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Une petite étude qui vient de sortir montre les effets positifs du cannabis dans la maladie de Crohn. Cependant, il ne s’agit pas de crier victoire car le cannabis n’est peut-être pas la meilleure solution. Petite explication.

Cannabis et maladie de Crohn : une goutte d'huile

Rappelons que le cannabis est composé de plus d’une centaine de cannabinoïdes, dont les plus connues sont le CBD et le THC. « Le CBD possède des propriétés sédatives, apaisantes et décontractantes qui pourrait agir positivement sur les états de stress, d’insomnie et d’anxiété. Surtout, son action anxiolytique permettrait de réduire l’état de nervosité lié aux symptômes de manque d’une addiction par exemple. » Le THC est une « molécule psychoactive qui peut entraîner une altération importante des capacités cognitives et psychiques : perte de contrôle psychologique, somnolence, dépendance ... ». 

Les scientifiques se sont donc surtout penchés sur les effets positifs du CBD. Plusieurs études ont été menées, la dernière en date est une petite étude de 2018. Elle montré que l’huile de cannabis améliorerait de façon significative les symptômes de la maladie de Crohn et la qualité de vie des patients. 46 patients atteints de la maladie de Crohn active ont reçu pour certains de l’huile de cannabis avec 15 % de cannabidiol (CBD) et 4 % de tétrahydrocannabinol (THC) ou un placebo pendant huit semaines. Les résultats ont montré que 65 % des patients constataient un taux de rémission accompagné d’améliorations significatives de la qualité de vie. Remarquons que 35% des patients sous placebo avait aussi un taux de rémission...

Il est bien précisé que l’huile de cannabis n’a aucun effet sur l’inflammation de l’intestin.

Ces résultats encourageants sont toutefois à manier avec précautions. Et c’est pourquoi la Dr Timna Naftali reste prudente : « Pour l’instant toutefois, nous ne pouvons considérer le cannabis médicinal que comme une alternative ou une intervention supplémentaire qui apporte un soulagement temporaire des symptômes pour certaines personnes atteintes de la maladie de Crohn ».

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/24/maladie-de-crohn-cannabis/

Une prudence qui se confirme

Même si d’autres études ont été menées sur l’effet du cannabis chez les patients atteints de la maladie de Crohn, elles ne rassemblent pas assez de participants pour être significatives. La petite étude sur l’huile de cannabis ne regroupe que 46 personnes. Une autre étude portant sur 13 patients observés pendant trois mois montre que l’inhalation du cannabis améliore la qualité de vie des personnes souffrant de rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn. Le cannabis réduit la douleur, limite la fréquence des diarrhées et aide les patients à reprendre du poids. 

Les résultats de ces 2 études sont certes encourageants mais ils ne portent que sur 59 personnes, c’est largement insuffisant pour en faire des études significatives. 

Cannabis et maladie de Crohn : des études qui demandent à être complétées

Une autre étude plus récente, 2018, a repris toutes les conclusions des autres études réalisées à ce sujet jusqu’à aujourd’hui. « Les objectifs étaient d'évaluer l'efficacité et la sécurité du cannabis et des cannabinoïdes pour l'induction et le maintien de la rémission chez les personnes atteintes de maladie de Crohn ». La conclusion des auteurs est claire « Les effets du cannabis et de l'huile de cannabis sur la maladie de Crohn sont incertains. Par conséquent, aucune conclusion définitive concernant l'efficacité et la sécurité du cannabis et de l'huile de cannabis chez les adultes atteints de la maladie de Crohn active ne peut être tirée. Des études complémentaires sur un plus grand nombre de participants sont nécessaires pour évaluer les avantages et les inconvénients potentiels du cannabis dans la maladie de Crohn. Différentes doses de cannabis et les modalités de délivrance doivent être étudiées ».

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/31/tabac-et-rch-le-paradoxe/

Sources

- Laboratoire français du E-liquide, - Naftali T, Bar-Lev Schlieder L, Konikoff F, Benjaminov F, Lish I, Sergeev I, Ringel Y, « Cannabis induces clinical response but not endoscopic response in Crohn’s Disease patients », Clin Gastroenterol Hepatic, 2018, 1276-1280, - Lahat A, Lang A, Ben-Horin S, « Impact of cannabis treatment on the quality of life, weight and clinical disease activity in inflammatory bowel disease patients : a pilot prospective study », Digestion, 2012, 85(1), 1-8. - Kafil TS, Nguyen TM, MacDonald JK, Chande N, « Cannabis for the treatment of Crohn's disease », Cochrane Database Syst Rev, nov 2018, 11.

L’organisme de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a mené l’enquête afin d’évaluer les risques sur la santé des additifs alimentaires. Très mauvaise nouvelle, un quart de nos additifs alimentaires sont à éliminer de l’assiette. Décryptage

Les additifs alimentaires à la loupe

Si l’UFC-Que Choisir a décidé de mener l’enquête, c’est qu’elle estime que l’évaluation officielle des additifs au niveau européen « s’enlise faute de moyens humains, financiers et analytiques ». Aussi a-t-elle passé en revue les études menées par l’Organisation Mondiale de la Santé, le Centre international de recherche sur le cancer et par l’Agence européenne de sécurité des aliments. Grâce à cette mine d’informations, l’association a établi une grille d’appréciation des additifs alimentaires autorisés, depuis les plus acceptables jusqu’à ceux devant être éloignés de l’assiette. L’UFC-Que Choisir souligne également le « laxisme » des instances communautaires quant à l’évaluation des additifs. L’analyse desdites substances « consiste généralement en une simple relecture d’études fournies par les fabricants d’additifs eux-mêmes », laissant « planer un doute sur la transparence et l’exhaustivité des recherches menées par des industriels qui ont tout intérêt à ne présenter que des travaux permettant à leurs molécules d’être acceptées ».

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/11/07/additifs-alimentaires/

Un quart de nos additifs alimentaires sont à éliminer de l’assiette

Suite à ses recherches, l’association délivre un sombre verdict : « Sur les plus de 300 additifs autorisés, nos travaux montrent que 87 d’entre eux sont à éviter ou peu recommandables, soit plus du quart ». Et si vous pensiez qu’en mettant le prix vous seriez épargné, c’est raté, l’association signale en effet leur « présence massive, y compris dans les produits de grandes marques ».

Quels aliments faut-il éviter ? Abstenez-vous de manger du jambon car il contient des nitrates et nitrites qui favorisent le cancer du côlon. Et éloignez vos enfants du paquet de bonbons. LQDP le sait, ça ruine le moral des plus petits et la pilule va être dure à avaler. Les colorants azoïques présents dans les confiseries (les superbes E102, E104, E110, E122, E124, E129) favorisent l’hyperactivité chez les enfants. Évitez en outre les caramels au sulfite d’ammonium (E150C, E150D) que les études suspectent d’être cancérogènes. A titre informatif, c’est l’un des ingrédients qui a fait la renommée du Coca-Cola.

Et demain ?

L’UFC-Que Choisir demande « aux autorités européennes de mettre en œuvre une évaluation réellement indépendante de la dangerosité des additifs ». Et l’association « appelle le législateur à interdire les 87 additifs reconnus à risque par [leurs] experts, sur la base d’études scientifiques.

D’ici là, jetez votre Coca, et votre paquet de bonbons.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/08/23/manifeste-pour-un-coca-bio/

Source

UFC-Que Choisir.

Après le tabac, les maladies cardio-vasculaires, les cancers, et tant d'autres, un nouveau tueur en série se fait connaître du grand public : l’antibiorésistance. Avec 5500 décès attribués chaque année à ce phénomène par an en France, 33000 en Europe et jusque 700000 à l’échelle mondiale, l’évolution actuelle laisse présager que la perte d'efficacité des antibiotiques deviendra l’une des premières causes de mortalité dans le monde en 2050 ! Mais qui est ce tueur jusqu’alors sous-estimé ?

Antibiotiques : première ligne de défense contre les infections bactériennes

A l’origine il y a des bactéries, dont certaines peuvent être nuisibles à l’homme en provoquant des infections : pneumonies, cystites, angine bactérienne, bronchites, méningites, septicémies …

Les antibiotiques sont des médicaments qui ont la capacité de bloquer le développement de ces bactéries, voire de les tuer. Il existe des antibiotiques actifs pour une seule bactérie ou un nombre restreint d’entre elles (ciblés ou à spectre restreint) et ceux qui peuvent agir sur un grand nombre de bactéries (à large spectre).

Attention ! Les antibiotiques ne sont efficaces que sur les bactéries, et n’ont aucun effet sur les virus et les champignons, qui peuvent eux-aussi être à l’origine de maladies.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/02/13/trop-de-medicaments-a-la-maison-quelles-solutions-pour-reduire-ma-consommation/

On parle d’antibiorésistance lorsque les bactéries, ciblées par les antibiotiques, développent une résistance vis-à-vis de ces derniers. Les bactéries sont des organismes en constante évolution, capables de s’adapter à leur environnement. Au contact répété et prolongé des antibiotiques, elles développent des mécanismes de défense qui leur permettent de résister à ces traitements. Ce phénomène d’antibiorésistance est observé chez les bactéries responsables des infections mais également chez les bactéries naturelles de l’environnement et non pathogènes : les bactéries présentes dans notre organisme, mais également celles présentes chez les animaux (de compagnie, d’élevage) et dans l’environnement au sens large.

Antibiorésistance : pourquoi on pourrait perdre la bataille

Les 4 causes principales

Depuis la découverte de la pénicilline en 1928, l’usage des antibiotiques s’est largement répandu, pour l’usage humain, dans le traitement de maladies, mais également chez les animaux, comme moyen de traitement ou comme facteur de croissance (cet usage est interdit en Europe depuis 2006).

Plusieurs facteurs ont conduit à l’émergence de l’antibiorésistance : - Un usage excessif et parfois inapproprié - L’arrêt de production de certains antibiotiques - La diminution de la recherche dans ce domaine - La contamination de l’environnement Chacun de ces cas a favorisé une exposition importante et régulière des bactéries aux mêmes antibiotiques, ce qui les a amenées à développer les mécanismes de défense à l’origine de l’antibiorésistance.

La fin des antibiotiques ?

Du fait du développement de l’antibiorésistance, les antibiotiques existants deviennent inefficaces et perdent leur capacité à nous soigner. Les médecins, sont alors contraints d’en utiliser des toujours plus puissants, notamment dans les milieux hospitaliers plus exposés aux problèmes d’infections. Or l’usage régulier de ces antibiotiques plus puissants va entraîner à son tour une antibiorésistance…

Certaines souches bactériennes sont déjà multi-résistantes, c’est-à-dire résistantes à plusieurs antibiotiques et depuis une quinzaine d’années, les spécialistes voient émerger des souches hautement résistantes qui sont récalcitrantes à quasiment tous les antibiotiques existants ! Le risque extrême est donc de se retrouver dans des situations où les antibiotiques ne sont plus efficaces pour traiter les infections et où aucune autre alternative thérapeutique n’est disponible. Ceci conduirait à la situation où l’antibiorésistance deviendrait l’une des premières causes mondiales de mortalité.

Perspectives et moyens d’action

Rassurez-vous, il n’est pas pour autant question d’arrêter tout usage des antibiotiques ! Mais l’objectif actuel est de préserver son efficacité  le plus longtemps possible. Pour cela, plusieurs actions sont à portée de main : Pour les patients : - Ne pas prendre d’antibiotiques sans prescription médicale justifiée - Respecter les indications de traitement (posologie, fréquence des prises, durée du traitement, …) Pour les médecins : - Les prescrire dans les situations appropriées, en l’occurrence en cas d’infection bactérienne - Choisir un antibiotique pertinent pour la bactérie ciblée - Adapter le traitement, notamment la durée, au strict nécessaire Le milieu scientifique travaille également de son côté pour lutter contre l’antibiorésistance en développant de nouvelles stratégies thérapeutiques, notamment par la recherche de nouveaux antibiotiques et le déploiement de la phagothérapie.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/etudes-et-experimentations/2018/09/18/les-phages-attaquent/

 

Sources :

Site Ameli, Les antibiotiques sont souvent utilisés à tort https://www.ameli.fr/assure/sante/medicaments/utiliser-medicaments/utiliser-antibiotiques

Site Ameli, Antibiorésistance https://www.ameli.fr/assure/sante/medicaments/antibioresistance/antibioresistance

Site de la Commission Européenne, communiqué de presse « Interdiction des antibiotiques comme facteurs de croissance dans les aliments pour animaux », décembre 2005 http://europa.eu/rapid/press-release_IP-05-1687_fr.htm?locale=FR

Site Inserm, Résistance aux antibiotiques https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/resistance-antibiotiques

Site de l’Institut Pasteur, Résistance aux antibiotiques https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/resistance-aux-antibiotiques

Site du Ministère des Solidarités et de la Santé, L’antibiorésistance : pourquoi est-ce si grave ?  https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/les-antibiotiques-des-medicaments-essentiels-a-preserver/des-antibiotiques-a-l-antibioresistance/article/l-antibioresistance-pourquoi-est-ce-si-grave

Les antibiotiques constituent sans doute l'une des plus grandes découvertes du siècle précédent et ont permis de sauver des millions de vie. Pourtant, ils ont perdu de leur splendeur : face à la résistance croissante des bactéries, les antibiotiques ne se distinguent plus par leur efficacité et les infections sont de plus en plus difficiles à éliminer, ce qu'explique brillamment le Docteur Étienne Ruppé dans Les antibiotiques c'est la panique.

L'ère des antibiotiques

Un antibiotique est une « substance, d'origine naturelle ou synthétique, utilisée contre les infections causées par les bactéries ». Les infections liées aux bactéries, là est le problème. En effet, les maladies infectieuses se multiplient au XIXe siècle pour devenir la première cause de mortalité. Les immunologistes, les microbiologistes et les parasitologues concentrent leurs recherches sur la possibilité de détruire ces bactéries. Et le miracle vint grâce à la pénicilline et Alexander Fleming (sans oublier Ernest Duchesne tombé dans l'oubli, Howard Florey, Ernst Chain et Norman Heatley). Les maladies infectieuses commencèrent alors à diminuer pour qu'ensuite la population n'ait plus peur des infections.

Fleming reçut d'ailleurs le prix Nobel de Médecine en 1945 et, lors de son discours, prononça une phrase prémonitoire : « La pénicilline est non toxique quelles qu'en soient ses indications et il n'y a pas d'inquiétude à en prendre des doses importantes. Néanmoins, il y a peut-être un danger au sous-dosage. Il n'est pas difficile de rendre les microbes résistants à la pénicilline au laboratoire en les exposant à des concentrations trop faibles pour les tuer, et le même phénomène pourrait survenir dans notre organisme ». Fleming avait raison, les bactéries résistent aux antibiotiques. En 2001, la communauté scientifique constate que le pneumocoque résiste désormais à la pénicilline. La sélection naturelle classique a fait le reste : quand 1% d'une souche résiste au blocage de sa reproduction par un antibiotique, c'est ce faible pourcentage de la souche qui se reproduit pour à terme représenter 99% de la population.

Antibiotiques et bactéries, un duel au sommet

Les bactéries qui résistent aux antibiotiques ont toujours existé, qu'il s'agisse d'une résistance naturelle, dressant le profil de l'antibiotique, ou de résistance acquise, permettant à la bactérie de survivre si elle croise un antibiotique. Aujourd'hui, c'est l'accumulation de résistances acquises qui pose problème, permettant de fait aux bactéries de résister aux antibiotiques. C'est l'antibiorésistance. Les conséquences ? L'appauvrissement du choix thérapeutique et le risque d'échec d'un traitement.

Pour comprendre l'antibiorésistance :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/11/16/antibioresistance/

Les antibiotiques c'est la panique !

Dans son ouvrage, le Docteur Ruppé part d'un exemple qu'il a vécu : celui de Lucie, fraîchement rentrée d'Inde, en proie à une infection urinaire. Étant habituée à ladite infection, elle consomme son antibiotique habituel. Le lendemain cependant, nulle amélioration constatée. Pire encore, ses symptômes ont empiré : vessie très douloureuse, fatigue extrême, vertiges puis malaise. Une fois transportée à l'hôpital, l'équipe lui administre deux antibiotiques, estimant qu'elle ira mieux dès le lendemain. Or le lendemain, l'état de Lucie ne s'améliore pas, l'équipe médicale décide alors d'utiliser un autre antibiotique, actif sur un plus grand nombre de bactéries. Mais l'état de la patiente continue d'empirer. Le laboratoire bactériologique finit par comprendre que la bactérie qui ronge Lucie, Escherichia coli, a résisté à tous les antibiotiques testés ! Tous sauf un, la colistine, qui parvient à détruire cette bactérie. Seulement, l'unique antibiotique permettant d'annihiler l'antibiorésistance des bactéries est particulièrement toxique pour le foie. Un usage de dernier recours lié à sa toxicité mais dont la consommation ne cesse de croître. Les antibiotiques, c'est vraiment la panique !

Les antibiotiques sont précieux, utilisons-les mieux

La France est le quatrième pays qui consomme le plus d'antibiotiques à l'échelle européenne. Au moindre bobo, un antibio ! Vous comprenez donc aisémént le dessein du slogan de l'Assurance maladie « les antibiotiques, c'est pas automatique » : faire diminuer la consommation d'antibiotiques. Ce slogan, qui date de 2002, a fait fureur : entre 2003 et 2007 la consommation d'antibiotiques a diminué de 26,5% par rapport à la période 2000-2002. L'assurance maladie revient en 2018 avec un nouveau slogan « les antibiotiques sont précieux, utilisons-les mieux ». En effet, nombreux sont ceux qui se ruent dans leur trousse à pharmacie dès qu'ils se sentent un peu moins en forme.

Un cas particulièrement intéressant, l'angine, révèle l'absurdité de cette surconsommation d'antibiotiques. Vous faites peut-être partie des gens qui ont ingéré des antibiotiques lors d'une angine ou d'un rhume. Seulement, il convient de distinguer infections bactériennes et infections virales. En effet, si les antibiotiques sont prescrits pour venir à bout des infections bactériennes, ils sont totalement inutiles pour traiter les virus, comme l'angine et le rhume donc. S'il est impensable à ce jour de se passer d'antibiotiques, force est de constater qu'une surconsommation atténue leur efficacité. Aussi, oui aux antibiotiques, mais comme pour le vin, à consommer avec modération et discernement.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/04/10/mauvais-usage-medicaments-comment-y-remedier/

Si vous souhaitez en savoir davantage sur les antibiotiques, l'antibiorésistance et les pistes pour y remédier, LQDP vous recommande chaudement l'ouvrage du Dr Ruppé.

Les antibiotiques c'est la panique

Docteur Étienne Ruppé, Les antibiotiques c'est la panique, Éditions Quæ, 30 août 2018, 18 €. Disponible sur le site de l'éditeur.

 

La France gronde depuis plusieurs semaines, la révolte est imminente. Excédés de voir le prix du carburant augmenter constamment, les Français appellent à une mobilisation de masse. Car oui, trop de taxes sont appliquées sur le carburant, taxe justifiées en partie par l'impact écologique. Mais saviez-vous que la viande contribue davantage au réchauffement climatique que le carburant ?

Votre bifteck responsable de la fonte des glaces ?

Aviez-vous conscience que l’élevage représente 14,5% des gaz à effet de serre ? On en parle peu mais la viande contribue davantage au réchauffement climatique que le secteur des transports. Pourtant, c’est bien le carburant qui est taxé, alors que pour des millions de Français, faire le plein de la voiture relève de l’impératif. Force est donc de constater qu’on ne peut se passer de carburant… mais de viande si ! Nous consommons plus de 80 kilos de viande par an et par personne. Il ne s’agit pas ici de dire que manger de la viande, c’est mal. De la viande en quantité raisonnée ne va pas nuire à notre santé. Mais si nous agrémentons chacun de nos repas d’un morceau de viande, les risques sur la santé sont bien présents : risques de maladies cardio-vasculaires, de maladies chroniques (diabète), de cancer du côlonUne étude signale même qu’une surconsommation de viande rouge augmenterait la mortalité.

La taxe sur la viande, une vraie bonne idée

3 000 000 d’animaux sont tués chaque jour dans les 265 abattoirs français de boucherie. En supposant que chaque abattoir tourne à plein régime 7 heures par jour, plus de 1 600 animaux sont en moyenne tués chaque heure dans un abattoir. Aussi, pourquoi l’Etat ne taxerait-il pas la viande ? L’instauration d’une taxe sur la viande issue des élevages les plus polluants et les moins respectueux du bien-être animal conduirait inéluctablement les industriels à augmenter leurs prix. Et les consommateurs étant très sensibles à la variable prix, ils se tourneraient vers d’autres voies de consommation. Ils se rendraient peut-être davantage chez le boucher du quartier qui connaît des mois difficiles. Ou mieux, ils chercheraient des alternatives à la viande comme les légumineuses, bourrées de protéines. Ces alternatives permettraient de diminuer les gaz à effet de serre, de vivre plus longtemps et plus sainement.

Mais tout ceci n’est qu’une utopie.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/09/18/doit-on-continuer-a-manger-de-la-viande/