât du gain est tel que les donneurs ont inondé la ligne téléphonique de l'hôpital. Harry Sokol, gastro-entérologue impliqué dans cette étude, révèle avec amertume à LCI que "c'est une véritable catastrophe. Nous ne pouvons même plus décrocher le téléphone. Nous avons bloqué le numéro, mais les gens appellent maintenant directement le standard de l’hôpital qui ne s’en sort plus. Certaines personnes débarquent aussi à l’hôpital. Et vous imaginez bien que l’écrasante majorité des gens ont été attirés par la somme d'argent et ne sont pas sérieux."
Un fiasco qui pénalise directement les patients car on ignore encore si l'étude va être relancée.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/01/12/le-microbiote-fecal-illustre/
Une méta-analyse a veillé à démontrer l’efficacité du méthotrexate, utilisé pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et plus particulièrement pour la maladie de Crohn. Décryptage.
Pourquoi étudier l’efficacité du méthotrexate ?
Le méthotrexate est un immunomodulateur couramment prescrit pour les enfants souffrant de maladie de Crohn, seulement, les données issues d’essais cliniques contrôlés et randomisés sont à ce jour limitées. Une méta-analyse a donc été menée pour croiser toutes les études incluant du méthotrexate. Un travail titanesque ayant pour dessein de prendre du recul sur les données disponibles à ce jour mais aussi d’évoquer des pistes d’évaluation.L’équipe de recherche a ainsi analysé 14 études, ce qui représente 886 enfants.
Quelle efficacité pour le méthotrexate ?
Les résultats soulignent que presque 60 % des enfants souffrant de la maladie de Crohn (57,7 %) ont connu une rémission clinique dans les 3 à 6 mois grâce au méthotrexate. Et lors d’un maintien du traitement, la rémission clinique à 12 mois était encore effective chez 37,1 % des enfants. Néanmoins, il est important de souligner que cette méta-analyse n’a pas permis de mettre en évidence les différences en terme de taux de rémission selon les diverses voies d’administration du méthotrexate.Les MICI et les enfants
La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont en très forte augmentation chez les enfants. D’ailleurs, 15 à 20 % des patients doivent faire face à l’une de ces maladies inflammatoires avant l’âge adulte, et cela concerne davantage les adolescents et les pré-adolescents.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/06/21/maladie-crohn-10-19-ans/
Le diagnostic d’une MICI chez un enfant ou un adolescent est en outre particulièrement long et insidieux. Aussi est-il récurrent que plusieurs années s’écoulent entre les premiers symptômes et le diagnostic. Enfin, la prise en charge des enfants diffère considérablement de celles des adultes, les corticoïdes ne pouvant pas être utilisés car ils ont un effet inhibiteur sur la croissance.
Une étude est menée pour comprendre l'impact de l'alimentation chez les enfants atteints de MICI :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/07/mikinautes-etude-jeunes-mici/
Sources
- Colman RJ, Lawton RC, Dubinsky MC, Rubin DT, "Methotrexate for the Treatment of Pediatric Crohn's Disease: A Systematic Review and Meta-analysis", Inflamm Bowel Dis., septembre 2018, 24(10), 2135-2141. - Univadis, - Association Française de Formation Médicale Continue en Hépato-Gastro-Entérologie.Le microbiote, c’est comme un bébé. Il faut s’en occuper, bien le nourrir et le chouchouter. Rien de plus simple : il vous suffit de favoriser certains aliments (et d’en limiter d’autres) pour le rendre heureux. Commencez donc par essayer les 5 aliments au top pour votre microbiote !
1 - Kéfir et kombucha, les probiotiques sont fantastiques
Il est temps de changer vos habitudes et d’oublier vos boissons usuelles. Testez donc le kéfir et le kombucha, deux boissons fermentées qui devraient vous épater. Ce sont de formidables probiotiques qui vont rééquilibrer notre microbiote et renforcer notre système immunitaire. Les probiotiques auraient en outre un effet antalgique, donc utiles pour celles et ceux qui souffrent de douleurs. Si le kéfir et le kombucha ne vous inspirent pas, sachez que les micro-organismes vivants qui participent à la fermentation se retrouvent également dans les yaourts, la choucroute, les cornichons ou bien la sauce soja. Vous avez le choix !https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/08/01/tout-sur-probiotiques/
2 – Ail et oignon, les prébiotiques c’est bien pratique
L’ail, l’oignon, l’échalote ou encore le poireau font partie de la famille des alliacées et sont de véritables prébiotiques. Il s’agit de nutriments que nous ingérons mais ne digérons pas. Leur intérêt ? Ils servent de nourriture aux probiotiques et favorisent leur développement. Si vous êtes perplexe car ces aliments vous causent de sérieux troubles digestifs (on ne les nommera pas), c’est normal ! Puisque nous ne les digérons pas, ils parviennent intacts à l’intestin. C’est là que le travail commence, et ça se sent !3 – Fruits et légumes riches en fibres, de vrais amis
L’une des principales fonctions de notre microbiote intestinal est la dégradation des fibres. Plus les apports en fibres sont nombreux et variés, plus votre microbiote intestinal est satisfait. Une équipe de recherche de l’INRA a en effet constaté qu’un apport conséquent en fibres permettait le développement d’une plus grande diversité de bactéries, favorisant ainsi équilibre et stabilité au microbiote. Encore une preuve que votre mère avait raison lorsqu’elle vous conjurait de terminer votre assiette de légumes. Donc, pour faire plaisir à maman, n’attendez pas pour faire le plein de légumes et légumineuses riches en fibres : artichauts, poireaux, pois chiche, haricots ou encore lentilles. Quant aux fruits et fruits secs, n’hésitez pas à manger des bananes, des fruits de la passion, des fruits rouges ou encore des pruneaux et abricots secs.4 – Aliments sources de glutamine pour faire fonctionner la machine
La glutamine est un acide α-aminé fournissant aux cellules intestinales l’énergie nécessaire à leur bon développement. Grâce à un apport suffisant en glutamine, vos cellules intestinales pourront se renouveler et ainsi maintenir l’intégrité de la barrière intestinale. Cet acide α-aminé contribue en outre au maintien du système immunitaire. Aussi, régalez-vous avec des noix, des noisettes ou des amandes, des légumineuses ou du persil, riches en glutamine. Si une consommation de produits d’origine animale (poissons, œufs, viande) trop conséquente peut nuire à la santé, en quantité mesurée c’est tout bon pour le microbiote.5 – Des herbes et des épices, au café des délices
Vous ne pouvez pas cuisiner sans herbes ou épices ? Ne changez rien, l’origan, le thym, la cannelle, l’estragon ou bien le curcuma sont les alliés de votre microbiote. Ils contribuent en effet à la destruction des bactéries pathogènes qui peuplent dans les bas-fonds de votre microbiote. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les pays au climat chaud recouvrent d’épices leurs plats à base de viande, car elles sont capables de tuer les bactéries et les champignons qui dégradent les aliments, notamment la viande.Sinon, moins top pour le microbiote :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/09/04/alcool-et-microbiote/
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Sources
- INRA, - Cornell University, - CNRS.Tout comme les vitamines, les minéraux sont des substances essentielles au bon fonctionnement de notre organisme, en quantité très faible ! On dénombre au total une vingtaine de minéraux, répartis en 2 classes : les minéraux majeurs et les oligo-éléments.
Les fonctions des minéraux
Les minéraux majeurs existent en quantité relativement élevée, de l’ordre du gramme, dans l’organisme. Il s’agit notamment du calcium, du sodium, du magnésium, du phosphore et du potassium. Au contraire, les oligo-éléments sont présents en toute petite quantité voire même presque à l’état de traces.Les minéraux remplissent des fonctions essentielles, à plusieurs niveaux : - Métabolisme : en entrant dans la composition de certaines hormones ou certaines enzymes, - Structure de l’organisme, comme par exemple dans la constitution des os et des dents, - Fonctions de l’organisme, en contribuant par exemple au maintien du rythme cardiaque, à la contraction musculaire, à la conductivité neuronale, à l’équilibre acido-basique…
Les minéraux majeurs
Calcium
C’est de loin le minéral le plus abondant dans notre corps ! La fonction principale du calcium est bien connue : l’édification et le renouvellement du squelette. Mais ce n’est pas tout ! Le calcium intervient aussi à d'autres niveaux : - Contraction musculaire et cardiaque, - Coagulation sanguine, - Échanges entre les cellules, - Perméabilité de la membrane des cellules, - Libération des hormones, - Transmission de l’influx nerveux.
Les aliments les plus riches en calcium sont les produits laitiers (fromages, lait vache ou de chèvre, yaourts…) mais aussi les eaux dites calciques. On le retrouve aussi dans les arêtes des poissons : les sardines consommées avec leurs arêtes apportent donc du calcium !
Magnésium
C’est l’un des minéraux les plus abondants dans le corps avec le calcium. Ses rôles sont multiples : - Participe à de nombreuses réactions métaboliques dans le corps, - Agit en étroite collaboration avec le sodium, le potassium et le calcium : un équilibre entre ces minéraux doit être conservé dans l’organisme, - Contribue à la transmission du message nerveux et à la relaxation musculaire après la contraction, - Essentiel au maintien d’un rythme cardiaque régulier.Les meilleures sources de magnésium sont le cacao en poudre, le chocolat noir, les eaux dites magnésiennes, les céréales au son, les noix et amandes, les fèves de soja, les haricots blancs ou rouges.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/05/25/chocolat-complement-alimentaire/
Phosphore
Avec le calcium et le magnésium, le phosphore constitue la masse minérale du squelette. Outre cela, il : - Contribue au maintien de l’équilibre acido-basique, - Participe à la plupart des réactions biochimiques de l’organisme, - Constitue la principale forme de stockage et de transport d’énergie dans les cellules, - Entre dans la composition de nombreux composés biologiques essentiels au bon fonctionnement de l’organisme : ADN, membranes cellulaires, phospholipides…
Les aliments sources de phosphore sont nombreux et on en retrouve en quantité importante dans la levure de bière, les germes de blé, les graines, les poissons tels que l’espadon, le saumon, la palourde, le flétan, la sole…
Potassium
Le potassium sert notamment à équilibrer le pH du sang. Il permet également de stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, le potassium participe aussi : - À la transmission des impulsions nerveuses donc à la contraction musculaire y compris cardiaque, - Au bon fonctionnement des reins et des glandes surrénales, - À la synthèse des protéines et au métabolisme des glucides.Les aliments riches en potassium sont les algues (wakamé, ogonori), les légumes secs (avec en tête les haricots secs), les fruits secs (banane et abricots séchés), certains poissons crus tels la sardine ou la dorade rose ou encore nombre de légumes (avocat, champignon, épinard).
Sodium
Principal ion des liquides extra-cellulaires, il joue un rôle important dans la régulation de la pression osmotique et de la masse hydrique de l’organisme. Il est donc très important pour éviter une perte excessive de liquide par l’organisme. Les sources de sodium dans les aliments sont nombreuses : abats, crustacés, œufs, poissons, viandes, lait, fromages… Il peut être naturellement présent dans les produits ou les boissons, ou il peut être ajouté au cours de la fabrication des aliments, au moment du conditionnement, de la cuisson ou de la préparation. Les aliments les plus riches en sodium sont le sel, les anchois à l’huile, la sauce soja, les olives noires en saumure.https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/22/recettes-magiques-sans-sel/
Les oligo-éléments
Bore
Il s’agit d’un oligo-élément qui intervient à plusieurs niveaux dans notre corps : - Participe à la formation des os, - Intervient dans la fabrication des globules rouges et des cellules du système immunitaire, - Participe à l’utilisation des sucres et des graisses par l’organismeLes aliments les plus riches en bore sont avant tout les fruits et les légumes, les coquillages, les crustacés et les céréales.
Chrome
Le rôle exact de cet oligo-élément n’a pas encore bien été déterminé mais il paraît essentiel à la santé humaine. A priori, il augmenterait la sensibilité des tissus à l’insuline et contribuerait donc à stabiliser la glycémie.Les meilleures sources de chrome sont les algues, les céréales complètes, les germes de blé, les brocolis, les haricots verts, les asperges, les noix, les pommes de terre, le foie de veau, le jaune d’œuf, la bière…
Cobalt
Le cobalt est un oligo-élément essentiel qui rentre dans la constitution de la vitamine B12.On retrouve du cobalt dans presque tous les aliments : légumineuses, fruits de mer, viandes, produits laitiers, légumes racines et bien d’autres encore !
Cuivre
Le cuivre est indispensable au bon fonctionnement de nombreuses enzymes. Il participe notamment à l’entretien des cartilages et des os et permet aussi de lutter contre les infections. De plus il est nécessaire à la formation des globules rouges et de certaines hormones. Enfin, le cuivre joue également un rôle dans la lutte contre les radicaux-libres. Les meilleures sources de cuivre sont les fruits de mer (mollusques et crustacés), les viandes, la volaille, les fruits oléagineux, les légumes verts, les légumes secs…Fer
Chaque cellule de notre corps contient du fer ! Ce minéral joue un rôle majeur dans la fabrication et le fonctionnement de l’hémoglobine. L’hémoglobine est la protéine des globules rouges qui permet de véhiculer l’oxygène, des poumons vers les cellules de l’organisme. Outre cette fonction essentielle, le fer rentre aussi dans la constitution de la myoglobine, une protéine responsable de l’oxygénation des muscles.Il existe deux types de fer : le fer héminique et le fer non héminique. Le fer héminique est présent principalement dans les aliments d’origine animale tels que la viande rouge, la volaille, les poissons, les abats… A contrario, le fer non héminique se retrouve dans les aliments d’origine végétale tels que les légumineuses, les graines, les noix…
Mesdames, pendant la période des règles, faites le plein de fer (et pas seulement) :
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/01/04/menstruations-alimentation-les-regles-dor/
Fluor
Le fluor entre dans la structure des os et des dents en étant lié à du calcium et du phosphate sous forme de cristaux appelés fluoroapatites. Il contribue ainsi à la solidité du squelette et à la prévention des caries dentaires en renforçant l’émail.L’essentiel du fluor est apporté par les eaux de boissons, qu’elles soient en bouteille ou du robinet. Le reste se trouve principalement dans les crustacés et les poissons. Il ne faut pas non plus négliger le thé comme source de fluor !
Iode
La seule fonction biologique établie pour l’iode est son incorporation dans la structure moléculaire de deux hormones thyroïdiennes : l’hormone T3 et l’hormone T4. Ces hormones sont importantes au stade du fœtus mais aussi lors de la puberté et d’une manière générale tout au long de la vie.Les principales sources d’iode dans l’alimentation sont les produits d’origine marine. Les œufs, les produits céréaliers ainsi que les produits laitiers contribuent aussi à la couverture des besoins en iode.
Manganèse
Cet oligo-élément participe à l’utilisation des glucides et des lipides par l’organisme. De plus, il entre en jeu dans la lutte contre les radicaux libres. Les meilleures sources de manganèse sont les algues, les amandes, l’ananas, les fruits secs, les noix, les céréales complètes, le cacao, les légumineuses…Molybdène
Le molybdène est nécessaire, tout comme d’autres oligo-éléments, à l’activation de diverses réactions chimiques impliquées dans l’élimination des déchets, participe à la fabrication de certains acides aminés. Pour rappel, les acides aminés sont les constituants de base des protéines. Les meilleures sources de molybdène sont le céleri rave, l’ail, la noix de coco, les haricots secs, les pois cassés, les légumes à feuilles vert foncé…Nickel
Cet oligo-élément, pas très répandu dans notre organisme participe pourtant à de nombreuses réactions chimiques dans le corps, notamment au niveau des poumons. L’un des aliments les plus riches en nickel est le chocolat ! On en retrouve aussi dans les légumes et fruits séchés, les noix.Sélénium
Constituant indispensable de certaines enzymes anti-oxydantes, le zinc participe donc activement à la lutte contre les radicaux libres. Outre cela, il a un effet stimulant sur l’immunité et contribue donc d’une certaine façon aux réactions de défense de l’organisme. Les principales sources de sélénium sont : les noix du Brésil, les poissons, les viandes.Silicium
Cet oligo-élément permet la fabrication du collagène et joue un rôle dans le métabolisme osseux.Les principales sources de silicium sont les boissons et les aliments d’origine végétale. Certains produits industriels sont aussi susceptibles d’apporter du silicium. On le retrouvera alors sous les termes « dioxyde de silicium », « silicate de sodium » ou « silicate de calcium ».
Soufre
Le soufre entre dans la composition de certains acides aminés donc il entre dans la constitution des protéines.On le retrouve dans les aliments tels que l’ail, l’oignon, le poireau, le cresson, l’œuf, le chou…
Vanadium
Cet oligo-élément métallique jouerait un rôle dans les fonctions thyroïdiennes et l’entretien des os. Ses fonctions ne sont cependant pas complètement prouvées.Zinc
Il joue un rôle important dans les phénomènes de renouvellement des cellules, de cicatrisation et d’immunité. En effet, il intervient dans l’activité de nombreuses enzymes qui participent notamment à la protection de l’organisme contre les radicaux libres et celles aussi impliquées dans la synthèse protéique. De nombreuses fonctions donc !Les aliments qui apportent du zinc sont : les légumineuses, les mollusques, les produits de la mer tels que les huîtres, le crabe, le homard.
https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/01/22/pour-cicatriser-ne-negligez-pas-votre-alimentation/
Sources :
Nutriting, vitamines et minéraux : à ne surtout pas négliger ! Nestlé NutriPro, Les minéraux et oligo-éléments CanalVie, Tableaux des nutrimentPage 70 sur 214