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Vous connaissez sûrement déjà le Nutri-score, cet affichage nutritionnel simplifié des produits alimentaires. Aujourd’hui, la Ligue contre le Cancer suggère dans ses Etats Généraux de mettre en place un Toxi-score afin de nous alerter du potentiel cancérigène des produits du quotidien.

Le Toxi-score pour davantage de transparence

Il est fondamental que le consommateur ait accès à davantage de transparence. Et c’est de transparence dont il s’agit aujourd’hui. La Ligue contre le Cancer a récemment dévoilé onze propositions afin d’améliorer la prévention de la maladie. Ces propositions devraient bientôt atterrir sur le bureau de la Ministre de la Santé, dont la création du Toxi-score. Comme le Nutri-score, il s’agit d’apposer sur les produits de la vie courante un logo allant de A (en vert) à E (en rouge), selon le risque cancérigène du produit.

Quels produits sont dans le collimateur de la Ligue contre le Cancer ? Les cosmétiques, les vêtements, le maquillage, les meubles ou encore certains éléments de décoration ! Pas tellement étonnant quand on repense aux chiffres qu’a donnés Christophe Leroux, directeur de la communication de la Ligue : - 10 % : c’est la hausse de nouveaux cas de cancers entre 2013 et 2017, - 40 % : c’est le pourcentage des cancers qui pourraient être évités car liés à facteurs environnementaux. M. Leroux évoque même une « épidémie industrielle ».

Le Toxi-score s’avère fondamental car à ce jour, seuls les produits ménagers comportent des mentions signalant la présence de substances toxiques. Une information sur la toxicité, mais pas sur le potentiel cancérigène du produit… Il existerait d'ailleurs dans le commerce français plus de 300 substances autorisées potentiellement cancérigènes.

Le nutri-score, de quoi ça parle déjà ?

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/consommation/reglementation-agro-alimentaire/2018/11/02/premiere-bougie-du-nutri-score/

Le Toxi-score, une bonne idée ?

Si un tel logo venait à être apposé sur les produits cancérigènes, la relation entre la dose et l’effet pourrait être mal interprétée. Quentin Haroche souligne en effet dans les colonnes du Journal International de Médecine qu’une confusion entre le risque et le danger pourrait voir le jour, le risque pouvant être entendu comme la toxicité inhérente à certaines substances et le danger comme la possibilité de développement de certains effets en fonction de l’exposition. Ce logo pourrait de fait conduire la population à une crainte sans précédent à l’égard de nombreux produits du quotidien... Mais, à tort ou à raison ?

L’avènement du Toxi-score révélerait en outre l’insuffisance et les failles de nos mécanismes de régulation. Une remise en cause qui soulignerait de fait l’approbation de nombreux produits nocifs pour l’homme durant les années précédant le Toxi-score.

Pour en savoir plus sur la Ligue contre le Cancer :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/03/14/la-ligue-contre-le-cancer-a-100-ans-et-113-comites-portrait-du-comite-departemental-de-la-somme/

Sources

- Ligue contre le cancer, - Journal international de médecine.

Novembre : mois sans tabac ! Le Quotidien du Patient vous accompagne dans votre sevrage tabagique à l’aide de la cigarette électronique, qui offre 10 fois plus de chances de succès qu’un sevrage « sec ».

Vous n’aviez vraiment pas besoin de ça. Arrêter le tabac, même avec un outil efficace, même bien accompagné, c’est rarement une partie de plaisir. Mais en plus, il faudrait modifier votre alimentation ? Rééquilibrer les apports nutritionnels, lutter contre une prise de poids ? De quoi se décourager avant d’avoir commencé. Pas de panique. Une chose à la fois, un petit pas après l’autre, et vous allez y arriver.

Cigarette électronique et stimulation orale

Vous vapotez tout le temps ? C’est normal. La cigarette électronique met beaucoup plus de temps à délivrer la nicotine dans votre corps qu’une cigarette de tabac. Au début, on a la sensation d’être vissé à son vaporisateur.

Mais qui dit stimulation orale constante dit messages trompeurs envoyés à son corps. En clair, on masque la sensation de faim, en mettant un objet en bouche et en savourant des goûts sucrés à répétition. Ce qui n’empêche pas la glycémie de baisser. Résultat ? Au repas suivant, glycémie basse, on se sent faible, on mange trop. Et quand on mange au-delà du rassasiement, c’est mécanique, on prend du poids.

Pour en savoir plus sur la glycémie, amie et ennemie :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/11/12/tout-savoir-sur-les-variations-de-la-glycemie/

Que faire ? Fractionnez les repas. Prenez des en-cas. Oubliez les stigmates liés au « grignotage » et les magazines qui prescrivent une pomme ou un yaourt. Entre les repas, optez pour du pain, des biscottes ou des céréales : les glucides font remonter la glycémie. Et prenez le temps d’un vrai  petit déjeuner. Pour approfondir la question, écoutez le nutritionniste Nicolas Sahuc répondre aux questions sur la nutrition dans le cadre d’un sevrage tabagique.

 Vapotage et déshydratation

Le liquide aromatisé que vous vapotez est composé principalement de deux ingrédients : propylène glycol et glycérine végétale. Tous deux sont d’excellents capteurs d’humidité. Ils ont sur vos muqueuses un effet déshydratant. Si vous vapotez, vous aurez la bouche sèche.

Que faire ? « Je vape, je bois ». Hydratez-vous ! Abondamment et régulièrement. Préférez de l’eau plate ou gazeuse et, à petites doses, des jus de fruits. Citronnade peu sucrée et eau de coco sont de bonnes alternatives. Tout comme les eaux aromatisées maison : essayez ces recettes, ou inventez les vôtres. Thé et café à doses modérées. Pour changer du thé, faites infuser dans votre théière un morceau de gingembre frais, des écorces d’agrumes séchées (non traitées bien sûr), des copeaux de racine de réglisse ou quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger. Évitez l’alcool, qui déshydrate, vous abîme la santé et vous donne envie de fumer.

E-liquides et diabète : des nuages de sucre ?

Sur les rapports entre cigarette électronique et diabète, aucune étude globale n’existe. On n’a pas établi, à l’heure actuelle, de lien entre les e-liquides sucrés et une augmentation du sucre dans le sang. En revanche, des données empiriques fournies par des vapoteurs (par exemple, dans les commentaires en anglais de cet article) laissent à penser que la nicotine des liquides contribue, comme celle des cigarettes, à une élévation du taux de HbA1c.

Pour y voir clair dans les types de diabète :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/11/09/5-types-diabete/

Que faire ? Si vous n’êtes pas fumeur, ne vapotez pas – cette règle vaut pour tout le monde, pas seulement pour les diabétiques. Diabétique et fumeur, vous savez qu’il faut vous sortir de là. La cigarette électronique contient de la nicotine, comme tous les substituts. Elle offre les meilleures chances (40 % de succès) de réussir son sevrage tabagique et vous permettra ensuite de vous déshabituer de la nicotine. Seul un médecin pourra valider le choix d’une stratégie de sevrage.

Sevrage tabagique et alimentation

Au-delà de la cigarette électronique proprement dite, tout sevrage tabagique présente des enjeux nutritionnels. Trop longs à analyser ici en détail, on peut tout de même en résumer les grandes lignes.

Fruits, légumes, oléagineux, poissons gras, herbes et aromates. Boostez votre apport en vitamines C et E, pour faire la peau aux méchants radicaux libres produits par le tabac.

Fruits frais, fruits secs : Contre la constipation passagère des premiers jours. Votre système digestif, mis à mal par le tabac, revient à la normale. Hydratez-vous bien, mangez des fruits frais et secs en abondance. Pour en savoir plus :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/03/23/3-conseils-pour-lutter-contre-la-constipation/

Gingembre frais, par exemple dans une citronnade, un thé ou un jus de carottes : pour le petit coup de fouet qui luttera contre la fatigue.

Chocolat, graines de courges, de lin, de tournesol... : Vive le magnésium qui nous remonte le moral, stabilise notre sommeil et nous donne la pêche en hiver.

Avocats, bananes, fruits secs et à coque, cacao, fruits de mer : Du potassium contre les crampes et les coups de blues.

Que faire ? La cuisine ! Même si vous vous contentez d’ouvrir une boîte de sardines et de saupoudrer de fruits secs un fromage blanc. Préférez toujours un apport de nutriments par le biais de votre alimentation à des compléments pharmaceutiques. Et mangez des fruits : découvrez cette étude qui suggère que d’anciens fumeurs pourraient « réparer » leurs poumons grâce à leur alimentation.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/02/06/reparer-les-poumons-cest-possible/

La cigarette électronique fait-elle grossir ?

À moins que vous ne l’avaliez tout rond, probablement pas. C’est l’arrêt du tabac qui met à mal notre équilibre.

Plusieurs facteurs entrent en jeu. La cigarette de tabac accélérait l’élimination des graisses ; à l’arrêt du tabac, votre métabolisme se ralentit. La stimulation orale, nous en parlions en début d’article, nous fait oublier la faim – qui se venge à la première occasion. Et puis il y a la compensation du manque de nicotine par un grignotage qui n’est pas accompagné d’une sensation de faim.

Mais contre ce grignotage compulsif, la cigarette électronique est un allié précieux. Si vous avez été bien conseillé, vous ne devriez pas rencontrer de manque de nicotine. Dans les premiers mois de votre sevrage, choisissez un taux de nicotine élevé, qu’un médecin pourra compléter par la prescription de substituts pharmaceutiques. La bonne dose de nicotine, associé au bon matériel (plus de précisions dans notre article sur la toux), c’est l’assurance de zéro grignotage – à moins d’avoir réellement faim, bien sûr.

Que faire ? N’ayez pas peur de la nicotine ! Elle est bien moins toxique que le monoxyde de carbone dégagé par vos cigarettes de tabac. Et grâce à la cigarette électronique, vous diminuerez votre taux de nicotine à votre rythme et sans manque.

Vous trouvez les liquides à fort taux de nicotine trop puissants et désagréables à vapoter ? Tournez-vous vers les liquides aux « sels de nicotine ». Pour des dosages identiques, ils sont plus doux à l’aspiration, et pas beaucoup plus onéreux.

Alors bon courage pour votre sevrage, et comme on dit chez les vapoteurs, bonne « défume » !

Les protéines, encore un vaste sujet chez les nutritionnistes. Elles sont souvent mises à l’honneur dans certains régimes pour favoriser la perte de poids. Vaste sujet également d’actualité où les protéines d’origine animale sont pointées du doigt. Alors, que sont les protéines et quels sont leurs intérêts nutritionnels ?

I - Les protéines au microscope

Comprendre la structure des molécules permet de mieux appréhender leur rôle au niveau macroscopique. Donc un peu de biochimie pour visualiser ce qu’est une protéine.

1- Les acides aminés

Les protides sont des molécules constituées de plusieurs atomes : - Hydrogène H, - Carbone C, - Oxygène O (formant un groupe carboxylique -COOH), - Azote N (formant un groupe amine – NH2), - Radical noté R qui varie d’un acide aminé à un autre

En chimie, les acides aminés sont schématisés de la façon suivante :

À noter que les fonctions carboxyliques et amines sont ionisées dans l’organisme, ce qui donne des groupes chargés positivement ou négativement. Les protéines  se comporteront alors soit comme des cations (charges positives), soit comme des anions (charges négatives) en fonction du pH du milieu dans lequel elles se trouvent (organisme ou aliment). Cette propriété est importante car elle donnera lieu à des réactions différentes.

La plus petite unité qui constitue une protéine est l’acide aminé. Deux ou plusieurs acides aminés qui sont liés entre eux forment des protides (peptides ou protéines).  Dans l’organisme, tous les acides aminés sont appelés « α-acide aminés » en raison de la position des positionnements des groupes amine et carboxylique.

Il existe plus de 300 acides aminés. Mais dans l’organisme, les acides aminés les plus représentés sont au nombre d’une vingtaine. On les désigne généralement par un code de 3 lettres.

2 - Classification des acides aminés

Les acides aminés sont classifiés en fonction de leur radical R, qui varie d’un acide aminé à l’autre.  Plusieurs classifications sont donc envisageables selon ce groupement R. Par exemple, une classification est proposée en fonction de la polarité de ce radical :

a) Acide aminé polaire (donc plutôt hydrophile) :

- Cystéine (Cys) - Tyrosine (Tyr) - Sérine (Ser) - Thréonine (Thr) - Asparagine (Asn) - Glutamine (Gln) - Acide aspartique (Asp) - Acide glutamique (Glu) - Histidine (His) - Lysine (Lys) - Arginine (Arg)

b) Acide aminé apolaire (plutôt hydrophobe) :

- Valine (Val) - Isoleucine (Ile) - Leucine (Leu) - Méthionine (Met) - Proline (Pro) - Phénylalanine (Phe) - Tryptophane (Trp) - Alanine (Ala) - Glycine (Gly)

Des classifications plus complexes existent.

c) Notion d’acides aminés essentiels

Huit acides aminés ne sont pas synthétisés par l’organisme : il faut les apporter par l’alimentation. Il y a 9 : méthionine, lysine, thréonine, phénylalanine, tryptophane, valine, leucine et isoleucine et histidine.

d) Peptide/protéine

La condensation d’un ou plusieurs acides aminés forme un peptide. L’ensemble d’une cinquantaine d’acides aminés condensés donnera des peptides. Un plus grand nombre donnera des protéines (à noter que la distinction peptide/protéine est dépendante du nombre d’acides aminés. Pour certains le seuil est une cinquantaine d’acides aminés, pour d’autres c’est une centaine d’acides aminés). Le séquençage d’un peptide ou d’une protéine consiste à déterminer la séquence de la molécule, c’est-à-dire l’ordre d’enchaînement des acides aminés.

e) Dénaturation des protéines

Plusieurs facteurs peuvent dénaturer une protéine est la rendre biologiquement inactive. Ces paramètres sont : - La température (en moyenne, la température de dénaturation est 40°C) - Les ultrasons - Le pH - Certains sels de métaux (Mercure, fer, cuivre, etc…)

II - Fonctions et besoins en protéines

 1 - Les rôles des protéines

Les protéines sont des éléments vitaux pour l’organisme. Elles ont un rôle : - Essentiel : elles permettent un renouvellement cellulaire. Les protéines que nous ingérons sont digérées, puis transformées en acides aminés. Ceux-ci seront utilisés pour renouveler les protéines biologiques ou réparer des tissus endommagés. - Structural : elles participent à l’architecture de la cellule. Par exemple, elles forment la trame des membranes cellulaires ou bien même des os. - Fonctionnel : elles assurent des fonctions spécifiques : -> Contraction : les cellules musculaires sont de véritables sacs de protéines contractiles -> Digestion : les enzymes sont des protéines qui assurent la digestion des aliments -> Nerveux : les neuro-transmetteurs sont des protéines -> Signal : les hormones sont des protéines qui assurent des messages entre différents organes.

Dans l’organisme, on estime que les protéines représentent 15% du poids total de l’individu. On les retrouve dans les muscles, le squelette, la peau principalement.

2 - Les sources alimentaires de protéines

Les protéines sont d’origine animale ou végétale : - Origine animale : œufs, produits laitiers, viandes, abats, poissons, charcuteries, crustacés, mollusques... - Origine végétale : céréales, légumineuses, oléagineux, pommes de terre et dans une moindre mesure les végétaux.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/09/18/doit-on-continuer-a-manger-de-la-viande/

3 - Répondre à nos besoins qualitatifs

Comme dit précédemment, il existe des acides aminés essentiels. En effet, l’organisme n’est pas en mesure de réaliser certaines réactions impliquées dans la fabrication des acides aminés (réactions de transaminations ou de synthèse de la chaîne carbonée). Cela donne lieu à la présence de 9 acides aminés que l’organisme n’est pas capables de synthétiser. Ces 9 acides aminés essentiels concernent la grande majorité de la population. Néanmoins, certaines circonstances physiologiques conduisent à l’apparition d’autres acides aminés essentiels (cas des nouveaux-nés par exemple).

Quelles sont les conséquences de la présence d’acides aminés essentiels ? Si l’alimentation n’apporte pas en quantité suffisante un acide aminé essentiel, l’organisme ne sera pas en mesure de réaliser de renouvellement cellulaire, ou alors celui-ci sera limité.

Les protéines de l’alimentation ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels

Il en résulte que si l'on mange des protéines alimentaires n’apportant pas d’acides aminés essentiels, l’organisme ne pourra pas fonctionner de façon optimale. Les protéines ne contenant pas tous les acides aminés essentiels présentent ce qu’on appelle des facteurs limitants (c’est-à-dire qu’elles ne contiennent pas un acide aminé essentiel).

Pour optimiser les apports en acides aminés essentiels, on préconise une complémentation entre protéines alimentaires. Pour ce faire, on conseille d’associer 2 protéines alimentaires ne contenant pas le même acide aminé essentiel. Par exemple, si une protéine présente comme facteur limitant la lysine, il faudra s’assurer d’apporter au sein du repas (ou éventuellement dans la journée) une protéine riche en lysine. Le tableau 1 synthétise les facteurs limitants.

Le tableau montre ainsi que : - Les protéines d’origine animale ne contiennent pas de facteurs limitants. Par ailleurs, ces protéines animales sont mieux absorbées et leur capacité à synthétiser de nouvelles protéines est plus importante que les protéines végétales. - Pour une bonne complémentarité des protéines, il vous suffit par exemple d’associer légume secs et céréales ! De même, les céréales avec du lait ou bien de la viande permettent une meilleure assimilation et utilisation des protéines des céréales.

4 - Les besoins quantitatifs

Pour la population générale adulte, le pourcentage de protéines dans l’apport énergétique doit être supérieur à 10 % pour permettre la couverture des besoins protéiques. Cette valeur s’élève à 12 % chez les personnes ayant une faible dépense énergétique (NAP<1,5), chez les femmes de plus de 50 ans et chez les hommes de plus de 60 ans. La limite haute de l’intervalle de référence est établie à 20%.

Par exemple : pour une personne dont les apports caloriques sont de 2000 kcal/jour, il faut apporter entre 10 et 20% de protéines, soit entre 200 et 400 kcal par jour. Sachant que 1g de protéine apporte 4 kcal, il faut donc apporter entre 50 et 100 g de protéines.

III - Les Différents régimes alimentaires liés aux protéines

Il existe différents types de régimes en liant avec les protéines. Voici quelques exemples : - Végétarien : le végétarien ne consomme pas de viande ni de poisson. En revanche, il consomme des produits laitiers ou des œufs, - Végétalien : il ne consomme aucun aliment d’origine animale (donc pas de viande, ni de poisson, ni œuf ni produits laitiers), - Pesco-végétarien : il ne mange pas de viande, mais les poissons et crustacés sont autorisés, ainsi que les œufs ou les produits laitiers, - Ovo-végétarien : viande, poisson et produits laitiers sont interdits. Les œufs sont donc autorisés, - Lacto-végétarien : viande, poisson et œufs sont interdits. Les produits laitiers sont autorisés, - Vegan : il s’agit d’un végétalien qui s’interdit également tout produit d’origine animale (cuir, laine, fourrure, etc…), - Flexitarien : le flexitarien ne s’intrrdit aucun produit d’origine animale, notamment viande et poisson. En revanche, il limite leur consommation et privilégie la qualité.

Dans la même série :

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/bien-manger/aliments/2018/11/20/lipides/

Sources

- INESSM, - Cours Médecine, - Anses, - Futura Sciences, - Nutrition du bien portant, Editions Tec et Doc, E. Fredot, 2007, - Cours CNED : Nutrition et Alaimentation, N. Wallart, BTS diététique 1ère année, - Cours CNED : Biochimie-Physiologie, M. Frenot, Programme de 1ère année.

 

Le microbiote intestinal intervient une nouvelle fois au service de notre santé : en digérant les fibres, le microbiote permettrait de diminuer le risque cardiovasculaire. Explications.

Le régime riche en fibres, bon pour la santé

Si on vous dit régime riche en fibres, vous pensez sûrement au régime méditerranéen. Ce régime pauvre en viandes et en produits sucrés, fait la part belle aux fruits, aux légumes, aux produits céréaliers complets et aux poissons en tous genres. Et ce mode d’alimentation minimise les risques de développer des pathologies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde ou encore l’accident vasculaire cérébral. Une forte consommation de fibres réduit en outre l’inflammation.

Mais pourquoi donc ? Les fibres alimentaires ne sont pas digérées, et donc pas dégradées, jusqu’à leur arrivée dans le côlon. Une traversée du tube digestif sans encombre, favorisant de fait l’inflammation. C’est seulement dans le côlon que les bactéries de notre microbiote intestinal interviennent : en dégradant lesdites fibres, les bactéries répondant au doux nom de Roseburia Intestinalis produisent du butyrate, ou acide butyrique, un acide gras à chaîne courte bénéfique à notre bonne santé.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/13/microbiote-intestinal/

Le microbiote intestinal contre les maladies cardiovasculaires

Une équipe de chercheurs de l’Université du Wisconsin-Madison a souhaité étudier l’impact desdites bactéries de notre microbiote et sur les pathologies cardiovasculaires. Afin de comprendre ces interactions, les chercheurs ont implanté à des souris axéniques (sans microbiote) présentant un fort risque d’athérosclérose les fameuses bactéries Roseburia Intestinalis. Ils ont en outre nourri les souris d’un régime riche ou pauvre en fibres.

Les souris dont le microbiote était composé de Roseburia et qui consommaient le plus de fibres ont vu leurs signes inflammatoires ainsi que les symptômes liés à l’athérosclérose diminuer en conséquence. Et, lors d’une supplémentation en butyrate, l’athérosclérose était également réduite.

L’un des chercheurs à l’origine de cette étude, Federico Rey, souligne d’ailleurs que « l’athérosclérose a toujours été considérée comme une maladie du métabolisme, des lipides ». Mais, les recherches tendent aujourd’hui à l’affilier aux maladies inflammatoires chroniques. Aussi, en réduisant l’inflammation grâce à la consommation de fibres, il est possible d’éloigner un peu l’athérosclérose.

L’athérosclérose n’est pas à prendre à la légère car les complications inhérentes à cette pathologie sont responsables des deux premières causes de mortalité dans le monde. Pour rappel, l’athérosclérose est notamment provoquée par un excès de LDL cholestérol, le mauvais cholestérol. Tout de suite, ça fait réfléchir à ce qui se trouve dans l’assiette.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/20/tout-savoir-sur-latherosclerose/

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

- Kazuyuki Kasahara, Kimberly A. Krautkramer et al., « Interactions between Roseburia intestinalis and diet modulate atherogenesis in a murine model », Nature Microbiology, novembre 2018, volume 3, p. 1461–1471, - Fondation recherche cardio-vasculaire, - Wake Forest Baptist Medical Center, « Mediterranean diet boosts beneficial bacteria », avril 2018, - University of Wisconsin-Madison, - Futura Sciences.

Le syndrome métabolique n’est pas en soi une maladie mais se définit par la présence de plusieurs troubles physiologiques et biochimiques. Le syndrome métabolique, également appelé syndrome X ou syndrome de la bedaine est un vrai fléau à l'échelle mondiale.

Plusieurs définitions pour un même syndrome

Ce syndrome a été pressenti pour la première fois dans les années 1920, par Kylin. Plusieurs définitions se sont ensuite succédé entre 1998 et 2005 : définition de Vague, définition de Reaven, celle de l’OMS, de l’EGIR en 2002 et encore plusieurs autres ! Il y a eu autant de définitions car il faut savoir que celle-ci peut différer d’un pays à un autre et d’un organisme de santé à un autre.

La première définition officielle a été donnée en 1999 par l’OMS. Mais une autre a également été proposée par le NCEP-ATP III (National Cholesterol Education Program Adult Treatment Pannel III).  À l’heure actuelle, ces deux définitions sont les principales et elles ont en commun la prise en compte d’une association de facteurs de risque : hypertension artérielle, hypertriglycéridémie, HDL-cholestérol bas, obésité et élévation de la glycémie.

Pour dire qu’une personne est atteinte du syndrome métabolique, il faut qu’au moins 3 de ces critères soient remplis :

Prévalence française et dans le monde du syndrome métabolique

La prévalence du syndrome métabolique varie entre les pays maiségalement en fonction de la définition choisie, de la méthodologie de recensement… Aux Etats-Unis, un quart de la population est touché par le syndrome métabolique et 40% de ces individus ont plus de 50 ans. En Europe, c’est 15% de la population qui est touchée et encore une fois, elle concerne un tiers des seniors. En France, la présence d’un syndrome métabolique associe la présence de plusieurs critères : - Hypertension artérielle, - Obésité abdominale, - Insulino-résistance, - Troubles lipidiques tels qu’une augmentation des triglycérides, une diminution du HDL-cholestérol.

Selon cette définition, la prévalence du syndrome métabolique est passée, entre 1998 et 2002, de 11% à 12,8% chez les hommes et de 7% à 8,8% chez les femmes. On constate donc une augmentation lente, qui malheureusement, est constante au fil des années.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/05/lhypertension-arterielle-la-maladie-silencieuse-des-pays-developpes/

Les causes du syndrome métabolique

On estime que le syndrome métabolique se développe à cause d’une résistance à l’insuline. Cependant, on ne connaît pas l’origine de cette résistance à l’insuline. Serait-elle due à une question d’hérédité ? Serait-elle due au tissu adipeux viscéral ? Quoi qu’il en soit, l’environnement joue également un rôle important : la sédentarité, une alimentation trop riche, le tabac et le manque de sommeil participent à une accumulation de graisse au niveau viscéral, augmentant ainsi le risque de syndrome métabolique.

Les conséquences liées au syndrome métabolique

Le syndrome métabolique peut longtemps rester asymptomatique. Cependant il peut entraîner de graves conséquences. En voici une liste non exhaustive :

Apparition du diabète de type 2

La résistance à l’insuline engendrée par les dépôts de graisse viscérale pousse le pancréas à sécréter toujours plus d’insuline pour maintenir la glycémie à une valeur normale. Sauf que sur le long terme, le pancréas va s’épuiser et cela aboutira à une hyperglycémie chronique : c’est l’installation du diabète de type 2. Une glycémie à jeun élevée est d’ailleurs un paramètre qui permet de dire qu’une personne est atteinte d’un syndrome métabolique !

Apparition d’une dyslipidémie

Les anomalies lipidiques sont des paramètres qui permettent de dire qu’une personne est atteinte d’un syndrome métabolique ! On remarque une augmentation du taux de LDL-cholestérol, le mauvais cholestérol, une augmentation du taux de triglycérides. Ces excès de mauvaises graisses détériorent progressivement les artères, favorisent l’apparition de plaques d’athérome, augmentent le risque de maladies cardiovasculaires...

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/maladies-chroniques/2018/04/20/tout-savoir-sur-latherosclerose/

Apparition d’une hypertension artérielle

L’hypertension n’est pas un paramètre qui permet de définir le syndrome métabolique. Mais aujourd’hui, le lien entre hypertension et syndrome métabolique commence à être de mieux en mieux compris. Il semblerait que les adipocytes, outre le fait de stocker les graisses, sécrètent aussi des substances dont notamment de l’angiotensinogène. Cette molécule permet la synthèse de l’angiotensine, une hormone qui exerce une activité vasoconstrictrice sur les vaisseaux sanguins.

Apparition de troubles hépatiques

Les personnes souffrant de ce syndrome ont également plus de risque de développer une maladie métabolique du foie. Des graisses s’accumulent au niveau du foie pouvant aboutir à une cirrhose.

https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/07/27/steatose-hepatique-nash/

Apparition de troubles gynécologiques

Le syndrome métabolique augmente le risque de syndrome des ovaires polykystique, diminuant ainsi la fertilité chez les femmes. Le syndrome des ovaires polykystique ou SOPK, associe une perturbation du fonctionnement normal des ovaires à des anomalies métaboliques (résistance à l’insuline notamment). Typiquement, on le repère chez des femmes en obésité ou ayant des problèmes de pilosité, qui ont du mal à avoir un enfant et qui ont de longs cycles irréguliers. D’autres combinaisons de symptômes peuvent être possibles.

Apparition de troubles respiratoires

L’accumulation de graisses au niveau viscéral va aussi avoir une incidence au niveau respiratoire. Le risque d’apnée du sommeil est augmenté en cas de syndrome métabolique.

Prise en charge du syndrome métabolique

La prise en charge repose en premier lieu sur la perte de poids en associant alimentation variée et équilibrée et activité physique régulière. Des traitements médicamenteux sont souvent nécessaires également pour corriger les dyslipidémies, normaliser la glycémie, faire baisser les chiffres de pression artérielle...

Sources

- Fédération française de cardiologie, Zoom sur le syndrome métabolique,La diététique, Nicolas Aubineau, Syndrome métabolique, - DU Obésité et syndrome métabolique : prise en charge médicale, psychologique et diététique