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L'assouplissement du permis de conduire pour les diabétiques, c'est pour bientôt ! La Fédération Française des Diabétiques a annoncé que la validation du permis de conduire pour les personnes atteintes d'une diabète de type 1 ou 2 serait assouplie.

L'assouplissement du permis de conduire pour les diabétiques

Jusqu'à présent, les personnes atteintes d'un diabète de type 1 ou 2 devaient obtenir l'accord d'un médecin agréé par la préfecture afin de prendre le volant. L'autorisation dudit médecin n'était attribué que pour une période de 5 ans. Une injustice contre laquelle a lutté la Fédération Française des Diabétiques (FFD) et qui devrait mettre un terme à une forme certaine de stigmatisation des personnes diabétiques.

Ce sont près de 4 millions de Français souffrant de diabète qui vont voir leur quotidien simplifié. En effet, une visite médicale est imposée pour les diabétiques depuis 2005 afin qu'un médecin agréé juge la capacité du diabétique à gérer son hypoglycémie. Une aberration pour nombre de patients suivis depuis des années par leur médecin traitant. Gérard Raymond, président de la FFD est ravi de ce réel progrès car « dorénavant, pour gérer son permis de conduire, ça se passera avec le médecin traitant et non avec un médecin agrée qui vous voit pour la première fois ». Un accord commun à la FFD, la Sécurité routière et le ministère de la Santé qui devra néanmoins être suivi d'une circulaire pour entrer en vigueur. Un réel assouplissement pour le président de la FFD qui confesse que « c'est le fruit d'une grosse dizaine d'années de travail ».

5 minutes pour bien comprendre le diabète de type 2 :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/11/14/le-diabete-de-type-2/

Pourquoi un permis de conduire si restrictif pour les diabétiques ?

Un diabète non maîtrisé peut réellement nuire à la capacité de conduire. En effet, lors d'une hypoglycémie, le risque de malaise est présent, « cognitivement, on va être au ralenti. On peut avoir des problèmes de coordination motrice. Éventuellement, si on n'intervient pas, on va perdre connaissance » souligne le Dr Jimmy Dow. Et c'est ce qui pouvait arriver, ce qui arrivait même. Mais c'était sans compter les progrès des traitements des diabétiques, dont l'arrivée du glucomètre domestique ou encore la répartition des doses d'insuline tout au long de la journée.

Car aujourd'hui, l'immense majorité des diabétiques peut conduire normalement, le risque d'accident étant similaire à celui des automobilistes en bonne santé. Les risques sont néanmoins plus élevés lorsqu'un diabétique a un problème de contrôle de sa glycémie, ou bien si l'hypoglycémie est silencieuse (asymptomatique).

Hypoglycémie, hyperglycémie, de quoi on parle ?

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/11/12/tout-savoir-sur-les-variations-de-la-glycemie/

Alors que certains signalaient qu’une forte consommation de gluten aurait un impact sur la prévalence de diabète de type 2, une étude américaine menée sur 20 000 sujets tend à prouver le contraire. Décryptage.

Une relation inverse entre consommation de gluten et diabète de type 2

La récente étude américaine menée durant plus de 20 ans révèle l’inverse de ce que nous pensions. En effet, il existerait une relation inverse entre la consommation de gluten et le risque de développer un diabète de type 2. Une relation indépendante notamment du style de vie et des habitudes alimentaires, dont l’apport en céréales complètes. De plus, les résultats de l’étude soulignent qu’un apport plus faible en gluten chez une population saine réduit souvent les apports en fibres et en certaines nutriments et micronutriments nécessaires à notre bonne santé, comme l’acide folique et le magnésium par exemple.

Pour bien comprendre le diabète de type 2 :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2017/11/14/le-diabete-de-type-2/

Pour quelle quantité de gluten ?

L’écrasante majorité des 20 000 sujets consommait entre 5,8 et 7,1 g de gluten chaque jour. C’est l’une des forces de cette étude : la consommation de gluten observée était bien plus proche de la moyenne nationale (entre 10 à 13 g par jour) que des précédents essais cliniques où les sujets étaient exposés à des quantités de gluten bien plus conséquentes, de 60 à 100 g par jour.

De plus, cette étude révèle que la consommation de gluten est étroitement corrélée à la consommation de céréales raffinées, d’amidon et de céréales complètes. Après ajustement, 15 947 sujets ont reçu un diagnostic de diabète de type 2. Mais les consommateurs de gluten étaient bien moins concernés par cette pathologie.

Ainsi, limiter le gluten dans le régime alimentaire est associé à une diminution de la consommation de fibres de céréales voire d’autres nutriments bénéfiques à notre santé.

Sur le même sujet :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/regime-sans-sucre/2018/08/27/le-regime-sans-fausse-bonne-idee/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Source

- Zong G. et al., « Gluten intake and risk of type 2 diabetes in three large prospective cohort studies of US men and women »,, , octobre 2018, 61 (10). - Univadis.

Alors que seuls 3 types de diabète étaient jusqu'ici identifiés, une nouvelle classification prend désormais en compte 5 types de diabète. Son objectif  : une meilleure prise en charge du patient.

Les 5 types de diabète

Dans cette nouvelle classification, on ne fait plus la distinction dichotomique entre diabète de type 1 et diabète de type 2 (même si l'on peut considérer le groupe 1 comme le diabète de type 1 et les 4 autres groupes comme des sous-catégories du diabète de type 2). En revanche, on désigne un diabète de type sévère et un diabète de type bénin.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/30/comment-prevenir-ou-lutter-contre-au-diabete/

3 groupes de diabètes de type sévère

1. Insulino-dépendant sévère

Celui-ci s’apparente au diabète de type 1 actuellement largement connu. Les patients ont un faible IMC ; ils manquent d’insuline. La maladie est découverte très tôt chez l’enfant. Il y a également la présence d’anticorps témoignant d’une maladie de type auto-immune.

2. Sévère

Il s’agit du même type que le diabète du premier groupe, à la différence qu’il n’y a pas d’anticorps témoignant d’une maladie auto-immune. En outre, ces patients voient un risque augmenté de rétinopathie, c’est-à-dire une atteinte de la rétine pouvant induire à terme une cécité.

3. Insulinorésistant sévère

Ce diabète s’apparente exactement au diabète de type 2 : le patient est très souvent en surpoids, voire en obésité et présente une résistance à l’insuline. Les risques fréquemment observés pour ce type de pathologie sont une maladie du foie (type stéatose) ou une maladie des reins (type insuffisance rénale chronique).

2 groupes de diabète de type bénin

4. Léger

Ce diabète est lié à un IMC élevé. Il est donc lié au surpoids et à l’obésité. Mais les complications sont plus bénignes que celles associées au diabète insulinorésistant sévère. On n’observe pas à ce stade de résistance à l’insuline.

5. Léger lié à l’âge

Il est donc diagnostiqué chez le patient âgé. On observe souvent une insulino-résistance : on parle alors d’insulino-sénescence ou vieillissement du pancréas.

Pour une meilleure prise en charge du patient diabétique

Le principal objectif de cette classification est effectivement une personnalisation des soins ainsi qu'une plus grande précision des traitements.

Cette nouvelle classification confirme la complexité du diabète. Au-delà, elle met en exergue les complications associées à cette pathologie, et donc la nécessité d'adapter les traitements selon l'origine du diabète des patients.

La personnalisation des soins

Les diabètes sévères nécessitent une prise en charge plus lourde et un suivi personnalisé afin de prévenir (ou de réduire) d'éventuelles complications. – Groupes 1 et 2 : l’insuline sera privilégiée. – Groupe 3 : les traitements médicamenteux pour lutter contre l’insulino-résistance seront préconisés.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/recherche/sante-connectee/2017/11/14/diabete-et-connected-care/

Vers une médecine de précision

Même s'il n'y a pas de traitement pour tous les groupes, cette nouvelle classification marque le début d'une médecine de précision et de traitement individualisé.

Néanmoins, l’étude réalisée a ses limites. Uniquement réalisée sur des diabétiques scandinaves, il faudra un long travail d’investigation pour vérifier la pertinence de ces résultats sur les autres types de populations. En effet, le diabète est une maladie complexe, lié aux modes de vie, aux facteurs environnementaux ainsi qu’à la génétique.

Par ailleurs, le diabète gestationnel n’apparaît pas dans cette classification. Alors que les complications possibles sont différentes et qu'il nécessite une prise en charge spécifique, faut-il parler d'une sixième groupe ?

Sources

Les 5 types de diabète et leur traitement Les 5 types de diabète Les 5 types de diabète et leur prise en charge

Nombreux sont les sociologues à affirmer que les enfants issus des foyers les plus modestes ont une alimentation moins équilibrée et consomment davantage de malbouffe que les plus aisés. Car le bien manger s'apprend et coûte cher. La sociologue Priya Fielding-Sing n'est pas tout à fait de cet avis : les plaisirs trop sucrés, ou trop salés, permettraient avant tout aux parents de laisser de côté, le temps du goûter seulement, les privations quotidiennes. La malbouffe pour oublier la misère ?

La remise en question de l'éducation nutritionnelle

L'éducation nutritionnelle, c'est « l'ensemble des activités de communication visant la modification volontaire des pratiques qui ont une incidence sur l'état nutritionnel de la population, dans la perspective d'une amélioration de celui-ci » nous dit la FAO. Elle est possible grâce à plusieurs acteurs : le milieu familial dans un premier temps, le milieu scolaire ensuite, puis lors de l'élargissement du cercle relationnel, le milieu amical ou professionnel. L'éducation nutritionnelle est quotidienne et perpétuelle, mais c'est avec les parents que tout commence. Or, il est aujourd'hui presque communément admis que les classes sociales les plus aisées sont davantage informées que celles du bas de l'échelle sociale et qu'elles reproduisent et transmettent leurs propres habitudes nutritionnelles. Les clivages s'amplifient de génération en génération, les habitudes alimentaires reflètent chaque jour davantage les inégalités sociales et l'hérédité sociale se faufile jusqu'en cuisine.

Les foyers les plus modestes mangeraient-ils mal sans même le savoir ? C'est en tout cas ce qu'ont longtemps pensé nombre de sociologues. Mais en fait, il semblerait que ce ne soit guère plus d'actualité. Les parents des foyers les plus modestes ont bien conscience qu'un burger et des frites n'augmentent pas leur espérance de vie. Ils savent ce qu'est le PNNS et ont à maintes reprises vu et entendu le slogan « pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour ».

La sociologue Priya Fielding-Singh, qui a suivi 73 familles afin de comprendre leurs habitudes alimentaires, l'affirme également : « on explique souvent les disparités alimentaires par l’idée que les plus pauvres sont moins informés sur ce qui est bon pour la santé et ce qui ne l’est pas. Mes recherches vont à l’encontre de cet argument : tous les parents que j’ai suivis savaient pertinemment que les fruits et les légumes étaient sains et que les sodas et les fast-foods ne l’étaient pas. » L'éducation nutritionnelle ne constituerait donc pas le principal problème.

La faute à l'argent ?

Si une étude de très grande envergure a mis en évidence que les classes les plus aisées consomment davantage de fruits et légumes, le critère prix semble insuffisant. Il semble certes impossible de nier que le prix n'a pas d'impact sur les choix nutritifs, mais il apparaît que c'est davantage la qualité des produits qui est sacrifiée, pas leur nature. Puis, en y songeant un peu, il paraît insensé d'affirmer qu'un plat fait maison et partagé par l'ensemble de la famille serait plus onéreux qu'un passage au drive de chez Ronald pour toute la famille.

Même la malbouffe a un prix. Et si les classes sociales les plus défavorisées se ruent dessus ce n'est pas seulement une question d'argent, « les prix ont bien sûr un poids dans les choix nutritifs, qui varie selon le statut socio-économique. Mais en conclure que l’alimentation est régie par une relation linéaire entre coût du produit et pouvoir d’achat est bien trop rapide. […] la nourriture saine coûte cher, mais manger de la junk food, c’est-à-dire des cochonneries, ça coûte cher aussi », rappelle Priya Fielding-Singh.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/2018/10/16/5-fruits-et-legumes-par-jour-un-privilege-de-riches/

La malbouffe pour oublier la misère

Pour cette dernière, la malbouffe pourrait être un moyen de faire oublier les privations. En effet, chez les familles les plus pauvres les plaisirs du quotidien, voire les besoins, ne peuvent pas toujours être assouvis. On refuse au petit dernier une paire de chaussures, au plus grand un cinéma ou un smartphone car c'est financièrement impossible. La réitération du non est moralement difficile pour les enfants mais également pour les parents. Aussi la nourriture constitue-t-elle parfois la seule façon de faire plaisir à la chair de sa chair, à moindres frais.

C'est là que les refus s'estompent, face à la demande incessante qu'il est pour une fois possible de combler. Puis, ne l'oublions pas, les enfants sont la cible principale des publicités : tous les produits trop gras et trop sucrés, ils les réclameront. Après un sixième non, les enfants parviennent à obtenir leur soda, leurs bonbons. Un choix mal vu pour de nombreux parents mais qui, pour d'autres, constitue l'unique possibilité de faire plaisir aux plus petits. Et la sociologue de conclure « c’est valorisant pour eux parce qu’ils répondent aux demandes de leurs enfants. Et pour ces derniers, il s’agit d’une preuve tangible que leurs parents se soucient et s’occupent d’eux. La nourriture est une manière immédiate et peu coûteuse de créer une expérience positive dans un contexte difficile : elle permet d’atténuer les privations du quotidien ».

A contrario, les parents des foyers les plus aisés ont la capacité économique de dire oui plus régulièrement. Une nouvelle paire de chaussures ainsi qu'un beau manteau ne seront pas un problème, les vacances en famille sont possibles, le restaurant du mercredi soir est devenu une habitude. Ils peuvent se permettre de refuser ce paquet de bonbons que le petit dernier a vu en caisse de chez Carrefour car il leur sera possible de faire plaisir aux enfants plus tard et d'une autre manière.

De la nécessaire évolution symbolique de la malbouffe

Il semble évident que les choix nutritionnels ne sont pas uniquement régis par le budget ou un défaut d'éducation nutritionnelle. En s'attaquant à la racine de ce problème de santé majeur qu'est devenue la malbouffe, on comprend que nos enfants ne rêvent pas d'un filet de merlu accompagné de ses petits légumes de saison mais de gâteaux et de sodas. Car la publicité fait des produits trop gras et trop sucrés un véritable Graal, une expérience gustative unique qu'il ne faut pas manquer. Ce n'est guère leur faute : la publicité les conditionne à désirer ce nouveau cookie triple chocolat. Et les parents cèdent au seul désir qu'ils peuvent combler. La preuve que le bonheur ne tient parfois qu'à un morceau de sucre. Pour le meilleur et pour le pire.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/19/loi-contre-malbouffe/

Source

- Libération. - Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Les aliments fermentés au secours du syndrome de l'intestin irritable ? Gaz, crampes, ballonnements et problèmes de transit pourraient être améliorés grâce aux aliments fermentés. Décryptage.

Les aliments fermentés au secours du syndrome de l'intestin irritable

Les germes de soja fermenté

Un travail mené auprès du laboratoire Toxalim de l'INRA souligne qu'un apport par voie oral de germe de soja fermenté permettrait de réduire l'inflammation liée à cette pathologie. Le soja grâce à sa richesse en phytoestrogènes, a en effet des vertus anti-inflammatoires et pourrait apaiser les douleurs des personnes souffrant du SII. Mais le soja est aussi riche en fructanes et en galacto-oligosaccharides, des sucres fermentescibles directement en cause dans les symptômes du SII, regroupés sous l'acronyme FODMAPs. D'où la nécessité de le faire fermenter, car la fermentation des aliments permet la fabrication d'enzymes capables de scinder les molécules des aliments pour une meilleure digestion. Les sucres fermentescibles du soja, des sucres complexes, deviennent grâce au processus de fermentation des sucres simples que l'intestin peut assimiler.

L'équipe de l'INRA a donc évalué les effets d'un traitement oral par un ingrédient obtenu par fermentation de ferme de soja. Et les résultats sont là : les perturbations intestinales et la perméabilité de l'intestin ont toutes deux diminué.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/02/27/la-colopathie-fonctionnelle-ou-syndrome-intestin-irritable/

Les produits laitiers fermentés

Une autre équipe de l'INRA s'est attelée à la recherche des bienfaits des produits laitiers fermentés contenant des probiotiques (dont un Bifidobacterium lactis) sur les personnes souffrant du SII. L'étude souligne que la consommation d'un produit laitier fermenté contribue à la bonne composition du microbiote des malades SII. Pour être plus précis, ce produit laitier fermenté contenant des probiotiques favorise une augmentation de certaines bactéries produisant du butyrate, ce dernier étant trop faiblement présent dans le microbiote intestinal en cas de SII. Ce produit fermenté permet non seulement de rééquilibrer le microbiote mais induit également une baisses des symptômes usuels au SII. En outre, l'équipe de l'INRA a constaté une moindre présence de la bactérie Bilophila wadsworthia, suspectée pour son rôle dans les pathologies intestinales.

Les aliments fermentés sembleraient donc une alternative particulièrement recommandée aux personnes souffrant de troubles digestifs, notamment liés au SII.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/05/25/plus-jamais-seul-syndrome-intestin-irritable/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.